Je ne voulais pas spécialement voir ce film, mais on m'a mis devant donc j'ai bien été obligé de le regarder. Je n'avais pas un bon a priori, et j'avais raison. Ce n'est pas parce que Brad Anderson a réalisé un épisode de l'une de mes séries cultes, "The Shield", que j'ai pour autant apprécié son thriller de série.
Toute l'histoire tourne autour d'un centre d'appel de la police de Los Angeles, où travaille Jordan (Halle Berry, crispée). Malgré son expertise, tout va basculer un jour lorsqu'elle reçoit l'appel d'une ado en détresse qu'elle ne réussit pas à sauver d'une agression, indirectement provoquée par elle. Quelques mois plus tard, alors que Jordan s'est mise en retrait des appels, une nouvelle ado, Casey (Abigail Breslin, pas mal), est victime d'un enlèvement, mais parvient à contacter la police. Jordan va alors reprendre du service et il semblerait que l'agresseur soit le même que la dernière fois...
J'aime :
* L'idée. C'est-à-dire placer le scénario dans le cadre quasi strict de ce centre d'appel de la police. C'est original et l'utilisation du téléphone portable est très habile et rigoureuse (problème de batterie, de réseau, etc.).
J'aime pas :
* Le scénario. Alors on ne s'ennuie pas parce qu'il regorge de rebondissements, mais, évidemment, pour faire en sorte quand même que le suspense dure jusqu'au bout, il est aussi rempli d'invraisemblances et de séquences plus agaçantes les unes que les autres (le personnage de Casey nous rappelle parfois la potiche malchanceuse Kim Bauer de "24"). Et le pire est le dénouement, énième apologie du cinéma américain à la vengeance personnelle et donc légitime selon lui.
* Le casting. Depuis sa jolie performance dans James Bond, on a perdu Halle Berry. Ici, elle est assez insipide, froide et crispée, et le pompon, c'est cette choucroute infâme qu'elle a sur la tête. Alors ok, elle n'est pas censée jouer une séductrice, mais bon, franchement... Le méchant, Michael Eklund, en fait des caisses dans le genre psychopathe et on sera indulgent avec Abigail Breslin qui fait une adolescente affolée mais brave tout à fait honorable.
Pas grand chose de plus à dire sur ce thriller de commande dont l'idée originale aurait pu valoir le coup d'oeil, mais malgré quelques moments de bravoure efficaces, on remarque largement plus toutes les faiblesses du scénario qui se conclut par le pire des dénouements. De plus, Halle Berry n'est pas au mieux de sa forme, et le reste du casting est, hormis Abigail Breslin, vraiment au rabais.
vendredi 30 août 2013
vendredi 23 août 2013
A Glimpse inside the mind of Charles Swan III (2013)
Roman Coppola n'a pas tourné grand chose, mais il est un producteur et scénariste fin et subtil, qui a notamment collaboré avec mon chouchou Wes Anderson. Il vient de se remettre à la réalisation avec quelques camarades prestigieux devant la caméra. On sent bien le film de potes, très barré, mais sans doute un peu trop.
L'histoire, si on peut parler d'histoire, c'est celle de Charles Swan III (Charlie Sheen, qui fait un peu trop bien le type blasé), publicitaire de génie, riche aux as, mais que sa petite amie, Ivana (Katheryn Winnick, bien), vient de quitter. Le monde s'effondre alors pour lui même s'il décide tant bien que mal de se remettre en question avec l'aide de ses amis Kirby Star (Jason Schwartzman, marrant) et Saul (Bill Murray, en roue libre) ainsi que sa soeur Izzy (Patricia Arquette, sobre).
J'aime :
* L'esthétique. C'est un "beau" film, qui compense au moins sa faiblesse scénaristique par sa beauté visuelle, entre pop art et exubérances des années 1970. Roman Coppola n'est pas un copain de Wes Anderson pour rien. D'ailleurs, on se rapproche presque plus de Michel Gondry dans le style rempli de trouvailles surréalistes.
* Le casting. Même si nos joyeux lurons ne sont pas au top de leurs performances et n'ont pas l'air non plus totalement convaincus de l'oeuvre dans laquelle ils jouent, ils restent tout de même très amusants. Charlie Sheen manque singulièrement d'énergie, il se traîne un peu, mais son duo avec Katheryn Winnick sur "Aguas de Março" restera dans les annales (c'est d'ailleurs le meilleur moment du film pour moi). Puis c'est toujours un plaisir de retrouver Jason Schwartzman et encore plus Bill Murray.
