"Gros" casting pour "petit" film d'espionnage adapté d'un livre de John Le Carré, mais un équilibre plutôt plaisant, même si manquant d'ambition.
Perry (Ewan McGregor, bien), professeur à l'université, et Gail (Naomie Harris, pas mal), avocate, tentent de sauver leur couple en prenant des vacances romantiques à Marrakech. Un soir au restaurant, alors que Gail a dû s'absenter pour travailler, Perry est invité par Dima (Stellan Skarsgard, excellent), un homme d'affaires russe en goguette, à passer la soirée avec lui et ses convives dans une magnifique villa. Celui-ci ne tarde pas à révéler au Britannique qu'il fait partie de la mafia russe et qu'il a besoin de lui pour servir d'intermédiaire auprès du MI6. Dima et sa famille étant en danger, menacés de mort par "le Prince", jeune parrain de la mafia russe sans pitié, il espère obtenir l'asile et la protection des services secrets britanniques en échange d'informations explosives...
J'aime :
*Le scénario. Certains le trouvent alambiqué, mais il est plutôt prenant et va à contre-courant des films mêlant espionnage et surtout action du moment.
*Le casting. Tout le monde est très juste et mention spéciale à Stellan Skarsgard, hautement charismatique en mafieux russe sur la tangente. Ewan McGregor est bon aussi en professeur d'université tombé soudainement dans une grosse affaire qui le dépasse.
*Les décors. Comme tout bon film d'espionnage qui se respecte, on voyage au gré des déplacements de Dima, de Marrakech à Berne, en passant par Londres et Paris. Joli périple !
J'aime pas :
*Le manque d'ambition. Forcément, si on compare aux blockbusters du genre, "Our Kind of traitor" fait un peu bas de gamme, dans le sens où l'action est réduite au minimum. Le scénario aurait pu être, il est vrai, musclé un peu plus, afin de compenser, mais ce n'est pas le cas, donc on reste avec un suspense minimal.
On pouvait donc attendre plus et mieux d'une adaptation d'un roman de John Le Carré, mais Susanna White délivre une oeuvre pas mal du tout au final et offrant un agréable divertissement, tout en retenue britannique.
vendredi 21 octobre 2016
vendredi 14 octobre 2016
The Magnificent Seven (2016)
"The Magnificent Seven", version originale, fait partie des films de mon enfance donc de mes films préférés. En voir sortir un remake, qui plus est dirigé par Antoine Fuqua, ne m'a pas du tout réjoui au premier abord, mais ce n'est pas si mal...
Pour cette version 2016, la structure du scénario est identique. La petite bourgade de Rose Creek vit des jours paisibles, mais sa mine d'or finit par attirer l'affreux propriétaire terrien Batholomew Bogue (Peter Sarsgaard, crispant). Désirant s'emparer de tout le territoire, il somme avec violence ses habitants d'en déguerpir. Deux d'entre deux, Emma Cullen et Teddy Q, s'en vont alors chercher de l'aide. Ils tombent sur le chasseur de primes Sam Chisolm (Denzel Washington, bien), qui décide de les aider en recrutant plusieurs autres hommes pouvant affronter avec lui et les habitants de Rose Creek l'armée de Bogue. Ces six autres mercenaires seront : Josh Farraday (Chris Pratt, sympa), Goodnight Robicheaux (Ethan Hawke, très bien) et son acolyte Billy Rocks (Lee Byung-Hun, pas mal), Jack Horne (Vincent D'Onofrio, cool), Manuel Vasquez (Manuel Garcia-Rulfo, très cool) et Red Harvest (Martin Sensmeier, bof).
J'aime :
*Le genre. C'est un western et quelle que soit l'époque à laquelle il est tourné, j'adore cela.
*Les décors. Cela va avec le genre, j'adore les films historiques pour cela et l'environnement de l'ouest américain très bien retranscrit ici.
