Après l'excellent documentaire sur Nina Simone, je ne pouvais que faire confiance à Netflix pour cette autre oeuvre consacrée cette fois à Keith Richards.
Dirigé par Morgan Neville, journaliste américain et auteur de documentaires sur Muddy Waters et Johnny Cash entre autres, celui-ci est dans cette même lignée puisqu'il dresse un portrait du guitariste des Rolling Stones à travers ses influences que sont notamment le blues et la country. Si l'on suit une certaine ligne chronologique en fil rouge, il ne s'agit pas d'une biographie de Keith Richards à proprement parler. On suit ce dernier à l'occasion de l'enregistrement de son dernier album, "Crosseyed Heart", fortement teinté de blues, et passer de studio en studio pour conter ses mémoires liées à ses idoles musicales.
J'aime :
*Le sujet. Keith Richards est un personnage mythique du rock, avec une certaine légende trash, mais qui, ici, donne à voir que cette image n'est pas exacte. Certes, il continue de fumer comme un pompier et de boire, mais on en apprend plus notamment sur sa relation avec son père, perdu puis retrouvé, et qui deviendra son meilleur ami jusqu'à sa mort. Puis il est aussi toujours intéressant de voir de grands noms comme lui, qui a influencé nombre guitaristes, parler justement de ses idoles à lui et les mettre ainsi en lumière.
*La musique. Pas vraiment de grands classiques des Rolling Stones, mais tout ce qui a influencé Keith Richards, beaucoup de blues et de country donc, ainsi que ses derniers morceaux. Que du bon quand même.
J'aime pas :
*La biographie. S'il y a quelques éléments sur la vie de Keith Richards, c'est vrai que je n'aurais pas été contre en savoir un peu plus sur lui et son cheminement avant et pendant les Rolling Stones. Mais tel n'était pas l'angle du documentaire.
Documentaire sérieux et pointu de Morgan Neville sur les influences de Keith Richards qui se révèle un excellent guide et conteur. A voir !
vendredi 29 avril 2016
lundi 25 avril 2016
Smashed (2013)
Sorti directement en DVD en France, ce petit film indépendant a notamment pour attrait d'avoir Aaron Paul à son casting. Mais ce n'est pas sa prestation qu'on retiendra.
L'histoire est relativement simple : Charlie (Aaron Paul, pas mal) et Kate (Mary Elizabeth Winstead, excellente) forment un jeune couple pour qui tout roule, mais qui a tendance à enchaîner les soirées arrosées. Des excès qui mettent sérieusement en péril la carrière d'institutrice de Kate qui en vient à vomir devant ses élèves un lendemain de cuite. Aidée par son collègue Dave (Nick Offerman, bien), ancien alcoolique, la jeune femme va alors tenter de sortir de ce quotidien nuisible, mais cela aura forcément des conséquences sur tout le reste, dont son couple...
J'aime :
*Le casting. Si Aaron Paul a un rôle pas si éloigné que cela de son "Jesse" de "Breaking Bad", l'alcool remplaçant la drogue, et donc n'apporte rien de très nouveau, on est vraiment épaté par sa partenaire, Mary Elizabeth Winstead qui apporte différentes facettes de jeu extrêmement subtiles, de l'ivresse à la sobriété en passant par la rechute. On apprécie aussi de solides seconds rôles.
*Le scénario. Il n'est pas franchement original ni complexe car il s'intéresse plus aux relations entre les personnages suivant les différents moments de Kate, mais il n'est pas dénué d'intérêt, invite à la réflexion et vaut déjà par la jolie prestation de son casting.
J'aime pas :
*La durée. C'est rare que je le dise, mais cette fois, j'ai trouvé le film trop court. Malgré son scénario plutôt mince, James Ponsoldt, le réalisateur, aurait pu s'attarder un peu plus notamment sur la relation de Kate avec son collègue Dave et sa marraine des Alcooliques Anonymes Jenny.
Deuxième film seulement du jeune et déjà prolifique James Ponsoldt, "Smashed" est une oeuvre certes "mineure", mais qui vaut le détour pour la performance intéressante de ses acteurs sur un vrai thème de société.
L'histoire est relativement simple : Charlie (Aaron Paul, pas mal) et Kate (Mary Elizabeth Winstead, excellente) forment un jeune couple pour qui tout roule, mais qui a tendance à enchaîner les soirées arrosées. Des excès qui mettent sérieusement en péril la carrière d'institutrice de Kate qui en vient à vomir devant ses élèves un lendemain de cuite. Aidée par son collègue Dave (Nick Offerman, bien), ancien alcoolique, la jeune femme va alors tenter de sortir de ce quotidien nuisible, mais cela aura forcément des conséquences sur tout le reste, dont son couple...
J'aime :
*Le casting. Si Aaron Paul a un rôle pas si éloigné que cela de son "Jesse" de "Breaking Bad", l'alcool remplaçant la drogue, et donc n'apporte rien de très nouveau, on est vraiment épaté par sa partenaire, Mary Elizabeth Winstead qui apporte différentes facettes de jeu extrêmement subtiles, de l'ivresse à la sobriété en passant par la rechute. On apprécie aussi de solides seconds rôles.
*Le scénario. Il n'est pas franchement original ni complexe car il s'intéresse plus aux relations entre les personnages suivant les différents moments de Kate, mais il n'est pas dénué d'intérêt, invite à la réflexion et vaut déjà par la jolie prestation de son casting.
J'aime pas :
*La durée. C'est rare que je le dise, mais cette fois, j'ai trouvé le film trop court. Malgré son scénario plutôt mince, James Ponsoldt, le réalisateur, aurait pu s'attarder un peu plus notamment sur la relation de Kate avec son collègue Dave et sa marraine des Alcooliques Anonymes Jenny.
