mercredi 28 novembre 2018

Apocalypto (2006)

L'un de mes meilleurs amis me l'a vendu comme étant son film préféré, l'ayant vu des dizaines de fois. Bon...

Alors que la civilisation Maya est sur le déclin, des guerriers écument les forêts afin de rapporter des esclaves et autres sacrifices humains pour la cité. La tribu de Patte de jaguar (Rudy Youngblood, bien) est visée à son tour, mais le jeune homme fera tout pour échapper à ce funeste destin et sauver sa famille...

J'aime :

* L'univers. On ne peut pas retirer à Mel Gibson l'originalité de son thème. La civilisation Maya n'a été que rarement (voire jamais ?) été abordée au cinéma, qui plus est en utilisant intégralement sa langue pour les dialogues, comme il l'avait fait avec l'araméen pour sa "Passion of the Christ".

* Le casting. Là aussi bel effort du réalisateur d'avoir réuni des acteurs locaux (ou régionaux) et/ou amérindiens, non professionnels pour la plupart, qui s'en sortent très bien.

* Les décors. Ils ne sont pas très variés, c'est surtout de la jungle, mais le film a au moins, là encore, été tourné sur place.

J'aime pas :

* Le scénario. C'est là que le bât blesse franchement. Outre une violence à laquelle on est tout de même habitué avec Mel Gibson, son histoire est cousue de fil blanc, entièrement prévisible. Par ailleurs, la civilisation Maya ne sert finalement que de décor puisque, en dehors de la langue et de quelques clichés (les fameux sacrifices humains), l'aspect historique et anthropologique n'est pas du tout développé. Sans oublier les longueurs, telle cette scène d'introduction à rallonge et sans intérêt.

Même si je savais que mon ami était très subjectif, j'avais pas mal de curiosité à voir "Apocalypto", parce que, comme lui, je suis un passionné d'histoire et notamment de ces civilisations éteintes. Néanmoins, le film de Mel Gibson ne m'a pas rassasié, avec une trame des plus classiques et peu de réflexion.


mercredi 21 novembre 2018

Solo : a Star Wars story (2018)

Malgré les informations négatives qui ont circulé à propos du tournage et les critiques du même acabit qui ont suivi, en amateur (mais pas puriste) de la saga "Star Wars", j'ai voulu me faire une idée de ce spin off consacré à Han Solo. Pas la catastrophe annoncée.

Le film propose ainsi de revenir sur la jeunesse du célèbre contrebandier : comment il en est arrivé là ? Comment il a rencontré Chewbacca ? Comment il a obtenu son fameux vaisseau, le Faucon Millenium ? Comment il a rejoint la résistance à l'Empire ? On découvre ainsi qu'Han Solo (Alden Ehrenreich, bien) vient de la planète Corellia, où il est esclave d'une organisation criminelle qu'il cherche à quitter par tous les moyens en compagnie de sa petite amie, Qi'Ra (Emilia Clarke, pas mal). Mais le couple est interpellé lors de sa fuite et séparé. Han Solo la retrouvera plusieurs années plus tard alors qu'il rejoint un groupe de contrebandiers après avoir été pilote au sein de l'Empire. Leur prochaine mission : s'emparer d'un chargement de coaxium afin d'aller le faire raffiner.

J'aime :

* L'univers. Même avec un scénario moins bon que d'autres épisodes, je suis toujours friand du monde "Star Wars" : ses décors, ses planètes, ses vaisseaux, ses créatures, ses personnages...

* Le casting. Evidemment, Harrison Ford est inégalable dans le rôle d'Han Solo, mais Alden Ehrenreich, bien que moins roublard, s'en sort honorablement. Il fait le job comme on dit. Autour de lui, c'est tout de même bien solide aussi avec, outre Emilia Clarke, Woody Harrelson et Donald Glover (qui reprend le rôle de Lando Calrissian) notamment.

J'aime pas :

* Le scénario. C'est vrai que cette histoire de vol et raffinage de coaxium est loin d'être des plus attractives, même si cela colle bien avec la carrière originale d'Han Solo. Certes, le tout n'est pas sans rebondissement et lien avec la "grande" histoire à venir, mais les longueurs ne sont pas évitées.

* La mise en scène. On aurait quand même bien aimé voir ce que le film aurait donné sous la direction du duo Phil Lord-Chris Miller. On aurait sans doute assisté à plus de folie et d'humour qu'avec un Ron Howard, certes professionnel, mais sans véritable personnalité.

Avis mitigé pour moi donc à propos de ce "Solo : a Star Wars story". Loin d'être nul comme j'aurais pu m'y attendre, c'est plutôt un bon film d'action, assez divertissant, issu de l'univers de George Lucas, mais qui manque cruellement d'originalité et de panache pour rendre hommage à son personnage principal, chéri de tous.

jeudi 15 novembre 2018

Isle of dogs (2018)

J'étais heureux de savoir que le dernier film de Wes Anderson serait une oeuvre animée, ayant adoré "Fantastic Mr Fox". Avec un casting toujours plus prestigieux, mon cinéaste préféré s'en sort encore avec maestria, même si j'ai plus apprécié son précédent film d'animation.

