dimanche 26 janvier 2020

Zombieland (2009)

J'ai toujours eu envie de voir ce premier film de Ruben Fleischer, notamment pour la présence de Bill Murray. C'est chose faite, tardivement, et cela fait plaisir !

L'histoire est celle d'un monde qui a été envahi par les zombies à la suite d'un virus. Aux Etats-Unis, il reste quelques survivants dont un jeune étudiant (Jesse Eisenberg, toujours très bien dans ce rôle d'éternel angoissé maladroit, héritier de Woody Allen) qui rencontre un gros bras sympa mais un peu brutal (Woody Harrelson, top). Les deux se font appeler par le nom de leur destination, pour éviter l'intimité : le premier sera Colombus et le second Tallahassee. En route, ils se font piéger par deux jeunes femmes intrépides avec elles aussi des surnoms de villes : Wichita (Emma Stone, sympa) et Little Rock (Abigail Breslin, pas mal). La course-poursuite peut commencer...

J'aime : 

* L'ambiance. Etant en plein dans la série "The Walking Dead", cela m'a fait drôle de voir un film qui se déroule exactement dans les mêmes conditions apocalyptiques avec des zombies aux mêmes caractéristiques (et même façon d'en réchapper et de lutter contre). Et c'était d'autant plus sympa que "Zombieland", lui, est comique et moins pesant que la série !

* Le casting. Nous avons presque à faire à un huis-clos puisque les quatre acteurs principaux du film sont les seuls personnages vivants (si on excepte Bill Murray, qui est entre les deux...). Et, chacun avec son tempérament assez différent, se complète. Petit bémol pour Abigail Breslin, qui est moins mise en valeur aussi. Et puis quel bonheur donc de retrouver Bill Murray dans son propre rôle pour une séquence aussi absurde que drôle, au dénouement inattendu.

* Les décors. Ils n'ont rien d'exceptionnel en soi, mais je salue, comme pour "The Walking Dead", cette capacité à montrer un monde à l'atmosphère à la fois très banale et totalement surréaliste, car abandonné de ses habitants "vivants".


J'aime pas : 

Le scénario. Si l'ambiance, les relations entre les personnages et les différents rebondissements font du film un très bon divertissement, il pêche en revanche par son absence d'objectifs clairs du point de vue de l'histoire, comme pour "The Walking Dead", décidément. Chaque personnage poursuit plus ou moins un but, mais qui se dilue à un moment donné quand ils sont tous réunis.

Pas long du tout, "Zombieland" nous emmène sur un rythme effréné dans une drôle d'aventure au pays des zombies avec des personnages sympas et charismatiques. On prend beaucoup de plaisir, mais dommage que l'histoire ne soit pas plus solide quant à son dénouement.

dimanche 12 janvier 2020

Aladdin (1993)

Ma revisite de classiques implique également des films d'animation. Je n'ai pas résisté à revoir l'excellent "Aladdin" de mon enfance, signé John Musker et Ron Clements.

L'histoire est celle d'Aladdin, voleur des rues d'Agrabah, recruté par l'ignoble Jafar, vizir du sultan, pour aller chercher pour lui une lampe magique cachée dans la Caverne aux merveilles. Mais, au lieu de lui donner, le jeune homme l'emporte avec lui, rencontrant par la suite le génie (voix de Robin Williams, excellent) qui l'habite. Parmi ses trois voeux, Aladdin souhaite devenir un prince afin de pouvoir conquérir la belle Jasmine, fille du sultan...

J'aime : 

* L'humour. On rit toujours chez Disney évidemment, mais celui-ci regorge de séquences marrantes et surtout de personnages très drôles à l'image du singe Abu ou du perroquet Iago. Sans oublier le génie évidemment.

* Les personnages. Ils sont tous très réussis, comme ceux cités plus haut, mais on n'oubliera pas une Jasmine, princesse mais qui a du tempérament et ne se laisse pas faire, ou encore même le tapis volant, personnage muet mais très expressif.

* Les chansons. Ce ne sont pas toujours mes scènes préférées des dessins animés, mais ici, tous les morceaux du film, signés Alan Menken, compositeur maison, sont excellents et on s'en souvient encore des années après dans toutes les langues comme l'incontournable "A Whole new world", "Prince Ali", "Friend like me" ou encore "Arabian Nights".

* Le doublage. C'était encore une époque où des comédiens et chanteurs "inconnus" assuraient le doublage des dessins animés, et on sent une qualité supérieure. Une seule star figure au casting : Robin Williams. Mais c'était aussi un vrai pro et il brille.

* Le scénario. Il est mené tambour battant et on ne s'ennuie vraiment jamais de bout en bout.


J'aime pas : 

* Les graphismes. D'accord, il commence à sérieusement dater et on ne peut le comparer aux oeuvres animées actuelles, mais au revisionnage, j'ai trouvé les décors parfois un peu "simples", peu détaillés et statiques.