J'aime pas :
* Le scénario. Les films délirants de ce type échouent souvent à offrir un divertissement qui tient le spectateur de bout en bout. Le fil rouge (la rupture et ses conséquences) est mince et tout ce qui s'agite autour est inégal, alors parfois on est amusé et parfois on s'ennuie franchement, la faute à des dialogues pas vraiment convaincants non plus.
Au vu de la bande-annonce, on s'enthousiasmait déjà pour ce film de Roman Coppola, rare derrière la caméra en tant que "premier" réalisateur. Malheureusement, le résultat n'est pas à la hauteur des espérances. "A Glimpse inside the mind of Charles Swan III" est une oeuvre parfois drôle et barrée, mais aussi tortueuse et qui n'est finalement que bien anecdotique.
L'histoire, si on peut parler d'histoire, c'est celle de Charles Swan III (Charlie Sheen, qui fait un peu trop bien le type blasé), publicitaire de génie, riche aux as, mais que sa petite amie, Ivana (Katheryn Winnick, bien), vient de quitter. Le monde s'effondre alors pour lui même s'il décide tant bien que mal de se remettre en question avec l'aide de ses amis Kirby Star (Jason Schwartzman, marrant) et Saul (Bill Murray, en roue libre) ainsi que sa soeur Izzy (Patricia Arquette, sobre).
J'aime :
* L'esthétique. C'est un "beau" film, qui compense au moins sa faiblesse scénaristique par sa beauté visuelle, entre pop art et exubérances des années 1970. Roman Coppola n'est pas un copain de Wes Anderson pour rien. D'ailleurs, on se rapproche presque plus de Michel Gondry dans le style rempli de trouvailles surréalistes.
* Le casting. Même si nos joyeux lurons ne sont pas au top de leurs performances et n'ont pas l'air non plus totalement convaincus de l'oeuvre dans laquelle ils jouent, ils restent tout de même très amusants. Charlie Sheen manque singulièrement d'énergie, il se traîne un peu, mais son duo avec Katheryn Winnick sur "Aguas de Março" restera dans les annales (c'est d'ailleurs le meilleur moment du film pour moi). Puis c'est toujours un plaisir de retrouver Jason Schwartzman et encore plus Bill Murray.
J'aime pas :
* Le scénario. Les films délirants de ce type échouent souvent à offrir un divertissement qui tient le spectateur de bout en bout. Le fil rouge (la rupture et ses conséquences) est mince et tout ce qui s'agite autour est inégal, alors parfois on est amusé et parfois on s'ennuie franchement, la faute à des dialogues pas vraiment convaincants non plus.
Au vu de la bande-annonce, on s'enthousiasmait déjà pour ce film de Roman Coppola, rare derrière la caméra en tant que "premier" réalisateur. Malheureusement, le résultat n'est pas à la hauteur des espérances. "A Glimpse inside the mind of Charles Swan III" est une oeuvre parfois drôle et barrée, mais aussi tortueuse et qui n'est finalement que bien anecdotique.
samedi 10 août 2013
The Lone Ranger (2013)
Le duo Gore Verbinski-Johnny Depp est de retour. Après les pirates (des Caraïbes), voici les cowboys et les Indiens. Moi qui suis un grand amateur de western et qui suis à chaque fois curieux de voir de nouvelles adaptations "modernes", je me suis avancé sans scepticisme pour voir ce blockbuster du Far West (reprise d'une vieille série à succès des années 1930) malgré le flop international qui commence à prendre forme. Eh bien le résultat n'est pas si mal.
L'histoire est assez fournie, se déroulant sur plusieurs tableaux qui finissent par se regrouper à la fin. John Reid (Armie Hammer, pas mal) est un jeune avocat de la ville qui revient dans son village natal en pleine expansion avec l'arrivée du chemin de fer. Au même moment, un dangereux criminel, Butch Cavendish (William Fichtner, bien), doit y être livré, mais parvient à s'échapper. Il était emprisonné en compagnie de l'Indien Tonto (Johnny Depp, un peu toujours pareil) qui se fait lui aussi la malle.
