Il m'arrive rarement de voir des films italiens. Celui-ci, signé Andrea Molaioli, est une comédie fraîche et sympathique, adaptation fidèle du roman de Nick Hornby ("Slam") mais transposée à Rome (au lieu de Londres).
L'histoire est celle de Samuele (Ludovico Tersigni, très bien), un ado romain de 16 ans, fan absolu du skateur Tony Hawk dont il lit et relit l'autobiographie à longueur de journée. Il a une relation très proche avec sa mère (Jasmine Trinca, bien), qui l'a eu elle-même à 16 ans et l'a élevé seule par la suite. Lors d'une fête, Samuele rencontre Alice (Barbara Ramella, pas mal). Ils sortent ensemble avant que le garçon ne décide de la quitter sans raison, s'inspirant une nouvelle fois d'un épisode de la vie de son idole. Un jour, elle le rappelle, elle est enceinte de lui...
J'aime :
* Le scénario. Si l'histoire est somme toute banale, l'originalité se retrouve notamment dans la structure de son récit, fidèle au roman, avec les bonds dans le futur de Samuele (sous la forme de rêve) après le premier tiers du film. Le scénario pose aussi de nombreuses questions réalistes sur les grossesses adolescentes et leurs conséquences, ce qui n'est pas commun pour autant dans ce genre de films.
* Les dialogues. Un humour très subtil, vaguement Allenien, est distillé tout au long du film et débouche sur des bouts de scène très drôles, souvent aux dépens du lunaire Samuele et on trouve pire encore avec son meilleur ami skateur aux cheveux longs, constamment à côté de la plaque.
* Le casting. Pas du tout familier du cinéma italien, je ne connais aucun des acteurs, mais la partition est bonne et bien interprétée. Ils rendent tous leur personnage sympathique et attachant, même le père de Samuele, qui a montré le mauvais exemple à son fils mais n'en est pas vraiment tourmenté pour autant. Il est sympa aussi que Tony Hawk ait accepté de lire lui-même les passages de son autobiographie en voix off.
* Les décors. Certes, on voit le Colisée, mais pour le reste, pas de clichés touristiques pour le film tourné dans une Rome et ses alentours du quotidien.
J'aime pas :
* Pas de grand reproche à faire. Les flash-forward néanmoins donnent l'impression que le film est plus long qu'il ne l'est.
"Slam" prouve qu'on peut très bien adapter un roman étranger et le situer dans son propre pays avec un très bon résultat. Andrea Molaioli a ainsi signé une comédie pour ados pas bête du tout, drôle et divertissante. Grazie !
jeudi 8 mars 2018
samedi 3 mars 2018
In Bruges (2008)
J'avais entendu beaucoup de bien de ce premier film du Britannique Martin McDonagh, mais je n'avais jamais eu l'occasion de le voir. C'est chose faite et ce n'est pas aussi génial que je ne le pensais.
L'histoire se déroule donc à Bruges, en Belgique. Les deux tueurs à gages irlandais Ken (Brendan Gleeson, très bien) et Ray (Colin Farrell, excellent) s'y planquent après une mission qui a mal tourné à Londres. Le second y a tué accidentellement un enfant. En attendant les prochaines instructions de leur chef, Harry (Ralph Fiennes, pas mal), ils tuent le temps en visitant la ville. Si Ken est ravi de faire du tourisme, Ray, lui, s'ennuie à mourir...
J'aime :
* Les décors. Comme son personnage d'Harry pour trouver une planque à ses flingueurs, c'est après un séjour touristique à Bruges que Martin McDonagh a eu l'idée d'y situer un film. Une initiative originale pour un polar qui nous donne à voir une ville magnifique et dont l'atmosphère glaciale et brumeuse de l'hiver ajoute à installer l'ambiance désirée par le cinéaste.
