lundi 6 janvier 2020

The Man who would be king (1976)

Voilà un "vieux" classique de John Huston que je n'avais jamais eu le courage de voir. C'est chose faite et je ne le regrette pas. Une sacrée aventure.

Inspirée par une nouvelle de Rudyard Kipling, l'histoire est celle de deux anciens militaires britanniques, Daniel Dravot (Sean Connery, très bien) et Peachy Carnehan (Michael Caine, excellent), qui rêvent de s'emparer du royaume du Kafiristan, en Afghanistan, et d'y régner. Mais les lieux n'ont jamais permis l'entrée du moindre étranger depuis Alexandre le Grand...

J'aime : 

* Le scénario. C'est une fort belle histoire, reprise de Kipling donc, qui lui-même s'était inspiré d'histoires réelles, qui montre jusqu'où peut mener la folie du pouvoir des hommes, occidentaux en particulier. Il est d'autant plus intéressant ici de voir mis en scène deux hommes poursuivant le même but, mais dont l'ambition va finir par diverger sérieusement.

* Le casting. Et pour incarner ces deux hommes, qui de mieux que ces deux monstres sacrés du cinéma britannique. Sean Connery (dont c'est l'un des rôles préférés) a évidemment le charisme du meneur, mais qui en même temps ne peut rien sans son flegmatique et lucide comparse joué par un Michael Caine divin. A noter aussi la présence de Christopher Plummer en Rudyard Kipling (qu'on ne voit qu'au début) et des seconds rôles un peu caricaturaux, mais dont se détache Saeed Jaffrey en Billy Fish, fidèle compagnon de route et traducteur.

* Les décors. C'est au Maroc principalement que l'Inde et le Kafiristan ont été reconstitués. Si on se penche bien, ça se voit pas mal, mais c'est quand même globalement assez grandiose pour l'époque.

* La bande originale. Maurice Jarre encore, décidément. C'est du grandiloquent aventurier comme il faut. 

J'aime pas :

* L'introduction. Elle est jolie, mais un peu longuette, l'histoire met un peu de temps à s'installer avant que l'aventure ne démarre vraiment.

"The Man who would be king" est un vrai film d'aventures à l'ancienne, qui, une fois lancé, ne s'arrête plus, avec beaucoup de morceaux de bravoure, et aussi d'humour, et un terrible dénouement évidemment en forme de morale. Huston master class.

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