lundi 17 septembre 2012

Small Soldiers (1998)

Il arrive qu'on retombe par hasard sur des films comme ça et qu'on reste scotché devant tellement ça rappelle des souvenirs et aussi tellement c'est bien fait. Des années après les fameux Gremlins, Joe Dante remettait la main à la pâte avec cette fois des jouets qui viennent terrifier les humains.

L'histoire est celle du jeune Alan (Gregory Smith, bien) qui, après avoir été viré de son lycée, s'occupe du magasin de jouets de son père. Un arrivage de nouveaux jouets va bientôt semer la panique. Il s'agit de figurines type Action Man dont l'un des créateurs a eu la mauvaise idée d'y intégrer des puces confectionnées par l'armée et qui leur donnent une intelligence artificielle démoniaque. Leur objectif ? Détruire leurs ennemis Gorgonites, d'autres figurines, également dotées de la puce, mais à l'ambition pacifiste. Leur conflit va alors faire rage au sein même de la maison et du quartier d'Alan et de sa voisine Christy (Kirsten Dunst, toute jeune), dont il est secrètement amoureux...

J'aime :

* Les effets spéciaux. Joe Dante est un maître du cinéma américain pour cela et on peut lui faire confiance. L'animation de ses jouets est excellente et on a le droit à du "Toy Story" version trash, utilisant le moindre petit élément réel. L'interaction avec les acteurs est également très bonne.

* L'humour. C'est aussi une spécialité des films du cinéaste. On ne se prend pas au sérieux et on dégomme à tout va le mode de vie des Américains tranquilles. Ici, les maisons de banlieue volent en éclat pour le plus grand plaisir des spectateurs.

J'aime pas :

* Si le scénario offre plusieurs rebondissements avec un assaut final de haute volée, digne d'un film de guerre, l'histoire est tout de même cousue de fil blanc avec aucune complexité en vue. Certes, c'est un film qui se destine plus aux enfants, mais on aurait aimé quelque chose qui sorte un peu plus des deux décors quartier du héros/magasin de jouets.

Etant plus jeune, j'avais vraiment bien aimé cette bonne petite comédie d'action totalement dans l'esprit "Toy Story", mais en plus musclée. Les yeux d'adulte m'empêchent de prendre autant de plaisir, mais ça reste une oeuvre solide, extrêmement bien faite, et très cohérente avec l'univers de Joe Dante dont on a finalement trop peu vu de choses en dehors des Gremlins.

lundi 10 septembre 2012

The Expendables 2 (2012)

Eh oui, forcément... Devant une telle affiche, un tel casting, on ne peut que succomber à l'appel du gros nanard. J'avais pourtant été prévenu par le premier "Expendables", totalement vide d'intérêt en dehors de sa compilation de gros bras d'une autre époque. Mais là, y en a encore plus, alors j'ai voulu me laisser convaincre.

Ce deuxième épisode reprend exactement le même schéma que le premier. Cela commence directement par une grosse castagne, ici en Asie, avec toujours la même équipe de choc (Stallone, Statham, Li, Lundgren, Crews et Couture), complétée par un petit jeune, Billy (Liam Hemsworth, fade). Ils viennent récupérer un homme d'affaires chinois ainsi que le mystérieux Trench (Arnold Schwarzenegger, en roue libre) qui avait peu ou prou la même mission, mais qui s'est retrouvé emprisonné. Un peu plus tard, Church (Bruce Willis, ironique à souhait), contacte les Expendables pour remplir une nouvelle mission, à savoir récupérer le contenu d'un coffre-fort, hyper top secret. L'avion qui le transportait s'est crashé quelque part en Europe de l'Est. La Dream Team de Barney Ross (Sylvester Stallone, au premier degré ridicule) se rend sur place, accompagnée par la jolie Maggie Chan (Yu Nan, caution féminine du film), mais se fait surprendre par l'impitoyable Jean Vilain (Jean-Claude Van Damme, plutôt drôle) et ses sbires...

J'aime :

* On ne va pas se le cacher, la présence de tous ces vieux routards du film d'action est assez jouissive, surtout lorsqu'il s'agit d'acteurs que l'on ne voit quasiment plus comme Chuck Norris ou Jean-Claude Van Damme, voire Arnold Schwarzenegger.

* C'est aussi chouette que Bruce Willis et Arnold Schwarzenegger aient eux aussi un vrai rôle à jouer ici, par rapport au premier épisode, où leur présence était vraiment symbolique.