* Le casting. Le duo mal assorti de tueurs à gages fonctionne parfaitement, avec une mention spéciale à Colin Farrell que j'avais surtout vu dans des blockbusters et dont la présence dans ce petit film (postérieur à "Alexandre", "Miami Vice"...) est aussi sympathique que talentueuse. On sent d'ailleurs qu'il prend beaucoup de plaisir à pouvoir reprendre son accent original irlandais. On est moins fan du casting francophone (Clémence Poésy, Jérémie Rénier...), qui paraît jouer faux en anglais.
* L'humour. C'est un film 100% British (et même Irlandais) au niveau des dialogues et du scénario, c'est-à-dire qu'il est sérieux, mais le réalisateur y a distillé une bonne dose d'humour et d'absurdité dans certaines situations.
J'aime pas :
* Le scénario. Le film n'est pas très long (1h32), mais il prend son temps et on se sent rapidement comme le personnage de Colin Farrell à attendre qu'il se passe quelque chose. Les choses finissent par s'emballer de manière surprenante dans le dernier tiers du film, mais on s'attendait à autre chose. Il ne comporte rien d'incohérent, mais cela se précipite un peu avec l'arrivée du personnage de Ralph Fiennes. La partie avec l'acteur nain ne m'a pas emballé non plus.
"In Bruges" avait tout pour atteindre l'excellence, entre le lieu original de l'intrigue et le casting (anglophone) impeccable. Mais son scénario, qui partait bien, finit par nous dérouter quelque peu avec un dénouement surprenant.
L'histoire se déroule donc à Bruges, en Belgique. Les deux tueurs à gages irlandais Ken (Brendan Gleeson, très bien) et Ray (Colin Farrell, excellent) s'y planquent après une mission qui a mal tourné à Londres. Le second y a tué accidentellement un enfant. En attendant les prochaines instructions de leur chef, Harry (Ralph Fiennes, pas mal), ils tuent le temps en visitant la ville. Si Ken est ravi de faire du tourisme, Ray, lui, s'ennuie à mourir...
J'aime :
* Les décors. Comme son personnage d'Harry pour trouver une planque à ses flingueurs, c'est après un séjour touristique à Bruges que Martin McDonagh a eu l'idée d'y situer un film. Une initiative originale pour un polar qui nous donne à voir une ville magnifique et dont l'atmosphère glaciale et brumeuse de l'hiver ajoute à installer l'ambiance désirée par le cinéaste.
* Le casting. Le duo mal assorti de tueurs à gages fonctionne parfaitement, avec une mention spéciale à Colin Farrell que j'avais surtout vu dans des blockbusters et dont la présence dans ce petit film (postérieur à "Alexandre", "Miami Vice"...) est aussi sympathique que talentueuse. On sent d'ailleurs qu'il prend beaucoup de plaisir à pouvoir reprendre son accent original irlandais. On est moins fan du casting francophone (Clémence Poésy, Jérémie Rénier...), qui paraît jouer faux en anglais.
* L'humour. C'est un film 100% British (et même Irlandais) au niveau des dialogues et du scénario, c'est-à-dire qu'il est sérieux, mais le réalisateur y a distillé une bonne dose d'humour et d'absurdité dans certaines situations.
J'aime pas :
* Le scénario. Le film n'est pas très long (1h32), mais il prend son temps et on se sent rapidement comme le personnage de Colin Farrell à attendre qu'il se passe quelque chose. Les choses finissent par s'emballer de manière surprenante dans le dernier tiers du film, mais on s'attendait à autre chose. Il ne comporte rien d'incohérent, mais cela se précipite un peu avec l'arrivée du personnage de Ralph Fiennes. La partie avec l'acteur nain ne m'a pas emballé non plus.
"In Bruges" avait tout pour atteindre l'excellence, entre le lieu original de l'intrigue et le casting (anglophone) impeccable. Mais son scénario, qui partait bien, finit par nous dérouter quelque peu avec un dénouement surprenant.
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