J'ai beaucoup d'amour pour ce film. D'abord parce que je l'ai vu avant sa sortie française dans un hôtel uruguayen, ensuite parce qu'il est adapté du roman éponyme de James Ellroy, lui-même traduit en français par une connaissance. Mais ce sont des détails, le film en lui-même est grandiose.
L'histoire est assez complexe, mais dans le bon sens. Nous sommes dans le Los Angeles des années 1950 où la pègre, Mickey Cohen en tête, règne en maîtresse sur le monde de la nuit, la face sombre d'Hollywood. Mais sa chute est proche, entraînée par une série de règlements de compte douteux et une sérieuse reprise en main de la police locale, corrompue jusqu'à l'os. Une fusillade mortelle dans une cafétéria de la ville entraînant la mort d'un policier tout juste licencié, Dick Stensland, va lancer une grande enquête menée par trois policiers aux profils extrêmement différents : l'incorruptible et droit Ed Exley (Guy Pearce, excellent), qui a lui-même contribué à la chute de Stensland, le brutal mais défenseur des femmes Bud White (Russell Crowe, dans son meilleur rôle), qui est aussi l'ancien coéquipier de Stensland, et le précieux et ami des stars Jack Vincennes (Kevin Spacey, magnifique)...
J'aime :
* Le scénario. Il paraît que le livre est encore plus complexe. On imagine, et là ce n'est pas mince non plus, mais cela reste un polar passionnant où tous les différents personnages et histoires finissent par se rassembler au sein de la même trame.
* Le casting. Que dire ? Il est riche et de qualité. Outre ceux cités plus haut, on goûtait au retour de Kim Basinger (oscarisée), accompagnée encore de Danny DeVito, James Cromwell...
* Les décors. Forcément, il y a peu d'extérieurs, mais le Los Angeles des années 1950, via les voitures, les costumes, les accessoires, est magnifiquement reconstitué. Grande classe.
* La musique. Signée de l'expérimenté Jerry Goldsmith, elle a des tons jazzy. Magnifique.
J'aime pas :
* L'un des rares films où je ne trouve rien à reprocher, même pas quelque détail.
"L.A. Confidential" fait facilement partie du top 10 de mes films préférés. De la mise en scène aux acteurs, en passant par le scénario (oscarisé), tout est parfait, cela reste le chef d'oeuvre de Curtis Hanson.
mercredi 17 février 2016
lundi 8 février 2016
Amy (2015)
Il fallait bien un documentaire pour retracer la courte et brillante (artistiquement) trajectoire d'Amy Winehouse. C'est chose faite et plutôt bien par Asif Kapadia.
Chronologique, le récit du réalisateur britannique passe rapidement sur l'enfance de la chanteuse pour véritablement commencer avec le début de sa carrière, la rencontre avec son premier manager et la conception et sortie de son premier album, "Frank". La suite, avec "Back to Black" et son succès gigantesque, sera une longue descente aux enfers pour Amy Winehouse que certaines périodes plus apaisées ne suffiront pas à sortir complètement de l'abus de drogues et alcool...
J'aime :
* La bande originale. Amy Winehouse, on l'aime avant tout pour sa voix, sa musique. Evidemment, cette dernière accompagne le documentaire tout du long, mais on regrette que les extraits soient aussi courts.
* Les archives. Elles sont riches dans le sens où l'on retrouve des vidéos "intimes" tournées par ses proches et amis alors qu'elle n'était encore qu'une adolescente comme les autres, puis, même lorsque le succès commence à surgir, des images privées sont là et nous montrent une personne simple et sympathique. Les vidéos d'enregistrement sont également précieuses et fabuleuses, comme lorsqu'elle pose sa voix sur "Back to Black".
* Les intervenants. Le cas Amy Winehouse est délicat, mais Asif Kapadia a réussi à obtenir le témoignage des personnages clés de sa vie, notamment pour le pire, dont son ex, Blake Fielder, et son père. Sans eux, il aurait clairement manqué quelque chose.
* Le sujet. Je ne suis pas non plus un fan inconditionnel d'Amy Winehouse, ni de son "personnage", mais il y a donc quand même un grand intérêt à comprendre la dérive d'une jeune femme aussi talentueuse, tuée par le succès, l'amour et les excès qui y sont liés, mais sans doute pas que cela...
J'aime pas :
* Je ne sais pas si Asif Kapadia a finalement obtenu tout ce qu'il voulait, car on a souvent l'impression, malgré la longueur du documentaire, de survoler la vie d'Amy Winehouse, notamment son enfance, qui manque de consistance alors que le mal-être de la jeune femme y tient sans doute ses origines et qu'il est indispensable de le connaître pour décrypter le personnage. Par défaut d'images aussi, on a parfois celles des tabloïds à la place, jusqu'à la sortie de son corps de sa maison. Pas forcément toujours nécessaire.
Malgré un peu de frustration, "Amy" se révèle un documentaire riche et poignant sur cette météorite de talent musical que fut Amy Winehouse. A consommer, pour le coup, sans modération.
Chronologique, le récit du réalisateur britannique passe rapidement sur l'enfance de la chanteuse pour véritablement commencer avec le début de sa carrière, la rencontre avec son premier manager et la conception et sortie de son premier album, "Frank". La suite, avec "Back to Black" et son succès gigantesque, sera une longue descente aux enfers pour Amy Winehouse que certaines périodes plus apaisées ne suffiront pas à sortir complètement de l'abus de drogues et alcool...
J'aime :
* La bande originale. Amy Winehouse, on l'aime avant tout pour sa voix, sa musique. Evidemment, cette dernière accompagne le documentaire tout du long, mais on regrette que les extraits soient aussi courts.
* Les archives. Elles sont riches dans le sens où l'on retrouve des vidéos "intimes" tournées par ses proches et amis alors qu'elle n'était encore qu'une adolescente comme les autres, puis, même lorsque le succès commence à surgir, des images privées sont là et nous montrent une personne simple et sympathique. Les vidéos d'enregistrement sont également précieuses et fabuleuses, comme lorsqu'elle pose sa voix sur "Back to Black".
* Les intervenants. Le cas Amy Winehouse est délicat, mais Asif Kapadia a réussi à obtenir le témoignage des personnages clés de sa vie, notamment pour le pire, dont son ex, Blake Fielder, et son père. Sans eux, il aurait clairement manqué quelque chose.
* Le sujet. Je ne suis pas non plus un fan inconditionnel d'Amy Winehouse, ni de son "personnage", mais il y a donc quand même un grand intérêt à comprendre la dérive d'une jeune femme aussi talentueuse, tuée par le succès, l'amour et les excès qui y sont liés, mais sans doute pas que cela...
J'aime pas :
* Je ne sais pas si Asif Kapadia a finalement obtenu tout ce qu'il voulait, car on a souvent l'impression, malgré la longueur du documentaire, de survoler la vie d'Amy Winehouse, notamment son enfance, qui manque de consistance alors que le mal-être de la jeune femme y tient sans doute ses origines et qu'il est indispensable de le connaître pour décrypter le personnage. Par défaut d'images aussi, on a parfois celles des tabloïds à la place, jusqu'à la sortie de son corps de sa maison. Pas forcément toujours nécessaire.
Malgré un peu de frustration, "Amy" se révèle un documentaire riche et poignant sur cette météorite de talent musical que fut Amy Winehouse. A consommer, pour le coup, sans modération.
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