jeudi 21 novembre 2024

Beetlejuice (1988)

Si je me rappelle avoir regardé (et apprécié) la série animée "Beetlejuice" durant ma jeunesse, je n'avais pour autant jamais vu le film de Tim Burton. La sortie du second épisode m'y a encouragé, avec beaucoup de retard, mais un certain plaisir malgré tout.

L'histoire est celle de Barbara (Geena Davis, très bien) et Adam (Alec Baldwin, bien) Maitland, un jeune couple vivant heureux et amoureux dans une grande et ancienne maison du petit village de Winter River, dans le Connecticut. Malheureusement, ils meurent dans un accident de voiture. Ils continuent néanmoins à hanter leur maison à l'état de fantômes, mais celle-ci est vendue à un couple excentrique new-yorkais, Delia (Catherine O'Hara, excellente) et Charles (Jeffrey Jones, excellent aussi) Deetz, et leur fille Lydia (Winona Ryder, bien). Cette dernière est la seule à voir les Maitland, qui cherchent désespérément à déloger les Deetz...

J'aime : 

* Le casting. Si le personnage de Michael Keaton est mis en avant et qu'il est très bien joué, il n'apparaît pas tant que cela dans le film. Mention donc au reste du casting, vraiment de grande qualité. Aucune fausse note. 

* Les décors et effets spéciaux. Tim Burton nous plonge pour la première fois dans son univers horrifico-comique avec ce film. On ressent son amour du cinéma "artisanal" et même si certains effets spéciaux ont quelque peu vieilli (comme ce monde de l'au-delà et son serpent géant), on ne peut que saluer leur originalité. 

* La bande originale. Le grand Danny Elfman est à la baguette et nous régale. Harry Belafonte est particulièrement mis à l'honneur.

* Le scénario. Il aurait dû être bien plus trash que cela, mais, au final, cela fonctionne très bien ainsi, en tant que comédie fantastique.

J'aime pas :

* On n'aurait donc pas été contre voir un peu plus le personnage central du film, Michael Keaton réalisant un vrai one-man-show. L'introduction est peut-être un poil longue. 

"Beetlejuice" a représenté un marqueur pour Tim Burton, mais aussi Michael Keaton et Winona Ryder. Et c'était mérité, on a pris beaucoup de plaisir avec eux dans ce film des plus divertissants.

mercredi 6 novembre 2024

Beverly Hills Cop : Axel F (2024)

Trente ans après l'épisode de clôture raté de la saga "Beverly Hills Cop", Eddie Murphy est finalement de retour dans son costume d'Axel Foley pour un opus supplémentaire qui aura mis beaucoup de temps à arriver (des projets existaient déjà il y a plus de 15 ans). Comme pour "Coming 2 America", pas de sortie en salles mais, ici, uniquement sur Netflix. Derrière la caméra, l'Australien Mark Molloy, pour son premier film. On ne peut donc pas dire que cela sentait bon, mais...

L'histoire est celle d'Axel Foley (Eddie Murphy, tout de même moins agité que jadis), qui règne toujours sur les rues de Detroit afin de combattre la criminalité à sa façon. Il est contacté par son vieil ami californien Billy Rosewood (Judge Reinhold, bouffi par la chirurgie plastique), désormais détective privé. Selon lui, la fille d'Axel Foley, Jane (Taylour Page, pas mal), qui n'a plus de contact avec son père, est menacée car elle est l'avocate d'un homme accusé d'avoir assassiné un policier infiltré dans un cartel. Le flic de Detroit se doit alors de faire son retour à Beverly Hills...

J'aime :

* Le casting. Cette fois, la majorité de la troupe originelle est bel et bien là : Eddie Murphy bien sûr, mais aussi Judge Reinhold, John Ashton (son dernier rôle en plus), Bronson Pinchot, Paul Reiser. Ils n'ont pas tous très bien vieilli et ça cabotine forcément un peu, mais on sent qu'ils ont du plaisir à se retrouver. Et avec Joseph Gordon-Levitt, en good cop, et Kevin Bacon, en bad cop, en plus, c'est du très solide. L'unique rôle féminin est attribué à Taylour Page, qui a moins le mérite de ne pas être un faire-valoir.