Deuxième film seulement du jeune et déjà prolifique James Ponsoldt, "Smashed" est une oeuvre certes "mineure", mais qui vaut le détour pour la performance intéressante de ses acteurs sur un vrai thème de société.
vendredi 22 avril 2016
Zoolander (2002)
Alors que le second épisode est sorti récemment sur les écrans, il me tardait de voir enfin ce film devenu culte, mais pas tant diffusé que cela. Voilà chose faite et je reste un peu sur ma faim.
L'histoire, c'est celle de Derek Zoolander (Ben Stiller, pas mal), mannequin le plus célèbre du monde, mais qui a fait son temps. La page est définitivement tournée lorsqu'il perd le titre de mannequin de l'année au profit de son rival, le cool Hansel McDonald (Owen Wilson, sympa). Par la suite, ses colocataires meurent dans un dramatique accident et Derek Zoolander décide alors de mettre fin à sa carrière. Il retourne dans sa campagne afin de vivre avec son père et ses frères, miniers. Mal accepté, il pense pouvoir faire un retour triomphal sur les podiums lorsqu'il est engagé par Jacobi Mugatu (Will Ferrell, extravagant à souhait) pour un prochain défilé. Ce n'est qu'un subterfuge pour que le mannequin, dont on a lavé le cerveau, assassine le Premier ministre de Malaisie qui ose vouloir interdire le travail des enfants dans son pays, représentant une menace pour les profits de l'industrie de la mode...
J'aime :
*Le scénario. D'une part, il y a cette satire du monde superficiel de la mode qui est très bien retranscrite, et d'autre part, un fond plus réaliste qu'on ne le pense car il y a une véritable problématique autour des pays d'Asie du Sud-Est qui commencent à autoriser des syndicats, un salaire minimum, etc. pour leurs nombreux salariés du textile, ce qui ne plaît pas du tout aux grands groupes de mode. Puis la paire Stiller-Wilson, avec le premier toujours bien moins malin que le second, est toujours géniale à voir en action.
*Le casting. Toute la bande à Stiller est donc là (Wilson, Ferrell, Vaughn...), et on se réjouit des très nombreux invités (dont Donald Trump !) qui ont accepté de jouer leur propre rôle et de participer à cette grosse caricature de l'industrie de la mode. Après, je ne suis pas convaincu que ce soit le meilleur rôle de Ben Stiller, qui va trop dans le grotesque.
J'aime pas :
*L'humour. Je suis en général très bon public de ce genre de grosse farce "débile", mais je n'ai quasiment pas ri, et très peu souri au final, devant le film. Peut-être trop d'expectative de ma part, mais j'ai trouvé ça lourd tout du long sans arriver à monter au énième degré requis.
Au final, je crois que j'ai plus apprécié le fonds que la forme de "Zoolander". Le thème est original et le film de Ben Stiller tourne bien en dérision les codes du milieu de la mode, mais je n'ai pas réussi à rentrer dans son rendu potache excessif. Peut-être en grande partie aussi parce que je n'ai finalement pas aimé son personnage. Cela ne m'empêche pas de vouloir voir la suite !
L'histoire, c'est celle de Derek Zoolander (Ben Stiller, pas mal), mannequin le plus célèbre du monde, mais qui a fait son temps. La page est définitivement tournée lorsqu'il perd le titre de mannequin de l'année au profit de son rival, le cool Hansel McDonald (Owen Wilson, sympa). Par la suite, ses colocataires meurent dans un dramatique accident et Derek Zoolander décide alors de mettre fin à sa carrière. Il retourne dans sa campagne afin de vivre avec son père et ses frères, miniers. Mal accepté, il pense pouvoir faire un retour triomphal sur les podiums lorsqu'il est engagé par Jacobi Mugatu (Will Ferrell, extravagant à souhait) pour un prochain défilé. Ce n'est qu'un subterfuge pour que le mannequin, dont on a lavé le cerveau, assassine le Premier ministre de Malaisie qui ose vouloir interdire le travail des enfants dans son pays, représentant une menace pour les profits de l'industrie de la mode...
J'aime :
*Le scénario. D'une part, il y a cette satire du monde superficiel de la mode qui est très bien retranscrite, et d'autre part, un fond plus réaliste qu'on ne le pense car il y a une véritable problématique autour des pays d'Asie du Sud-Est qui commencent à autoriser des syndicats, un salaire minimum, etc. pour leurs nombreux salariés du textile, ce qui ne plaît pas du tout aux grands groupes de mode. Puis la paire Stiller-Wilson, avec le premier toujours bien moins malin que le second, est toujours géniale à voir en action.
*Le casting. Toute la bande à Stiller est donc là (Wilson, Ferrell, Vaughn...), et on se réjouit des très nombreux invités (dont Donald Trump !) qui ont accepté de jouer leur propre rôle et de participer à cette grosse caricature de l'industrie de la mode. Après, je ne suis pas convaincu que ce soit le meilleur rôle de Ben Stiller, qui va trop dans le grotesque.
J'aime pas :
*L'humour. Je suis en général très bon public de ce genre de grosse farce "débile", mais je n'ai quasiment pas ri, et très peu souri au final, devant le film. Peut-être trop d'expectative de ma part, mais j'ai trouvé ça lourd tout du long sans arriver à monter au énième degré requis.
Au final, je crois que j'ai plus apprécié le fonds que la forme de "Zoolander". Le thème est original et le film de Ben Stiller tourne bien en dérision les codes du milieu de la mode, mais je n'ai pas réussi à rentrer dans son rendu potache excessif. Peut-être en grande partie aussi parce que je n'ai finalement pas aimé son personnage. Cela ne m'empêche pas de vouloir voir la suite !
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