Vu le difficile accouchement de ce troisième opus de la saga "Beverly Hills Cop", signé cette fois du spécialiste des comédies John Landis, il aurait certainement été plus sage de laisser le projet au placard. Néanmoins, à l'époque de sa sortie, j'ai sans doute été le voir au cinéma et il était mon préféré de la trilogie originelle.
L'histoire commence comme les précédentes, avec Axel Foley (Eddie Murphy, qui paraît ici moins concerné) en mission à Detroit. Il doit ici coincer des voleurs de voitures, mais l'assaut tourne mal et voit son chef, Douglas Todd, abattu par les malfaiteurs. Foley apprend par le FBI, également sur le coup, que les tueurs viendraient de Californie où ils auraient un lien avec le parc d'attractions "WonderWorld". Il décide alors de se rendre sur place pour poursuivre l'enquête...
J'aime :
* Le casting. Certes, Eddie Murphy paraît quelque peu essoufflé dans cet épisode, mais il est heureusement bien entouré par l'incontournable Judge Reinhold (Billy Rosewood forever), Hector Elizondo en flic pas très net, Theresa Randle pour jouer sa première amourette (on la retrouvera plus tard dans la saga "Bad Boys" ou encore "Girl 6"), Bronson Pinchot qui fait son joyeux retour (au contraire de John Ashton, bien regretté) ou encore Timithy Carhart qui joue un nouveau méchant froid et charismatique. Et comme c'est un peu un opus "Disneyland", on retrouve une ribambelle de guests connus (dont George Lucas...).
* Les décors. On se balade moins ici, mais le parc d'attractions représente un lieu plutôt original pour y placer l'action.
* La bande originale. Le thème culte d'Harold Faltermeyer est toujours là, remanié par Nile Rodgers qui assure le reste de la partition du film. Solide.
J'aime pas :
* Le scénario. Il est signé de l'efficace Steven E. de Souza, à l'origine, entre autres, des premiers "Die Hard". Il respecte les codes de la saga en partant à nouveau sur des faits bien violents (la mort de Douglas Todd) avant de se poursuivre en grosse farce grâce aux facéties d'Axel Foley. Mais si ici l'humour est bel et bien de retour en force, l'histoire centrée autour du parc d'attractions qui cache des faux monnayeurs (certes originale), infantilise encore plus, par son lieu même, le film. Puéril.
* L'action. La plupart des scènes dans le parc font penser à celles des séries des années 1980 où les bagarres sonnent faux et où les méchants tirent n'importe comment.
La direction de John Landis refait du "Flic de Beverly Hills" une vraie comédie d'action après un épisode 2 plus musclé que drôle. Mais les années ont passé et le public visé ici est nettement plus familial voire jeune avec son histoire à "WonderWorld". Cela avait parfaitement fonctionné pour l'enfant que j'étais à l'époque, bien moins pour l'adulte que je suis aujourd'hui.
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