Poursuivant mon (re)visionnage des Chaplin, voici "The Circus", encore un bijou, lui aussi entouré d'une histoire rocambolesque.
Notre cher vagabond (Charles Chaplin, génial) est pris pour un pickpocket par la police. En fuite, il se réfugie dans un cirque en pleine représentation. Sa maladresse perturbe les numéros, mais le public réagit si bien que le directeur (Allan Garcia, très bien) décide de l'embaucher. Le nouvel homme à tout faire va alors tomber amoureux de la fille du patron et écuyère (Merna Kennedy, bien), qui lui préfère pourtant le funambule (Harry Crocker, pas mal)...
J'aime :
* Le scénario. Tous les numéros et éléments du cirque sont passés en revue avec un vagabond en pleine forme qui parvient à semer la zizanie partout où il passe. Sa passion pour l'écuyère est touchante.
* Le casting. Charles Chaplin, toujours au sommet de son art, sait choisir ses comédiens, aussi charismatiques qu'expressifs.
* La mise en scène. Chaque détail compte chez Chaplin et tous les numéros sont réglés comme du papier à musique. De plus, le rythme ne retombe jamais du début à la fin.
* La bande originale. Charles Chaplin en a recomposé une nouvelle en 1967 avant que le film ne revoit le jour.
J'aime pas :
* Aucun vrai défaut à signaler, j'ai tout aimé !
Film "mineur" de Charles Chaplin, avec un scénario certes moins original que la plupart de ses autres films, "The Circus" reste néanmoins un divertissement muet des plus plaisants, on rit de bout en bout.
mercredi 25 mars 2020
dimanche 8 mars 2020
City Lights (1931)
Dans ma poursuite des grands classiques du cinéma à rattraper, il fallait bien que je m'attèle à combler mon retard dans les Chaplin. Ce premier film sonore du maître britannique est une perle.
L'histoire met cette fois en scène le "vagabond" (Charles Chaplin, génial) dans une aventure urbaine au cours de laquelle il rencontre une jolie marchande de fleurs aveugle (Virginia Cherrill, excellente). Son handicap et un quiproquo font qu'elle croit avoir à faire à un homme riche. Après une nouvelle rencontre fortuite, le vagabond va tout mettre en oeuvre pour lui offrir de meilleures conditions de vie alors qu'elle est souffrante et menacée d'expulsion de son logement où elle vit avec sa grand-mère. Cela passera par de multiples petits boulots tout comme une relation tumultueuse avec un millionnaire suicidaire (Harry Myers, bien)...
J'aime :
* Le scénario. Elaboré durant plusieurs années, Charles Chaplin a intégré au fil rouge plusieurs sketchs issus de courts-métrages (le combat de boxe, le restaurant...) qui apportent beaucoup de rythme et empêchent tout temps mort.
* L'humour. Charles Chaplin est clairement un génie du gag et montre combien le cinéma n'a vraiment pas besoin d'être parlant pour faire hurler de rire. Les séquences drôles s'enchaînent et sont toutes plus ingénieuses les unes que les autres.
* La mise en scène. Quand on voit un film muet, et notamment un Chaplin, on sent qu'aucun détail n'est laissé au hasard, que tout se passe selon une mécanique précise, celle du gag, et le cinéaste excelle.
* Le casting. A l'époque du cinéma muet, il fallait être des plus expressifs et Charles Chaplin a réuni des comédiennes et comédiens qui rendent tous leurs personnages très marquants et saisissants.
J'aime pas :
* Rien de très particulier, peut-être un scénario qui justement se perd un peu trop dans les multiples histoires parallèles à celle du vagabond et de sa marchande de fleurs.
Pour "City Lights", Charles Chaplin a intégré un peu de son à son muet, mais pour quelques effets seulement. Le reste est classique avec une musique omniprésente qui accompagne l'histoire tel un personnage à part entière. Une bien jolie histoire remplie d'excellents gags.
L'histoire met cette fois en scène le "vagabond" (Charles Chaplin, génial) dans une aventure urbaine au cours de laquelle il rencontre une jolie marchande de fleurs aveugle (Virginia Cherrill, excellente). Son handicap et un quiproquo font qu'elle croit avoir à faire à un homme riche. Après une nouvelle rencontre fortuite, le vagabond va tout mettre en oeuvre pour lui offrir de meilleures conditions de vie alors qu'elle est souffrante et menacée d'expulsion de son logement où elle vit avec sa grand-mère. Cela passera par de multiples petits boulots tout comme une relation tumultueuse avec un millionnaire suicidaire (Harry Myers, bien)...
J'aime :
* Le scénario. Elaboré durant plusieurs années, Charles Chaplin a intégré au fil rouge plusieurs sketchs issus de courts-métrages (le combat de boxe, le restaurant...) qui apportent beaucoup de rythme et empêchent tout temps mort.
* L'humour. Charles Chaplin est clairement un génie du gag et montre combien le cinéma n'a vraiment pas besoin d'être parlant pour faire hurler de rire. Les séquences drôles s'enchaînent et sont toutes plus ingénieuses les unes que les autres.
