Ce n'était pas mon intention, mais je suis enfin allé voir un Lars von Trier au cinéma. Je ne m'attendais pas à être emballé, ni même émoustillé par ce que j'allais voir. J'ai eu raison, l'oeuvre du cinéaste n'a que peu d'intérêt.
Divisé en plusieurs chapitres, le film, dont c'est la première partie, raconte la vie sexuelle de Joe (Charlotte Gainsbourg, bien), recueillie blessée dans la rue par Seligman (Stellan Skarsgard, bien aussi). Alors qu'elle se rétablit doucement, elle livre les étapes successives de son destin de nymphomane, débuté lors de sa plus tendre enfance, à son sauveur : les premiers émois quand elle était petite fille, son premier "amour", Jérôme (Shia LaBeouf, sobre et étonnant), qui la dépucelle lors de son adolescence (jouée par Stacy Martin, intéressante), et l'accélération des partenaires quand elle devient une jeune adulte.
J'aime :
* Le style. Même si le film est assez creux, il y a quand même une patte indéniable, très esthétisée, de la lumière aux cadrages, en passant par la musique. Pas inintéressant.
* Le casting. Pas non plus de performance étonnante, mais la jeune Stacy Martin sort forcément du lot et on remarque Shia LaBeouf dans un genre évidemment bien loin du sien habituellement. Déception en revanche pour Christian Slater, dans le rôle du père de Joe, qui n'est pas très convainquant.
J'aime pas :
* Le scénario. Il est aussi mince que celui d'un film érotique avec aucune réelle profondeur psychologique dans le cheminement sexuel de Joe. Au spectateur, sans doute, de la trouver. La seule séquence intéressante est lorsqu'une femme trompée débarque chez Joe où se trouve son mari, voire celle du train et de l'homme qui résiste aux avances de Joe.
* L'atmosphère. Dans un style minimaliste, Lars von Trier impose dès l'entame une ambiance à la fois lourde et austère. Le sexe semble être une affaire sérieuse pour le cinéaste qui ne se laisse aller à aucune légèreté. Dur.
Est-ce la censure ? N'est-ce que le volume 1 ? Toujours est-il que cette première partie de "Nymphomaniac" est loin du scandale annoncé. Lars von Trier déçoit avec une histoire sans grand intérêt et un style personnalisé, mais discutable.
samedi 15 février 2014
dimanche 9 février 2014
American Hustle (2014)
Pluie de récompenses en cours pour le dernier film de David O. Russell. Pour les acteurs, pourquoi pas, mais pour le film en lui-même ou la mise en scène, on n'est pas d'accord. "American Hustle" réussit bien le "bluff" du titre français en proposant une coquille clinquante, mais vide ou presque à l'intérieur.
Inspirée de faits réels datant de la fin des années 1970, l'histoire raconte comment un duo d'escrocs, Irving Rosenfeld (Christian Bale, caricatural) et Sydney Prosser (Amy Adams, bien), s'est fait prendre par le FBI avant que ce dernier ne leur propose d'utiliser leur talent pour faire tomber des politiciens locaux véreux, le maire de Camden (New Jersey), Carmine Polito (Jeremy Renner. étonnant à contre-emploi), en tête. Pour ce faire, ils sont dirigés par l'agent Richard DiMaso (Bradley Cooper, pas mal).
J'aime :
* Le scénario. Cette histoire loufoque avait déjà été évoquée dans plusieurs films, mais aucune oeuvre ne l'avait utilisée en tant que tel. C'est ainsi une excellente idée et le réalisateur a eu raison de jouer sur son caractère atypique et pittoresque pour pencher du côté de la comédie, avec une belle place donnée aux seconds rôles.
* Le casting. Si j'émets des réserves sur Christian Bale, qui surjoue selon moi (mais son accoutrement, notamment capillaire, n'aide pas), le reste de la distribution est très intéressant avec une mention spéciale à Jennifer Lawrence, bluffante dans le rôle de l'épouse d'Irving Rosenfeld.
* La B.O.. Le film regorge d'excellents morceaux des années 1970, dont le "Live and let die" de Paul McCartney & Wings. Pas super original non plus, mais c'est toujours plaisant de le retrouver.
J'aime pas :
* La reconstitution. Elle n'est pas complètement à remettre en cause, mais certains déguisements, à l'image de la capillarité de Christian Bale, fait plus pencher à un pastiche qu'à une vraie fidélité à l'époque. Pas assez naturelle donc.
* Le rythme. On met pas mal de temps à rentrer dans le film et à bien comprendre tous les tenants et aboutissants. Cela s'accélère à la fin avec ce surprenant dénouement, mais globalement, c'est un peu trop long et lent.
On comprend l'engouement autour du dernier film de David O. Russell qui est assez jouissif sur certains aspects, mais on reste tout de même sur notre faim, faute à un style un peu trop maniéré de la part du cinéaste, qui alourdit plus qu'il ne libère.
Inspirée de faits réels datant de la fin des années 1970, l'histoire raconte comment un duo d'escrocs, Irving Rosenfeld (Christian Bale, caricatural) et Sydney Prosser (Amy Adams, bien), s'est fait prendre par le FBI avant que ce dernier ne leur propose d'utiliser leur talent pour faire tomber des politiciens locaux véreux, le maire de Camden (New Jersey), Carmine Polito (Jeremy Renner. étonnant à contre-emploi), en tête. Pour ce faire, ils sont dirigés par l'agent Richard DiMaso (Bradley Cooper, pas mal).
J'aime :
* Le scénario. Cette histoire loufoque avait déjà été évoquée dans plusieurs films, mais aucune oeuvre ne l'avait utilisée en tant que tel. C'est ainsi une excellente idée et le réalisateur a eu raison de jouer sur son caractère atypique et pittoresque pour pencher du côté de la comédie, avec une belle place donnée aux seconds rôles.
* Le casting. Si j'émets des réserves sur Christian Bale, qui surjoue selon moi (mais son accoutrement, notamment capillaire, n'aide pas), le reste de la distribution est très intéressant avec une mention spéciale à Jennifer Lawrence, bluffante dans le rôle de l'épouse d'Irving Rosenfeld.
* La B.O.. Le film regorge d'excellents morceaux des années 1970, dont le "Live and let die" de Paul McCartney & Wings. Pas super original non plus, mais c'est toujours plaisant de le retrouver.
J'aime pas :
* La reconstitution. Elle n'est pas complètement à remettre en cause, mais certains déguisements, à l'image de la capillarité de Christian Bale, fait plus pencher à un pastiche qu'à une vraie fidélité à l'époque. Pas assez naturelle donc.
* Le rythme. On met pas mal de temps à rentrer dans le film et à bien comprendre tous les tenants et aboutissants. Cela s'accélère à la fin avec ce surprenant dénouement, mais globalement, c'est un peu trop long et lent.
On comprend l'engouement autour du dernier film de David O. Russell qui est assez jouissif sur certains aspects, mais on reste tout de même sur notre faim, faute à un style un peu trop maniéré de la part du cinéaste, qui alourdit plus qu'il ne libère.
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