lundi 27 juillet 2020

Astérix aux Jeux olympiques (2008)

Il manquait un épisode que je n'avais pas vu dans la série cinématographique des "Astérix". Celui signé Frédéric Forestier et Thomas Langmann. Très certainement le plus mauvais (mais il faudrait que je revois le tout premier pour confirmer).

L'histoire reprend en partie celle de la bande dessinée, mais en beaucoup plus étoffée. Ici, c'est le Gaulois Alafolix (Stéphane Rousseau, mièvre) qui voudrait prendre la main d'une princesse grecque, Irina (Vanessa Hessler, qui joue les belles plantes). Mais le "fils" de César (Alain Delon, très bien), Brutus (Benoît Poelvoorde, pas mal), la convoite aussi très fortement. Le père d'Irina la promet alors à celui qui remportera les jeux Olympiques. Pour cela, Alafolix aura besoin de ses compagnons gaulois Astérix (Clovis Cornillac, très correct) et Obélix (Gérard Depardieu, un peu emprunté)...

J'aime : 

* Le casting. Comme dans tout "Astérix", il déborde de vedettes et il y a à boire et à manger. On retiendra que Clovis Cornillac n'est pas si mal en Astérix, que Gérard Depardieu est plutôt effacé, qu'Alain Delon excelle dans l'autodérision en tant que César et que Benoît Poelvoorde fait une bonne tête à claques de Brutus. Malheureusement, le gentil couple qui sert de fil rouge est mielleux à souhait et les différentes stars du sport apparaissant à la fin n'étaient absolument pas nécessaires.

J'aime pas : 

* Le scénario. Thomas Langmann et ses auteurs ont voulu aller plus loin que la bande dessinée en ajoutant donc cette romance inintéressante et de multiples éléments alambiquant l'histoire. C'est confus et la séquence sportive finale, interminable (on se réjouissait pourtant de revoir Jamel Debbouze), achève de plomber le film.

* Les décors. Les images croulent sous les effets spéciaux et c'est souvent du pire effet.

* L'humour. Autant le précédent épisode signé Alain Chabat nous offrait des références sympas à l'esprit Canal, autant celui-ci nage dans un univers beauf, entre les citations de chansons de variétoche française, la présence de Francis Lalanne dans son presque propre rôle et la course de chars-Formule 1.

Avec cet "Astérix aux Jeux olympiques", j'ai donc vu toute la série (en film) jusqu'à présent. Et difficile de donner un avis différent de l'unanimité quant à l'opus de Thomas Langmann et Frédéric Forestier : c'est tout simplement un énorme gâchis (pas que financier).

dimanche 19 juillet 2020

Ocean's Thirteen (2007)

Après un deuxième épisode trop lent et alambiqué, Steven Soderbergh est revenu trois ans plus tard avec un retour aux fondamentaux pour clore sa trilogie. Honorable.

Retour à Las Vegas donc pour Danny Ocean (George Clooney, qui assure) et sa bande d'experts braqueurs. Il s'agit d'affronter un nouvel ennemi : Willy Bank (Al Pacino, cabotin). Ce dernier, qui va ouvrir un nouveau casino dans la ville, a doublé et laissé pour mort l'un des leurs, ce vieux roublard de Reuben Tishkoff (Elliott Gould, correct). La vengeance sera terrible...

J'aime : 

* Le casting. On est toujours bien servi par la bande à George Clooney, même s'il est vrai qu'on sent que le pilote automatique est enclenché dans cette fin de trilogie, avec un nouveau vilain, joué par Al Pacino, qui n'offre pas non plus une performance inoubliable. On regrette également l'absence des deux femmes remarquables des premiers épisodes, Julia Roberts et Catherine Zeta-Jones.

* Le scénario. Contrairement au deuxième opus, les scénaristes ne se sont pas trop foulés pour cette conclusion, en revenant sur un terrain connu. Néanmoins, c'est ce qu'il y a aussi de plus efficace tant le précédent épisode européen nous avait quelque peu perdu.

* L'ambiance. C'est ce qui fait la force des "Ocean's" avec l'humour et la complicité des acteurs.


J'aime pas : 

* Pas de remarques forcément négatives à faire, si ce n'est reprocher le manque de surprise et d'originalité.

Voulant rattraper le précédent épisode qui n'avait pas remporté l'unanimité, Steven Soderbergh n'a donc pas pris de risques pour conclure sa trilogie. Pas si grave, c'est suffisamment efficace et divertissant, même si cela n'arrive pas à la cheville d'"Ocean's Eleven".

mercredi 15 juillet 2020

Ocean's Twelve (2004)

Le succès d'Ocean's Eleven appelait forcément à une suite. Toujours signée Steven Soderbergh, elle est arrivée trois plus tard. Mais elle tombe dans le grand sac des suites ratées...

