lundi 25 décembre 2017

Star Wars Episode VIII : The Last Jedi (2017)

Après l'excellent épisode VII de cette nouvelle trilogie "Star Wars", j'étais très impatient de découvrir la suite et notamment le véritable retour de Luke Skywalker. Réalisé cette fois par Rian Johnson, auteur du très bon "Looper", cet opus est à la fois surprenant et réjouissant.

L'histoire débute dans la foulée de l'épisode précédent. Alors que Rey (Daisy Ridley, toujours très bien) vient de retrouver Luke Skywalker (Mark Hamill, bien) et doit le convaincre de rejoindre la Résistance, cette dernière est prise en étau par le Premier Ordre, qui bombarde sa base. Une course contre la montre se joue alors : la Résistance, menée par la désormais générale Leia (Carrie Fisher, bien aussi), doit organiser son évacuation en échappant à la surveillance du Premier Ordre tandis que Rey, perturbée par l'esprit de Kylo Ren (Adam Driver, mieux que dans le précédent épisode), fait tout pour mettre la pression sur un Luke Skywalker réticent à reprendre ses habits de Jedi...

J'aime :

* L'univers. Il est toujours bon de pouvoir se replonger dans la galaxie Star Wars avec tous ses personnages, bons comme méchants, connus ou nouveaux, et tout son bestiaire : des humains, des robots, des mutants, des petites bêtes touchantes... Ici, le principal plaisir est le retour de Luke Skywalker, avec plus de Leia aussi, mais moins de Chewbacca, de C-3PO et R2-D2.

* Le casting. C'est donc plaisant de revoir les "anciens", même s'il s'agit de leur dernière apparition (pour les humains), et les "jeunes" apportent toujours autant d'énergie et de fraîcheur. Notamment, dans cet épisode, Daisy Ridley, ainsi qu'Oscar Isaac (qui joue le rôle du pilote Poe Dameron) et John Boyega (Finn), sans oublier la petite nouvelle Rose (jouée par Kelly Marie Tran). Adama Driver apporte lui aussi plus de profondeur à son personnage ici. Puis il y a des guests de choix dont Laura Dern et le facétieux Benicio del Toro, qu'on espère revoir par la suite.

* Le scénario. Il est sans doute moins virevoltant que le précédent, Rian Johnson propose un quasi-huis-clos tendu dans l'espace et sur la planète où Luke Skywalker s'est réfugié. Nous sommes ainsi plus dans la psychologie, avec des destins surprenants pour le dernier cité, qui a totalement perdu la flamme (on va comprendre pourquoi évidemment), et le duo qui se forme entre Rey et Kylo Ren.

* La mise en scène. Malgré un drame pesant constamment sur le film, Rian Johnson sait alléger l'atmosphère à l'aide de répliques bien senties ou de multiples saynètes comiques bienvenues, impliquant surtout les robots et les différentes créatures présentes dans les différentes planètes visitées. Les scènes de bataille sont quant à elles très réussies une fois de plus.

J'aime pas :

* La sortie au casino était bienvenue pour changer un peu de décor, mais je n'ai pas trouvé l'épisode dans l'épisode très réussi. On pourra aussi reprocher quelques séquences un peu mièvres, certaines à l'humour un peu lourdingue et d'autres à la limite du ridicule (le vol de Leia dans l'espace...).

S'il a beaucoup de détracteurs, cet épisode VIII m'a beaucoup plu, m'offrant autant d'émotion que de divertissement, dans la lignée du précédent et me laisse très optimiste pour la suite, même si les vieilles gloires n'en feront plus partie. La relève est assurée avec brio.

vendredi 22 décembre 2017

Limitless (2011)

Après avoir vu la série (sympa, mais sans grand intérêt), il me restait à voir le film, sorti avant et signé Neil Burger.

L'histoire suit la trajectoire d'Eddie Morra (Bradley Cooper, pas mal), écrivain new-yorkais raté, au bout du rouleau lorsqu'il tombe par hasard sur son ex-beau-frère Vernon. Ce dernier, un ancien dealer, lui raconte avoir tourné la page et désormais travailler pour un laboratoire pharmaceutique. Il lui propose d'essayer sa dernière merveille : le NZT. Ce petit comprimé transparent permettrait de développer à 100% les capacités de son cerveau durant près d'une journée. Peu convaincu, Eddie tente malgré tout le coup et les effets sont immédiats : il termine sans difficulté un premier essai de son livre en quelques heures et se voit félicité par son éditrice. Emerveillé, il recontacte Vernon pour reprendre une dose, mais ce dernier est assassiné...

J'aime : 


* L'idée originale. Une pilule qui permet d'utiliser les capacités complètes de son cerveau, c'est plutôt original, même si, à l'écran et dans la manière dont c'est montré (encore plus dans la série d'ailleurs), c'est assez similaire à la série "Sherlock" (le Holmes version Benedict Cumberbatch doit prendre du NZT en fait !).

* Le casting. C'est le premier film post-"The Hangover" dans lequel Bradley Cooper a le rôle principal. Omniprésent, il s'en sort plutôt bien même si son accoutrement d'écrivain maudit aux cheveux gras est un peu ridicule (le NZT lui redonne son vrai look !). A ses côtés, Robert de Niro est plutôt sobre donc bien, ça change, et les actrices Abbie Cornish et Anna Friel sont malheureusement peu mises en valeur.

* Les effets visuels. Une bonne idée du film est de donner un grain différent à l'image lorsqu'Eddie Morra est sans ou sous NZT. Ainsi, elle est sombre et verdâtre sans, brillante et rougeâtre avec. Même si, du coup, cela rend le film visuellement un peu artificiel et jamais naturel ou presque.

J'aime pas : 

* Le scénario. Ce qui était intéressant avec la série, c'est que Brian Finch, le héros, utilisait le NZT pour aider le FBI, à la manière d'un Sherlock, pour différents types d'affaires. Ici, pas du tout, Eddie Morra veut devenir riche donc il s'en sert pour devenir un as des finances et le super conseiller de Robert de Niro. C'est moins trépidant, d'autant plus que les accrocs parallèles, en dehors des effets secondaires (deux méchants différents), sont au final assez superficiels et vite réglés. Mais on apprécie le lien existant entre les deux formats (la série est une suite du film avec Eddie Morra dedans aussi).

L'idée de départ de "Limitless" était bonne, mais le scénario est assez moyen. La réalisation et le casting manquent d'ampleur, on s'attendait à plus d'ambition. Au final, loin d'être fantastique et plus "comique", la série est sans doute meilleure que le film.