Comme vous le savez, je ne suis pas un très grand fan de cinéma français contemporain, mais il m'a été donné l'opportunité d'assister à l'avant-première brésilienne de "Valley of Love" en présence de Gérard Depardieu, donc j'y suis allé. Cela ne m'a pas franchement réconcilié avec le genre.
Gérard (Gérard Depardieu, très bien) et Isabelle (Isabelle Huppert, pas mal) sont deux acteurs (mais ce n'est pas leur propre rôle non plus) se retrouvent ensemble plusieurs années après leur divorce dans la Vallée de la Mort, aux Etats-Unis. De manière mystérieuse, leur fils, qui vivait dans le pays et s'y est suicidé, les y a convoqués par l'intermédiaire d'une lettre, leur demandant de suivre tout un itinéraire dans la région afin de les y rencontrer...
J'aime :
* Les décors. Entièrement filmé dans la Vallée de la Mort, le long-métrage nous fait visiter ce lieu extraordinaire en même temps que les personnages et cela donne envie d'aller y faire un tour, malgré la chaleur perceptible.
* Le scénario. A mi-chemin entre le mystique et la science-fiction, cette quête de deux parents paumés, elle toujours à la recherche du signal pour son téléphone portable et lui d'ombre et de fraîcheur, est intéressante jusqu'à son mystérieux dénouement.
* Le casting. Deux monstres sacrés du cinéma français réunis de nouveau. Si Isabelle Huppert est plutôt bien dans ses scènes en prise avec son téléphone, j'ai préféré Gérard Depardieu qui, une fois de plus, n'hésite pas à jouer une partition presque plus personnelle, en plus de montrer son "énorme" physique, que sa congénère. Ce "Gérard" comédien du film n'a pas toute la gouaille du Depardieu qui l'interprète, mais on ressent que cela pourrait être lui par certains aspects, notamment dans les failles qu'ils dévoile.
J'aime pas :
* La mise en scène. Les deux personnages déambulent à travers la Vallée de la Mort et pourtant on a l'impression de faire du surplace. Surtout, il y a quelque chose qui cloche entre eux, leurs scènes communes ne sont pas souvent réussies.
* Les dialogues. Je ne suis pas un expert en comédie, mais j'ai trouvé les scènes en voiture surtout, notamment au début du film, mécaniques, voire très mal jouées, surtout de la part d'Isabelle Huppert. La faute sans doute à ces dialogues assez pauvres, qui empêchent le film de connaître une profondeur attendue alors que le sujet s'y prête bien.
Retrouvailles pas franchement réussies entre Isabelle Huppert et Gérard Depardieu, plus de 30 ans après. En raison d'une mise en scène et de dialogues plats, la jolie quête de "Valley of Love" est bien appauvrie. Dommage.
mardi 20 septembre 2016
samedi 17 septembre 2016
Café Society (2016)
Woody Allen poursuit son chemin en nous décevant rarement, son film annuel étant encore une oeuvre légère, mais assurément sympathique.
Nous sommes dans les années 1930, le jeune Bobby (Jesse Eisenberg, très bien) quitte son foyer new-yorkais pour tenter sa chance à Hollywood où son oncle Phil (Steve Carell, excellent) travaille comme agent de stars. Ce dernier ne lui prête que peu d'attention avant de finir par lui offrir un petit boulot. Dans le même temps, il a confié à sa secrétaire, Vonnie (Kristen Steward, bien), le soin de lui faire visiter la ville. Bobby tombe amoureux d'elle, mais elle lui explique qu'elle est déjà la maîtresse d'un homme marié qui n'est pas inconnu du jeune New-Yorkais...
J'aime :
*Les dialogues. C'est l'un des grands atout de Woody Allen, coudre des répliques toniques et drôles, souvent bourrées de références, dont l'éternelle remise en question des propres convictions de ses congénères juifs. Ici, Hollywood et son petit monde en prennent aussi largement pour leur grade de la part du cinéaste new-yorkais dans l'âme.
