lundi 23 mai 2022

The Weekend away (2022)

Les plates-formes de streaming produisent de plus en plus d'oeuvres fortes et puis parfois aussi des petits films sans intérêt. Ce thriller, issu de Netflix et réalisé par l'inconnue australienne Kim Farrant, fait partie de la seconde catégorie. 

L'histoire est celle de deux amies anglo-saxonnes, Beth (Leighton Meester, pas mal) et Kate (Christina Wolfe, correcte), qui se retrouvent en vacances à Split, en Croatie. Elles sortent en boîte de nuit dès le premier soir, rencontrent deux hommes, se disputent... Le lendemain, alors que Beth ne se souvient plus de ce qu'il s'est passé lors de cette nuit agitée, Kate est portée disparue puis retrouvée morte dans la mer...

J'aime :

* Les décors. La ville de Split est magnifique et cela donne vraiment envie d'y aller.

J'aime pas :

* Le scénario. D'abord, la recette de "The Hangover" (grosse cuite et on essaye de reconstituer ce qui a bien pu se passer la nuit précédente) est éculée, même si là, ce n'est pas une comédie. Certes, "The Weekend away" est aussi plein de rebondissements, jusque même la scène finale, mais les ficelles sont grosses et tout y est désespérément prévisible (l'hôte Airbnb qui sent le sociopathe à 1000 km en exemple notable). 

* Le casting. Rien de catastrophique, mais aucune actrice ou acteur vraiment charismatique pour des personnages bien trop caricaturaux.

"The Weekend away" est un peu comme ces romans d'été qu'on oublie sitôt la rentrée effectuée. Tous les codes du thriller sont respectés, mais il ne laissera aucun souvenir une fois visionné. Dommage parce que le lieu de tournage est splendide.

mardi 17 mai 2022

Maigret (2022)

Encore un film que je n'aurais sans doute pas été voir si je n'avais été invité à l'avant-première (en présence de son réalisateur, Patrice Leconte). Mais je n'ai pas regretté de l'avoir vu.

Il s'agit de l'adaptation de "Maigret et la jeune morte", de Georges Simenon. L'histoire se déroule à Paris dans les années 1950. Une jeune femme en robe de soirée est retrouvée morte, sans document d'identité sur elle. Le commissaire Maigret (Gérard Depardieu, très bien), qui mène l'enquête, va devoir trouver non seulement qui l'a tuée mais d'abord qui elle était...

J'aime : 

* Le scénario. Une enquête classique, mais pas si évidente et intéressante, avec des personnages authentiques et charismatiques.

* Le casting. Gérard Depardieu en impose avec sa carrure à la fois massive et tranquille, mais aussi pétri d'incertitudes et de doutes. Il se fond impeccablement dans ce rôle, tout en maîtrise et sobriété. Il éclipse allègrement tous les seconds rôles, tenus par des comédiennes et comédiens peu connu(e)s mais solides.

* La reconstitution. Patrice Leconte n'a pas voulu non plus faire un film musée donc cela reste minimal, mais bien fait. 

* L'atmosphère. On aime ce Paris sombre et brumeux des années 1950 d'où la silhouette de Maigret surgit à tout moment.

J'aime pas :

* Rien à signaler.

Patrice Leconte ne révolutionne pas le genre. Il voulait faire son "Maigret" et il l'a fait de manière honnête et populaire, avec un excellent Gérard Depardieu. A voir !

jeudi 5 mai 2022

Chicago (2003)

La comédie musicale n'est pas vraiment mon genre préféré, mais j'ai été tellement époustouflé par "Chicago" à Broadway que j'ai décidé de voir dans la foulée l'adaptation cinématographique, qui a révélé Rob Marshall. Pas aussi bien, forcément, mais on passe tout de même un bon moment.

L'histoire se déroule donc à Chicago dans les années 1920 et met en scène deux artistes de cabaret accusées de meurtre : la jeune et ambitieuse Roxie Hart (Renée Zellweger, excellente) et la star incontestée Velma Kelly (Catherine Zeta-Jones, bien). Leur rivalité va s'accentuer jusque dans les tribunaux où elles sont défendues par le roi des avocats Billy Flynn (Richard Gere, très bien). Eviteront-elles la peine de mort ?

J'aime :

* La bande originale. C'est forcément l'attrait principal d'une comédie musicale et les chansons de "Chicago" sont fabuleusement entraînantes, ça swingue à souhait.

* Le casting. J'étais très curieux de voir comment se débrouilleraient un trio d'acteurs que je n'avais personnellement jamais entendu chanter et j'ai été assez impressionné, car ce sont bien eux qui interprètent leurs morceaux. C'est surtout Richard Gere qui m'a le plus épaté.

* La mise en scène. Rob Marshall a choisi de rester très fidèle à la version scénique de "Chicaco", avec de nombreuses similitudes dans la chorégraphie et les décors. Ce qui permet d'admirer d'ailleurs encore un peu plus le jeu des acteurs.

* La reconstitution. Même s'ils sont tout de même assez réduits, les décors sont forcément un peu plus fournis que sur scène, le film permettant d'aller plus en profondeur avec aussi plus de figurants. Et c'est tant mieux !

J'aime pas :

* Rob Marshall aurait sans doute pu aller un peu plus loin en proposant un vrai film plutôt qu'une quasi-version filmée de la comédie musicale.

Même si cela ne sera jamais aussi marquant que de voir le "Chicago" de Bob Fosse à Broadway, le long-métrage a été amplement récompensé d'Oscars et cela convient largement pour qui ne peut voir cette comédie musicale géniale sur scène. 

lundi 2 mai 2022

A Beautiful day in the neighborhood (2020)

Une rare recommandation de mon père. Signé Marielle Heller, ce film tente d'aborder la carrière de l'animateur américain de programmes télévisés pour enfants Fred Rogers sous un angle original. Mais...

L'histoire est celle de Lloyd Vogel (Matthew Rhys, bien), journaliste au magazine "Esquire", connu pour le cynisme de ses articles, qui a pour mission d'interviewer Fred Rogers (Tom Hanks, aussi sirupeux que son personnage). Alors que le journaliste cherche à faire craquer le vernis qui recouvrirait la popularité de l'animateur, symbole de douceur et bienveillance, ce dernier le confronte à ses propres problèmes familiaux et tente de l'aider à les surpasser.

J'aime :

* Le casting. Bonne distribution, avec notamment un Tom Hanks qui s'est totalement fondu dans le costume de Fred Rogers, même si on est souvent au bord de l'imitation et cela se voit un peu trop. 

* Le scénario. Plutôt qu'un biopic classique, les scénaristes ont choisi la véritable histoire du journaliste Tom Junod, qui avait écrit le portrait de Fred Rogers pour "Esquire" en 1998. Bien vu, apportant une autre profondeur au film.

J'aime pas :

* Le rythme. A l'image de Fred Rogers, le film prend son temps... c'est très lent et donc vite ennuyeux.

* La différence culturelle. Fred Rogers étant tout à fait inconnu chez nous, il est bien difficile de capter toutes les subtilités du film. Le choix justement de ne pas proposer une biographie standard ne nous aide pas du tout. 

Ce dernier point, en plus des longueurs, a fait que je n'ai jamais réussi à rentrer dans le film de Marielle Heller. Comme rien n'est acquis pour nous concernant Fred Rogers et son programme télévisé, cela place directement un mur difficilement franchissable (alors que le long-métrage a été acclamé aux Etats-Unis).