jeudi 16 décembre 2021

OSS 117 : Alerte rouge en Afrique noire (2021)

On savait que ce troisième épisode tant attendu d'OSS 117 serait forcément moins bien que les précédents car Michel Hazanavicius a laissé sa place derrière la caméra à Nicolas Bedos. Mais on avait quand même un petit espoir. 

Nous retrouvons ce cher OSS 117 (Jean Dujardin, très bien) une dizaine d'années après ses aventures brésiliennes. A la suite de nouvelles péripéties en Afghanistan, il est consigné au service informatique des services secrets où il finit par bien se plaire. Mais il va devoir retrouver le terrain alors que l'un de ses jeunes collègues, OSS 1001 (Pierre Niney, pas mal), a disparu dans un pays d'Afrique de l'Ouest...

J'aime :

* Le casting. On aurait pu s'attendre à un défilé de stars pour cet épisode tourné bien après le précédent et il n'en est rien. En dehors de Jean Dujardin et Pierre Niney, cela fleure bon le second rôle solide et efficace. Et notre duo de choc mal assorti assure plutôt bien, avec un personnage d'OSS 1001 qu'on apprécie mieux au fur et à mesure du film tandis qu'0SS 117, bien qu'ayant passablement vieilli, reste fidèle à lui-même et ne déçoit pas.

* La mise en scène. Nicolas Bedos a plutôt bien respecté les codes de la saga, en s'adaptant aux films d'action de l'époque, tout en les singeant. 

* La reconstitution. Elle est forcément un peu caricaturale de l'Afrique, mais elle est assez soignée et fidèle à l'ambiance (notamment aussi dans la partie française).

J'aime pas :

* Le scénario. Contrairement aux deux épisodes précédents qui avaient un minimum de complexité pour ne pas s'appuyer que sur les gags, celui-ci est loin d'être passionnant, trop attendu sur le contexte proposé, avec peu de rebondissements.

* L'humour. L'époque a changé et choisir l'Afrique comme lieu de chute offrait un double risque pour le scénariste, Jean-François Halin. Malheureusement, contrairement à ses deux scripts précédents, il est passé totalement à côté de la subtilité. De plus, son astuce consistant à compenser les énormités sorties par OSS 117 par le mépris des autres personnages ne fonctionne pas car la ficelle est trop grosse. 

La déception annoncée pour ce troisième OSS est bien au rendez-vous, mais on reste fidèle à ce fabuleux personnage qui nous permet de trouver quelques bons côtés au film, avec un divertissement tout de même réussi.

mercredi 8 décembre 2021

Splash (1984)

Troisième film mais premier succès commercial de Ron Howard, "Splash" est une autre oeuvre culte ailleurs (je ne l'ai jamais vue passer à la télévision française) que je découvre sur le tard. Pas bien convaincu non plus.

L'histoire est celle d'Allen Bauer (Tom Hanks, bien) qui, enfant, a été sauvé par une jeune sirène alors qu'il s'était jeté en mer au large de Cape Cod. Des années plus tard, devenu adulte mais ne sachant toujours pas nager, la même mésaventure lui arrive au même endroit et la même sirène (Daryl Hannah, très bien), adulte elle aussi, vient de nouveau à sa rescousse. Mais cette fois, elle compte bien passer plus de temps avec lui...

J'aime :

 * Le casting. On a une petite bande sympa d'acteurs. Outre le jeunot et frais Tom Hanks et la sculpturale Darryl Hannah, les rôles secondaires sont tenus par John Candy (dans celui du frère encombrant d'Allen) et Eugene Levy (dans celui du "méchant").

* L'idée originale. Elle était excellente, donnant lieu à de nombreuses scènes comiques. 

* Les effets spéciaux. Produit par Disney, le film dispose de gros moyens et ainsi de jolis et convaincants effets visuels, encore maintenant.

J'aime pas :

 * Le scénario. Si les premiers pas de la sirène à New York sont plutôt drôles, la suite devient à la fois trop sérieuse et trop romantique, nous plongeant dans l'ennui. 

"Splash" n'est pas si daté que cela et plutôt attractif au départ, mais j'ai fini par m'en lasser assez rapidement. Il faudra que je réessaye.

mercredi 1 décembre 2021

The Lie (2020)

Encore un film Amazon. Remake d'un long-métrage allemand, on pensait pouvoir faire confiance à Veena Sud, qui avait dirigé avec succès une autre reprise, celle de la série "The Killing". Eh bien non, mauvaise pioche cette fois-ci.

L'histoire est celle d'un couple divorcé, Rebecca (Mireille Enos, pas mal) et Jay (Peter Sarsgaard, pas mal aussi), et de sa fille Kayla (Joey King, insupportable), dont la vie va être profondément perturbée lorsque cette dernière s'accuse du meurtre d'une de ses amies. Plutôt que de la dénoncer, ses parents choisissent de la protéger...

J'aime :

* Le casting. Si on a du solide pour le couple parental, c'est vraiment plus compliqué pour leur fille ou du moins le personnage qui lui a été écrit, déconcertant et laissant trop d'indices sur le dénouement. 

* L'idée de départ. Sur le papier, l'histoire donnait envie, mais son déroulé est particulièrement irritant, on va y revenir.

J'aime pas :

* Le scénario. Rien de pire que ces films où non pas un mais tous les personnages prennent tout le temps les mauvaises décisions, enlevant la dernière once de réalisme. Cela donne une histoire grotesque qui, pire, accouche d'une souris. On a vraiment maudit le dénouement.

* Les décors. Non seulement ils donnent froid, mais en plus, à aucun moment on sait où l'histoire se passe. C'est certes un détail, mais cela donne encore plus l'impression de voir un film sans personnalité.

Film de série des productions "Blumhouse", "The Lie" est donc une belle perte de temps, qui ne donne même pas envie de voir sa version originale allemande. Nul.