Je ne connaissais pas bien Johnny Cash avant de voir le film biographique de James Mangold, hormis un nom, un genre, quelques morceaux vaguement, et encore moins June Carter. "Walk the line" a donc largement comblé mes lacunes, de manière très réussie.
L'histoire suit une partie de la vie et carrière de Johnny Cash (Joaquin Phoenix, très bien), ses hauts et ses bas, de son enfance pauvre, dans les années 1930, jusqu'à la fin des années 1960, qui constitue son retour en grâce professionnel et son mariage avec June Carter (Reese Witherspoon, excellente).
J'aime :
* Le scénario. On ne lui reprochera pas d'aller au-delà des années 1960 car on peut se douter que les époques les plus fascinantes de Johnny Cash sont dans le film. Le mariage avec June Carter consommé, sa vie sera certainement plus paisible (même s'il y a eu d'autres bas plus tard il me semble). Et donc nous suivons des moments marquants pour lui comme pour nous.
* Le casting. Entourés de solides seconds rôles (Ginnifer Goodwin, Robert Patrick...), Joaquin Phoenix et sans doute encore un peu plus Reese Witherspoon, au panel plus varié ici, offrent une performance mémorable.
* La bande originale. Aimer la musique des années 1950 et 1960 aide beaucoup. Je ne suis pas un grand fan de country en général, mais ses racines commerciales via le rockabilly, dont Johnny Cash est un leader, me plaisent bien mieux. Et de saluer la performance, cette fois musicale, des deux acteurs principaux.
* La reconstitution. Je suis particulièrement fan de cette époque, via sa musique sans doute, et je trouve les décors et costumes soignés.
J'aime pas :
* Evidemment, il est toujours frustrant de regarder un biopic car on sait qu'il manquera des éléments. Pour celui-ci, j'aurais aimé voir moins de séquences où Johnny Cash s'autodétruit en buvant et/ou se droguant, bien trop nombreuses, et plus de scènes sur sa musique (comment il l'a apprise, pourquoi il a voulu faire carrière dans ce domaine, quelles sont ses inspirations, etc.).
"Walk the line" a donc des trous importants, mais il a au moins le mérite d'offrir un regard sincère et surtout pas hagiographique sur un monstre sacré de la musique américaine. Son histoire est passionnante et nous donne envie d'aller plus loin ensuite.