Le frère de John Reid, Dan, Sheriff de la ville, lance alors une expédition à la poursuite de Cavendish à laquelle l'avocat prend part. La troupe de rangers est prise dans une embuscade et seul John Reid en réchappe, laissé pour mort par le gang de Cavendish. Tonto vient à sa rescousse et lui conseille de garder l'anonymat grâce à un masque. John Reid devient alors "The Lone Ranger" et repart en quête de Butch Cavendish tout en sauvant, au passage, la veuve de son frère, Rebecca, et son fils, ainsi que les Indiens locaux, menacés par l'avancée du chemin de fer...
J'aime :
* Le scénario. On ne s'attendait pas à une histoire aussi pleine de fils secondaires qui finissent par se rejoindre à la fin pour un film grand public comme celui-ci. Mais c'est suffisamment complexe pour être intéressant et le résultat est bien ficelé justement, prenant en compte divers thèmes de la conquête de l'Ouest comme le chemin de fer, les mines et les relations avec les Indiens.
* L'environnement. Fan de western et de cette époque, la reconstitution soignée (les moyens sont là) est tout à fait à mon goût. Joli.
J'aime pas :
* La durée du film. Il se passe pleins de choses, très bien, mais sans doute trop et le film n'en peut plus de s'étendre en longueur... Si la violence de certaines scènes choque les plus jeunes, la durée devrait les achever.
* Le casting. Johnny Depp est sympa, mais joue toujours de la même façon, quelque soit son costume. Le reste est pas mal non plus, mais pas très charismatique. Même le cheval blanc a plus de consistance que son "cavalier solitaire". Sans oublier une utilisation très mineure des femmes.
Ce n'est pas le western du 21e siècle, mais ce "Lone Ranger" méritait sans doute un accueil un peu plus chaleureux même si l'on comprend aussi ce qui ne va pas dans le film de Gore Verbinski. Trop long, le divertissement est quand même assuré, mais on conseille à Johnny Depp de changer un peu de registre.
L'histoire est assez fournie, se déroulant sur plusieurs tableaux qui finissent par se regrouper à la fin. John Reid (Armie Hammer, pas mal) est un jeune avocat de la ville qui revient dans son village natal en pleine expansion avec l'arrivée du chemin de fer. Au même moment, un dangereux criminel, Butch Cavendish (William Fichtner, bien), doit y être livré, mais parvient à s'échapper. Il était emprisonné en compagnie de l'Indien Tonto (Johnny Depp, un peu toujours pareil) qui se fait lui aussi la malle.
Le frère de John Reid, Dan, Sheriff de la ville, lance alors une expédition à la poursuite de Cavendish à laquelle l'avocat prend part. La troupe de rangers est prise dans une embuscade et seul John Reid en réchappe, laissé pour mort par le gang de Cavendish. Tonto vient à sa rescousse et lui conseille de garder l'anonymat grâce à un masque. John Reid devient alors "The Lone Ranger" et repart en quête de Butch Cavendish tout en sauvant, au passage, la veuve de son frère, Rebecca, et son fils, ainsi que les Indiens locaux, menacés par l'avancée du chemin de fer...
J'aime :
* Le scénario. On ne s'attendait pas à une histoire aussi pleine de fils secondaires qui finissent par se rejoindre à la fin pour un film grand public comme celui-ci. Mais c'est suffisamment complexe pour être intéressant et le résultat est bien ficelé justement, prenant en compte divers thèmes de la conquête de l'Ouest comme le chemin de fer, les mines et les relations avec les Indiens.
* L'environnement. Fan de western et de cette époque, la reconstitution soignée (les moyens sont là) est tout à fait à mon goût. Joli.
J'aime pas :
* La durée du film. Il se passe pleins de choses, très bien, mais sans doute trop et le film n'en peut plus de s'étendre en longueur... Si la violence de certaines scènes choque les plus jeunes, la durée devrait les achever.
* Le casting. Johnny Depp est sympa, mais joue toujours de la même façon, quelque soit son costume. Le reste est pas mal non plus, mais pas très charismatique. Même le cheval blanc a plus de consistance que son "cavalier solitaire". Sans oublier une utilisation très mineure des femmes.
