Mon frère m'emmène toujours voir les derniers films iraniens (ou turcs, ou autres nationalités orientales) à la mode. En général, c'est bien voire même très bien une fois sur deux. Bonne pioche cette fois-ci avec cette "famille respectable" (en français), même si tout est loin d'être parfait.
L'histoire est assez complexe. Arash, un prof de fac exilé à Paris, est retourné chez lui, à Chiraz, le temps d'un projet universitaire. Avant de rentrer en France, il apprend que son père, séparé depuis longtemps de sa mère chez qui il vivait durant son séjour, est mort et lui a légué une somme d'argent importante. Arash va alors devoir gérer la magouille que lui propose son demi-frère Jafar ainsi que toutes les démarches liées à son retour, compliquées par la retenue de son passeport...
J'aime :
* Encore une fois, c'est une véritable photographie de l'Iran d'aujourd'hui, partagée entre un autoritarisme forcené, une société surveillée de toutes parts, et une aspiration à la liberté et à la transgression de plus en plus forte en même temps, notamment à travers les femmes, qui ont de beaux rôles ici.
* Le casting est convaincant, des enfants aux adultes, ça joue juste et ça sent le réel.
J'aime pas :
* Encore un film qui évoque les problèmes posés par les conditions de départ de l'Iran. On ne s'en lasse pas, car c'est presque documentaire, mais Massoud Bakhshi ajoute à cette tentative de fuite une complexe histoire d'héritage dont on a du mal à démêler les tenants et aboutissants.
* On regrette aussi un peu ces flash-backs incessants sur l'enfance d'Arash, parfois redondants, ainsi que les ajouts d'images d'archives sur la guerre Iran-Irak qui font plus pour l'esthétique que pour l'histoire. Ces moments apportent des longueurs dont on se serait passé.
Pour son premier film de fiction, Massoud Bakhshi réussit, malgré des effets de style pas forcément utiles, une oeuvre intéressante et toujours passionnante sur le quotidien des Iraniens. On attend de voir la suite, mais il y a déjà pas mal d'espoir.
mercredi 21 novembre 2012
mercredi 14 novembre 2012
Astérix et Obélix : Au service de sa Majesté (2012)
Alors comme ça ce nouvel épisode d'Astérix et Obélix est pas pire ? Dans l'attente d'un rebond après le phénoménal "Mission Cléopâtre" et l'échec des "Jeux Olympiques" (que je n'ai pas vu), il y avait encore pas mal d'attente et Laurent Tirard s'en serait tiré avec les honneurs. C'est ce qu'on va voir !
Ce nouvel épisode fait appel en réalité à deux aventures d'Astérix : l'excellent "Astérix chez les Bretons" et le moins trépidant "Astérix et les Normands". Le premier fait figure de ligne rouge puisque c'est bien en (Grande)-Bretagne que se rendent nos deux fameux compères (Edouard Baer, formidable, et Gérard Depardieu, toujours très bien en Obélix) en compagnie du jeune neveu d'Abraracourcix, Goudurix (Vincent Lacoste, qui joue très bien les têtes à claques parisiennes actuelles), qu'ils doivent former afin qu'il devienne un homme. Ils accompagnent le brave Jolitorax (Guillaume Gallienne, bien) venu leur demander de l'aide.
La Bretagne est en effet envahie par les troupes de Jules César (Fabrice Luchini, excellent) qui menacent particulièrement le village du Breton où se trouve la reine Cordelia (Catherine Deneuve, qui fait le boulot). Nos quatre héros devront mener à bien le transport d'un tonneau de potion magique à travers la Bretagne, tout en faisant face aux Normands recrutés par les Romains afin d'appuyer leur invasion.
J'aime :
* Le casting. Il fait beaucoup pour la réussite du film. Il y a la très bonne surprise Edouard Baer qui personnalise vraiment son Astérix, le rendant plus réfléchi, drôle mais aussi maladroit. Gérard Depardieu est, à ses côtés, toujours l'Obélix idéal. Fabrice Luchini compose lui aussi un Jules César emprunt de son propre jeu et c'est parfait. Ensuite, les seconds rôles sont particulièrement soignés et réussis, de Vincent Lacoste à Guillaume Gallienne en passant pas Valérie Lemercier qui joue la tutrice de la fiancée de Jolitorax.
* Le scénario. Il est relativement fidèle à la bande-dessinée dans les grandes lignes, intégrant avec finesse Goudurix et les Normands dans l'épisode chez les Bretons. Cependant, on ne comprend vraiment pas l'ajout d'une "reine" à l'histoire (sauf pour rajouter une "star" de plus au casting), d'autant plus qu'il aurait été plus logique de la faire vivre à Londinium (Londres) plutôt que dans un petit village, sauf si elle y a été exilée, mais je ne crois pas que ce soit mentionné.
* Les décors. Il y avait encore beaucoup de moyens et ils sont très bien exploités que ce soit dans les magnifiques environnements verdoyants de la Bretagne ou dans ce Londinium reconstitué avec ses anachronismes familiers de la bande-dessinée. Les effets spéciaux sont très bien aussi.
J'aime pas :
* Le rythme. Certes, Laurent Tirard ajoute de la finesse aux aventures de nos Gaulois, avec des dialogues souvent subtils et travaillés, mais c'est globalement beaucoup trop lent et le manque de gags vraiment drôles et visuels n'aide pas à nous sortir de la torpeur qui parfois nous prend.
* La musique. Cela n'a pas toujours son importance, mais l'atmosphère pop-rock insufflée dans le film n'est pas terrible et le concert final des BB Brunes n'arrange pas les choses.
Si "Au service de sa Majesté" est encore loin de rattraper la perfection de "Mission Cléopâtre", il s'en tire tout de même avec les honneurs. Plutôt que de rater ses gags et faire du lourd comme le premier et le troisième épisode, Laurent Tirard a choisi la voie de l'humour dans les dialogues et les situations cocasses. Cela donne à son film un certain charme, bien aidé par un superbe casting, mais ce n'est alors plus une vraie comédie d'action et d'aventures comme l'avait réussie Alain Chabat.
Ce nouvel épisode fait appel en réalité à deux aventures d'Astérix : l'excellent "Astérix chez les Bretons" et le moins trépidant "Astérix et les Normands". Le premier fait figure de ligne rouge puisque c'est bien en (Grande)-Bretagne que se rendent nos deux fameux compères (Edouard Baer, formidable, et Gérard Depardieu, toujours très bien en Obélix) en compagnie du jeune neveu d'Abraracourcix, Goudurix (Vincent Lacoste, qui joue très bien les têtes à claques parisiennes actuelles), qu'ils doivent former afin qu'il devienne un homme. Ils accompagnent le brave Jolitorax (Guillaume Gallienne, bien) venu leur demander de l'aide.
La Bretagne est en effet envahie par les troupes de Jules César (Fabrice Luchini, excellent) qui menacent particulièrement le village du Breton où se trouve la reine Cordelia (Catherine Deneuve, qui fait le boulot). Nos quatre héros devront mener à bien le transport d'un tonneau de potion magique à travers la Bretagne, tout en faisant face aux Normands recrutés par les Romains afin d'appuyer leur invasion.
J'aime :
* Le casting. Il fait beaucoup pour la réussite du film. Il y a la très bonne surprise Edouard Baer qui personnalise vraiment son Astérix, le rendant plus réfléchi, drôle mais aussi maladroit. Gérard Depardieu est, à ses côtés, toujours l'Obélix idéal. Fabrice Luchini compose lui aussi un Jules César emprunt de son propre jeu et c'est parfait. Ensuite, les seconds rôles sont particulièrement soignés et réussis, de Vincent Lacoste à Guillaume Gallienne en passant pas Valérie Lemercier qui joue la tutrice de la fiancée de Jolitorax.
* Le scénario. Il est relativement fidèle à la bande-dessinée dans les grandes lignes, intégrant avec finesse Goudurix et les Normands dans l'épisode chez les Bretons. Cependant, on ne comprend vraiment pas l'ajout d'une "reine" à l'histoire (sauf pour rajouter une "star" de plus au casting), d'autant plus qu'il aurait été plus logique de la faire vivre à Londinium (Londres) plutôt que dans un petit village, sauf si elle y a été exilée, mais je ne crois pas que ce soit mentionné.
* Les décors. Il y avait encore beaucoup de moyens et ils sont très bien exploités que ce soit dans les magnifiques environnements verdoyants de la Bretagne ou dans ce Londinium reconstitué avec ses anachronismes familiers de la bande-dessinée. Les effets spéciaux sont très bien aussi.
J'aime pas :
* Le rythme. Certes, Laurent Tirard ajoute de la finesse aux aventures de nos Gaulois, avec des dialogues souvent subtils et travaillés, mais c'est globalement beaucoup trop lent et le manque de gags vraiment drôles et visuels n'aide pas à nous sortir de la torpeur qui parfois nous prend.
* La musique. Cela n'a pas toujours son importance, mais l'atmosphère pop-rock insufflée dans le film n'est pas terrible et le concert final des BB Brunes n'arrange pas les choses.
Si "Au service de sa Majesté" est encore loin de rattraper la perfection de "Mission Cléopâtre", il s'en tire tout de même avec les honneurs. Plutôt que de rater ses gags et faire du lourd comme le premier et le troisième épisode, Laurent Tirard a choisi la voie de l'humour dans les dialogues et les situations cocasses. Cela donne à son film un certain charme, bien aidé par un superbe casting, mais ce n'est alors plus une vraie comédie d'action et d'aventures comme l'avait réussie Alain Chabat.
jeudi 8 novembre 2012
Skyfall (2012)
Devant tant d'éloges envers le dernier épisode de James Bond, mes attentes étaient quand même assez grandes et légitimes. Daniel Craig a prouvé qu'il incarnait très bien l'espion britannique tandis que la réalisation confiée à Sam Mendes était un gage de qualité. Mais malgré beaucoup de bonne choses, il y a de sérieux manques.
Après "Casino Royale" et "Quantum of Solace" qui se suivaient, nous retrouvons un 23e opus qui se la joue solo. On entre dans le vif du sujet avec James Bond (Daniel Craig donc, toujours distant mais profond), affublée de la jeune agent Eve (Naomie Harris, jeune et cool), lancés dans une course-poursuite à Istanbul avec un terroriste possédant une liste des agents de l'Otan infiltrés dans des organisations terroristes.
Mais les choses se finissent mal et Bond en réchappe de peu, laissant croire qu'il est mort. L'échec de cette mission provoque la chute de M (Judi Dench, toujours aussi bien), poussée vers la sortie par le responsable des services secrets, Gareth Mallory (Ralph Fiennes, très bien). Pendant que 007 est en vacances forcées et bien débauchées, M est visée avant sa sortie par un attentat perpétré par un ancien agent revanchard et super hacker, Tiago Rodiguez dit Silva (Javier Bardem, fou à souhait). James Bond décide de reprendre alors du service en allant traquer Silva qui se cache à Macao. Il y est mené notamment par la jeune et jolie Séverine (Bérénice Marlohe, qui fait le boulot)...
J'aime :
* La psychologie particulièrement intense qu'a instauré Sam Mendes dans les relations entre ses personnages. Le réalisateur va plus loin dans le rapport maternel qui existe entre M et James Bond, encore plus dans la dernière partie du film. Puis, une fois de plus, on voit un 007 en proie à divers démons (alcool, femmes) qui ne le quittent jamais vraiment, sans oublier une certaine vieillesse qui commence à se faire sentir.
* Les décors, toujours aussi impressionnants, qu'ils soient en plein air ou dans les souterrains de Londres. Puis on voyage, évidemment, et c'est toujours aussi beau, d'Istanbul à l'Ecosse en passant par Macao et Londres.
* Les effets spéciaux et autres cascades. La série des 007 a sans doute de la concurrence depuis un moment, mais on en a toujours pour nos mirettes ici aussi.
* Si la série a pas mal évolué depuis l'intronisation de Daniel Craig, plus moderne et réfléchie, la firme 007 n'oublie pas son glorieux passé avec moult références, souvent anecdotiques (l'Aston Martin, le nouveau Q, etc.), mais toujours savoureuses.
* Le générique, splendide. C'est l'une des marques de fabrique de James Bond, elle ne manque pas, sensuelle et envoûtante, tout comme la chanson qui l'accompagne, puissante et classique à la fois, interprétée par Adele.
