Amateur mais loin d'être fan de Queen, j'étais tout de même curieux de voir ce film déjà considéré comme culte par tous les aficionados du groupe. C'était un peu comme je l'attendais : surfait.
"Bohemian Rhapsody" retrace donc la trajectoire de Queen, de la rencontre de Brian May et Roger Taylor avec le futur Freddie Mercury (Rami Malek, très bien), en 1970, jusqu'au fameux concert du Live Aid en 1985. Le focus est évidemment porté sur le charismatique chanteur du groupe, évoquant aussi bien sa créativité artistique que sa vie privée mouvementée.
J'aime :
* La bande originale. C'est quand même l'un des attraits du film, on a le droit en gros à un "best of" de Queen tout du long même si j'ai lu que la voix "chantée" de Freddie Mercury aurait été interprétée par un autre chanteur au timbre similaire.
* Les séquences musicales. Passionné de musique et notamment de la manière dont elle est enregistrée, j'ai particulièrement accroché sur les scènes de studio que j'ai envie de croire assez authentiques puisque le film est supervisé par Brian May et Roger Taylor. Quant aux scènes de concert, j'ai pas été spécialement marqué par celle du Live Aid, que j'ai trouvé longuette au contraire (malgré l'excellente performance de Rami Malek), surtout qu'elle clôt le film.
* Le casting. Evidemment il faut offrir une mention spéciale à Rami Malek, et il a été récompensé d'un Oscar. Mais il surpasse de loin tout le reste du casting, notamment les autres membres de Queen, très peu charismatiques. Du coup, on retiendra peut-être plus Lucy Boynton (dans le rôle de Mary Austin, compagne de Freddie Mercury) et Allen Leech (dans le rôle du manager du chanteur).
J'aime pas :
* Le scénario. Ce n'est pas tant l'histoire en elle-même que la manière dont elle est présentée avec de nombreux arrangements avec la réalité qui ont été pris (des anachronismes dans les chansons notamment). Cela accentue certes la dramaturgie (particulièrement sur l'annonce de la maladie de Freddie Mercury), mais ça la fout quand même mal dans un biopic supervisé par les propres membres de Queen. De plus, de nombreux aspects de la vie privée du chanteur, controversés ou non, sont plus évoqués que réellement expliqués.
* La reconstitution. Il y a plein de choses qui m'ont fait tiquer : entre le concours de perruques et la prothèse dentaire proéminente de Rami Malek (alors oui Freddie Mercury avait une denture similaire, mais là, on ne voit que ça), tout cela ne fait pas très authentique.
* L'esthétique et le montage. Il y a un style particulier appliqué notamment par Bryan Singer (qui n'a même pas terminé le film au passage), qui fait que l'on a plus l'impression de regarder un long clip musical qu'un vrai long-métrage. Et donc une esthétique qui ressemble à certains autres films réalisés récemment sur les années 1970 où le cinéaste a plus voulu donner "un style 70's", avec cette image un peu jaune orangé, que tenter de reconstituer un peu fidèlement l'époque. Cela va avec la reconstitution pas très soignée.
Mon avis est donc mitigé sur ce "Bohemian Rhapsody". C'est un bon divertissement, avec de la très bonne musique, mais pour ceux qui voulaient vraiment voir un biopic de Freddie Mercury & Queen, il faudra repasser.
mercredi 29 mai 2019
lundi 27 mai 2019
How the Beatles changed the world (2017)
En général, je n'aime pas trop les documentaires non-officiels sur les Beatles car ils font assez miséreux à côté des officiels (peu d'images, aucune autorisation d'utilisation des chansons originales, intervenants de troisième classe...). Celui-ci, signé Tom O'Dell, a débarqué sur Netflix et surtout, j'ai pu profiter d'un long voyage en avion pour lui donner une chance.
"How the Beatles changed the world" propose de suivre la carrière des Beatles à travers leur influence sur la culture mondiale et notamment anglo-saxonne au fil des années. Il replace ainsi le groupe dans le contexte de l'époque durant laquelle il a évolué, accompagné de témoignages de rares proches (Tony Bramwell, Barry Miles) et surtout de journalistes musicaux.
J'aime :
* L'angle. Si Tom O'Dell n'évite pas de conter en arrière-plan une énième fois l'histoire des Beatles, les focus sur l'évolution de la situation du monde, culturellement et politiquement, au cours de leur carrière, avec des images d'archives, sont du coup ce qui m'a le plus intéressé (le reste, je connais par coeur).
* Les intervenants. Du côté des témoins et proches, c'est la misère, mais Tony Bramwell et surtout Barry Miles font le job. La parole est donc surtout donnée aux journalistes musicaux, qui sont de qualité tout de même.
* La bande originale. Au début, on craint le pire avec aucun morceau des Beatles, puis apparaissent des chansons originales des Fab Four à partir de "Rubber Soul". Bonne surprise de ce côté-là donc.
J'aime pas :
* Malgré la tentative de trouver un angle un peu original sur le sujet, Tom O'Dell ne va pas vraiment en profondeur et aurait sans dû se concentrer sur l'époque autour des Beatles plutôt que les Beatles dans leur époque car, cela, cela a déjà été dit et redit.
Ce n'est donc pas avec "How the Beatles changed the world" que les puristes comme moi apprendront quoi que ce soit sur les Fab Four et même sur leur époque, même si le documentaire de Tom O'Dell n'est pas inintéressant non plus et mieux que je ne l'imaginais.
"How the Beatles changed the world" propose de suivre la carrière des Beatles à travers leur influence sur la culture mondiale et notamment anglo-saxonne au fil des années. Il replace ainsi le groupe dans le contexte de l'époque durant laquelle il a évolué, accompagné de témoignages de rares proches (Tony Bramwell, Barry Miles) et surtout de journalistes musicaux.
J'aime :
* L'angle. Si Tom O'Dell n'évite pas de conter en arrière-plan une énième fois l'histoire des Beatles, les focus sur l'évolution de la situation du monde, culturellement et politiquement, au cours de leur carrière, avec des images d'archives, sont du coup ce qui m'a le plus intéressé (le reste, je connais par coeur).
* Les intervenants. Du côté des témoins et proches, c'est la misère, mais Tony Bramwell et surtout Barry Miles font le job. La parole est donc surtout donnée aux journalistes musicaux, qui sont de qualité tout de même.
* La bande originale. Au début, on craint le pire avec aucun morceau des Beatles, puis apparaissent des chansons originales des Fab Four à partir de "Rubber Soul". Bonne surprise de ce côté-là donc.
J'aime pas :
* Malgré la tentative de trouver un angle un peu original sur le sujet, Tom O'Dell ne va pas vraiment en profondeur et aurait sans dû se concentrer sur l'époque autour des Beatles plutôt que les Beatles dans leur époque car, cela, cela a déjà été dit et redit.
Ce n'est donc pas avec "How the Beatles changed the world" que les puristes comme moi apprendront quoi que ce soit sur les Fab Four et même sur leur époque, même si le documentaire de Tom O'Dell n'est pas inintéressant non plus et mieux que je ne l'imaginais.
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