samedi 18 novembre 2017

Blade Runner 2049 (2017)

Une fois ma séance de rattrapage effectuée avec "Blade Runner" de Ridley Scott, j'ai enfin pu assister à la suite, signée Denis Villeneuve. J'étais confiant et suis plutôt satisfait du résultat.

L'histoire se situe 30 ans après celle du premier film (d'où le 2049). K (Ryan Gosling, bien) est un Blade Runner, lui aussi replicant. Alors qu'il élimine un autre replicant rebelle caché dans une ferme, il y découvre une boîte enterrée dans laquelle se trouve le corps d'un replicant féminin. Celle-ci a succombé à une césarienne, ce qui signifie qu'elle aurait donné la vie, un phénomène impensable jusque-là, puisqu'il s'agit d'androïdes. Joshi (Robin Wright, bien aussi), chef de K, lui demande alors d'enquêter pour retrouver l'enfant qu'elle aurait mis au monde. Mais Niander Wallace (Jared Leto, correct), qui a repris la Tyrell Corporation, veut lui aussi mettre la main dessus...

J'aime : 

* Le scénario. C'est une des grandes forces du film, qui en fait une suite particulièrement réussie. L'enquête de K est, dès l'entame, passionnante et remplie de chausse-trappes. Tout est bien ficelé, sans trop d'action, comme le premier, jusqu'au dénouement.

* Le casting. Dans un rôle d'exécutant mutique et talentueux, un peu comme dans "Drive", Ryan Gosling s'en sort très bien et on a affaire à des actrices et acteurs solides (je suis toujours pas fan de Jared Leto, mais bon). Le retour d'Harrison Ford est la cerise sur le gâteau, même s'il débarque bien tard et que son apparition ne correspond pas forcément au meilleur moment du film.

* Les décors. Denis Villeneuve a troqué l'atmosphère pluvieuse et poisseuse du premier opus pour des décors beiges et secs la plupart du temps, notamment dans les séquences de début et de fin (Las Vegas sous la tempête de sable). Cela me plaît moins, mais reste bien fait, tout comme les effets spéciaux.

* La bande originale. Cosignée par Hans Zimmer, elle s'inspire de celle de Vangelis dans le ton, comme s'insérant dans les décors de manière sinueuse et sombre.

J'aime pas :

* Les longueurs. On est certes prévenu, mais il y a quand même un sacré paquet de séquences pas vraiment utiles, comme la romance entre K et sa compagne virtuelle qui apporte peu sinon quelques scènes de vie du futur. Mais est-ce l'objet du film ?

Jamais facile d'offrir une suite à un film culte. Denis Villeneuve s'en sort avec les honneurs, maîtrisant très bien les codes de la science-fiction avec une vraie personnalité et beaucoup de respect de l'oeuvre originale. Bravo.

jeudi 9 novembre 2017

Blade Runner (1982)

Avant d'assister à la suite de "Blade Runner", je me suis offert une séance de rattrapage avec le premier et mythique opus signé Ridley Scott. J'en avais un meilleur souvenir.

Adaptée librement d'un roman de Philip K. Dick, l'histoire raconte la traque, dans le Los Angeles de 2019, de l'ancien "Blade Runner" Rick Deckard (Harrison Ford, très bien mais un peu étrange) afin d'éliminer six "replicants" (des androïdes à apparence humaine) rebelles revenus sur Terre alors qu'ils y ont été bannis. Le but de ces dangereux replicants, menés par Roy Batty (Rutger Hauer, bien) : obtenir de leur créateur, la Tyrell Corporation, un allongement de leur durée de vie, limitée à quatre ans.

J'aime : 

* L'atmosphère. Ce Los Angeles futuriste est sale, poisseux, pluvieux, sombre, à peine éclairé par des néons et des écrans de publicité gigantesques. Et c'est ainsi tout au long du film, ce qui en fait l'une de ses puissantes caractéristiques.

* Les décors et costumes. Combinés avec l'atmosphère, ils sont extrêmement soignés et étudiés. Malgré l'âge, ils restent magnifiques.

* Le casting. Evidemment, on pense à Harrison Ford, mais je ne sais pas si c'est lui ou son personnage, mais je trouve qu'il n'est pas complètement dedans. Un rôle plus atypique qu'on ne le croit pour lui, mais difficile à saisir. Ainsi, je trouve les seconds rôles peut-être plus marquants, comme Sean Young, Daryl Hannah ou encore William Sanderson.

* Le scénario. Je n'ai pas lu le livre original de Philip K. Dick, mais il aurait pris pas mal de libertés. Toujours est-il que l'histoire est prenante même si plus intéressante dans ses à-côtés (replicant or not replicant ?) que dans son fil rouge proprement dit.

* La bande originale. Aussi culte que le film, la musique de Vangelis, spatiale et mystérieuse, se marie parfaitement avec l'ambiance.

J'aime pas : 

* Je ne sais pas si j'ai vu le montage voulu par Ridley Scott ou non, mais on note tout de même des longueurs, le scénario prenant son temps alors que la résolution de la traque est finalement assez simple, ce qui est un peu dommage.

Ces derniers points "négatifs" ont légèrement estompé l'excellent souvenir que j'avais de "Blade Runner", mais le film reste incontestablement un chef-d'oeuvre de science-fiction au cinéma, notamment pour tout ce qu'il offre visuellement. Du grand art.