J'aime pas :
* Le scénario et c'est mon principal reproche, qui a son importance évidemment.Visiblement, Sam Mendes a délaissé l'histoire en elle-même, très limpide, sans enjeux mondiaux complexes et autres personnages ambivalents, pour mettre l'accent sur les relations entre ces personnages justement, mais qui ne présentent alors plus aucune face cachée. Les séances de huis-clos sont même sans doute mieux réussies et crédibles que celles d'action, parfois un peu ampoulées, surtout dans la dernière partie qui rappelle vaguement "McGyver" et "The A-Team", c'est dire !
Ce scénario en queue de poisson est donc assez décevant par rapport à nos attentes, même s'il débouche tout de même sur de nouvelles perspectives pas inintéressantes (un nouveau Q, qu'on nous présente ici, mais aussi un nouveau M et une nouvelle Moneypenny). Cependant, Sam Mendes apporte une touche relativement personnelle et point déplaisante, donnant à son tour une nouvelle dimension aux personnages et à la série, plus profonde et réfléchie, qui a encore de beaux jours devant elle et c'est tant mieux.
Après "Casino Royale" et "Quantum of Solace" qui se suivaient, nous retrouvons un 23e opus qui se la joue solo. On entre dans le vif du sujet avec James Bond (Daniel Craig donc, toujours distant mais profond), affublée de la jeune agent Eve (Naomie Harris, jeune et cool), lancés dans une course-poursuite à Istanbul avec un terroriste possédant une liste des agents de l'Otan infiltrés dans des organisations terroristes.
Mais les choses se finissent mal et Bond en réchappe de peu, laissant croire qu'il est mort. L'échec de cette mission provoque la chute de M (Judi Dench, toujours aussi bien), poussée vers la sortie par le responsable des services secrets, Gareth Mallory (Ralph Fiennes, très bien). Pendant que 007 est en vacances forcées et bien débauchées, M est visée avant sa sortie par un attentat perpétré par un ancien agent revanchard et super hacker, Tiago Rodiguez dit Silva (Javier Bardem, fou à souhait). James Bond décide de reprendre alors du service en allant traquer Silva qui se cache à Macao. Il y est mené notamment par la jeune et jolie Séverine (Bérénice Marlohe, qui fait le boulot)...
J'aime :
* La psychologie particulièrement intense qu'a instauré Sam Mendes dans les relations entre ses personnages. Le réalisateur va plus loin dans le rapport maternel qui existe entre M et James Bond, encore plus dans la dernière partie du film. Puis, une fois de plus, on voit un 007 en proie à divers démons (alcool, femmes) qui ne le quittent jamais vraiment, sans oublier une certaine vieillesse qui commence à se faire sentir.
* Les décors, toujours aussi impressionnants, qu'ils soient en plein air ou dans les souterrains de Londres. Puis on voyage, évidemment, et c'est toujours aussi beau, d'Istanbul à l'Ecosse en passant par Macao et Londres.
* Les effets spéciaux et autres cascades. La série des 007 a sans doute de la concurrence depuis un moment, mais on en a toujours pour nos mirettes ici aussi.
* Si la série a pas mal évolué depuis l'intronisation de Daniel Craig, plus moderne et réfléchie, la firme 007 n'oublie pas son glorieux passé avec moult références, souvent anecdotiques (l'Aston Martin, le nouveau Q, etc.), mais toujours savoureuses.
* Le générique, splendide. C'est l'une des marques de fabrique de James Bond, elle ne manque pas, sensuelle et envoûtante, tout comme la chanson qui l'accompagne, puissante et classique à la fois, interprétée par Adele.
J'aime pas :
* Le scénario et c'est mon principal reproche, qui a son importance évidemment.Visiblement, Sam Mendes a délaissé l'histoire en elle-même, très limpide, sans enjeux mondiaux complexes et autres personnages ambivalents, pour mettre l'accent sur les relations entre ces personnages justement, mais qui ne présentent alors plus aucune face cachée. Les séances de huis-clos sont même sans doute mieux réussies et crédibles que celles d'action, parfois un peu ampoulées, surtout dans la dernière partie qui rappelle vaguement "McGyver" et "The A-Team", c'est dire !
Ce scénario en queue de poisson est donc assez décevant par rapport à nos attentes, même s'il débouche tout de même sur de nouvelles perspectives pas inintéressantes (un nouveau Q, qu'on nous présente ici, mais aussi un nouveau M et une nouvelle Moneypenny). Cependant, Sam Mendes apporte une touche relativement personnelle et point déplaisante, donnant à son tour une nouvelle dimension aux personnages et à la série, plus profonde et réfléchie, qui a encore de beaux jours devant elle et c'est tant mieux.
mardi 30 octobre 2012
The Paperboy (2012)
Lee Daniels n'a pas encore beaucoup de films à son actif, mais "The Paperboy" semble être déjà la consécration pour lui, avec un casting de choc. Au final, les critiques sont mitigées, avec raison.
Le réalisateur américain nous emmène dans la Floride des marais infestés de crocodiles, en 1965. Deux ans plus tôt, un gros policier a été salement tué. Hillary Van Wetter (John Cusack, méconnaissable et très bon), un pauvre type, a été arrêté, condamné, prêt à finir sur la chaise électrique. Deux journalistes chevronnés du Miami Times, Ward Jansen (Matthew MacConaughey, très inspiré) et Yardley Acheman (David Oyelowo, très bien) tentent alors de rétablir la vérité sur le meurtre, aidés par la correspondante amoureuse du prisonnier, Charlotte Bless (Nicole Kidman, impressionnante) et le jeune frère de Ward Jansen, Jack (Zac Efron, pas mal).
J'aime :
* L'atmosphère du film. C'est censé se passer en Floride, mais c'est tourné en Louisiane. Peu importe, les paysages de bayou sont magnifiques, avec chaleur et air poisseux, et l'ambiance des années soixante, dans un Sud pratiquant encore la ségrégation, est très bien retranscrite.
* Le scénario. C'est une enquête relativement classique, mais elle est raccord avec l'époque et se suit bien, le réalisateur laissant une bonne part de mystère jusqu'à la fin sur la véracité des faits.
* Le casting. Il est impressionnant tout de même (j'ai oublié l'étonnante Macy Gray en domestique des Jansen) et donne dans la performance. Entre un John Cusack bouffi, un Matthew MacConaughey défiguré et une Nicole Kidman qui franchit toutes les limites du sensuel, on assiste à une vraie libération de pulsions variées, souvent violentes et repoussantes.
J'aime pas :
* Lee Daniels ne va finalement pas au bout de son raisonnement, notamment sur l'enquête journalistique. On arrive à un dénouement qui ne serait finalement pas le véritable, et la fin ne nous donnera aucune réponse. C'est vraiment dommage. L'histoire, même banale, avait un fort potentiel, on était dans un super polar que le cinéaste préfère délaisser pour du sentimentalisme exacerbé et cruel.
On ressort vraiment secoué de "The Paperboy". Lee Daniels a réussi son pari, fasciner en choquant. On applaudit assez cette mise en scène brutale, mais parfaitement maîtrisée et surtout hyper esthétique. On regrette juste de ne pas pouvoir savourer jusqu'au bout une vraie bonne esquisse de scénario. Mais on repassera, sans doute.
Le réalisateur américain nous emmène dans la Floride des marais infestés de crocodiles, en 1965. Deux ans plus tôt, un gros policier a été salement tué. Hillary Van Wetter (John Cusack, méconnaissable et très bon), un pauvre type, a été arrêté, condamné, prêt à finir sur la chaise électrique. Deux journalistes chevronnés du Miami Times, Ward Jansen (Matthew MacConaughey, très inspiré) et Yardley Acheman (David Oyelowo, très bien) tentent alors de rétablir la vérité sur le meurtre, aidés par la correspondante amoureuse du prisonnier, Charlotte Bless (Nicole Kidman, impressionnante) et le jeune frère de Ward Jansen, Jack (Zac Efron, pas mal).
J'aime :
* L'atmosphère du film. C'est censé se passer en Floride, mais c'est tourné en Louisiane. Peu importe, les paysages de bayou sont magnifiques, avec chaleur et air poisseux, et l'ambiance des années soixante, dans un Sud pratiquant encore la ségrégation, est très bien retranscrite.
* Le scénario. C'est une enquête relativement classique, mais elle est raccord avec l'époque et se suit bien, le réalisateur laissant une bonne part de mystère jusqu'à la fin sur la véracité des faits.
* Le casting. Il est impressionnant tout de même (j'ai oublié l'étonnante Macy Gray en domestique des Jansen) et donne dans la performance. Entre un John Cusack bouffi, un Matthew MacConaughey défiguré et une Nicole Kidman qui franchit toutes les limites du sensuel, on assiste à une vraie libération de pulsions variées, souvent violentes et repoussantes.
J'aime pas :
* Lee Daniels ne va finalement pas au bout de son raisonnement, notamment sur l'enquête journalistique. On arrive à un dénouement qui ne serait finalement pas le véritable, et la fin ne nous donnera aucune réponse. C'est vraiment dommage. L'histoire, même banale, avait un fort potentiel, on était dans un super polar que le cinéaste préfère délaisser pour du sentimentalisme exacerbé et cruel.
On ressort vraiment secoué de "The Paperboy". Lee Daniels a réussi son pari, fasciner en choquant. On applaudit assez cette mise en scène brutale, mais parfaitement maîtrisée et surtout hyper esthétique. On regrette juste de ne pas pouvoir savourer jusqu'au bout une vraie bonne esquisse de scénario. Mais on repassera, sans doute.
lundi 29 octobre 2012
The Rutles : All you need is cash (1978)
Réunir les Beatles et les Monty Python dans un même film, perfect isn't it ? Eh bien, cela a quasiment existé grâce à l'imagination débordante d'Eric Idle et Neil Innes qui ont imaginé un pastiche remarquable des Fab Four : The Rutles. D'abord, ce fut une série, puis un film, hilarant biopic qui préfigura nombre de "mockumentaires" sur des groupes de rock à la noix.
The Rutles, ce sont donc Ron Nasty/John Lennon (Neil Innes, bougon à souhait), Dirk McQuickly/Paul McCartney (Eric Idle, candide et inspiré), Stig O'Hara/George Harrison (Ricky Fataar, drôle en rôle muet) et Barry Wom/Ringo Starr (John Halsey, foutraque aussi), dont la carrière mondiale, fulgurante et puissante, est retracée dans un documentaire des plus classiques avec reportages d'un journaliste (Eric Idle encore, splendide) sur les lieux qui les ont vu passer, morceaux de vie, films, clips (avec vraies chansons des Beatles détournées et réécrites) et interviews d'autres stars les ayant côtoyés tels que Mick Jagger ou encore Paul Simon.
J'aime :
* L'humour évidemment. Certes, ce n'est pas complètement Monty Python, on est ici moins dans l'absurde et le surréaliste, mais l'esprit y est tout de même nettement marqué avec des gags visuels à la chaîne. Toutes les situations vécues par les Beatles sont exploitées, que ce soit la Beatlemania, la drogue, les séjours en Inde, la création d'Apple ou encore l'arrivée de Yoko Ono (ici une Allemande nazie !). Les séquences les plus drôles sont sans doute celles où le journaliste apparaît et distille ses infos sur place, jouant constamment sur les mots et ayant souvent du mal à faire correctement son travail.
* Le respect de l'oeuvre des Beatles. La reconstitution est vraiment très bien documentée, les références nombreuses et les chansons très bien exploitées à l'aide de parodies très proches musicalement, mais avec des paroles souvent foutraques. Musicalement, cela tient vraiment bien la route, ayant à faire un véritable groupe de musique.
* Le casting. Si les membres du groupe ne sont pas très connus à part Eric Idle et Neil Innes, les guests sont exquis, se prenant carrément au jeu et au sérieux, de Mick Jagger à Paul Simon dans leur vrai rôle, en passant par Bill Murray, Dan Aykroyd, John Belushi, Michael Palin, Bianca Jagger et surtout, le guest ultime, George Harrison, dans un autre rôle de journaliste.
* Le scénario. Alors oui, il reprend point par point celui de la carrière des Beatles, mais il a au moins le mérite d'être particulièrement riche et varié. On aurait pu largement s'ennuyer avec le parcours d'un autre groupe réel !
J'aime pas :
* Le fait que les trois autres Beatles n'y aient pas participé ? Non, rien à redire, tout est parfait ! Ou alors les paroles des chansons auraient pu être éventuellement un poil plus osées et foutraques.
