Est-ce le grand retour des comédies romantiques anglo-saxonnes ? C'est en tout cas l'objectif du méconnu britannique Ol Parker avec ce film sauvé par son couple vedette.
L'histoire est celle de Lily (Kaitlyn Dever, correcte), jeune Américaine tout juste sortie de l'université, qui s'en va fêter son diplôme avec sa meilleure amie Wren (Billie Lourd, rigolote) à Bali. Là, la première tombe amoureuse d'un jeune Balinais, Gede (Maxime Bouttier, pas mal), et décide de tout plaquer pour rester vivre sur place. Elle convie alors ses parents divorcés, Georgia (Julia Roberts, très bien) et David (George Clooney, très bien aussi), pour le mariage. Ces deux derniers se détestent, mais vont devoir collaborer pour empêcher l'union d'avoir lieu...
J'aime :
* Le casting. Oh on n'évite pas un peu de cabotinage de la part du couple star Roberts-Clooney, mais cela reste un vif plaisir de les retrouver ensemble, particulièrement dans ce jeu à se tirer dans les pattes de manière vache et souvent drôle. Puis ils finissent par se lâcher dans une sympathique séquence de beer pong. Evidemment, ils écrasent totalement leurs principaux partenaires de jeu, bien plus jeunes et mièvres.
* Les décors. La majeure partie du film a été tournée dans le magnifique Etat du Queensland, en Australie, mais le subterfuge fonctionne, sauf lors de plans larges (un coucher de soleil qui fait bien fake à un moment) tournés à Bali, mais sans le casting.
J'aime pas :
* Le scénario. On a rarement vu plus prévisible. Même si la plupart des comédies romantiques sont elles aussi tissées de grosses ficelles, les meilleures réservent quelques fausses pistes et rebondissements. Ici, tout est cousu de fil blanc, on sait tout ce qu'il va se passer à l'avance ou presque. Ce ne sont plus des ficelles, mais des cordes. Cela limite donc fortement l'intérêt de l'histoire et les différentes petites aventures connues par les protagonistes sont loin d'être exaltantes.
Si Ol Parker a tout de même réussi son pari de redonner le sourire aux spectateurs en cette période post-pandémie, il le doit nettement plus à ses deux têtes d'affiche qu'à son histoire préfabriquée sans aucune surprise malgré de bien jolis décors de carte postale.