jeudi 27 mai 2021

Die Hard with a vengeance (1995)

Il aura cette fois fallu attendre cinq ans pour que sorte un nouvel épisode de la saga "Die Hard", avec un retour de John McTiernan (réalisateur du premier) derrière la caméra. Bien lui en prendra, il aura signé les deux meilleurs épisodes! 

L'histoire se déroule cette fois à New York où John McClane (Bruce Willis, plus impeccable que jamais) est de retour, séparé de sa femme. Mais il est au plus mal, suspendu et ayant sombré dans l'alcool. Pas de chance, une fois de plus, c'est un jour de gueule de bois qu'a choisi un certain Simon (Jeremy Irons, excellent même si on a le retour de l'accent allemand) pour faire exploser une bombe dans la ville et exiger que John McClane joue avec lui à un jeu morbide pour éviter d'en faire sauter d'autres...

J'aime :

 * Le scénario. Evidemment qu'il fallait véritablement faire vivre à John McClane "une journée en enfer" (pour reprendre le titre français) alors qu'il n'y est pas du tout préparé (encore pire même que lors des deux précédents épisodes) pour nous réjouir. Cette fois-ci, notre héros est embarqué dans son aventure sur un laps de temps bien plus long et, même s'il reste dans la même ville (sauf le final il est vrai), bouge dans des lieux plus variés. Et on ne peut que saluer l'ingéniosité du scénario, extrêmement bien rythmé et divertissant, à l'image de la variété des missions proposées par Simon. Un grand bravo au jeune (à l'époque) Jonathan Hensleigh (auteur la même année du remarquable "Jumanji").

* Le casting. Après un deuxième opus où aucun autre acteur ne faisait d'ombre à Bruce Willis, il est de nouveau face à un méchant des plus charismatiques (forcément, vu son lien avec celui du premier épisode...) joué par Jeremy Irons donc, très à l'aise. Et surtout il est secondé par un Samuel L. Jackson extra, non pas en policier, mais en modeste électricien embarqué malgré lui dans l'aventure. Excellent trio.

* L'environnement. New York est une ville de cinéma et c'est un bonheur que de la visiter à travers les différentes missions de Simon.

* L'action. C'est un régal avec une multitude de moyens de transport (taxi, voiture, métro, camion, bateau...) et autant de scènes de bravoure qui font bien suer nos deux acolytes d'un jour.

J'aime pas :

* Vraiment rien, même l'accent allemand de Jeremy Irons fait plus réaliste que celui d'Alan Rickman !

Sans conteste, "Die Hard with a vengeance" est le meilleur épisode de la saga, grâce à tout ce qu'il contient de jouissif (scénario, personnages, action, New York...) bien que suivi de près par le tout premier car c'est le mérite de sa position. Comme son homologue"Indiana Jones", cela aurait pu se terminer ainsi, en apothéose, mais non, il a fallu redonner du service bien plus tard à ce bon vieux John McClane, pas toujours pour le meilleur.

mercredi 12 mai 2021

Die Hard 2 (1990)

On poursuit la série des "Die Hard" avec ce deuxième opus, signé cette fois d'un autre futur spécialiste des films d'action, le Finlandais Renny Harlin. Peu commun, le long-métrage est remonté dans mon estime après revisionnage.

L'histoire se déroule à nouveau lors des fêtes de Noël, deux ans après la première aventure de John McClane (Bruce Willis, toujours aussi bien) au Nakatomi Plaza de Los Angeles. C'est d'ailleurs désormais dans la ville californienne que le lieutenant officie. Mais nous le retrouvons à l'aéroport de Washington, en plein blizzard, où il attend sa femme, qui arrive justement de Californie. Pas de chance, son avion doit atterrir au même moment que celui de Ramon Esperanza, ex-dictateur du Val Verde, extradé aux Etats-Unis pour y être jugé. Une troupe de mercenaires menée par un ancien colonel de l'armée américaine est ainsi également présente sur place pour le libérer...

J'aime :

* Le casting. Bruce Willis fait encore un peu plus évoluer son personnage de casse-cou n'obéissant à aucune règle sinon les siennes. Et évidemment, c'est un bonheur que de le retrouver encore dans un environnement qu'il ne maîtrise pas (infrastructure et climat ici) et auquel il doit s'adapter. Si les méchants ne sont pas très originaux, on préfère plutôt le chef de la sécurité de l'aéroport grognon (Dennis Franz).

* L'action. Le premier "Die Hard" était déjà bien costaud mais celui-ci passe directement au niveau supérieur en impliquant des avions long-courrier dans l'histoire. Avec des dernières scènes de bravoure en forme de feu d'artifice.

* Le rythme. On ne s'ennuie pas dans ce deuxième opus, qui rentre dans l'action même plus rapidement que le premier et déroule ensuite sans temps mort ou presque.

* Le scénario. Si, comme dans le premier, on assiste à une sorte de huis-clos (dans l'aéroport et autour), l'histoire réserve donc un échauffement rapide avant de nous plonger dans le feu de l'action avec de multiples rebondissements et chausse-trappes.

J'aime pas :

* L'environnement. C'est peut-être moins l'aéroport que le climat hivernal extrême qui me déplaît, la nuit ajoutant de la confusion dans les scènes en extérieur. Bon, je ne demande pas que tous les films d'action se déroulent par jour et beau temps, mais là, l'atmosphère est aussi hostile pour le spectateur.

Je crois que c'est surtout ce dernier point qui m'a littéralement refroidi pendant longtemps, ajouté à des méchants nettement moins charismatiques que les premier et troisième épisodes. Mais en le revoyant de nouveau, j'ai donc pu me concentrer sur d'autres aspects plus réjouissants comme le personnage de John McClane évidemment, ou encore le scénario.