"The Rutles : All you need is cash" est la meilleure parodie jamais tournée sur les Fab Four. Tout est copié à la référence près sur les Beatles, des débuts à leur séparation, dans un drôle et vibrant hommage. Parce que c'est surtout ça dont il s'agit, célébrer d'une façon détournée le plus grand groupe ayant jamais existé. Et quand Mick Jagger et Paul Simon évoque les Rutles, on sait que leurs paroles pourraient être exactement les mêmes pour les Beatles. Standing ovation !
The Rutles, ce sont donc Ron Nasty/John Lennon (Neil Innes, bougon à souhait), Dirk McQuickly/Paul McCartney (Eric Idle, candide et inspiré), Stig O'Hara/George Harrison (Ricky Fataar, drôle en rôle muet) et Barry Wom/Ringo Starr (John Halsey, foutraque aussi), dont la carrière mondiale, fulgurante et puissante, est retracée dans un documentaire des plus classiques avec reportages d'un journaliste (Eric Idle encore, splendide) sur les lieux qui les ont vu passer, morceaux de vie, films, clips (avec vraies chansons des Beatles détournées et réécrites) et interviews d'autres stars les ayant côtoyés tels que Mick Jagger ou encore Paul Simon.
J'aime :
* L'humour évidemment. Certes, ce n'est pas complètement Monty Python, on est ici moins dans l'absurde et le surréaliste, mais l'esprit y est tout de même nettement marqué avec des gags visuels à la chaîne. Toutes les situations vécues par les Beatles sont exploitées, que ce soit la Beatlemania, la drogue, les séjours en Inde, la création d'Apple ou encore l'arrivée de Yoko Ono (ici une Allemande nazie !). Les séquences les plus drôles sont sans doute celles où le journaliste apparaît et distille ses infos sur place, jouant constamment sur les mots et ayant souvent du mal à faire correctement son travail.
* Le respect de l'oeuvre des Beatles. La reconstitution est vraiment très bien documentée, les références nombreuses et les chansons très bien exploitées à l'aide de parodies très proches musicalement, mais avec des paroles souvent foutraques. Musicalement, cela tient vraiment bien la route, ayant à faire un véritable groupe de musique.
* Le casting. Si les membres du groupe ne sont pas très connus à part Eric Idle et Neil Innes, les guests sont exquis, se prenant carrément au jeu et au sérieux, de Mick Jagger à Paul Simon dans leur vrai rôle, en passant par Bill Murray, Dan Aykroyd, John Belushi, Michael Palin, Bianca Jagger et surtout, le guest ultime, George Harrison, dans un autre rôle de journaliste.
* Le scénario. Alors oui, il reprend point par point celui de la carrière des Beatles, mais il a au moins le mérite d'être particulièrement riche et varié. On aurait pu largement s'ennuyer avec le parcours d'un autre groupe réel !
J'aime pas :
* Le fait que les trois autres Beatles n'y aient pas participé ? Non, rien à redire, tout est parfait ! Ou alors les paroles des chansons auraient pu être éventuellement un poil plus osées et foutraques.
"The Rutles : All you need is cash" est la meilleure parodie jamais tournée sur les Fab Four. Tout est copié à la référence près sur les Beatles, des débuts à leur séparation, dans un drôle et vibrant hommage. Parce que c'est surtout ça dont il s'agit, célébrer d'une façon détournée le plus grand groupe ayant jamais existé. Et quand Mick Jagger et Paul Simon évoque les Rutles, on sait que leurs paroles pourraient être exactement les mêmes pour les Beatles. Standing ovation !
dimanche 28 octobre 2012
Savages (2012)
Les films d'Oliver Stone, que je suis loin d'avoir tous vus, sont quand même un peu au cinéma ce que l'art pompier est à la peinture. C'est flamboyant, mais souvent indigeste à regarder. "Savages" n'échappe pas à la règle.
Le scénario, adapté d'un bouquin, rappelle un peu celui de la série "Weeds" (y a même un acteur de la série dans le quasi même rôle), mais en nettement moins drôle. Et donc il raconte l'histoire d'un ménage à trois californien qui fait rêver : Ben (Aaron Johnson, méconnaissable et fade) le généreux humanitaire et Chon (Taylor Kitsch, qui serre les dents) l'ancien soldat énervé, et leur muse Ophelia (Blake Lively, MIAM), sexy mais un peu bête. Les deux beaux gosses bronzés sont les rois du pétrole ou plutôt du cannabis qu'ils cultivent de manière industrielle, mais avec une qualité que tout le monde leur envie, notamment un cartel mexicain dirigée d'une main de fer par une femme, Elena (Salma Hayek, qui fait le job).
Quand cette dernière propose à Ben et Chon un deal pour se les mettre dans la poche, ceux-ci refusent, préférant rester autonomes et surtout, le trio a l'intention de se retirer en Indonésie afin de se la couler douce à l'abri de toutes ces convoitises. Elena fait alors enlever Ophelia par son homme de main, l'affreux Lado (Benicio del Toro, toujours pareil dans ce genre de rôle sadique), afin faire du chantage aux deux bellâtres. Aidés par Dennis (John Travolta, cabotin comme jamais), leur pote du FBI, Ben et Chon vont alors monter un plan pour récupérer Ophelia...
J'aime :
* On va mettre une petite pièce sur le scénario qui, s'il n'est pas follement original, est plutôt divertissant et prenant.
J'aime pas :
* Les personnages. Je ne sais pas s'ils sont mal joués, mais leur psychologie n'est pas vraiment approfondie, et le tout reste superficiel, dialogues compris. Sérieux ratage.
* Le style Oliver Stone. C'est du film d'action bling-bling avec du sensuel-sexuel, de la violence sanglante, le tout réalisé comme un clip. Comme je le disais au début, c'est souvent lourd et ronflant.
* La durée du film. C'est vraiment beaucoup trop long, j'ai eu du mal à tenir tellement il y a des longueurs qui m'ont fait m'endormir et parfois perdre le fil.
Avec "Savages" (même le titre raye le parquet), Oliver Stone renoue avec son cinéma le plus punchy et c'est une belle déception. S'il a réussi à faire venir qques gros noms comme Hayek, Travolta et del Toro, le reste est un peu à oublier, sauf pour la plastique. C'est bien dommage parce qu'il y avait sans doute mieux à faire avec un scénario qui aurait pu être exploité avec des pompes moins grosses.
mardi 23 octobre 2012
Ruby Sparks (2012)
On peut vraiment dire que Jonathan Dayton et Valerie Faris étaient attendus au tournant après le succès mérité de "Little Miss Sunshine", petit bijou de comédie indépendante. Le couple a pris son temps avant de nous offrir son nouveau film, ce "Ruby Sparks", qui m'a tout autant convaincu. Quelle bonne nouvelle !
Après les déboires d'une famille hétéroclite qui doit se ressouder pour un concours de mini-miss, on passe à qque chose de complètement différent. Calvin (Paul Dano, formidable) est un auteur qui a connu rapidement le succès et profite tranquillement de la nouvelle vie qui s'offre à lui en attendant un nouvel éclair de génie pour son prochain roman. En panne d'inspiration et en perpétuelle angoisse, il consulte un psychiatre qui lui conseille alors de lui écrire un texte, sur ce qu'il veut, où il pourrait exprimer ce qu'il ressent.
Célibataire à chien, Calvin se met alors à décrire cette fille idéale qui apparaît régulièrement dans ses rêves. Mais à peine a-t-il écrit qques pages sur celle qu'il a prénommé Ruby Sparks qu'elle prend forme humaine (jouée par Zoe Kazan, excellente) et entre subitement dans sa vie pour devenir sa petite amie, correspondant à ce qu'il a écrit sur elle. Après un certain temps d'adaptation, Calvin va devoir prendre en charge cette nouvelle relation qui va lui offrir autant de bonheur que de moments de perplexité ainsi que des situations bien tordues puisqu'il a le pouvoir de la maîtriser par l'écrit...
J'aime :
* Le scénario, fort original. Certes, on a déjà vu des histoires similaires, avec par exemple, des personnages de cinéma apparaître dans la vie réelle, mais ici, l'apparition de ce personnage de fiction écrite est parfaitement retranscrite, et offre une grande variété de situations rocambolesques ainsi qu'une belle réflexion sur de tels pouvoirs de domination sur une personne devenue humaine.
* L'interprétation exceptionnelle de Paul Dano et Zoe Kazan, qui est aussi l'auteure du scénario. Couple à la ville, ils sont vraiment impressionnants tous les deux, dans des registres différents, lui en grand adulescent angoissé, parfois proche de la folie, et elle en jeune femme décomplexée et 100% naturelle. Ils se complètent et offrent la superbe prestation d'une relation explosive, que ce soit dans la joie autant que dans les peines. La complicité réelle y est sans doute pour beaucoup, mais ils ont vraiment beaucoup de talent.
* La bande originale. Déjà éclectique sur "Little Miss Sunshine", elle verse ici dans la nostalgie exotique avec une large majorité de chansons françaises, plutôt anciennes (période yéyé) et pas toutes connues, mais avec notamment un détonnant "ça plane pour moi" de Plastic Bertrand !
J'aime pas :
* Il y a moins de personnages principaux que dans "Little Miss Sunshine", mais on pouvait espérer une belle brochette de personnages secondaires. Malheureusement, ils sont ici bien moins réussis. Que ce soit le frère, Harry (Chris Messina, agaçant), qui ne ressemble pas du tout à Calvin, l'écrivain rival Langdon Tharp (Steve Coogan qui surjoue le snob) ou le beau-père latino Mort (Antonio Banderas, cabotin comme jamais), personne ne donne vraiment satisfaction, mise à part peut-être la mère, Gertrude (Annette Bening, bien).
Cette longue (tout est relatif) attente est finalement récompensée par une excellente comédie romantique, drôle, originale et grave, avec un couple formidable du début à la fin, qui sait jouer sur tous les registres. Si tout n'est donc pas parfait, ce deuxième essai est tout de même une belle réussite et confirmation qui nous donne toujours beaucoup plus d'espoir pour la suite de la carrière du duo Dayton/Faris.
Après les déboires d'une famille hétéroclite qui doit se ressouder pour un concours de mini-miss, on passe à qque chose de complètement différent. Calvin (Paul Dano, formidable) est un auteur qui a connu rapidement le succès et profite tranquillement de la nouvelle vie qui s'offre à lui en attendant un nouvel éclair de génie pour son prochain roman. En panne d'inspiration et en perpétuelle angoisse, il consulte un psychiatre qui lui conseille alors de lui écrire un texte, sur ce qu'il veut, où il pourrait exprimer ce qu'il ressent.
Célibataire à chien, Calvin se met alors à décrire cette fille idéale qui apparaît régulièrement dans ses rêves. Mais à peine a-t-il écrit qques pages sur celle qu'il a prénommé Ruby Sparks qu'elle prend forme humaine (jouée par Zoe Kazan, excellente) et entre subitement dans sa vie pour devenir sa petite amie, correspondant à ce qu'il a écrit sur elle. Après un certain temps d'adaptation, Calvin va devoir prendre en charge cette nouvelle relation qui va lui offrir autant de bonheur que de moments de perplexité ainsi que des situations bien tordues puisqu'il a le pouvoir de la maîtriser par l'écrit...
J'aime :
* Le scénario, fort original. Certes, on a déjà vu des histoires similaires, avec par exemple, des personnages de cinéma apparaître dans la vie réelle, mais ici, l'apparition de ce personnage de fiction écrite est parfaitement retranscrite, et offre une grande variété de situations rocambolesques ainsi qu'une belle réflexion sur de tels pouvoirs de domination sur une personne devenue humaine.
* L'interprétation exceptionnelle de Paul Dano et Zoe Kazan, qui est aussi l'auteure du scénario. Couple à la ville, ils sont vraiment impressionnants tous les deux, dans des registres différents, lui en grand adulescent angoissé, parfois proche de la folie, et elle en jeune femme décomplexée et 100% naturelle. Ils se complètent et offrent la superbe prestation d'une relation explosive, que ce soit dans la joie autant que dans les peines. La complicité réelle y est sans doute pour beaucoup, mais ils ont vraiment beaucoup de talent.
* La bande originale. Déjà éclectique sur "Little Miss Sunshine", elle verse ici dans la nostalgie exotique avec une large majorité de chansons françaises, plutôt anciennes (période yéyé) et pas toutes connues, mais avec notamment un détonnant "ça plane pour moi" de Plastic Bertrand !