Nous retrouvons donc notre joyeuse bande de braqueurs trois ans plus tard. Elle s'est éparpillée, mais elle va devoir se reformer car celui qu'ils ont volé, Terry Benedict (Andy Garcia, toujours bien), leur a mis la main dessus. Il leur donne alors deux semaines pour le rembourser, avec intérêts. C'est en Europe que Danny Ocean (George Clooney, toujours bien aussi) et ses compères vont tenter d'accomplir leurs prochains forfaits, à la conquête de précieux objets. Sauf que, cette fois, ils font face à la fois à la concurrence du mystérieux cambrioleur français François Toulour (Vincent Cassel, très à l'aise) et à la surveillance d'Interpol, via l'inspectrice Isabel Lahiri (Catherine Zeta-Jones, très bien)...

J'aime : 

* Le casting. Steven Soderbergh a fait fort en réussissant à réunir la même troupe du premier et en y ajoutant d'autres superstars comme Catherine Zeta-Jones et Vincent Cassel. Avec même une apparition de Bruce Willis, dans son propre rôle, pour la séquence la plus hilarante du film.

* Les décors. Entre Paris, Amsterdam et l'Italie (Rome notamment), "Ocean's Twelve" nous offre un bien joli voyage en Europe.

* Le scénario. Plutôt que refaire un braquage de casino ou d'un autre établissement financier, une banque par exemple, le film a l'originalité de nous emmener donc loin de Las Vegas et même des Etats-Unis, et de proposer un autre type d'objectif, avec en plus ce défi représenté par le concurrent de l'équipe de Danny Ocean. C'est appréciable, mais...

* L'humour. On retrouve la bonne humeur et le caractère bon enfant du premier épisode avec joie.


J'aime pas : 

La lenteur. Vous me direz que j'ai fait plein de commentaires positifs donc où est le problème ? Il réside dans le fait qu'"Ocean's Twelve" manque cruellement de rythme, avec des chausses-trappes à la pelle qui contribuent au final à considérablement ralentir le film, qui n'en finit plus.

"Ocean's Twelve" avait tout sur le papier pour constituer une alléchante suite, mais Steven Soderbergh en a fait un film bien trop touffu et alambiqué qui finit par nous ennuyer. Tellement dommage.

dimanche 12 juillet 2020

Ocean's Eleven (2002)

Bizarrement, je n'avais pas encore vu la célèbre trilogie de Steven Soderbergh, remake (pour le premier) d'un film de 1960 avec Frank Sinatra. C'est chose faite. Pour commencer, un premier épisode plutôt réussi.

L'histoire est celle de Danny Ocean (George Clooney, bien), qui vient de sortir de prison et veut remettre ça directement en réalisant un coup énorme : cambrioler le coffre des trois plus importants casinos de Las Vegas. Par la même occasion, il entend également reconquérir son ex, Tess (Julia Roberts, très bien), qui s'est entichée du patron de ces établissements, Terry Benedict (Andy Garcia, parfait vilain). Afin de mener sa petite entreprise, façon de parler, Danny Ocean va s'entourer de dix experts en tous genres...

J'aime : 

* Le casting. On ne va pas se mentir, c'est surtout cet élément qui saute aux yeux et donne envie : George Clooney, Julia Roberts, Brad Pitt, Matt Damon, Andy Garcia... tous réunis avec d'autres seconds rôles plus ou moins connus mais variés et sympas : Don Cheadle, Bernie Mac, Casey Affleck, Carl Reiner, Elliott Gould... On sent que tout le monde s'amuse et c'est plaisant.

* L'humour. Certes, la préparation du braquage et sa mise en oeuvre priment, mais "Ocean's Eleven", c'est tout de même largement une comédie avec moult clins d'oeil et private jokes.

* Le scénario. Je le mets moins en avant car ce n'est pas non plus d'une originalité folle (mais c'est un remake), mais la mise en scène du plan est réussie avec de nombreux éléments que l'on découvre à la fin, comme Terry Benedict.


J'aime pas : 

* Pas de critique majeure à faire.

Il est sympa de voir de temps en temps ce genre de "blockbuster" réunissant de nombreuses vedettes. Celui-ci, sans être non plus un chef-d'oeuvre, touche au but, avec beaucoup d'humour et de bravoure. Pactole mérité.

mardi 7 juillet 2020

Ascenseur pour l'échafaud (1958)

Mon premier film de Louis Malle, il était temps ! Son premier film à lui de fiction, à seulement 25 ans, quel talent !