* L'ironie mordante de la plupart de ces vieux briscards est réjouissante et leur plaisir de retrouver la place qui était la leur il y a des années est tout à fait communicative.

J'aime pas :

* Comme pour le premier opus, ce n'est pas tant la simplicité du scénario qui désespère que les grosses ficelles qu'il utilise. Pour le coup, on se retrouve vraiment avec la structure type des films qui ont fait le succès de ces vieux gaillards : une mission toute bête avec qques veuves et orphelins à sauver au passage pour mettre un poil d'émotion et de bravoure dans le tout.

* Le premier degré de Sylvester Stallone. C'est assez incompréhensible et cela vient presque tout gâcher. Il est vraiment le seul à jouer la chose hyper au sérieux, à peine amusé par les (mauvaises) blagues de ses partenaires. Entre la fille qu'il veut pas emmener avec lui (parce que c'est une fille et que les filles, c'est faible et fragile) et l'hommage rendu au pauvre Billy, ses scènes sont consternantes et vraiment hors d'âge. Et il est omniprésent !

* Pour revenir aux blagues (pas drôles) et au personnage de Barney Ross, les dialogues sont vraiment au degré zéro. Vous ne repartirez pas moins bêtes en sortant de la salle.

* Le premier épisode nous donnait une fausse dictature sud-américaine en carton-pâte, ici c'est beaucoup moins exotique (à part le début qui rappelle un peu l'univers de "Rambo"), et c'est même très laid. Froid et laid.

Ainsi, la suite tant attendue de "The Expendables" gâte pour ses vieilles gloires supplémentaires, mais ne va pas au-delà bien malheureusement. C'est bien dommage parce qu'il y avait du potentiel délirant, distillé par qques uns des acteurs, mais gâché vainement par Sylvester "Barney Ross" Stallone qui croit vraiment que c'est en modernisant à peine ses vieux rôles qu'il peut rivaliser avec les héros d'action actuels style Jason Bourne. Tu rêves papy !

Starbuck (2012)

Je ne crois pas avoir déjà vu le moindre film québécois dans ma vie. Bizarre. Enfin toujours est-il que, pour une fois, on nous en proposait un à l'affiche chez nous alors j'avais bon espoir qu'il fut bon. Et la belle surprise fut à la hauteur de mes attentes.

L'histoire est celle de David Wozniak, un brave type de Montréal qui ne fait pas grand chose de sa vie. Il bosse pour la boucherie familiale, s'occupant des livraisons de viande, quand il a le temps, et ses hobbys sont principalement le foot et la culture de cannabis. Sauf que cette dernière va lui attirer beaucoup d'ennuis, notamment une grosse dette à payer. Au même moment, l'avocat d'une clinique lui apprend qu'une centaine de jeunes gens (sur 533) voudraient faire sa connaissance. Pourquoi ? Parce qu'il en est le géniteur anonyme, grâce au sperme qu'il a donné à l'établissement lorsqu'il était plus jeune, afin de gagner de l'argent. Pour savoir quelle suite donner à cette demande incongrue, d'autant plus que son ex est enceinte de lui, David Wozniak se décide à tenter de connaître discrètement quelques uns de ses "enfants"...

J'aime :

* Le scénario follement original de ce film, très proche d'une comédie à l'américaine, en reprenant ses meilleurs effets, avec le rythme qu'il faut.

* Les acteurs, Patrick Huard (David Wozniak) en tête, excellent dans ce rôle d'un cousin canadien du "Dude" des Frères Coen. Bon à rien, paresseux, distrait et maladroit, il est à la masse, mais veut prouver qu'il peut être quelqu'un de bien. Il attendait juste une sorte de mission divine et il l'a trouvé avec cet événement extraordinaire. On apprécie beaucoup également son meilleur ami avocat joué par Antoine Bertrand qui remplit à merveille son rôle de compagnon de galère débordé et stupéfait de ses initiatives.

* L'ambiance, l'humour grinçant et surtout cette "langue" québécoise, si proche et si lointaine à la fois en raison de ses expressions singulières (sous-titrées en français de France !) et de son usage tonitruant de l'anglais.

J'aime pas :

* Un happy end peut-être un peu trop convenu et une fin justement un brin mollassonne.

Un grand bravo donc à ce film québécois qui mérite tous les honneurs qu'il a reçus un peu partout. Alors oui, c'est très masculin voire même macho, mais les personnages principaux sont quand même de beaux losers qui en prennent pour leur grade. Cela fait toujours un bien fou de voir des films de ce type, qu'on n'attend pas, totalement rafraîchissant. La mission de ce "Feel good movie" est remplie à merveille.