J'aime pas :
* Il y a moins de personnages principaux que dans "Little Miss Sunshine", mais on pouvait espérer une belle brochette de personnages secondaires. Malheureusement, ils sont ici bien moins réussis. Que ce soit le frère, Harry (Chris Messina, agaçant), qui ne ressemble pas du tout à Calvin, l'écrivain rival Langdon Tharp (Steve Coogan qui surjoue le snob) ou le beau-père latino Mort (Antonio Banderas, cabotin comme jamais), personne ne donne vraiment satisfaction, mise à part peut-être la mère, Gertrude (Annette Bening, bien).
Cette longue (tout est relatif) attente est finalement récompensée par une excellente comédie romantique, drôle, originale et grave, avec un couple formidable du début à la fin, qui sait jouer sur tous les registres. Si tout n'est donc pas parfait, ce deuxième essai est tout de même une belle réussite et confirmation qui nous donne toujours beaucoup plus d'espoir pour la suite de la carrière du duo Dayton/Faris.
lundi 22 octobre 2012
Thale (2012)
Je n'avais jusque là jamais vu de film norvégien, même si je n'ai jamais douté de la qualité de certaines oeuvres scandinaves en général, notamment dans le domaine du polar ou du fantastique. C'est dans ce dernier univers que Alksander Nordaas s'aventure au cours d'un film court et très intéressant, qui ne sortira en France qu'en mars prochain. Oui, mon escapade brésilienne m'a encore permis de prendre tout le monde de court.
L'histoire est simple : deux nettoyeurs de scène de crime et amis, le placide Leo et le sensible Elvis, sont en action dans une vieille maison au fond des bois où un vieil homme est mort. Les deux hommes vont alors découvrir d'étranges pièces dans la cave, abritant un laboratoire et une chambre à coucher. En inspectant les lieux, ils tombent sur une jeune femme nue et mutique, baptisée "Thale". Peu à peu ils vont découvrir qu'elle n'est pas totalement humaine puisqu'elle possédait une queue qui a été coupée. Il s'agissait en réalité d'une "huldre", sorte de créature légendaire qui vit dans les forêts scandinaves, à forme humaine, mais poilue et dotée d'une queue. Ici, la jeune femme est bien ravissante et elle va rapidement se retrouver convoitée par un étrange escadron...
J'aime :
* L'univers 100% scandinave avec forêt profonde, maison étrange, et vieille légende millénaire.
* Le scénario, court et efficace, mêlant à la fois réalisme et fantastique en parfaite harmonie. Les deux héros ont du mal à y croire, mais comprennent peu à peu, grâce aux enregistrements laissés par le scientifique mort, toute l'histoire de Thale.
* Les trois acteurs principaux. Les deux hommes se complètent parfaitement : Leo (Jon Sigve Skard) apporte une touche d'humour pince-sans-rire pas désagréable du tout dans cette ambiance hyper glauque de cave pourrie tandis que Elvis (Erlend Nervold) tranche avec son caractère hyper brut et effrayé. Auprès d'eux, l'étrange Thale (Silje Reinåmo) fascine par sa beauté et son mystère.
J'aime pas :
* Un dénouement assez brutal et qui garde ses parts de mystère qu'on aurait bien voulu éclaircies. Mais cela fait aussi le charme du film.
* Il y a bien qques effets spéciaux avec l'apparition d'huldres en images de synthèse et on doit reconnaître qu'elles sont assez basiques et laides.
Belle petite découverte que ce "Thale" qui, comme certains films de là-bas, ne paye pas de mine et ne possède pas énormément de moyens, mais réussit à remplir parfaitement sa mission, offrant un thriller ni trop effrayant ni trop simplet, avec pour équilibrer ce cocktail norvégien différentes doses (enquête, action, poésie, humour) très bien respectées.
L'histoire est simple : deux nettoyeurs de scène de crime et amis, le placide Leo et le sensible Elvis, sont en action dans une vieille maison au fond des bois où un vieil homme est mort. Les deux hommes vont alors découvrir d'étranges pièces dans la cave, abritant un laboratoire et une chambre à coucher. En inspectant les lieux, ils tombent sur une jeune femme nue et mutique, baptisée "Thale". Peu à peu ils vont découvrir qu'elle n'est pas totalement humaine puisqu'elle possédait une queue qui a été coupée. Il s'agissait en réalité d'une "huldre", sorte de créature légendaire qui vit dans les forêts scandinaves, à forme humaine, mais poilue et dotée d'une queue. Ici, la jeune femme est bien ravissante et elle va rapidement se retrouver convoitée par un étrange escadron...
J'aime :
* L'univers 100% scandinave avec forêt profonde, maison étrange, et vieille légende millénaire.
* Le scénario, court et efficace, mêlant à la fois réalisme et fantastique en parfaite harmonie. Les deux héros ont du mal à y croire, mais comprennent peu à peu, grâce aux enregistrements laissés par le scientifique mort, toute l'histoire de Thale.
* Les trois acteurs principaux. Les deux hommes se complètent parfaitement : Leo (Jon Sigve Skard) apporte une touche d'humour pince-sans-rire pas désagréable du tout dans cette ambiance hyper glauque de cave pourrie tandis que Elvis (Erlend Nervold) tranche avec son caractère hyper brut et effrayé. Auprès d'eux, l'étrange Thale (Silje Reinåmo) fascine par sa beauté et son mystère.
J'aime pas :
* Un dénouement assez brutal et qui garde ses parts de mystère qu'on aurait bien voulu éclaircies. Mais cela fait aussi le charme du film.
* Il y a bien qques effets spéciaux avec l'apparition d'huldres en images de synthèse et on doit reconnaître qu'elles sont assez basiques et laides.
Belle petite découverte que ce "Thale" qui, comme certains films de là-bas, ne paye pas de mine et ne possède pas énormément de moyens, mais réussit à remplir parfaitement sa mission, offrant un thriller ni trop effrayant ni trop simplet, avec pour équilibrer ce cocktail norvégien différentes doses (enquête, action, poésie, humour) très bien respectées.
dimanche 21 octobre 2012
Looper (2012)
Il ne m'est pas souvent donné de voir des films avant tout le monde, mais là, mon récent séjour au Brésil m'a permis de voir, avant sa sortie en France, la dernière oeuvre de Rian Johnson, "Looper". Et quelle oeuvre !
Nous sommes en 2044 dans un futur pas si futuriste au niveau matériel, mais bien crado en tout cas, la crise économique étant passée par là. Joe (Joseph Gordon-Levitt, excellent) est un "looper", une sorte de tueur à gages chargé de liquider des cibles envoyées du futur par l'organisation de Jack Abe Mitchell (Jeff Daniels, très bon en méchant cynique), venant lui-même de 30 ans plus tard. En gros, les types tombent du ciel et Joe les dégomme une fois par terre.
Jusqu'au jour où il va laisser échapper sa cible qui n'est autre que lui-même avec 30 ans de plus (joué par un Bruce Willis mutique et profond). Ce cas de figure, inacceptable, lui vaut d'être pris en chasse par les hommes de main de Mitchell qui doivent absolument nettoyer les deux Joe. Le plus jeune des deux va alors prendre la fuite et se réfugier chez Sara (Emily Blunt, très bien), une jeune fermière au fort tempérament, qui élève seul son fils, Cid, doté d'étranges pouvoirs...
J'aime :
* Le scénario, passionnant de bout en bout, qui offre tous les rebondissements possibles malgré le quasi huis-clos. Très peu de lieux sont visités (la grande ville, la ferme de Sara, le futur), mais ça suffit amplement tellement l'histoire est prenante.
* Le casting, impeccable lui aussi. Des personnages principaux aux secondaires (on n'a pas cité Paul Dano, notamment, qui joue un ami de Joe qui subit le même problème). Les acteurs jouent tellement bien qu'on y croit vraiment, totalement imprégné par le scénario. Mention spéciale aussi au petit Cid, vraiment impressionnant de maturité.
* L'univers du film. Pas ou peu de voitures volantes et autre vie dans les airs, juste des véhicules actuels à peine agrémentés de qques tuyaux et une ville bien sombre, à la "Blade Runner". Cela peut paraître cheap, mais un futur comme cela est parfaitement envisageable et ça ne choque finalement pas du tout.
J'aime pas :
* Eh bien, je ne saurais pas quoi trouver comme reproche, vraiment, si ce n'est l'affiche brésilienne du film (je crois qu'elle est différente en France) qui fait un peu film d'action basique sans intérêt. Alors que non !
"Looper" est ainsi une magnifique surprise. Dans la lignée d'un "Inception" avec une histoire totalement originale et un scénario passionnant du début à la fin, le film de Rian Johnson démontre qu'avec pas tant de moyens que ça (et sans doute beaucoup moins que pour celui de Christopher Nolan), on peut réussir une superbe oeuvre d'anticipation. Bravo !
Nous sommes en 2044 dans un futur pas si futuriste au niveau matériel, mais bien crado en tout cas, la crise économique étant passée par là. Joe (Joseph Gordon-Levitt, excellent) est un "looper", une sorte de tueur à gages chargé de liquider des cibles envoyées du futur par l'organisation de Jack Abe Mitchell (Jeff Daniels, très bon en méchant cynique), venant lui-même de 30 ans plus tard. En gros, les types tombent du ciel et Joe les dégomme une fois par terre.
Jusqu'au jour où il va laisser échapper sa cible qui n'est autre que lui-même avec 30 ans de plus (joué par un Bruce Willis mutique et profond). Ce cas de figure, inacceptable, lui vaut d'être pris en chasse par les hommes de main de Mitchell qui doivent absolument nettoyer les deux Joe. Le plus jeune des deux va alors prendre la fuite et se réfugier chez Sara (Emily Blunt, très bien), une jeune fermière au fort tempérament, qui élève seul son fils, Cid, doté d'étranges pouvoirs...
J'aime :
* Le scénario, passionnant de bout en bout, qui offre tous les rebondissements possibles malgré le quasi huis-clos. Très peu de lieux sont visités (la grande ville, la ferme de Sara, le futur), mais ça suffit amplement tellement l'histoire est prenante.
* Le casting, impeccable lui aussi. Des personnages principaux aux secondaires (on n'a pas cité Paul Dano, notamment, qui joue un ami de Joe qui subit le même problème). Les acteurs jouent tellement bien qu'on y croit vraiment, totalement imprégné par le scénario. Mention spéciale aussi au petit Cid, vraiment impressionnant de maturité.
* L'univers du film. Pas ou peu de voitures volantes et autre vie dans les airs, juste des véhicules actuels à peine agrémentés de qques tuyaux et une ville bien sombre, à la "Blade Runner". Cela peut paraître cheap, mais un futur comme cela est parfaitement envisageable et ça ne choque finalement pas du tout.
J'aime pas :
* Eh bien, je ne saurais pas quoi trouver comme reproche, vraiment, si ce n'est l'affiche brésilienne du film (je crois qu'elle est différente en France) qui fait un peu film d'action basique sans intérêt. Alors que non !
"Looper" est ainsi une magnifique surprise. Dans la lignée d'un "Inception" avec une histoire totalement originale et un scénario passionnant du début à la fin, le film de Rian Johnson démontre qu'avec pas tant de moyens que ça (et sans doute beaucoup moins que pour celui de Christopher Nolan), on peut réussir une superbe oeuvre d'anticipation. Bravo !
samedi 20 octobre 2012
Ted (2012)
Quand j'ai vu la bande-annonce de "Ted", je me suis dit : "Oh non, Mark Wahlberg, tu es tombé bien bas". Jouer dans une comédie neuneu avec un ours en peluche de synthèse, quel dommage. Certes, cette bande-annonce laissait entrevoir un minimum de subversion, mais finalement bien moins que le film en propose en réalité. Et du coup, bonne surprise !
Cet ours en peluche (voix de Seth MacFarlane, qui lui va bien) s'est mis à parler lorsque le petit John en a fait le voeu, en 1985. Souffre-douleur des autres enfants de son âge, celui-ci désirait enfin avoir un meilleur ami. Et ce fut chose faite grâce à l'ours en peluche qui gagna au passage une importante notoriété durant toute l'adolescence de John grâce à ce don irréel. Désormais adulte, John (Mark Walhberg, très bien en grand garçon immature) mène une vie tranquille en coloc avec Ted, mais aussi Lori (Mila Kunis, toujours aussi fraîche et jolie), sa petite amie.
Sauf que l'attitude puérile de nos deux meilleurs amis commence à nuire au couple et Lori pose un ultimatum à John : C'est elle ou Ted. Le garçon va choisir la voie du coeur et l'ours en peluche va devoir démarrer une vie tout seul, en cherchant notamment du travail et un logement. Il devra aussi se méfier de l'intérêt malsain que lui portent Donny (Giovanni Ribisi, excellent) et son fils Robert...