* Le scénario. Il n'est pas follement original, mais suffisamment touffu pour maintenir notre intérêt.

* L'action. Ces séquences ont clairement reçu une mise au goût du jour et cela commence dès l'introduction avec course-poursuite et fusillade à gogo dans Detroit. On retrouve aussi, notamment, une fusillade à Beverly Hills ainsi qu'un vol mouvementé en hélicoptère, sans oublier la traditionnelle castagne finale qui retiennent l'attention.

* Les décors. On est content de retrouver Beverly Hills, mais aussi de voir un peu plus Detroit.

* La bande originale. C'est le Britannique Lorne Balfe qui s'y colle cette fois et, outre le thème original, des morceaux des deux premiers films sont de retour. Bonne idée.

J'aime pas :

* C'est l'épisode le plus long de la saga et cela se fait quelque peu ressentir.

Je reste toujours méfiant de ces revivals longtemps après, qui peuvent parfois faire plus de mal que de bien à des sagas chéries. On ne peut pas dire que ce quatrième épisode est raté, mais il ne restera pas non plus dans les mémoires car Eddie Murphy a clairement perdu toute l'énergie et l'humour de ses débuts. Et dire qu'un cinquième opus est prévu...

vendredi 1 novembre 2024

Beverly Hills Cop III (1994)

Vu le difficile accouchement de ce troisième opus de la saga "Beverly Hills Cop", signé cette fois du spécialiste des comédies John Landis, il aurait certainement été plus sage de laisser le projet au placard. Néanmoins, à l'époque de sa sortie, j'ai sans doute été le voir au cinéma et il était mon préféré de la trilogie originelle.

L'histoire commence comme les précédentes, avec Axel Foley (Eddie Murphy, qui paraît ici moins concerné) en mission à Detroit. Il doit ici coincer des voleurs de voitures, mais l'assaut tourne mal et voit son chef, Douglas Todd, abattu par les malfaiteurs. Foley apprend par le FBI, également sur le coup, que les tueurs viendraient de Californie où ils auraient un lien avec le parc d'attractions "WonderWorld". Il décide alors de se rendre sur place pour poursuivre l'enquête...

J'aime :

* Le casting. Certes, Eddie Murphy paraît quelque peu essoufflé dans cet épisode, mais il est heureusement bien entouré par l'incontournable Judge Reinhold (Billy Rosewood forever), Hector Elizondo en flic pas très net, Theresa Randle pour jouer sa première amourette (on la retrouvera plus tard dans la saga "Bad Boys" ou encore "Girl 6"), Bronson Pinchot qui fait son joyeux retour (au contraire de John Ashton, bien regretté) ou encore Timithy Carhart qui joue un nouveau méchant froid et charismatique. Et comme c'est un peu un opus "Disneyland", on retrouve une ribambelle de guests connus (dont George Lucas...).

* Les décors. On se balade moins ici, mais le parc d'attractions représente un lieu plutôt original pour y placer l'action.

* La bande originale. Le thème culte d'Harold Faltermeyer est toujours là, remanié par Nile Rodgers qui assure le reste de la partition du film. Solide. 

J'aime pas :

* Le scénario. Il est signé de l'efficace Steven E. de Souza, à l'origine, entre autres, des premiers "Die Hard". Il respecte les codes de la saga en partant à nouveau sur des faits bien violents (la mort de Douglas Todd) avant de se poursuivre en grosse farce grâce aux facéties d'Axel Foley. Mais si ici l'humour est bel et bien de retour en force, l'histoire centrée autour du parc d'attractions qui cache des faux monnayeurs (certes originale), infantilise encore plus, par son lieu même, le film. Puéril.

* L'action. La plupart des scènes dans le parc font penser à celles des séries des années 1980 où les bagarres sonnent faux et où les méchants tirent n'importe comment.

La direction de John Landis refait du "Flic de Beverly Hills" une vraie comédie d'action après un épisode 2 plus musclé que drôle. Mais les années ont passé et le public visé ici est nettement plus familial voire jeune avec son histoire à "WonderWorld". Cela avait parfaitement fonctionné pour l'enfant que j'étais à l'époque, bien moins pour l'adulte que je suis aujourd'hui.