lundi 14 septembre 2020

Walk the line (2006)

Je ne connaissais pas bien Johnny Cash avant de voir le film biographique de James Mangold, hormis un nom, un genre, quelques morceaux vaguement, et encore moins June Carter. "Walk the line" a donc largement comblé mes lacunes, de manière très réussie. 

L'histoire suit une partie de la vie et carrière de Johnny Cash (Joaquin Phoenix, très bien), ses hauts et ses bas, de son enfance pauvre, dans les années 1930, jusqu'à la fin des années 1960, qui constitue son retour en grâce professionnel et son mariage avec June Carter (Reese Witherspoon, excellente).

J'aime : 

 * Le scénario. On ne lui reprochera pas d'aller au-delà des années 1960 car on peut se douter que les époques les plus fascinantes de Johnny Cash sont dans le film. Le mariage avec June Carter consommé, sa vie sera certainement plus paisible (même s'il y a eu d'autres bas plus tard il me semble). Et donc nous suivons des moments marquants pour lui comme pour nous. 

* Le casting. Entourés de solides seconds rôles (Ginnifer Goodwin, Robert Patrick...), Joaquin Phoenix et sans doute encore un peu plus Reese Witherspoon, au panel plus varié ici, offrent une performance mémorable. 

* La bande originale. Aimer la musique des années 1950 et 1960 aide beaucoup. Je ne suis pas un grand fan de country en général, mais ses racines commerciales via le rockabilly, dont Johnny Cash est un leader, me plaisent bien mieux. Et de saluer la performance, cette fois musicale, des deux acteurs principaux. 

* La reconstitution. Je suis particulièrement fan de cette époque, via sa musique sans doute, et je trouve les décors et costumes soignés.

 J'aime pas : 

 * Evidemment, il est toujours frustrant de regarder un biopic car on sait qu'il manquera des éléments. Pour celui-ci, j'aurais aimé voir moins de séquences où Johnny Cash s'autodétruit en buvant et/ou se droguant, bien trop nombreuses, et plus de scènes sur sa musique (comment il l'a apprise, pourquoi il a voulu faire carrière dans ce domaine, quelles sont ses inspirations, etc.).

"Walk the line" a donc des trous importants, mais il a au moins le mérite d'offrir un regard sincère et surtout pas hagiographique sur un monstre sacré de la musique américaine. Son histoire est passionnante et nous donne envie d'aller plus loin ensuite.

vendredi 4 septembre 2020

Ocean's 8 (2018)

Même si ce spin-off tardif ne me donnait guère envie, il fallait bien que je complète ma série des "Ocean". Signé Gary Ross, mais toujours sous la houlette du duo Soderbergh-Clooney, cet épisode 100% féminin est assez vain. 

L'introduction de l'histoire mime celle d'"Ocean's Eleven". Cette fois, ce n'est pas Danny - qui est décédé -, mais sa soeur Debbie (Sandra Bullock, correcte) qui sort de prison avec l'envie immédiate de réaliser un casse. Son objectif : dérober lors du MET Gala, à New York, un collier Cartier d'une valeur de 150 millions de dollars. Pour cela, elle va contacter sa vieille amie Lou (Cate Blanchett, sobre) et recruter cinq autres femmes pour concrétiser son coup : la pickpocket Constance (Awkwafina, sans plus), la hackeuse Nine-Ball (Rihanna, pas si mal), la tailleuse de diamants Amita (pas mal), la "caméléon" Tammy (Sarah Paulson, bien) et la créatrice de mode Rose Weil (Helena Bonham Carter, très bien). La huitième femme du groupe le sera à son insu : l'actrice Daphne Kluger (Anne Hathaway, excellente), qui portera le bijou lors de l'événement. 

J'aime :

 * Le casting. Aux deux baronnes (Sandra Bullock et Cate Blanchett, pas très expressives), on préfère plutôt le reste de l'équipe, particulièrement Sarah Paulson, Helena Bonham Carter et, surtout, Anne Hathaway. 

* L'ambiance. On sent que tout le monde s'entend bien et la préparation comme la réalisation du casse se font dans une atmosphère plutôt décontractée. Même si l'humour est globalement assez réchauffé, le personnage d'Anne Hathaway vient pimenter tout cela.

* La bande originale. Elle est assez cool, avec pas mal de morceaux déjà entendus, mais du Charles Aznavour quand même.

J'aime pas :

* Le scénario. Malheureusement, il manque clairement de folie et il surprend même car le plan se déroule absolument sans accroc. En dehors d'un petit rebondissement final. Mais le film a au moins le mérite d'être "court" et rythmé.

L'idée de départ n'était pas mauvaise du tout, au contraire, mais le résultat manque clairement d'ambition. Si "Ocean's 8" est tout de même divertissant, il n'arrive pas à marquer suffisamment pour se placer au même niveau que la trilogie précédente (qui a aussi ses défauts mais pèse bien plus).