Lay the favorite (2012)

C'est l'été, vous ne savez pas trop quoi faire, alors pourquoi pas aller au cinéma ? C'est exactement ce que je me suis dit il y a quelques semaines, même si peu de films sont vraiment hyper enthousiasmants à cette période de l'année.

Je suis donc tombé par hasard sur le dernier film de Stephen Frears, plutôt un type renommé, avec en plus un casting de choix : Bruce Willis, Catherine Zeta-Jones, Joshua Jackson (bon oui ok), Vince Vaughn, ... Sympa quoi. Sauf que j'avais oublié qu'on était quand même l'été et que les films au casting ronflant ne sont pas toujours synonymes de qualité...

L'histoire, c'est celle de Beth (Rebecca Hall, jolie et sympa) qui décide de quitter son trou perdu et son job de strip-teaseuse à domicile pour rencontrer bonheur et fortune à Las Vegas. Là-bas, elle fait la connaissance de Dink (Bruce Willis, sans effort) qui dirige une petite agence de bookmakers. Ce dernier la prend sous son aile, au grand dam de son épouse Tulip (Catherine Zeta-Jones, diva), et la forme au métier. Mais c'est sans compter sur son rival Rosie (Vince Vaughn, à l'aise) et puis, il faut aussi composer avec Jeremy (Joshua Jackson, fade), le nouvel amoureux...

J'aime :

* Rebecca Hall, jolie et fraîche et qui mène bien sa barque.

* Le reste du casting, parce que ça fait toujours plaisir de voir des acteurs qu'on aime bien jouer ensemble, malgré le résultat.

J'aime pas :

* Le film ne démarre jamais vraiment et au moment où l'on croit percevoir un peu de suspense avec l'étau se resserrant sur le business de Rosie, on est déjà à la fin...

* Le scénario est ainsi on ne peut plus plat, étiré jusqu'à plus soif...

* La plongée dans le milieu des bookmakers aurait pu être intéressante, mais ici, on n'apprend rien, on ne fait que surnager sans jamais rien comprendre aux règles du jeu, ou si peu. Soit, c'est une comédie, mais l'histoire était quand même plutôt originale, d'autant qu'elle est plus ou moins vraie.

La déception et l'ennui s'installent ainsi très vite à la vue de ce film léger et sans saveur, comme un jour d'été à se demander ce que l'on peut bien faire. Les acteurs ont beau apporter un peu de bonne humeur, ils ne parviennent jamais à remonter le niveau d'un film dont l'intérêt ne vaut à peine que par leur présence.

Bienvenue !

Il était une fois... Tous les films racontent des histoires et c'est ainsi que l'on commence les histoires. Donc, il était une fois moi-même, passionné de cinéma, qui avait débuté un blog de critiques de films, il y a quelques années de cela, sur l'excellente plateforme Allociné. 

Mais voilà que le site de référence pour le cinéma a décidé il y a près d'un an de se séparer de sa plateforme de blogs, la faisant déménager chez Over-Blog. Sauf que par un grand mystère, mon blog à moi, qui contenait près de 200 critiques de films, n'est jamais arrivé à bon port, provoquant la perte pure et simple de toute ma modeste oeuvre, malgré mes nombreuses demandes auprès d'Over-Blog.

C'est ainsi qu'il m'a fallu du temps pour digérer et avoir le courage de repartir à zéro sur cette plateforme simple, mais efficace, et sur laquelle je compte déjà un blog musique. J'ai aussi décidé de revoir ma manière d'aborder les films, en allant à l'essentiel. 

Je donnerai ainsi un bref aperçu de l'histoire du film, avant de vous livrer un classique, mais efficace là aussi, "j'aime/j'aime pas", avec une conclusion, histoire de vous dire s'il faut ou non aller voir le film en salles (s'il y est encore, car je critique également des films plus anciens), ou se contenter d'attendre sa diffusion télévisuelle, ou encore ne jamais vous aventurer à un quelconque visionnage. 

Avant de terminer avec le "FIN" de rigueur, je tenais à préciser que le nom de ce blog provient de mon nom de famille, mais c'est aussi le nom d'un chouette cinéma indépendant de Sydney. Ils ont repris ce nom, non pas en hommage à moi-même, mais à l'illustre Charles Chauvel, pionnier du cinéma australien sur lequel j'ai écrit un mémoire, si cela vous intéresse. FIN.