J'aime :
* L'humour trash et potache de ce genre de films, bourré de références et de vannes à propos de gens connus et autres produits en tous genres.
* Le casting. Les acteurs principaux ont l'air de vraiment prendre du plaisir et s'amuser, tandis que les seconds rôles et guests (dont la délicieuse Norah Jones), très nombreux, sont excellents. Mention spéciale à Giovanni Ribisi et Sam "Flash Gordon" Jones, complètement déjantés.
* Qques scènes déjà cultes, comme l'hallucination de John et Flash Gordon ou encore la bagarre entre le premier et Ted qui rappelle beaucoup celle d'Austin Powers et Mini-Me.
J'aime pas :
* Certaines scènes de beuverie et d'usage de drogue sont tellement trash qu'on sait déjà que ce n'est pas une comédie familiale. Alors pourquoi insérer dans le scénario des séquences aussi mièvres que la fin notamment, lorsque John et Lori récupèrent un Ted agonisant. Autant être méchant et vicieux jusqu'au bout !
Je ne m'attendais donc pas du tout à ça en allant voir "Ted" et suis plutôt heureux du résultat, le film pouvant facilement se placer, malgré le personnage de synthèse, au même niveau d'autres comédies bien grasses et régressives des Frères Farrelly ou de Judd Apatow. Dans ce sens, elle rappelle "Paul", sortie l'an dernier avec un extraterrestre un peu taré à la place de l'ourson drogué.
Cet ours en peluche (voix de Seth MacFarlane, qui lui va bien) s'est mis à parler lorsque le petit John en a fait le voeu, en 1985. Souffre-douleur des autres enfants de son âge, celui-ci désirait enfin avoir un meilleur ami. Et ce fut chose faite grâce à l'ours en peluche qui gagna au passage une importante notoriété durant toute l'adolescence de John grâce à ce don irréel. Désormais adulte, John (Mark Walhberg, très bien en grand garçon immature) mène une vie tranquille en coloc avec Ted, mais aussi Lori (Mila Kunis, toujours aussi fraîche et jolie), sa petite amie.
Sauf que l'attitude puérile de nos deux meilleurs amis commence à nuire au couple et Lori pose un ultimatum à John : C'est elle ou Ted. Le garçon va choisir la voie du coeur et l'ours en peluche va devoir démarrer une vie tout seul, en cherchant notamment du travail et un logement. Il devra aussi se méfier de l'intérêt malsain que lui portent Donny (Giovanni Ribisi, excellent) et son fils Robert...
J'aime :
* L'humour trash et potache de ce genre de films, bourré de références et de vannes à propos de gens connus et autres produits en tous genres.
* Le casting. Les acteurs principaux ont l'air de vraiment prendre du plaisir et s'amuser, tandis que les seconds rôles et guests (dont la délicieuse Norah Jones), très nombreux, sont excellents. Mention spéciale à Giovanni Ribisi et Sam "Flash Gordon" Jones, complètement déjantés.
* Qques scènes déjà cultes, comme l'hallucination de John et Flash Gordon ou encore la bagarre entre le premier et Ted qui rappelle beaucoup celle d'Austin Powers et Mini-Me.
J'aime pas :
* Certaines scènes de beuverie et d'usage de drogue sont tellement trash qu'on sait déjà que ce n'est pas une comédie familiale. Alors pourquoi insérer dans le scénario des séquences aussi mièvres que la fin notamment, lorsque John et Lori récupèrent un Ted agonisant. Autant être méchant et vicieux jusqu'au bout !
Je ne m'attendais donc pas du tout à ça en allant voir "Ted" et suis plutôt heureux du résultat, le film pouvant facilement se placer, malgré le personnage de synthèse, au même niveau d'autres comédies bien grasses et régressives des Frères Farrelly ou de Judd Apatow. Dans ce sens, elle rappelle "Paul", sortie l'an dernier avec un extraterrestre un peu taré à la place de l'ourson drogué.
mardi 16 octobre 2012
Taken 2 (2012)
Parfois il n'y a pas grand chose à aller voir au ciné, alors on se laisse porter par le doux appel des productions Besson. Je n'avais pas vu le premier "Taken", mais vu que le scénario est aussi simple que "un papa agent secret américain va récupérer sa fille kidnappée", je ne m'en suis pas vraiment soucié. Cette suite n'est pas bien plus complexe. Est-elle mieux ? Je ne l'espère pas...
L'histoire est donc très rapide à raconter. L'ami Bryan Mills (Liam Neeson, en pilotage automatique et globalement mauvais) est plus ou moins retiré de ses affaires d'agent secret et s'apprête à passer des vacances sympas avec ex-femme (Famke Janssen, routinière en mère éplorée) et fille (Maggie Grace, pas mal) à Istanbul. Sauf que le chef des méchants du premier épisode (des Albanais) veut venger la mort de son fils, tué par Bryan Mills, et entreprend donc de liquider ce dernier ainsi que sa famille...
J'aime :
* Les décors. Istanbul est une vraie ville de cinéma, magnifique et idéale pour ce genre de film d'action international.
* Qques bonnes idées dans les astuces d'agent secret de Bryan Mills, notamment celle basée sur les sons et les distances lorsqu'il est kidnappé et qu'il guide sa fille jusqu'à son lieu d'emprisonnement.
J'aime pas :
* Le casting, de manière générale. Certes, un "vieil" agent secret, ça peut avoir son charme, on l'a vu notamment pour les James Bond. Mais là, les choses ont évolué et on ressent vraiment le poids des années lorsque l'on voit les scènes de combat de Liam Neeson (60 ans quand même) qui se débarrasse à deux à l'heure de cinq méchants en même temps. C'en est vraiment risible, d'autant plus pour tous les méchants qui ne sont que des faire-valoir avec accent slave de série B comme on n'en fait plus aujourd'hui. On sauve à la rigueur Maggie Grace qui fait preuve de bravoure.
* Le scénario qui est certes digne d'une production Besson (co-écrit par lui-même, parce que oui, ils se sont quand même mis à deux pour écrire cette daube), mais indigne d'un film d'action de classe internationale. Franchement, le coup du méchant qui veut se venger du gentil (et ce dernier le lui fait même remarquer à la fin), ça parle encore à qui ? Aucun effort, c'est lamentable à ce niveau-là de professionnalisme. On ne sent qu'un intérêt commercial de la part de Besson, comme toutes ses autres productions. C'est triste.
* On poursuit sur les productions Besson et ses réalisateurs qui ne sont clairement pas des cinéastes, mais simplement des faiseurs de films à la chaîne. Il n'y a absolument aucune personnalité, d'ailleurs ces types ne bossent que pour Besson ou presque. La mise en scène est donc inexistante et laisse les acteurs alterner leurs scènes d'action et de comédie, ces dernières étant au degré zéro du cinéma.
Je n'avais pas beaucoup d'espoir avant d'aller voir ce film, encore moins en ressortant. On ne retirera pas à "Taken 2" son côté tout juste divertissant et ne demandant aucun effort cérébral, mais on demandera soit à Luc Besson de faire qques efforts en plus la prochaine fois (quoiqu'il a promis qu'il n'y aurait pas de "Taken 3", on ne voit pas comment, tous les méchants sont bel et bien morts) soit aux cinémas d'arrêter de programmer de telles inutilités, surtout aux prix actuels du marché. Merci bien.
L'histoire est donc très rapide à raconter. L'ami Bryan Mills (Liam Neeson, en pilotage automatique et globalement mauvais) est plus ou moins retiré de ses affaires d'agent secret et s'apprête à passer des vacances sympas avec ex-femme (Famke Janssen, routinière en mère éplorée) et fille (Maggie Grace, pas mal) à Istanbul. Sauf que le chef des méchants du premier épisode (des Albanais) veut venger la mort de son fils, tué par Bryan Mills, et entreprend donc de liquider ce dernier ainsi que sa famille...
J'aime :
* Les décors. Istanbul est une vraie ville de cinéma, magnifique et idéale pour ce genre de film d'action international.
* Qques bonnes idées dans les astuces d'agent secret de Bryan Mills, notamment celle basée sur les sons et les distances lorsqu'il est kidnappé et qu'il guide sa fille jusqu'à son lieu d'emprisonnement.
J'aime pas :
* Le casting, de manière générale. Certes, un "vieil" agent secret, ça peut avoir son charme, on l'a vu notamment pour les James Bond. Mais là, les choses ont évolué et on ressent vraiment le poids des années lorsque l'on voit les scènes de combat de Liam Neeson (60 ans quand même) qui se débarrasse à deux à l'heure de cinq méchants en même temps. C'en est vraiment risible, d'autant plus pour tous les méchants qui ne sont que des faire-valoir avec accent slave de série B comme on n'en fait plus aujourd'hui. On sauve à la rigueur Maggie Grace qui fait preuve de bravoure.
* Le scénario qui est certes digne d'une production Besson (co-écrit par lui-même, parce que oui, ils se sont quand même mis à deux pour écrire cette daube), mais indigne d'un film d'action de classe internationale. Franchement, le coup du méchant qui veut se venger du gentil (et ce dernier le lui fait même remarquer à la fin), ça parle encore à qui ? Aucun effort, c'est lamentable à ce niveau-là de professionnalisme. On ne sent qu'un intérêt commercial de la part de Besson, comme toutes ses autres productions. C'est triste.
* On poursuit sur les productions Besson et ses réalisateurs qui ne sont clairement pas des cinéastes, mais simplement des faiseurs de films à la chaîne. Il n'y a absolument aucune personnalité, d'ailleurs ces types ne bossent que pour Besson ou presque. La mise en scène est donc inexistante et laisse les acteurs alterner leurs scènes d'action et de comédie, ces dernières étant au degré zéro du cinéma.
Je n'avais pas beaucoup d'espoir avant d'aller voir ce film, encore moins en ressortant. On ne retirera pas à "Taken 2" son côté tout juste divertissant et ne demandant aucun effort cérébral, mais on demandera soit à Luc Besson de faire qques efforts en plus la prochaine fois (quoiqu'il a promis qu'il n'y aurait pas de "Taken 3", on ne voit pas comment, tous les méchants sont bel et bien morts) soit aux cinémas d'arrêter de programmer de telles inutilités, surtout aux prix actuels du marché. Merci bien.
jeudi 4 octobre 2012
The Bourne Legacy (2012)
On peut dire que j'ai vraiment aimé la trilogie "Jason Bourne" et que la tristesse m'a envahi à la clôture du dernier épisode. Certes, tirer sur la corde n'est jamais vraiment bien pour des franchises cinématographiques, surtout quand on dit que c'est fini. On est rarement satisfait. Là, tout de suite, je pense à Indiana Jones. Mais ici, l'idée était de changer d'acteur et, au pire, Matt Damon n'est pas encore un vieux croûton. Bref, Jason Bourne, ou plutôt son camarade Aaron Cross, remet ça, et c'est cool.
L'histoire de ce nouvel épisode tient compte de la chronologie avec un Jason Bourne qui s'est retiré du circuit en reprenant possession de sa vie. Pendant ce temps, d'autres loups solitaires hyper entraînés poursuivent leurs missions, notamment Aaron Cross (Jeremy Renner, dans le même esprit que Matt Damon, en moins torturé), qui se teste en Alaska. Mais voilà qu'on essaye de l'éliminer, comme d'autres agents de son programme de super guerriers fonctionnant aux médicaments ultra performants, mais dont ils sont dépendants.
Conscient que c'est son propre gouvernement, par l'intermédiaire du ripou Eric Byer (Edward Norton, bien), qui cherche à le faire disparaître et tout le programme qu'il représente avec, Aaron Cross va entamer une longue fuite alliée à une enquête menée avec la jolie scientifique Marta Shearing (Rachel Weisz, excellente et tellement charmante) à travers les Etats-Unis et les Philippines. L'objectif : récupérer les médicaments qui peuvent encore l'aider à survivre...
J'aime :
* Le nouveau "Jason Bourne", Jeremy Renner qui assure le job, sans perdre complètement le charisme de Matt Damon. Côté muscle et techniques de combat, il n'a rien à envier à son grand frère, et on apprécie son caractère serein et déterminé. Un vrai bon personnage de film d'action.
* Comme son aîné, Aaron Cross voyage et l'on apprécie cette plus-value pour les scènes d'action qui tiennent compte du coup de leur environnement bien spécifique : les loups en Alaska, les motos aux Philippines.
