Nick Cassavetes n'arrive assurément pas à la cheville de son père, réalisant des films à chaque fois très différents et ainsi sans vraie personnalité. Son dernier en date, "The Other woman", est une honnête comédie au scénario pourtant banal.
Carly (Cameron Diaz, très bien) est heureuse, il semblerait que son nouvel amant, le beau Marc (Nikolaj Coster-Waldau, bof), soit le bon. Sauf qu'elle va rapidement découvrir qu'il est marié de longue date à Kate (Leslie Mann, formidable) avec qui elle tombe nez à nez alors qu'elle voulait lui faire une surprise. Désespérée d'avoir été trompée, la femme au foyer veut que Carly l'aide à surmonter cette épreuve. Elles vont peu à peu se rapprocher et se rendre compte que Marc fréquente aussi la jeune Amber (Kate Upton, fort jolie à regarder, pas plus). Furieuses, elles organisent alors un plan, avec l'aide de la bimbo, afin de se venger de l'affreux mari volage...
J'aime :
* Le casting. C'est assurément la force du film. Si Cameron Diaz mène toujours d'aussi belle manière la danse, elle est surpassée par Leslie Mann qui offre ici une performance de déglinguée assez géniale, passant de femme au foyer ennuyeuse à vengeresse lunatique. On voit moins Kate Upton qui ne joue pas si mal, mais c'est sa plastique qui reste la plus intéressante. Je suis encore moins fan des rôles masculins, Nikolaj Coster-Waldau est caricatural et David Thornton (le frère de Kate) ne sert pas à grand chose. Apparitions sympas de Don Jonhson et Nicki Minaj en revanche.
* L'humour. Outre le scénario, plusieurs gags sont déjà vus mille fois (le médicament qui donne envie de faire caca, le produit qui fait faire perdre les cheveux ou encore la brosse à dent mouillé au pipi), mais l'énergie comique générale du duo Diaz-Mann fonctionne très bien et on sourit souvent.
J'aime pas :
* Le scénario. Pour une fois, ce n'est pas un remake, mais on ne peut pas vraiment dire que la femme trompée qui se venge de son mari avec l'aide de ses copines soit d'une véritable inventivité. Et comme on l'a dit plus haut, même certains gags sont éculés.
"The Other woman" n'a vraiment rien d'original et marquera difficilement les esprits, mais le divertissement reste cependant présent grâce à l'abattage et la folie des deux principales comédiennes. Et c'est déjà pas mal.
vendredi 23 mai 2014
samedi 3 mai 2014
Fading gigolo (2014)
Quoi, un film avec Woody Allen acteur mais non réalisateur ? Je croyais cela impossible de nos jours (déjà qu'il avait dit qu'il arrêtait de jouer avant "From Rome with love"), mais il a remis cela pour John Turturro dans une petite comédie sans prétention.
L'acteur-réalisateur rentre tout de suite dans son sujet, dès la première scène, ce qui n'est pas commun. Murray (Woody Allen, fidèle à lui-même et délicieux), vendeur de bouquins rares qui ferme boutique, branche son ami Fioravante (John Turturro, bien), fleuriste, pour qu'il participe à un ménage à trois avec sa dermatologiste (Sharon Stone, pas mal) et une amie à elle, Selima (Sofia Vergara, hautement désirable). Hésitant, Fioravante finit par accepter de tenter l'aventure et devient malgré lui gigolo par l'intermédiaire de Murray qui s'occupe d'être son agent en lui trouvant des femmes fortunées à satisfaire. Jusqu'au jour où ce dernier lui demande de venir en aide à Avigal (Vanessa Paradis, correcte), une veuve juive orthodoxe enfermée dans la solitude depuis la mort de son mari...