"Aladdin" fait assurément partie de mes dessins animés Disney préférés. C'est devenu un classique car réussi à quasiment tous les niveaux. On le revoit toujours avec beaucoup de plaisir et d'enchantement.

lundi 6 janvier 2020

The Man who would be king (1976)

Voilà un "vieux" classique de John Huston que je n'avais jamais eu le courage de voir. C'est chose faite et je ne le regrette pas. Une sacrée aventure.

Inspirée par une nouvelle de Rudyard Kipling, l'histoire est celle de deux anciens militaires britanniques, Daniel Dravot (Sean Connery, très bien) et Peachy Carnehan (Michael Caine, excellent), qui rêvent de s'emparer du royaume du Kafiristan, en Afghanistan, et d'y régner. Mais les lieux n'ont jamais permis l'entrée du moindre étranger depuis Alexandre le Grand...

J'aime : 

* Le scénario. C'est une fort belle histoire, reprise de Kipling donc, qui lui-même s'était inspiré d'histoires réelles, qui montre jusqu'où peut mener la folie du pouvoir des hommes, occidentaux en particulier. Il est d'autant plus intéressant ici de voir mis en scène deux hommes poursuivant le même but, mais dont l'ambition va finir par diverger sérieusement.

* Le casting. Et pour incarner ces deux hommes, qui de mieux que ces deux monstres sacrés du cinéma britannique. Sean Connery (dont c'est l'un des rôles préférés) a évidemment le charisme du meneur, mais qui en même temps ne peut rien sans son flegmatique et lucide comparse joué par un Michael Caine divin. A noter aussi la présence de Christopher Plummer en Rudyard Kipling (qu'on ne voit qu'au début) et des seconds rôles un peu caricaturaux, mais dont se détache Saeed Jaffrey en Billy Fish, fidèle compagnon de route et traducteur.

* Les décors. C'est au Maroc principalement que l'Inde et le Kafiristan ont été reconstitués. Si on se penche bien, ça se voit pas mal, mais c'est quand même globalement assez grandiose pour l'époque.

* La bande originale. Maurice Jarre encore, décidément. C'est du grandiloquent aventurier comme il faut. 

J'aime pas :

* L'introduction. Elle est jolie, mais un peu longuette, l'histoire met un peu de temps à s'installer avant que l'aventure ne démarre vraiment.

"The Man who would be king" est un vrai film d'aventures à l'ancienne, qui, une fois lancé, ne s'arrête plus, avec beaucoup de morceaux de bravoure, et aussi d'humour, et un terrible dénouement évidemment en forme de morale. Huston master class.

mercredi 1 janvier 2020

Witness (1985)

Voir ou revoir certains classiques du cinéma, telle est ma mission ces derniers temps. Cette fois, j'ai revisionné avec plaisir cette belle oeuvre de l'Australien Peter Weir, sa première aux Etats-Unis.

L'histoire commence dans une communauté amish de Pennsylvanie où, après la mort de son mari, Rachel Lapp (Kelly McGillis, magnifique), décide de se rendre à Baltimore en compagnie de son jeune fils, Samuel, afin de rendre visite à sa soeur. Lors de leur transit à la gare de Philadelphie, le garçon est témoin d'un assassinat commis par des policiers. Le détective John Book (Harrison Ford, très bien), chargé de protéger l'enfant et sa mère, fuit avec eux au sein de leur communauté...

J'aime : 

* L'environnement. La religion chrétienne est l'un des nombreux thèmes qui me fascinent et à l'intérieur, ces communautés comme les amish. "Witness" n'est certes pas un documentaire, et il aurait été critiqué par les amish eux-mêmes, cela reste tout de même une introduction intéressante (et respectueuse d'ailleurs) à leur mode de vie.

* Le casting. Harrison Ford est alors en pleine gloire, sûr de lui, et il est épaulé par une rayonnante Kelly McGillis (pré-"Top Gun"), tout à fait excellente. Les seconds rôles sont de bonne facture également, notamment le jeune Lukas Haas.

* La photographie. Les amish proscrivant l'électricité, beaucoup de scènes nocturnes sont éclairées par de simples lampes à huile, ce qui donne de très belles images signées John Seale (qui sera nommé aux Oscars pour ce film).

* La bande originale. Signée Maurice Jarre, la musique est parfois un peu trop omniprésente et "pompeuse" (style 80's oblige), mais la partition est belle.

J'aime pas : 

* Le scénario. C'est le point faible du film finalement qui se résume à un policier caché chez les amish pour protéger un enfant de trois flics ripoux. Et la majeure partie du film montre plutôt la vie chez les amish et se concentre sur la relation John Book-Rachel Lapp, ainsi que quelques ressorts comiques.

Même si son scénario n'est donc pas très original, l'environnement de "Witness" l'est et le premier film "américain" de Peter Weir trouve ses qualités ailleurs. L'oeuvre est devenue un classique toujours agréable à regarder avec des acteurs au top de leur forme.