* La mise en scène. Quand on voit un film muet, et notamment un Chaplin, on sent qu'aucun détail n'est laissé au hasard, que tout se passe selon une mécanique précise, celle du gag, et le cinéaste excelle.
* Le casting. A l'époque du cinéma muet, il fallait être des plus expressifs et Charles Chaplin a réuni des comédiennes et comédiens qui rendent tous leurs personnages très marquants et saisissants.
J'aime pas :
* Rien de très particulier, peut-être un scénario qui justement se perd un peu trop dans les multiples histoires parallèles à celle du vagabond et de sa marchande de fleurs.
Pour "City Lights", Charles Chaplin a intégré un peu de son à son muet, mais pour quelques effets seulement. Le reste est classique avec une musique omniprésente qui accompagne l'histoire tel un personnage à part entière. Une bien jolie histoire remplie d'excellents gags.
dimanche 1 mars 2020
Black Panther (2018)
J'ai raté une flopée de films de super-héros ces dernières années, englouti par leur accumulation. Mais, par curiosité, j'ai daigné regardé ce fameux "Black Panther". Beaucoup de bruit pour rien ?
L'histoire est, comme la plupart des Marvel, un peu alambiquée entre succession sur le trône du Wakanda, pays africain qui se fait passer pour pauvre alors que ultra moderne, avec un prince T'Challa (Chadwick Boseman, pas mal) défié par son cousin N'Jadaka (Michael B. Jordan, pas mal aussi). Le tout sur fond de trafic de vibranium, un métal précieux que le Wakanda cache jalousement.
J'aime :
* L'univers. Il était temps en effet de sortir Black Panther du bois, surtout que le super-héros existe depuis bien longtemps lui aussi. L'histoire du Wakanda est bien vue et intéressante.
* Le casting. C'est la crème des acteurs et actrices noirs américains du moment qui ont été embauchés (Chadwick Boseman, Lupita Nyong'o, Danai Gurira, Michael B. Jordan, Daniel Kaluuya...), mais aussi des références (Angela Bassett, Forest Whitaker, Isaac de Bankolé...) et cela fonctionne. Les rares blancs sont eux aussi très bien choisis, à savoir le sympathique Martin Freeman et le caméléon Andy Serkis.
* Les costumes. C'est un élément que je souligne rarement, mais ceux du film, recherchés, sont très réussis.
J'aime pas :
* Le scénario. Comme la plupart des films Marvel et cie, on essaye de mettre de la complexité et ça se transforme en confusion. Cela part un peu dans tous les sens avec plusieurs histoires dans l'histoire et comme c'est un peu trop long, on finit par s'ennuyer.
* Effets spéciaux. Tout comme les scènes d'action, rien de très innovant...
Pour son premier film, on ne peut pas dire que "Black Panther" ait vraiment été gâté. Malgré un casting inspiré et un univers intéressant, son réalisateur, le peu expérimenté Ryan Coogler, a sérieusement manqué d'ambition et n'a pas vraiment réussi à sortir des clichés.
L'histoire est, comme la plupart des Marvel, un peu alambiquée entre succession sur le trône du Wakanda, pays africain qui se fait passer pour pauvre alors que ultra moderne, avec un prince T'Challa (Chadwick Boseman, pas mal) défié par son cousin N'Jadaka (Michael B. Jordan, pas mal aussi). Le tout sur fond de trafic de vibranium, un métal précieux que le Wakanda cache jalousement.
J'aime :
* L'univers. Il était temps en effet de sortir Black Panther du bois, surtout que le super-héros existe depuis bien longtemps lui aussi. L'histoire du Wakanda est bien vue et intéressante.
* Le casting. C'est la crème des acteurs et actrices noirs américains du moment qui ont été embauchés (Chadwick Boseman, Lupita Nyong'o, Danai Gurira, Michael B. Jordan, Daniel Kaluuya...), mais aussi des références (Angela Bassett, Forest Whitaker, Isaac de Bankolé...) et cela fonctionne. Les rares blancs sont eux aussi très bien choisis, à savoir le sympathique Martin Freeman et le caméléon Andy Serkis.
* Les costumes. C'est un élément que je souligne rarement, mais ceux du film, recherchés, sont très réussis.
J'aime pas :
* Le scénario. Comme la plupart des films Marvel et cie, on essaye de mettre de la complexité et ça se transforme en confusion. Cela part un peu dans tous les sens avec plusieurs histoires dans l'histoire et comme c'est un peu trop long, on finit par s'ennuyer.
* Effets spéciaux. Tout comme les scènes d'action, rien de très innovant...
Pour son premier film, on ne peut pas dire que "Black Panther" ait vraiment été gâté. Malgré un casting inspiré et un univers intéressant, son réalisateur, le peu expérimenté Ryan Coogler, a sérieusement manqué d'ambition et n'a pas vraiment réussi à sortir des clichés.
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