*Le casting. Ce sont avant tout les personnages qui, sans être grandement originaux, comme le scénario, sont néanmoins délicieusement croqués, du tonton prétentieux ami des stars à la mère juive en passant par le grand frère brutal mais sympa. Et tous les acteurs trouvent le ton juste avec une petite préférence personnelle pour le grand Steve Carell qui a remplacé Bruce Willis au pied levé et s'en sort sans doute beaucoup mieux.
*Le scénario. Les anti-Woody Allen diront qu'une fois de plus, il ne casse pas des briques. Certes, mais le cinéaste trousse autour de ce méli-mélo, une fois de plus justement, une excellente petite comédie où rien n'est cependant jamais rose et positif à 100% (voir le choix de Vonnie...). L'ironie est toujours présente pour mettre des croche-pieds au long fleuve tranquille.
J'aime pas :
*Pas de reproches particuliers à faire, mais je n'irais pas non plus à déclarer le film "parfait", cela manque en effet sans doute un peu de complexité, comme Woody Allen a déjà pu en instaurer dans de précédents films.
"Café Society" est une comédie typique du cinéaste, rien de flamboyant, mais on prend un malin plaisir à le voir manipuler ses personnages, à narrer son histoire en voix off et on sort de la salle avec un grand sourire.
Nous sommes dans les années 1930, le jeune Bobby (Jesse Eisenberg, très bien) quitte son foyer new-yorkais pour tenter sa chance à Hollywood où son oncle Phil (Steve Carell, excellent) travaille comme agent de stars. Ce dernier ne lui prête que peu d'attention avant de finir par lui offrir un petit boulot. Dans le même temps, il a confié à sa secrétaire, Vonnie (Kristen Steward, bien), le soin de lui faire visiter la ville. Bobby tombe amoureux d'elle, mais elle lui explique qu'elle est déjà la maîtresse d'un homme marié qui n'est pas inconnu du jeune New-Yorkais...
J'aime :
*Les dialogues. C'est l'un des grands atout de Woody Allen, coudre des répliques toniques et drôles, souvent bourrées de références, dont l'éternelle remise en question des propres convictions de ses congénères juifs. Ici, Hollywood et son petit monde en prennent aussi largement pour leur grade de la part du cinéaste new-yorkais dans l'âme.
*Le casting. Ce sont avant tout les personnages qui, sans être grandement originaux, comme le scénario, sont néanmoins délicieusement croqués, du tonton prétentieux ami des stars à la mère juive en passant par le grand frère brutal mais sympa. Et tous les acteurs trouvent le ton juste avec une petite préférence personnelle pour le grand Steve Carell qui a remplacé Bruce Willis au pied levé et s'en sort sans doute beaucoup mieux.
*Le scénario. Les anti-Woody Allen diront qu'une fois de plus, il ne casse pas des briques. Certes, mais le cinéaste trousse autour de ce méli-mélo, une fois de plus justement, une excellente petite comédie où rien n'est cependant jamais rose et positif à 100% (voir le choix de Vonnie...). L'ironie est toujours présente pour mettre des croche-pieds au long fleuve tranquille.
J'aime pas :
*Pas de reproches particuliers à faire, mais je n'irais pas non plus à déclarer le film "parfait", cela manque en effet sans doute un peu de complexité, comme Woody Allen a déjà pu en instaurer dans de précédents films.
"Café Society" est une comédie typique du cinéaste, rien de flamboyant, mais on prend un malin plaisir à le voir manipuler ses personnages, à narrer son histoire en voix off et on sort de la salle avec un grand sourire.
mardi 6 septembre 2016
Suicide Squad (2016)
Malheureusement, je ne réussis pas à voir tous les films Marvel et DC qui sortent donc je suis un peu perdu et il me manque des bouts. J'ai néanmoins été voir ce "Suicide Squad" qui, je confirme, est un poil décevant.