Ce n'est pas le western du 21e siècle, mais ce "Lone Ranger" méritait sans doute un accueil un peu plus chaleureux même si l'on comprend aussi ce qui ne va pas dans le film de Gore Verbinski. Trop long, le divertissement est quand même assuré, mais on conseille à Johnny Depp de changer un peu de registre.
jeudi 1 août 2013
World War Z (2013)
D'habitude, je n'aime pas vraiment les films de zombies et les films d'horreur en général. Mais là, la seule présence de Brad Pitt à l'affiche m'a fait comprendre que je n'aurais pas à avoir peur. Après avoir vu le blockbuster de Marc Forster, j'ai en effet beaucoup plus ri.
On plonge dans l'histoire très rapidement, lorsque Gerry Lane (Brad Pitt, pas mal), ancien négociateur de l'ONU, et sa famille sont pris dans une déferlante de zombies dans le centre de Philadelphie. On ne sait trop comment l'épidémie s'est développée, mais elle croît à une vitesse phénoménale, chaque personne mordue finissant par devenir un zombie en dix minutes.
Alors que les Etats-Unis et le reste du monde sont submergés, l'ONU demande à Gerry de reprendre du service et d'enquêter sur les racines du mal. Cela va le conduire des Etats-Unis au Pays de Galles en passant par la Corée du Sud et Israël, dans un combat permanent contre les zombies...
J'aime :
* Le rythme. Je n'aime pas vraiment l'introduction du film, beaucoup trop rapide. Mais la suite est vive et intense, souvent spectaculaire, avec peu de moments de répit et c'est plutôt appréciable pour un film d'action.
J'aime pas :
* Le casting. Mettre en valeur Brad Pitt, soit, et il se débrouille pas mal en baroudeur de l'ONU, mais les personnages secondaires sont tellement insignifiants que ça en devient dérangeant.
* De l'action consensuelle. C'est un blockbuster, pas un film d'horreur, la différence se constate dans l'absence totale de sang à l'écran.
* Le scénario. La ligne générale est intéressante et on aime bien voyager, mais il y a trop d'invraisemblances et en premier lieu, on ne comprend pas trop pourquoi c'est à Brad Pitt de tout assumer tout seul.
"World War Z" est donc bien un blockbuster de l'été. On lui demande juste de nous divertir légèrement, mais pas de faire en sorte qu'on s'en rappelle. Il y avait du potentiel derrière un scénario plutôt intéressant, puis les zombies, ça change des extraterrestres envahisseurs, mais le pari n'est malheureusement pas remporté. Le premier film de zombies sans aucune goutte de sang, c'est pas possible.
On plonge dans l'histoire très rapidement, lorsque Gerry Lane (Brad Pitt, pas mal), ancien négociateur de l'ONU, et sa famille sont pris dans une déferlante de zombies dans le centre de Philadelphie. On ne sait trop comment l'épidémie s'est développée, mais elle croît à une vitesse phénoménale, chaque personne mordue finissant par devenir un zombie en dix minutes.
Alors que les Etats-Unis et le reste du monde sont submergés, l'ONU demande à Gerry de reprendre du service et d'enquêter sur les racines du mal. Cela va le conduire des Etats-Unis au Pays de Galles en passant par la Corée du Sud et Israël, dans un combat permanent contre les zombies...
J'aime :
* Le rythme. Je n'aime pas vraiment l'introduction du film, beaucoup trop rapide. Mais la suite est vive et intense, souvent spectaculaire, avec peu de moments de répit et c'est plutôt appréciable pour un film d'action.
J'aime pas :
* Le casting. Mettre en valeur Brad Pitt, soit, et il se débrouille pas mal en baroudeur de l'ONU, mais les personnages secondaires sont tellement insignifiants que ça en devient dérangeant.
* De l'action consensuelle. C'est un blockbuster, pas un film d'horreur, la différence se constate dans l'absence totale de sang à l'écran.
* Le scénario. La ligne générale est intéressante et on aime bien voyager, mais il y a trop d'invraisemblances et en premier lieu, on ne comprend pas trop pourquoi c'est à Brad Pitt de tout assumer tout seul.
"World War Z" est donc bien un blockbuster de l'été. On lui demande juste de nous divertir légèrement, mais pas de faire en sorte qu'on s'en rappelle. Il y avait du potentiel derrière un scénario plutôt intéressant, puis les zombies, ça change des extraterrestres envahisseurs, mais le pari n'est malheureusement pas remporté. Le premier film de zombies sans aucune goutte de sang, c'est pas possible.
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