* L'action justement est très bien dosée. Les séquences sont longues, mais bien réparties tout au long du film. Et de qualité évidemment.
* On apprécie aussi beaucoup la partenaire d'Aaron Cross, belle et pas potiche, jouée par une Rachel Weisz particulièrement douée.
J'aime pas :
* Même s'il ne connaît pas forcément tout ce qu'il se trame au-dessus de lui, Aaron Cross sait bien qui il est, contrairement à Jason Bourne. Et ce côté sans identité donnait paradoxalement une âme en plus à l'aîné.
* Le scénario suit les mêmes préceptes que la trilogie précédente, ce qui est bien, mais il est conseillé de se la revoir avant. Je ne l'ai pas fait et j'ai complètement oublié la complexité du dossier Bourne. Résultat, je n'ai quasiment rien compris à l'intrigue de bureau qui se déroule en parallèle de l'action pure et dure. C'est bien beau de ressasser des vieux dossiers, mais la quasi absence d'explications m'a laissé au bord de la route.
* La longueur est désormais à la mode dans les films d'action. Celui-ci n'échappe pas à la règle et à la fin, on en sort tout de même bien lessivé, surtout après une course-poursuite finale interminable à travers Manille. Un peu plus de concision aurait été préférable, d'autant plus que des suites sont à venir.
On est donc bien content de revoir la bouille de Jason Bourne, même si elle n'est qu'en photo. Son remplaçant tient bien la barque et on est déjà impatient de voir la suite de ses aventures en espérant un peu plus de pédagogie et d'efficacité.
L'histoire de ce nouvel épisode tient compte de la chronologie avec un Jason Bourne qui s'est retiré du circuit en reprenant possession de sa vie. Pendant ce temps, d'autres loups solitaires hyper entraînés poursuivent leurs missions, notamment Aaron Cross (Jeremy Renner, dans le même esprit que Matt Damon, en moins torturé), qui se teste en Alaska. Mais voilà qu'on essaye de l'éliminer, comme d'autres agents de son programme de super guerriers fonctionnant aux médicaments ultra performants, mais dont ils sont dépendants.
Conscient que c'est son propre gouvernement, par l'intermédiaire du ripou Eric Byer (Edward Norton, bien), qui cherche à le faire disparaître et tout le programme qu'il représente avec, Aaron Cross va entamer une longue fuite alliée à une enquête menée avec la jolie scientifique Marta Shearing (Rachel Weisz, excellente et tellement charmante) à travers les Etats-Unis et les Philippines. L'objectif : récupérer les médicaments qui peuvent encore l'aider à survivre...
J'aime :
* Le nouveau "Jason Bourne", Jeremy Renner qui assure le job, sans perdre complètement le charisme de Matt Damon. Côté muscle et techniques de combat, il n'a rien à envier à son grand frère, et on apprécie son caractère serein et déterminé. Un vrai bon personnage de film d'action.
* Comme son aîné, Aaron Cross voyage et l'on apprécie cette plus-value pour les scènes d'action qui tiennent compte du coup de leur environnement bien spécifique : les loups en Alaska, les motos aux Philippines.
* L'action justement est très bien dosée. Les séquences sont longues, mais bien réparties tout au long du film. Et de qualité évidemment.
* On apprécie aussi beaucoup la partenaire d'Aaron Cross, belle et pas potiche, jouée par une Rachel Weisz particulièrement douée.
J'aime pas :
* Même s'il ne connaît pas forcément tout ce qu'il se trame au-dessus de lui, Aaron Cross sait bien qui il est, contrairement à Jason Bourne. Et ce côté sans identité donnait paradoxalement une âme en plus à l'aîné.
* Le scénario suit les mêmes préceptes que la trilogie précédente, ce qui est bien, mais il est conseillé de se la revoir avant. Je ne l'ai pas fait et j'ai complètement oublié la complexité du dossier Bourne. Résultat, je n'ai quasiment rien compris à l'intrigue de bureau qui se déroule en parallèle de l'action pure et dure. C'est bien beau de ressasser des vieux dossiers, mais la quasi absence d'explications m'a laissé au bord de la route.
* La longueur est désormais à la mode dans les films d'action. Celui-ci n'échappe pas à la règle et à la fin, on en sort tout de même bien lessivé, surtout après une course-poursuite finale interminable à travers Manille. Un peu plus de concision aurait été préférable, d'autant plus que des suites sont à venir.
On est donc bien content de revoir la bouille de Jason Bourne, même si elle n'est qu'en photo. Son remplaçant tient bien la barque et on est déjà impatient de voir la suite de ses aventures en espérant un peu plus de pédagogie et d'efficacité.
mercredi 3 octobre 2012
Lawless (2012)
Quand on m'a proposé ce film avec Shia LaBeouf en tête d'affiche, j'ai eu envie de fuir. Mais bon, l'univers historique de la Prohibition aux Etats-Unis me tentait trop, alors j'ai cédé, espérant une prestation pas trop fade du jeune acteur.
Les Australiens John Hillcoat, le réalisateur, et son scénariste, le chanteur Nick Cave, nous entraîne au coeur de la Prohibition qui tenta de faire plier les Etats-Unis des années 1930 en bannissant l'alcool. Mais évidemment, la contrebande prit le dessus, notamment en Virginie où les frères Bondurant (joués par Tom Hardy, féroce, Jason Clarke, bien, et Shia LaBeouf, toujours sans intérêt) règnent en maître dans leur comté, main dans la main avec la police. Mais l'Etat finit par leur tomber dessus par l'intermédiaire de l'agent fédéral Charlie Rakes (Guy Pearce, assez impressionnant) qui instaure une véritable chape de plomb sur le commerce des Bondurant, aidés par le seul gangster Floyd Banner (Gary Oldman, sobre). Un véritable bras de fer va alors commencer entre le ripou et les Robins des Bois de l'alcool de pomme...
J'aime :
* La reconstitution de l'époque, parfaitement retranscrite entre les costumes, décors et véhicules. Tout est magnifique et soigné.
* Certaines performances d'acteur comme Tom Hardy, très fort en grommellements et brut de décoffrage, ou encore Guy Pearce, qui offre une prestation particulièrement détonante en agent fédéral à la fois propre sur lui et totalement hystérique de violence. Mention spéciale aussi à la jeune Mia Wasikowska dans le rôle de la jolie et sage dulcinée de Shia LaBeouf.
J'aime pas :
* Le jeune rôle principal justement. On dit que c'est son meilleur rôle, je veux bien le croire, mais ce n'est pas encore celui de sa vie. Sa prestation n'est pas si mal, mais il ne transcende pas le film non plus.
* Un scénario qui suit un fil classique, mais très bien, jusqu'à l'installation permanente de Charlie Rakes. Et là, on a l'impression que ça s'embourbe vraiment jusqu'à l'affrontement final. Dommage.
* Et cet affrontement final justement qui est, par moments, un comble de ridicule entre les types qui se touchent pas en se tirant à 10 mètres ou ces longues et lentes agonies grotesques.
On se demande encore pourquoi John Hillcoat (ou ses producteurs) a présenté son film au Festival de Cannes, surtout en compétition. L'oeuvre est de bonne facture, tout à fait honnête dans le genre, mais ne révolutionne rien non plus, malgré une violence appuyée et quelques acteurs qui sortent du lot.
Les Australiens John Hillcoat, le réalisateur, et son scénariste, le chanteur Nick Cave, nous entraîne au coeur de la Prohibition qui tenta de faire plier les Etats-Unis des années 1930 en bannissant l'alcool. Mais évidemment, la contrebande prit le dessus, notamment en Virginie où les frères Bondurant (joués par Tom Hardy, féroce, Jason Clarke, bien, et Shia LaBeouf, toujours sans intérêt) règnent en maître dans leur comté, main dans la main avec la police. Mais l'Etat finit par leur tomber dessus par l'intermédiaire de l'agent fédéral Charlie Rakes (Guy Pearce, assez impressionnant) qui instaure une véritable chape de plomb sur le commerce des Bondurant, aidés par le seul gangster Floyd Banner (Gary Oldman, sobre). Un véritable bras de fer va alors commencer entre le ripou et les Robins des Bois de l'alcool de pomme...
J'aime :
* La reconstitution de l'époque, parfaitement retranscrite entre les costumes, décors et véhicules. Tout est magnifique et soigné.
* Certaines performances d'acteur comme Tom Hardy, très fort en grommellements et brut de décoffrage, ou encore Guy Pearce, qui offre une prestation particulièrement détonante en agent fédéral à la fois propre sur lui et totalement hystérique de violence. Mention spéciale aussi à la jeune Mia Wasikowska dans le rôle de la jolie et sage dulcinée de Shia LaBeouf.
J'aime pas :
* Le jeune rôle principal justement. On dit que c'est son meilleur rôle, je veux bien le croire, mais ce n'est pas encore celui de sa vie. Sa prestation n'est pas si mal, mais il ne transcende pas le film non plus.
* Un scénario qui suit un fil classique, mais très bien, jusqu'à l'installation permanente de Charlie Rakes. Et là, on a l'impression que ça s'embourbe vraiment jusqu'à l'affrontement final. Dommage.
* Et cet affrontement final justement qui est, par moments, un comble de ridicule entre les types qui se touchent pas en se tirant à 10 mètres ou ces longues et lentes agonies grotesques.
On se demande encore pourquoi John Hillcoat (ou ses producteurs) a présenté son film au Festival de Cannes, surtout en compétition. L'oeuvre est de bonne facture, tout à fait honnête dans le genre, mais ne révolutionne rien non plus, malgré une violence appuyée et quelques acteurs qui sortent du lot.
lundi 1 octobre 2012
Alyah (2012)
Voilà un film très intéressant. Au début, il ne m'a pas trop plu, je vais vous expliquer pourquoi, puis au fur et à mesure, son intensité augmente et il devient vraiment captivant. Surtout, il nous montre une "réalité" méconnue des réseaux de drogue en France : Oui, il y a aussi des juifs qui vendent de la drogue et qui côtoient des musulmans ou autres sans aucune discrimination.
Comme vous l'avez deviné, le héros du film, Alex (Pio Marmai, étoile montante, avec raison) est un jeune juif parisien qui gagne de l'argent en vendant du cannabis. Sa petite affaire roule plutôt bien, mais il a un problème : son grand frère Isaac (Cédric Kahn, formidable), véritable boulet dont les affaires (illégales) sont plus lourdes et moins florissantes. Du coup, Alex est constamment en train de régler les dettes d'Isaac. Lorsqu'il apprend que son cousin va monter un restaurant à Tel Aviv, le petit frère va alors essayer de prendre la tangente et l'accompagner là-bas. Mais avant cela, il va falloir qu'Alex fasse son "Alyah" (l'émigration en Israël, qui demande des papiers aussi bien administratifs que religieux) et surtout apporte sa part (15.000 euros) dans l'établissement...
J'aime :
* Cette ambiance à mi-chemin entre le mystique de la religion et l'illégalité de la vente de drogue.
* Ce réalisme total qu'impose le réalisateur Elie Wajeman, tournant caméra sur l'épaule à la manière d'un documentaire.
* Cette plongée dans un judaïsme méconnu et moi les religions, ça me fascine assez.
* L'excellente joute que se livre les deux acteurs principaux, Pio Marmai et Cédric Kahn, excellents.
J'aime pas :
* Le début du film donc, où on a l'impression que les acteurs jouent faux, comme dans "Plus Belle la vie". C'est très étrange puis ça se dissipe au fur et à mesure.
* Il y a pas mal de trous dans le scénario ou plutôt des blancs. Jusqu'au bout, on n'a pas toutes les informations que l'on voudrait forcément sur les personnages ou certaines séquences comme celle du voyage à Amsterdam contiennent beaucoup trop d'ellipses.
"Alyah" est typiquement le genre de films qui demande à être revu afin de mieux l'apprécier sans doute et aussi de le saisir dans tous ses manques. Le scénario n'a beau pas être complètement saisissant, tout l'univers qui l'entoure est fascinant et son réalisme force l'admiration. Beaucoup de potentiel donc pour ce jeune réalisateur.