L'histoire reprend celle du roman éponyme de Noël Calef. Le commercial Julien Tavernier (Maurice Ronet, bien) est l'amant de Florence Carala (Jeanne Moreau, bien aussi), épouse de son patron, un riche homme d'affaires. Ils ont un plan : assassiner le mari et maquiller cela en suicide. Tout se déroule comme prévu, Julien s'apprête à rejoindre Florence en voiture, sauf qu'il a oublié un élément confondant sur place. Tandis qu'il retourne le chercher, son véhicule est volé par un jeune couple et lui reste coincé dans l'ascenseur de l'immeuble...

J'aime : 

* Le scénario. Simple en apparence, l'histoire se complexifie au fur et à mesure de la multitude de petits rebondissements se déroulant tandis que le "malheureux" anti-héros est coincé dans son ascenseur. On est ainsi pris dans ses rouages afin de connaître son sort et celui des autres personnages jusqu'au bout.

* La mise en scène. Louis Malle propose un film très épuré, les décors sont réduits au minimum, comme si la mécanique du scénario importait le plus. C'est très réussi.

* Le casting. Aucune performance vraiment inoubliable, mais Jeanne Moreau est intéressante, la plupart du temps en voix off, passant par tous les sentiments alors que son amant est aux abonnés absents. A noter la présence, toujours charismatique, de Lino Ventura en commissaire de police.

* La bande originale. Elle est presque plus connue que le film. Signée et improvisée par Miles Davis et ses musiciens, elle accompagne parfaitement ce film "noir".


J'aime pas :

* Si on peut ressentir que c'est une oeuvre de jeunesse (même si je ne connaissais pas l'âge de Louis Malle avant de voir le film) si l'on compare à une inspiration comme Alfred Hitchcock (dans la dramaturgie, la performance des acteurs), je n'ai pas vu de défauts majeurs non plus.

J'ai donc particulièrement apprécié cet "Ascenseur pour l'échafaud", principalement pour son scénario. Louis Malle, déjà un grand.

vendredi 3 juillet 2020

French Connection II (1975)

Il fallait une suite à "The French Connection", Popeye n'ayant pas réussi à mettre la main sur Alain Charnier. C'est John Frankenheimer qui s'y colla quelques années plus tard. Mais c'est raté.

Nous retrouvons donc l'imbuvable Popeye (Gene Hackman, très bien), bien décidé à traquer le trafiquant d'héroïne Alain Charnier (Fernando Rey, pas mal) jusqu'à Marseille. Las, il ne parle pas un mot de français et ses homologues marseillais, menés par Henri Barthélémy (Bernard Fresson, bien), ont des méthodes d'investigation bien différentes et ne lui facilitent pas la tâche...

J'aime : 

* Le casting. Gene Hackman apporte une nouvelle fois tout son charisme gouailleur dans le personnage de Popeye et crève l'écran. C'est un régal de le voir subir tout le contexte marseillais sans parler un mot de français et se faisant difficilement comprendre. En dehors de Fernando Rey, tous les autres acteurs sont bien français, pas forcément des très connus, mais c'est du solide avec Bernard Fresson ou encore Philippe Léotard.

* L'environnement. Quasiment tout le film a été tourné à Marseille et c'est très plaisant de voir la ville à l'époque, pas forcément non plus dans ses lieux les plus touristiques (on ne voit pas une fois Notre-Dame-de-la-Garde je crois).

* La mise en scène. John Frankenheimer a gardé le côté assez brut du premier épisode signé William Friedkin, avec des scènes tournées caméra à l'épaule, un peu en mode documentaire. C'est réussi.

* Le scénario. Le duel Popeye-Charnier reste haletant jusqu'au dénouement, même si l'histoire insiste plus sur les frasques de l'Américain à Marseille et sur un autre élément dont je parlerai plus loin, bien moins positif.


J'aime pas : 

* Sans spoiler complètement, le film est vraiment gâché par une très longue séquence de torture à la drogue puis de sevrage de Popeye. Même si cela permet d'apprécier le talent d'acteur de Gene Hackman, c'est interminable (bien un tiers du film) et on s'ennuie alors ferme.

J'avais été un peu déçu par le premier épisode, mais la suite de "The French Connection" m'attirait beaucoup pour son histoire se déroulant à Marseille. Ce n'est donc pas mieux, car, s'il y a beaucoup de bonnes choses, la trop longue séquence citée plus haut plombe totalement le film. Dommage.