*Le casting. Je suis fan d'aucun de la bande des sept, mais c'est du solide et on sent une certaine cohésion malgré le défi d'avoir cherché à représenter toutes les minorités : noir, blanc, asiatique, autochtone, hispanique, vieux... et le personnage d'Emma Cullen donne aussi une place de choix aux femmes.
*Le scénario. Calqué sur l'original, qui n'est pas non plus très complexe en termes de structure, il présente des variantes intéressantes et Antoine Fuqua a trouvé le bon rythme pour que ce ne soit pas ennuyeux.
J'aime pas :
*Les excès. Il y en a quelques-uns, western moderne et donc musclé oblige, que ce soit en termes de violence et d'action (dans la grande bataille finale, cela canarde de tous les côtés et on est un peu perdu parfois).
Evidemment, "The Magnificent Seven" version 2016 n'a pas le charme de l'original, sa bande originale (sauf en clin d'oeil à la fin) et son casting fabuleux - Antoine Fuqua n'a réuni que des habitués de ses films ou presque, mais il est néanmoins loin d'être raté et offre un bon divertissement.
Pour cette version 2016, la structure du scénario est identique. La petite bourgade de Rose Creek vit des jours paisibles, mais sa mine d'or finit par attirer l'affreux propriétaire terrien Batholomew Bogue (Peter Sarsgaard, crispant). Désirant s'emparer de tout le territoire, il somme avec violence ses habitants d'en déguerpir. Deux d'entre deux, Emma Cullen et Teddy Q, s'en vont alors chercher de l'aide. Ils tombent sur le chasseur de primes Sam Chisolm (Denzel Washington, bien), qui décide de les aider en recrutant plusieurs autres hommes pouvant affronter avec lui et les habitants de Rose Creek l'armée de Bogue. Ces six autres mercenaires seront : Josh Farraday (Chris Pratt, sympa), Goodnight Robicheaux (Ethan Hawke, très bien) et son acolyte Billy Rocks (Lee Byung-Hun, pas mal), Jack Horne (Vincent D'Onofrio, cool), Manuel Vasquez (Manuel Garcia-Rulfo, très cool) et Red Harvest (Martin Sensmeier, bof).
J'aime :
*Le genre. C'est un western et quelle que soit l'époque à laquelle il est tourné, j'adore cela.
*Les décors. Cela va avec le genre, j'adore les films historiques pour cela et l'environnement de l'ouest américain très bien retranscrit ici.
*Le casting. Je suis fan d'aucun de la bande des sept, mais c'est du solide et on sent une certaine cohésion malgré le défi d'avoir cherché à représenter toutes les minorités : noir, blanc, asiatique, autochtone, hispanique, vieux... et le personnage d'Emma Cullen donne aussi une place de choix aux femmes.
*Le scénario. Calqué sur l'original, qui n'est pas non plus très complexe en termes de structure, il présente des variantes intéressantes et Antoine Fuqua a trouvé le bon rythme pour que ce ne soit pas ennuyeux.
J'aime pas :
*Les excès. Il y en a quelques-uns, western moderne et donc musclé oblige, que ce soit en termes de violence et d'action (dans la grande bataille finale, cela canarde de tous les côtés et on est un peu perdu parfois).
Evidemment, "The Magnificent Seven" version 2016 n'a pas le charme de l'original, sa bande originale (sauf en clin d'oeil à la fin) et son casting fabuleux - Antoine Fuqua n'a réuni que des habitués de ses films ou presque, mais il est néanmoins loin d'être raté et offre un bon divertissement.
jeudi 6 octobre 2016
Masterminds (2016)
Ce petit film du jeune et méconnu Jared Hess n'avait pas l'air de casser des briques, mais il s'avère meilleur que prévu.