Comme vous l'avez deviné, le héros du film, Alex (Pio Marmai, étoile montante, avec raison) est un jeune juif parisien qui gagne de l'argent en vendant du cannabis. Sa petite affaire roule plutôt bien, mais il a un problème : son grand frère Isaac (Cédric Kahn, formidable), véritable boulet dont les affaires (illégales) sont plus lourdes et moins florissantes. Du coup, Alex est constamment en train de régler les dettes d'Isaac. Lorsqu'il apprend que son cousin va monter un restaurant à Tel Aviv, le petit frère va alors essayer de prendre la tangente et l'accompagner là-bas. Mais avant cela, il va falloir qu'Alex fasse son "Alyah" (l'émigration en Israël, qui demande des papiers aussi bien administratifs que religieux) et surtout apporte sa part (15.000 euros) dans l'établissement...
J'aime :
* Cette ambiance à mi-chemin entre le mystique de la religion et l'illégalité de la vente de drogue.
* Ce réalisme total qu'impose le réalisateur Elie Wajeman, tournant caméra sur l'épaule à la manière d'un documentaire.
* Cette plongée dans un judaïsme méconnu et moi les religions, ça me fascine assez.
* L'excellente joute que se livre les deux acteurs principaux, Pio Marmai et Cédric Kahn, excellents.
J'aime pas :
* Le début du film donc, où on a l'impression que les acteurs jouent faux, comme dans "Plus Belle la vie". C'est très étrange puis ça se dissipe au fur et à mesure.
* Il y a pas mal de trous dans le scénario ou plutôt des blancs. Jusqu'au bout, on n'a pas toutes les informations que l'on voudrait forcément sur les personnages ou certaines séquences comme celle du voyage à Amsterdam contiennent beaucoup trop d'ellipses.
"Alyah" est typiquement le genre de films qui demande à être revu afin de mieux l'apprécier sans doute et aussi de le saisir dans tous ses manques. Le scénario n'a beau pas être complètement saisissant, tout l'univers qui l'entoure est fascinant et son réalisme force l'admiration. Beaucoup de potentiel donc pour ce jeune réalisateur.
lundi 17 septembre 2012
Small Soldiers (1998)
Il arrive qu'on retombe par hasard sur des films comme ça et qu'on reste scotché devant tellement ça rappelle des souvenirs et aussi tellement c'est bien fait. Des années après les fameux Gremlins, Joe Dante remettait la main à la pâte avec cette fois des jouets qui viennent terrifier les humains.
L'histoire est celle du jeune Alan (Gregory Smith, bien) qui, après avoir été viré de son lycée, s'occupe du magasin de jouets de son père. Un arrivage de nouveaux jouets va bientôt semer la panique. Il s'agit de figurines type Action Man dont l'un des créateurs a eu la mauvaise idée d'y intégrer des puces confectionnées par l'armée et qui leur donnent une intelligence artificielle démoniaque. Leur objectif ? Détruire leurs ennemis Gorgonites, d'autres figurines, également dotées de la puce, mais à l'ambition pacifiste. Leur conflit va alors faire rage au sein même de la maison et du quartier d'Alan et de sa voisine Christy (Kirsten Dunst, toute jeune), dont il est secrètement amoureux...
J'aime :
* Les effets spéciaux. Joe Dante est un maître du cinéma américain pour cela et on peut lui faire confiance. L'animation de ses jouets est excellente et on a le droit à du "Toy Story" version trash, utilisant le moindre petit élément réel. L'interaction avec les acteurs est également très bonne.
* L'humour. C'est aussi une spécialité des films du cinéaste. On ne se prend pas au sérieux et on dégomme à tout va le mode de vie des Américains tranquilles. Ici, les maisons de banlieue volent en éclat pour le plus grand plaisir des spectateurs.
J'aime pas :
* Si le scénario offre plusieurs rebondissements avec un assaut final de haute volée, digne d'un film de guerre, l'histoire est tout de même cousue de fil blanc avec aucune complexité en vue. Certes, c'est un film qui se destine plus aux enfants, mais on aurait aimé quelque chose qui sorte un peu plus des deux décors quartier du héros/magasin de jouets.
Etant plus jeune, j'avais vraiment bien aimé cette bonne petite comédie d'action totalement dans l'esprit "Toy Story", mais en plus musclée. Les yeux d'adulte m'empêchent de prendre autant de plaisir, mais ça reste une oeuvre solide, extrêmement bien faite, et très cohérente avec l'univers de Joe Dante dont on a finalement trop peu vu de choses en dehors des Gremlins.
L'histoire est celle du jeune Alan (Gregory Smith, bien) qui, après avoir été viré de son lycée, s'occupe du magasin de jouets de son père. Un arrivage de nouveaux jouets va bientôt semer la panique. Il s'agit de figurines type Action Man dont l'un des créateurs a eu la mauvaise idée d'y intégrer des puces confectionnées par l'armée et qui leur donnent une intelligence artificielle démoniaque. Leur objectif ? Détruire leurs ennemis Gorgonites, d'autres figurines, également dotées de la puce, mais à l'ambition pacifiste. Leur conflit va alors faire rage au sein même de la maison et du quartier d'Alan et de sa voisine Christy (Kirsten Dunst, toute jeune), dont il est secrètement amoureux...
J'aime :
* Les effets spéciaux. Joe Dante est un maître du cinéma américain pour cela et on peut lui faire confiance. L'animation de ses jouets est excellente et on a le droit à du "Toy Story" version trash, utilisant le moindre petit élément réel. L'interaction avec les acteurs est également très bonne.
* L'humour. C'est aussi une spécialité des films du cinéaste. On ne se prend pas au sérieux et on dégomme à tout va le mode de vie des Américains tranquilles. Ici, les maisons de banlieue volent en éclat pour le plus grand plaisir des spectateurs.
J'aime pas :
* Si le scénario offre plusieurs rebondissements avec un assaut final de haute volée, digne d'un film de guerre, l'histoire est tout de même cousue de fil blanc avec aucune complexité en vue. Certes, c'est un film qui se destine plus aux enfants, mais on aurait aimé quelque chose qui sorte un peu plus des deux décors quartier du héros/magasin de jouets.
Etant plus jeune, j'avais vraiment bien aimé cette bonne petite comédie d'action totalement dans l'esprit "Toy Story", mais en plus musclée. Les yeux d'adulte m'empêchent de prendre autant de plaisir, mais ça reste une oeuvre solide, extrêmement bien faite, et très cohérente avec l'univers de Joe Dante dont on a finalement trop peu vu de choses en dehors des Gremlins.
lundi 10 septembre 2012
The Expendables 2 (2012)
Eh oui, forcément... Devant une telle affiche, un tel casting, on ne peut que succomber à l'appel du gros nanard. J'avais pourtant été prévenu par le premier "Expendables", totalement vide d'intérêt en dehors de sa compilation de gros bras d'une autre époque. Mais là, y en a encore plus, alors j'ai voulu me laisser convaincre.
Ce deuxième épisode reprend exactement le même schéma que le premier. Cela commence directement par une grosse castagne, ici en Asie, avec toujours la même équipe de choc (Stallone, Statham, Li, Lundgren, Crews et Couture), complétée par un petit jeune, Billy (Liam Hemsworth, fade). Ils viennent récupérer un homme d'affaires chinois ainsi que le mystérieux Trench (Arnold Schwarzenegger, en roue libre) qui avait peu ou prou la même mission, mais qui s'est retrouvé emprisonné. Un peu plus tard, Church (Bruce Willis, ironique à souhait), contacte les Expendables pour remplir une nouvelle mission, à savoir récupérer le contenu d'un coffre-fort, hyper top secret. L'avion qui le transportait s'est crashé quelque part en Europe de l'Est. La Dream Team de Barney Ross (Sylvester Stallone, au premier degré ridicule) se rend sur place, accompagnée par la jolie Maggie Chan (Yu Nan, caution féminine du film), mais se fait surprendre par l'impitoyable Jean Vilain (Jean-Claude Van Damme, plutôt drôle) et ses sbires...
J'aime :
* On ne va pas se le cacher, la présence de tous ces vieux routards du film d'action est assez jouissive, surtout lorsqu'il s'agit d'acteurs que l'on ne voit quasiment plus comme Chuck Norris ou Jean-Claude Van Damme, voire Arnold Schwarzenegger.
* C'est aussi chouette que Bruce Willis et Arnold Schwarzenegger aient eux aussi un vrai rôle à jouer ici, par rapport au premier épisode, où leur présence était vraiment symbolique.
* L'ironie mordante de la plupart de ces vieux briscards est réjouissante et leur plaisir de retrouver la place qui était la leur il y a des années est tout à fait communicative.
J'aime pas :
* Comme pour le premier opus, ce n'est pas tant la simplicité du scénario qui désespère que les grosses ficelles qu'il utilise. Pour le coup, on se retrouve vraiment avec la structure type des films qui ont fait le succès de ces vieux gaillards : une mission toute bête avec qques veuves et orphelins à sauver au passage pour mettre un poil d'émotion et de bravoure dans le tout.
* Le premier degré de Sylvester Stallone. C'est assez incompréhensible et cela vient presque tout gâcher. Il est vraiment le seul à jouer la chose hyper au sérieux, à peine amusé par les (mauvaises) blagues de ses partenaires. Entre la fille qu'il veut pas emmener avec lui (parce que c'est une fille et que les filles, c'est faible et fragile) et l'hommage rendu au pauvre Billy, ses scènes sont consternantes et vraiment hors d'âge. Et il est omniprésent !
* Pour revenir aux blagues (pas drôles) et au personnage de Barney Ross, les dialogues sont vraiment au degré zéro. Vous ne repartirez pas moins bêtes en sortant de la salle.
* Le premier épisode nous donnait une fausse dictature sud-américaine en carton-pâte, ici c'est beaucoup moins exotique (à part le début qui rappelle un peu l'univers de "Rambo"), et c'est même très laid. Froid et laid.
Ainsi, la suite tant attendue de "The Expendables" gâte pour ses vieilles gloires supplémentaires, mais ne va pas au-delà bien malheureusement. C'est bien dommage parce qu'il y avait du potentiel délirant, distillé par qques uns des acteurs, mais gâché vainement par Sylvester "Barney Ross" Stallone qui croit vraiment que c'est en modernisant à peine ses vieux rôles qu'il peut rivaliser avec les héros d'action actuels style Jason Bourne. Tu rêves papy !
Ce deuxième épisode reprend exactement le même schéma que le premier. Cela commence directement par une grosse castagne, ici en Asie, avec toujours la même équipe de choc (Stallone, Statham, Li, Lundgren, Crews et Couture), complétée par un petit jeune, Billy (Liam Hemsworth, fade). Ils viennent récupérer un homme d'affaires chinois ainsi que le mystérieux Trench (Arnold Schwarzenegger, en roue libre) qui avait peu ou prou la même mission, mais qui s'est retrouvé emprisonné. Un peu plus tard, Church (Bruce Willis, ironique à souhait), contacte les Expendables pour remplir une nouvelle mission, à savoir récupérer le contenu d'un coffre-fort, hyper top secret. L'avion qui le transportait s'est crashé quelque part en Europe de l'Est. La Dream Team de Barney Ross (Sylvester Stallone, au premier degré ridicule) se rend sur place, accompagnée par la jolie Maggie Chan (Yu Nan, caution féminine du film), mais se fait surprendre par l'impitoyable Jean Vilain (Jean-Claude Van Damme, plutôt drôle) et ses sbires...
J'aime :
* On ne va pas se le cacher, la présence de tous ces vieux routards du film d'action est assez jouissive, surtout lorsqu'il s'agit d'acteurs que l'on ne voit quasiment plus comme Chuck Norris ou Jean-Claude Van Damme, voire Arnold Schwarzenegger.
* C'est aussi chouette que Bruce Willis et Arnold Schwarzenegger aient eux aussi un vrai rôle à jouer ici, par rapport au premier épisode, où leur présence était vraiment symbolique.
* L'ironie mordante de la plupart de ces vieux briscards est réjouissante et leur plaisir de retrouver la place qui était la leur il y a des années est tout à fait communicative.
J'aime pas :
* Comme pour le premier opus, ce n'est pas tant la simplicité du scénario qui désespère que les grosses ficelles qu'il utilise. Pour le coup, on se retrouve vraiment avec la structure type des films qui ont fait le succès de ces vieux gaillards : une mission toute bête avec qques veuves et orphelins à sauver au passage pour mettre un poil d'émotion et de bravoure dans le tout.
* Le premier degré de Sylvester Stallone. C'est assez incompréhensible et cela vient presque tout gâcher. Il est vraiment le seul à jouer la chose hyper au sérieux, à peine amusé par les (mauvaises) blagues de ses partenaires. Entre la fille qu'il veut pas emmener avec lui (parce que c'est une fille et que les filles, c'est faible et fragile) et l'hommage rendu au pauvre Billy, ses scènes sont consternantes et vraiment hors d'âge. Et il est omniprésent !