L'histoire se déroule dans la foulée de "Batman v Superman : Dawn of justice" (que je n'ai pas vu). Superman est donc mort et Amanda Waller (Viola Davis, bien) tente de convaincre les autorités américaines d'un grand danger que court le monde. Pour le prévenir, elle entend monter une "suicide squad" composée des criminels les plus dangereux qui aient été capturés : Deadshot (Will Smith, classique), Harley Quinn (Margot Robbie, excellente), compagne du Joker (Jared Leto, étonnant), Killer Croc, Captain Boomerang, El Diablo, Katana et Slipknot. Dirigés par le soldat d'élite Rick Flag (Joel Kinnaman, très bien), ils vont bien être confrontés à un couple de dieux amérindiens et leur armée...
J'aime :
*L'idée originale. Ce n'est pas nouveau, mais constituer un bataillon de vilains "super-héros" pour combattre le mal, à l'inverse des Avengers, c'est plutôt sympa.
*Le casting. Bon, Will Smith est égal à lui-même, certes "bad guy", mais gentil quand même (et mièvre quand il s'agit de sa fille), mais à ses côtés, Margot Robbie détonne en Harley Quinn. Jared Leto était particulièrement attendu en Joker, on ne le voit pas beaucoup, mais il s'en tire bien. Le reste est convaincant également.
*La bande originale. C'est très rock'n'roll, avec des pointes de hip-hop, et ça colle fort bien à l'atmosphère.
J'aime pas :
*Le scénario. Je ne sais pas si c'est parce qu'il y aurait des références antérieures que je n'aurais pas saisies, mais il y a pour moi quelques incohérences : pourquoi Batman ne donne pas un coup de main ? Comment Amanda Waller sait qu'un grand danger inarrêtable arrive ? Ensuite, la route vers le grand monstre est relativement linéaire et sans grande surprise.
*L'environnement. C'est assez sombre dans l'ensemble, pas grand-chose à voir à part des décors de ville détruite...
"Suicide Squad" n'est pas complètement raté, il est plutôt divertissant dans l'ensemble, mais il est assez loin de ce qu'on pouvait attendre avec une telle équipée. Dommage.
L'histoire se déroule dans la foulée de "Batman v Superman : Dawn of justice" (que je n'ai pas vu). Superman est donc mort et Amanda Waller (Viola Davis, bien) tente de convaincre les autorités américaines d'un grand danger que court le monde. Pour le prévenir, elle entend monter une "suicide squad" composée des criminels les plus dangereux qui aient été capturés : Deadshot (Will Smith, classique), Harley Quinn (Margot Robbie, excellente), compagne du Joker (Jared Leto, étonnant), Killer Croc, Captain Boomerang, El Diablo, Katana et Slipknot. Dirigés par le soldat d'élite Rick Flag (Joel Kinnaman, très bien), ils vont bien être confrontés à un couple de dieux amérindiens et leur armée...
J'aime :
*L'idée originale. Ce n'est pas nouveau, mais constituer un bataillon de vilains "super-héros" pour combattre le mal, à l'inverse des Avengers, c'est plutôt sympa.
*Le casting. Bon, Will Smith est égal à lui-même, certes "bad guy", mais gentil quand même (et mièvre quand il s'agit de sa fille), mais à ses côtés, Margot Robbie détonne en Harley Quinn. Jared Leto était particulièrement attendu en Joker, on ne le voit pas beaucoup, mais il s'en tire bien. Le reste est convaincant également.
*La bande originale. C'est très rock'n'roll, avec des pointes de hip-hop, et ça colle fort bien à l'atmosphère.
J'aime pas :
*Le scénario. Je ne sais pas si c'est parce qu'il y aurait des références antérieures que je n'aurais pas saisies, mais il y a pour moi quelques incohérences : pourquoi Batman ne donne pas un coup de main ? Comment Amanda Waller sait qu'un grand danger inarrêtable arrive ? Ensuite, la route vers le grand monstre est relativement linéaire et sans grande surprise.
*L'environnement. C'est assez sombre dans l'ensemble, pas grand-chose à voir à part des décors de ville détruite...
"Suicide Squad" n'est pas complètement raté, il est plutôt divertissant dans l'ensemble, mais il est assez loin de ce qu'on pouvait attendre avec une telle équipée. Dommage.
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