L'histoire est entièrement vraie et le film reprend de nombreux détails véridiques. David Ghantt (Zach Galifianakis, excellent), convoyeur de fonds très crétin sur le point de se marier avec sa fiancée Jandice (Kate McKinnon, délirante), tombe amoureux de sa collègue Kelly Campbell (Kristen Wiig, sympa). Mais cette dernière se fait renvoyer. L'un de ses amis, le rusé Steve Chambers (Owen Wilson, comme d'hab'), lui suggère de recontacter son ancien collègue pour organiser un casse au sein de son entreprise. Aveuglé par l'amour, David Ghantt marche et vole plus de 17 millions de dollars. Parti se cacher au Mexique en attendant Kelly, il va se retrouver traqué par l'agent du FBI Scanlon (Leslie Jones, très bien) ainsi qu'un tueur à gages, Mike McKinney (Jason Sudeikis, caricatural)...
J'aime :
*Le scénario. L'histoire est assez dingue et donc totalement vraie, ce qui rend le scénario d'autant plus croustillant. Cependant, il est dommage que la partie post-braquage du côté de chez les Chambers soit bien plus plate qu'au Mexique.
*Le casting. C'est du lourd côté humour et on retrouve avec plaisir le Zach Galifianakis version "The Hangover", son personnage d'idiot au grand coeur étant plus ou moins similaire (avec plus de cheveux ici !). Kristen Wiig est assez touchante et Leslie Jones très marrante. Owen Wilson, lui, reste dans son registre de rusé mesquin.
*L'humour. J'ai lu une critique qui déplorait le manque de "blagues", c'est vrai qu'il n'y a pas non plus énormément de gags qui resteront, mais le ton général potache permet de se faire plaisir sans se prendre la tête.
J'aime pas :
*S'accrochant justement peut-être un peu trop à l'histoire originale - sauf sans doute la partie mexicaine avec le duel David Ghantt-Mike McKinney, "Masterminds" manque de rythme et de piquant côté humour.
"Masterminds" est ainsi une bonne petite comédie policière, qui ne restera pas dans les annales, mais aura eu le mérite de traiter de manière bien sympathique ce faits divers hors norme !
L'histoire est entièrement vraie et le film reprend de nombreux détails véridiques. David Ghantt (Zach Galifianakis, excellent), convoyeur de fonds très crétin sur le point de se marier avec sa fiancée Jandice (Kate McKinnon, délirante), tombe amoureux de sa collègue Kelly Campbell (Kristen Wiig, sympa). Mais cette dernière se fait renvoyer. L'un de ses amis, le rusé Steve Chambers (Owen Wilson, comme d'hab'), lui suggère de recontacter son ancien collègue pour organiser un casse au sein de son entreprise. Aveuglé par l'amour, David Ghantt marche et vole plus de 17 millions de dollars. Parti se cacher au Mexique en attendant Kelly, il va se retrouver traqué par l'agent du FBI Scanlon (Leslie Jones, très bien) ainsi qu'un tueur à gages, Mike McKinney (Jason Sudeikis, caricatural)...
J'aime :
*Le scénario. L'histoire est assez dingue et donc totalement vraie, ce qui rend le scénario d'autant plus croustillant. Cependant, il est dommage que la partie post-braquage du côté de chez les Chambers soit bien plus plate qu'au Mexique.
*Le casting. C'est du lourd côté humour et on retrouve avec plaisir le Zach Galifianakis version "The Hangover", son personnage d'idiot au grand coeur étant plus ou moins similaire (avec plus de cheveux ici !). Kristen Wiig est assez touchante et Leslie Jones très marrante. Owen Wilson, lui, reste dans son registre de rusé mesquin.
*L'humour. J'ai lu une critique qui déplorait le manque de "blagues", c'est vrai qu'il n'y a pas non plus énormément de gags qui resteront, mais le ton général potache permet de se faire plaisir sans se prendre la tête.
J'aime pas :
*S'accrochant justement peut-être un peu trop à l'histoire originale - sauf sans doute la partie mexicaine avec le duel David Ghantt-Mike McKinney, "Masterminds" manque de rythme et de piquant côté humour.
"Masterminds" est ainsi une bonne petite comédie policière, qui ne restera pas dans les annales, mais aura eu le mérite de traiter de manière bien sympathique ce faits divers hors norme !
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