* Pour revenir aux blagues (pas drôles) et au personnage de Barney Ross, les dialogues sont vraiment au degré zéro. Vous ne repartirez pas moins bêtes en sortant de la salle.
* Le premier épisode nous donnait une fausse dictature sud-américaine en carton-pâte, ici c'est beaucoup moins exotique (à part le début qui rappelle un peu l'univers de "Rambo"), et c'est même très laid. Froid et laid.
Ainsi, la suite tant attendue de "The Expendables" gâte pour ses vieilles gloires supplémentaires, mais ne va pas au-delà bien malheureusement. C'est bien dommage parce qu'il y avait du potentiel délirant, distillé par qques uns des acteurs, mais gâché vainement par Sylvester "Barney Ross" Stallone qui croit vraiment que c'est en modernisant à peine ses vieux rôles qu'il peut rivaliser avec les héros d'action actuels style Jason Bourne. Tu rêves papy !
Starbuck (2012)
Je ne crois pas avoir déjà vu le moindre film québécois dans ma vie. Bizarre. Enfin toujours est-il que, pour une fois, on nous en proposait un à l'affiche chez nous alors j'avais bon espoir qu'il fut bon. Et la belle surprise fut à la hauteur de mes attentes.
L'histoire est celle de David Wozniak, un brave type de Montréal qui ne fait pas grand chose de sa vie. Il bosse pour la boucherie familiale, s'occupant des livraisons de viande, quand il a le temps, et ses hobbys sont principalement le foot et la culture de cannabis. Sauf que cette dernière va lui attirer beaucoup d'ennuis, notamment une grosse dette à payer. Au même moment, l'avocat d'une clinique lui apprend qu'une centaine de jeunes gens (sur 533) voudraient faire sa connaissance. Pourquoi ? Parce qu'il en est le géniteur anonyme, grâce au sperme qu'il a donné à l'établissement lorsqu'il était plus jeune, afin de gagner de l'argent. Pour savoir quelle suite donner à cette demande incongrue, d'autant plus que son ex est enceinte de lui, David Wozniak se décide à tenter de connaître discrètement quelques uns de ses "enfants"...
J'aime :
* Le scénario follement original de ce film, très proche d'une comédie à l'américaine, en reprenant ses meilleurs effets, avec le rythme qu'il faut.
* Les acteurs, Patrick Huard (David Wozniak) en tête, excellent dans ce rôle d'un cousin canadien du "Dude" des Frères Coen. Bon à rien, paresseux, distrait et maladroit, il est à la masse, mais veut prouver qu'il peut être quelqu'un de bien. Il attendait juste une sorte de mission divine et il l'a trouvé avec cet événement extraordinaire. On apprécie beaucoup également son meilleur ami avocat joué par Antoine Bertrand qui remplit à merveille son rôle de compagnon de galère débordé et stupéfait de ses initiatives.
* L'ambiance, l'humour grinçant et surtout cette "langue" québécoise, si proche et si lointaine à la fois en raison de ses expressions singulières (sous-titrées en français de France !) et de son usage tonitruant de l'anglais.
J'aime pas :
* Un happy end peut-être un peu trop convenu et une fin justement un brin mollassonne.
Un grand bravo donc à ce film québécois qui mérite tous les honneurs qu'il a reçus un peu partout. Alors oui, c'est très masculin voire même macho, mais les personnages principaux sont quand même de beaux losers qui en prennent pour leur grade. Cela fait toujours un bien fou de voir des films de ce type, qu'on n'attend pas, totalement rafraîchissant. La mission de ce "Feel good movie" est remplie à merveille.
L'histoire est celle de David Wozniak, un brave type de Montréal qui ne fait pas grand chose de sa vie. Il bosse pour la boucherie familiale, s'occupant des livraisons de viande, quand il a le temps, et ses hobbys sont principalement le foot et la culture de cannabis. Sauf que cette dernière va lui attirer beaucoup d'ennuis, notamment une grosse dette à payer. Au même moment, l'avocat d'une clinique lui apprend qu'une centaine de jeunes gens (sur 533) voudraient faire sa connaissance. Pourquoi ? Parce qu'il en est le géniteur anonyme, grâce au sperme qu'il a donné à l'établissement lorsqu'il était plus jeune, afin de gagner de l'argent. Pour savoir quelle suite donner à cette demande incongrue, d'autant plus que son ex est enceinte de lui, David Wozniak se décide à tenter de connaître discrètement quelques uns de ses "enfants"...
J'aime :
* Le scénario follement original de ce film, très proche d'une comédie à l'américaine, en reprenant ses meilleurs effets, avec le rythme qu'il faut.
* Les acteurs, Patrick Huard (David Wozniak) en tête, excellent dans ce rôle d'un cousin canadien du "Dude" des Frères Coen. Bon à rien, paresseux, distrait et maladroit, il est à la masse, mais veut prouver qu'il peut être quelqu'un de bien. Il attendait juste une sorte de mission divine et il l'a trouvé avec cet événement extraordinaire. On apprécie beaucoup également son meilleur ami avocat joué par Antoine Bertrand qui remplit à merveille son rôle de compagnon de galère débordé et stupéfait de ses initiatives.
* L'ambiance, l'humour grinçant et surtout cette "langue" québécoise, si proche et si lointaine à la fois en raison de ses expressions singulières (sous-titrées en français de France !) et de son usage tonitruant de l'anglais.
J'aime pas :
* Un happy end peut-être un peu trop convenu et une fin justement un brin mollassonne.
Un grand bravo donc à ce film québécois qui mérite tous les honneurs qu'il a reçus un peu partout. Alors oui, c'est très masculin voire même macho, mais les personnages principaux sont quand même de beaux losers qui en prennent pour leur grade. Cela fait toujours un bien fou de voir des films de ce type, qu'on n'attend pas, totalement rafraîchissant. La mission de ce "Feel good movie" est remplie à merveille.
Lay the favorite (2012)
C'est l'été, vous ne savez pas trop quoi faire, alors pourquoi pas aller au cinéma ? C'est exactement ce que je me suis dit il y a quelques semaines, même si peu de films sont vraiment hyper enthousiasmants à cette période de l'année.
Je suis donc tombé par hasard sur le dernier film de Stephen Frears, plutôt un type renommé, avec en plus un casting de choix : Bruce Willis, Catherine Zeta-Jones, Joshua Jackson (bon oui ok), Vince Vaughn, ... Sympa quoi. Sauf que j'avais oublié qu'on était quand même l'été et que les films au casting ronflant ne sont pas toujours synonymes de qualité...
L'histoire, c'est celle de Beth (Rebecca Hall, jolie et sympa) qui décide de quitter son trou perdu et son job de strip-teaseuse à domicile pour rencontrer bonheur et fortune à Las Vegas. Là-bas, elle fait la connaissance de Dink (Bruce Willis, sans effort) qui dirige une petite agence de bookmakers. Ce dernier la prend sous son aile, au grand dam de son épouse Tulip (Catherine Zeta-Jones, diva), et la forme au métier. Mais c'est sans compter sur son rival Rosie (Vince Vaughn, à l'aise) et puis, il faut aussi composer avec Jeremy (Joshua Jackson, fade), le nouvel amoureux...
J'aime :
* Rebecca Hall, jolie et fraîche et qui mène bien sa barque.
* Le reste du casting, parce que ça fait toujours plaisir de voir des acteurs qu'on aime bien jouer ensemble, malgré le résultat.
J'aime pas :
* Le film ne démarre jamais vraiment et au moment où l'on croit percevoir un peu de suspense avec l'étau se resserrant sur le business de Rosie, on est déjà à la fin...
* Le scénario est ainsi on ne peut plus plat, étiré jusqu'à plus soif...
* La plongée dans le milieu des bookmakers aurait pu être intéressante, mais ici, on n'apprend rien, on ne fait que surnager sans jamais rien comprendre aux règles du jeu, ou si peu. Soit, c'est une comédie, mais l'histoire était quand même plutôt originale, d'autant qu'elle est plus ou moins vraie.
La déception et l'ennui s'installent ainsi très vite à la vue de ce film léger et sans saveur, comme un jour d'été à se demander ce que l'on peut bien faire. Les acteurs ont beau apporter un peu de bonne humeur, ils ne parviennent jamais à remonter le niveau d'un film dont l'intérêt ne vaut à peine que par leur présence.
Je suis donc tombé par hasard sur le dernier film de Stephen Frears, plutôt un type renommé, avec en plus un casting de choix : Bruce Willis, Catherine Zeta-Jones, Joshua Jackson (bon oui ok), Vince Vaughn, ... Sympa quoi. Sauf que j'avais oublié qu'on était quand même l'été et que les films au casting ronflant ne sont pas toujours synonymes de qualité...
L'histoire, c'est celle de Beth (Rebecca Hall, jolie et sympa) qui décide de quitter son trou perdu et son job de strip-teaseuse à domicile pour rencontrer bonheur et fortune à Las Vegas. Là-bas, elle fait la connaissance de Dink (Bruce Willis, sans effort) qui dirige une petite agence de bookmakers. Ce dernier la prend sous son aile, au grand dam de son épouse Tulip (Catherine Zeta-Jones, diva), et la forme au métier. Mais c'est sans compter sur son rival Rosie (Vince Vaughn, à l'aise) et puis, il faut aussi composer avec Jeremy (Joshua Jackson, fade), le nouvel amoureux...
J'aime :
* Rebecca Hall, jolie et fraîche et qui mène bien sa barque.
* Le reste du casting, parce que ça fait toujours plaisir de voir des acteurs qu'on aime bien jouer ensemble, malgré le résultat.
J'aime pas :
* Le film ne démarre jamais vraiment et au moment où l'on croit percevoir un peu de suspense avec l'étau se resserrant sur le business de Rosie, on est déjà à la fin...
* Le scénario est ainsi on ne peut plus plat, étiré jusqu'à plus soif...
* La plongée dans le milieu des bookmakers aurait pu être intéressante, mais ici, on n'apprend rien, on ne fait que surnager sans jamais rien comprendre aux règles du jeu, ou si peu. Soit, c'est une comédie, mais l'histoire était quand même plutôt originale, d'autant qu'elle est plus ou moins vraie.
La déception et l'ennui s'installent ainsi très vite à la vue de ce film léger et sans saveur, comme un jour d'été à se demander ce que l'on peut bien faire. Les acteurs ont beau apporter un peu de bonne humeur, ils ne parviennent jamais à remonter le niveau d'un film dont l'intérêt ne vaut à peine que par leur présence.
Bienvenue !
Il était une fois... Tous les films racontent des histoires et c'est ainsi que l'on commence les histoires. Donc, il était une fois moi-même, passionné de cinéma, qui avait débuté un blog de critiques de films, il y a quelques années de cela, sur l'excellente plateforme Allociné.
Mais voilà que le site de référence pour le cinéma a décidé il y a près d'un an de se séparer de sa plateforme de blogs, la faisant déménager chez Over-Blog. Sauf que par un grand mystère, mon blog à moi, qui contenait près de 200 critiques de films, n'est jamais arrivé à bon port, provoquant la perte pure et simple de toute ma modeste oeuvre, malgré mes nombreuses demandes auprès d'Over-Blog.
C'est ainsi qu'il m'a fallu du temps pour digérer et avoir le courage de repartir à zéro sur cette plateforme simple, mais efficace, et sur laquelle je compte déjà un blog musique. J'ai aussi décidé de revoir ma manière d'aborder les films, en allant à l'essentiel.
Je donnerai ainsi un bref aperçu de l'histoire du film, avant de vous livrer un classique, mais efficace là aussi, "j'aime/j'aime pas", avec une conclusion, histoire de vous dire s'il faut ou non aller voir le film en salles (s'il y est encore, car je critique également des films plus anciens), ou se contenter d'attendre sa diffusion télévisuelle, ou encore ne jamais vous aventurer à un quelconque visionnage.
Avant de terminer avec le "FIN" de rigueur, je tenais à préciser que le nom de ce blog provient de mon nom de famille, mais c'est aussi le nom d'un chouette cinéma indépendant de Sydney. Ils ont repris ce nom, non pas en hommage à moi-même, mais à l'illustre Charles Chauvel, pionnier du cinéma australien sur lequel j'ai écrit un mémoire, si cela vous intéresse. FIN.
Inscription à :
Commentaires (Atom)