J'aime :
* Le casting. C'est la grande force du film et surtout son duo d'acteurs principaux John Turturro-Woody Allen. Entre le grand taciturne et le petit excité, le courant passe parfaitement bien et le duo est beaucoup mieux assorti qu'on aurait pu le penser. Autant le personnage du premier reste un peu déconcertant et mystérieux (il ne semble ni apprécier ni assumer complètement son nouveau gagne-pain), autant celui du second est totalement "Allenien", prévisible, mais tellement drôle. Les seconds rôles, essentiellement féminins, assurent, mais on n'est pas totalement convaincu par Vanessa Paradis, dans un personnage bien surprenant pour elle il faut dire.
* L'humour. On se croirait dans un film de Woody Allen tant tout est là : New York, le sexe exalté et foufou, la communauté juive éraillée, des dialogues drôles et piquants (surtout dans la bouche du cinéaste).
J'aime pas :
* Le scénario. Rien à redire sur la partie gigolo malgré lui qui donne tout l'humour et le piment du film, mais en revanche, la vague amourette entre Fioravante et Avigal est aussi mièvre que rapidement expédiée, et n'a presque rien à faire dans le film. Le réalisateur aurait pu trouver autre chose pour mettre de l'amertume dans sa comédie.
John Turturro ne s'est pas foulé pour mettre en scène cette sympathique comédie qui marche dans les traces de celles de celui avec qui il partage l'affiche. Heureusement que ce dernier est là, qu'on est d'ailleurs très heureux de retrouver devant la caméra, pour apporter tout le piment d'un divertissement dont la mission n'est pas tout à fait remplie. Cela est presque pardonnable.
L'acteur-réalisateur rentre tout de suite dans son sujet, dès la première scène, ce qui n'est pas commun. Murray (Woody Allen, fidèle à lui-même et délicieux), vendeur de bouquins rares qui ferme boutique, branche son ami Fioravante (John Turturro, bien), fleuriste, pour qu'il participe à un ménage à trois avec sa dermatologiste (Sharon Stone, pas mal) et une amie à elle, Selima (Sofia Vergara, hautement désirable). Hésitant, Fioravante finit par accepter de tenter l'aventure et devient malgré lui gigolo par l'intermédiaire de Murray qui s'occupe d'être son agent en lui trouvant des femmes fortunées à satisfaire. Jusqu'au jour où ce dernier lui demande de venir en aide à Avigal (Vanessa Paradis, correcte), une veuve juive orthodoxe enfermée dans la solitude depuis la mort de son mari...
J'aime :
* Le casting. C'est la grande force du film et surtout son duo d'acteurs principaux John Turturro-Woody Allen. Entre le grand taciturne et le petit excité, le courant passe parfaitement bien et le duo est beaucoup mieux assorti qu'on aurait pu le penser. Autant le personnage du premier reste un peu déconcertant et mystérieux (il ne semble ni apprécier ni assumer complètement son nouveau gagne-pain), autant celui du second est totalement "Allenien", prévisible, mais tellement drôle. Les seconds rôles, essentiellement féminins, assurent, mais on n'est pas totalement convaincu par Vanessa Paradis, dans un personnage bien surprenant pour elle il faut dire.
* L'humour. On se croirait dans un film de Woody Allen tant tout est là : New York, le sexe exalté et foufou, la communauté juive éraillée, des dialogues drôles et piquants (surtout dans la bouche du cinéaste).
J'aime pas :
* Le scénario. Rien à redire sur la partie gigolo malgré lui qui donne tout l'humour et le piment du film, mais en revanche, la vague amourette entre Fioravante et Avigal est aussi mièvre que rapidement expédiée, et n'a presque rien à faire dans le film. Le réalisateur aurait pu trouver autre chose pour mettre de l'amertume dans sa comédie.
John Turturro ne s'est pas foulé pour mettre en scène cette sympathique comédie qui marche dans les traces de celles de celui avec qui il partage l'affiche. Heureusement que ce dernier est là, qu'on est d'ailleurs très heureux de retrouver devant la caméra, pour apporter tout le piment d'un divertissement dont la mission n'est pas tout à fait remplie. Cela est presque pardonnable.
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