jeudi 23 septembre 2021

The Lost City of Z (2017)

J'aime beaucoup James Gray dont mon film préféré reste "Two Lovers", dont j'avais parlé ici même (pas encore des autres que j'ai vus et pas vus, mais cela viendra bien un jour). J'avais, à mon grand regret, raté son avant-dernier film en date, "The Lost City of Z" donc, mais j'ai réussi à finalement capté une diffusion télévisuelle et il a su me plaire aussi. 

L'histoire est vraie et c'est celle de l'explorateur britannique Perry Fawcett (Charlie Hunnan, pas mal). Au début du 20e siècle, ce militaire reconnu a été envoyé dans la forêt amazonienne, entre le Brésil et la Bolivie, afin de cartographier la région. Il en revient persuadé qu'une ancienne civilisation y a vécu, un mystère qui le hantera toute sa vie...

J'aime :

* Le scénario. Après ses histoires new-yorkaises assez noires, James Gray a effectué une transition vers les grandes fresques historiques avec "The Immigrant", toujours à New York, puis ce "Lost City of Z". Cela n'a plus rien à voir avec la Grosse Pomme, mais cela reste passionnant. Histoire vraie, exploration, aventures... tout ce que j'aime ! 

* Les décors. Que ce soit au coeur de la jungle amazonienne, dans les salons londoniens ou encore les tranchées de la Première Guerre mondiale, ils sont à la fois majestueux et raffinés. Une très riche reconstitution.

* La photographie. Signée du très expérimenté Darius Khondji, elle donne une facture très classique au film, mais très jolie aussi. 

* Le casting. Charlie Hunnan n'était pas le premier choix dans le rôle principal et on le sent un peu coincé, même s'il n'est pas mauvais pour autant, juste sans grande saveur. Mais il est entouré d'excellents seconds rôles, tels Sienna Miller, Robert Pattinson ou encore Angus Macfadyen.

J'aime pas :

 * C'est peut-être un peu long (2h20), mais difficile de condenser plus une telle épopée, qui prend son temps et qui reste fascinante. Et puis il y a donc ce premier rôle un peu fade.

Je n'ai donc pas été tellement déçu de "The Lost City of Z", confirmant toujours plus James Gray comme un cinéaste qui compte aux Etats-Unis. Et c'est un film qui donne envie de se plonger encore un peu plus dans l'histoire de Perry Fawcett.

mercredi 8 septembre 2021

Borat Subsequent Moviefilm (2020)

Le premier "Borat" est la seule facétie de Sasha Baron Cohen que j'ai vue jusqu'à présent et elle m'avait bien plu. J'étais ainsi très curieux de voir la suite, sortie 14 ans plus tard et signée Jason Woliner. Hélas...

L'histoire est compliquée à expliquer car complètement barrée une fois de plus. Mais, pour résumer, notre cher Borat (Sasha Baron Cohen, lourdingue) est de retour aux Etats-Unis, cette fois accompagné de sa fille, Tutar (Maria Bakalova, très bien). Son objectif est de rencontrer le vice-président américain Mike Pence. La quête est évidemment semée d'embûches...

J'aime :

* Le malaise. Particulièrement quand il est créé par Borat et/ou sa fille dans des situations qui paraissent bien réelles. Et on peut tirer notre chapeau à Sasha Baron Cohen pour être parvenu à "piéger" Rudy Giuliani.

* Le casting. Le hic principal est que le personnage de Borat étant désormais immensément connu, il n'existe finalement plus vraiment dans cet épisode, Sasha Baron Cohen étant obligé de se déguiser en autre chose et de laisser sa "fille" mener le bal. Mais heureusement, cette dernière est une sacrée trouvaille et crève l'écran, justement récompensée d'ailleurs.

J'aime pas :

* Le scénario. Ce deuxième épisode est justement bien trop scénarisé comparé au premier et c'est loin d'être passionnant. Il y a ici, j'ai l'impression, bien plus de séquences de comédie (souvent lourdes et pas drôles) et moins avec des personnes réelles, qui plus est bien réchauffées. 

* Le rythme. Le film est en plus plutôt lent et par moments franchement ennuyeux.

La suite de "Borat" est donc bien décevante, ne captant plus - assez logiquement vu le succès du premier - l'authenticité et la fraîcheur du premier. Heureusement qu'il n'a eu le droit qu'à une sortie sur Amazon Prime.