Il y a de bonnes petites séries B et puis des moins bonnes, telles ce "Hanna" qui rappelle les thrillers d'action scénarisés et produits par Luc Besson.
Hanna (Saoirse Ronan, excellente) est une adolescente élevée par son père, Erik (Eric Bana, fade), dans des contrées nordiques isolées. Cet ancien agent de la CIA la forme pour qu'elle puisse devenir à son tour une agent de choc. Le jour vient où celle-ci décide de voler de ses propres ailes en se faisant repérer volontairement pas la CIA afin de venger son père de Marissa Wiegler (Cate Blanchett, caricaturale, dans un rôle trop ressemblant à d'autres) qui a tué sa mère. Hanna pense s'être vengée en éliminant une doublure de celle-ci et s'enfuit. Sa route la conduit jusqu'à Berlin, traquée par Marissa Wiegler et ses mercenaires...
J'aime :
* Le rythme. La mission divertissante est assurée avec des séquences d'action régulières, on ne s'ennuie jamais.
* La bande originale. Elle est signée des Chemical Brothers et les différents sons électro collent vraiment bien aux différentes atmosphères du film.
J'aime pas :
* Le casting. Hormis la convaincante Saoirse Ronan, les autres personnages sont caricaturaux au possible et le jeu de leurs acteurs respectifs aussi.
* Le scénario. On ne lui trouve pas beaucoup d'originalité, pas beaucoup de complexité non plus. C'est fluide, mais pas très intéressant.
* La photographie. En dehors des paysages nordiques et marocains, qui offrent de beaux contrastes, c'est extrêmement froid et austère, à l'image de la mise en scène.
Avec "Hanna", le réalisateur britannique Joe Wright a voulu changer de genre après des films plus "classiques". Malheureusement, l'essai est bien décevant et ne restera pas dans les mémoires.
vendredi 26 septembre 2014
samedi 13 septembre 2014
Orfeu Negro (1959)
Il me manque un sacré paquet de classiques dans mon escarcelle. J'ai un peu rattrapé mon retard avec le visionnage de l'oeuvre magnifique de Marcel Camus, adaptée d'une pièce de Vinicius de Moraes, qui lui-même avait adapté le mythe d'Orphée dans les favelas de Rio.
Dans cette version brésilienne, la jeune et innocente Eurydice (Marpessa Dawn, sublime) vient de la campagne pour voir sa cousine Serafina (Léa Garcia, très drôle) à Rio, en pleine période de carnaval. Dès son arrivée, elle se sent suivie par quelqu'un qui lui voudrait du mal, mais le voisin de Serafina, le beau et fort Orfeo (Breno Mello, très bien), chauffeur de tramway, lui promet protection et amour, malgré ses fiançailles avec la belle et très jalouse Mira (Lourdes de Oliveira, excellente). Le carnaval s'annonce et les craintes d'Eurydice s'avèrent réelles, la mort la poursuit à travers Rio...
J'aime :
* Le scénario. Il n'est pas bien complexe, Orfeo est un vrai coeur d'artichaut, mais il adapte à merveille le mythe grec avec une formidable poésie. Cette histoire d'un amour impossible en plein carnaval de Rio, au dénouement forcément fatal et terriblement cruel, est sublime.
* Le casting. Peu de véritables comédiens parmi les personnages principaux, mais pourtant ils composent des personnages très forts, beaux et charismatiques. Marpessa Dawn est belle comme un coeur et Breno Mello fait un sacré séducteur.
* Les décors. Il est toujours très intéressant de découvrir le Rio d'antan. Ici, entre le port, les hauteurs de Copacabana et le Centro, c'est un régal. Le carnaval y est également très bien retranscrit avec une ferveur qui nous prend au corps à travers l'écran.
* La bande originale. Premiers échos de la bossa nova naissante grâce à Tom Jobim et Luiz Bonfa qui offrent une sublime partition. D'autant plus que cette dernière est partie intégrante du film, parfois jouée et chantée par les personnages.
J'aime pas :
* Le rythme n'est pas si lent que cela pour un film de cette époque, grâce à la vigueur brésilienne sans doute. Mais il y a bien quelques longueurs.
"Orfeu Negro" est une oeuvre majeure du cinéma pour de nombreuses raisons. C'est avant tout un film d'un charme fou, totalement brésilien pour la manière dont il envoûte le spectateur avec pas grand chose : ses lieux, ses personnages et ses musiques.
Dans cette version brésilienne, la jeune et innocente Eurydice (Marpessa Dawn, sublime) vient de la campagne pour voir sa cousine Serafina (Léa Garcia, très drôle) à Rio, en pleine période de carnaval. Dès son arrivée, elle se sent suivie par quelqu'un qui lui voudrait du mal, mais le voisin de Serafina, le beau et fort Orfeo (Breno Mello, très bien), chauffeur de tramway, lui promet protection et amour, malgré ses fiançailles avec la belle et très jalouse Mira (Lourdes de Oliveira, excellente). Le carnaval s'annonce et les craintes d'Eurydice s'avèrent réelles, la mort la poursuit à travers Rio...
J'aime :
* Le scénario. Il n'est pas bien complexe, Orfeo est un vrai coeur d'artichaut, mais il adapte à merveille le mythe grec avec une formidable poésie. Cette histoire d'un amour impossible en plein carnaval de Rio, au dénouement forcément fatal et terriblement cruel, est sublime.
* Le casting. Peu de véritables comédiens parmi les personnages principaux, mais pourtant ils composent des personnages très forts, beaux et charismatiques. Marpessa Dawn est belle comme un coeur et Breno Mello fait un sacré séducteur.
* Les décors. Il est toujours très intéressant de découvrir le Rio d'antan. Ici, entre le port, les hauteurs de Copacabana et le Centro, c'est un régal. Le carnaval y est également très bien retranscrit avec une ferveur qui nous prend au corps à travers l'écran.
* La bande originale. Premiers échos de la bossa nova naissante grâce à Tom Jobim et Luiz Bonfa qui offrent une sublime partition. D'autant plus que cette dernière est partie intégrante du film, parfois jouée et chantée par les personnages.
J'aime pas :
* Le rythme n'est pas si lent que cela pour un film de cette époque, grâce à la vigueur brésilienne sans doute. Mais il y a bien quelques longueurs.
"Orfeu Negro" est une oeuvre majeure du cinéma pour de nombreuses raisons. C'est avant tout un film d'un charme fou, totalement brésilien pour la manière dont il envoûte le spectateur avec pas grand chose : ses lieux, ses personnages et ses musiques.
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