Nous sommes cette fois dans un Japon post-industriel et plus particulièrement dans la ville de Megasaki dont le maire, l'infâme Kobayashi, décide d'interdire les chiens à la suite d'une grippe propagée par les animaux. Ces derniers sont exilés sur une île qui sert de décharge. Le jeune neveu du maire, Atari, a lui aussi vu son chien, Spots (voix de Liev Schreiber), déporté à son grand regret. Il décide ainsi de partir à sa recherche six mois plus tard à l'aide d'un avion. Atari se crashe sur l'île, mais est alors aidé dans la quête de son meilleur ami canin par une bande de cinq chiens : Chief (voix de Bryan Cranston), Rex (voix d'Edward Norton), Boss (voix de Bill Murray), Duke (voix de Jeff Goldblum) et King (voix de Bob Balaban).

J'aime :

* Le casting. Alors certes, ce n'est pas le principal intérêt d'un film d'animation, mais quelle troupe formidable ! Je crois que Wes Anderson n'a jamais réuni autant de grands acteurs dans ses précédents films. Outre ceux déjà cités, on retrouve, entre autres, Greta Gerwig, Frances McDormand, Scarlett Johansson, Harvey Keitel, Tilda Swinton, Anjelica Huston et même Yoko Ono !

* L'animation. Comme pour "Fantastic Mr Fox", Wes Anderson a choisi le stop-motion, ce qui correspond bien à son style et lui permet d'offrir une belle aventure pleine de détails réalisée à partir de figurines et décors "réels". Pour ma part, j'aime beaucoup, cela donne énormément de cachet, un mélange de vieille recette et de modernité, propre au cinéaste.

* L'environnement. Il y a eu des critiques sur le fait que Wes Anderson ose faire de l'appropriation culturelle en situant son film au Japon. Or, il y a un vrai respect du pays, de sa culture et de ses cinéastes, dont il s'est inspiré. Mieux, il a confié tous ses rôles d'humains japonais à des Japonais, en ne traduisant pas tout ce qu'ils disent. Une autre forme de respect. Ainsi, on sent beaucoup de recherche et on est loin des clichés.

* La bande originale. Signée une fois de plus du Français Alexandre Desplat et évidemment inspirée de la musique japonaise et notamment de ses instruments traditionnels, elle est particulièrement réussie.


J'aime pas :

* Le scénario. En dehors de son lieu d'action et de ses personnages, ce n'est pas son histoire la plus originale. On va dire qu'elle est même plutôt "traditionnelle" dans sa structure et ses rebondissements. On aurait apprécié peut-être un peu plus de folie et de digressions, un peu comme il se l'était permis dans "Fantastic Mr Fox", dont le scénario était inspiré d'une histoire de Roald Dahl.

En attendant, comme toujours impatiemment, sa prochaine oeuvre, "Isle of dogs" est néanmoins une pépite de plus à mettre dans le panier merveilleux de Wes Anderson. Difficile d'être trop critique d'un film aussi beau, avec un vrai univers une fois de plus, et un casting dément. Arigatou gozaimasu Wes san !


mercredi 7 novembre 2018

Three Billboards outside Ebbing, Missouri (2017)

Martin McDonagh est assurément un cinéaste singulier. Trois films seulement à son actif, particulièrement originaux, dont le dernier, à la fois épatant et déroutant.

Comme son titre l'indique, l'histoire se situe dans la petite ville d'Ebbing, dans le Missouri. Près de sept mois après le viol et le meurtre de sa fille, Mildred Hayes (Frances McDormand, géniale) décide de dénoncer l'inaction de la police locale en louant trois grands panneaux publicitaires situés au bord d'une route peu empruntée. La phrase suivante s'inscrit alors : "Violée pendant son agonie/Toujours aucune arrestation/Pourquoi chef Willoughby?". Bill Willoughby (Woody Harrelson, bien), c'est le shérif d'Ebbing, en phase terminale de cancer. L'opinion publique étant ainsi avec ce dernier, Mildred va devoir se battre, seule ou presque contre tous, pour le maintien de ses publicités, prise particulièrement à partie par Jason Dixon (Sam Rockwell, très bien), l'un des policiers brutaux et bas du front de la ville. 

J'aime :

* Le casting. Il est royal, mais surtout avec de très grandes performances (justement récompensées), en particulier de Frances McDormand et Sam Rockwell, dans leurs personnages de deux écorchés vifs, chacun à leur manière, qui finiront par trouver un terrain d'entente. Woody Harrelson dégage lui aussi beaucoup d'humanité dans la peau de ce shérif mourant et surtout impuissant dans l'affaire par manque de preuves.

* Le scénario. Comme toujours avec Martin McDonagh, il est original, mais aussi déroutant (on en reparlera plus bas), car il n'a pas fait dans le classique de la mère, par exemple, qui se mettrait à enquêter par elle-même pour retrouver le meurtrier de sa fille. Non, le cinéaste s'attarde plutôt sur le bras de fer de Mildred avec la police locale et tout le reste de la ville par la même occasion. Et cette tension qui s'installe peu à peu est haletante.

* L'atmosphère. Il a beau être britannique, Martin McDonagh réussit aussi la prouesse de réaliser un film 100% redneck américain. Tout y est au niveau de l'ambiance, des personnalités bien trempées et couleurs locales, dans une ville où on ne parle pas beaucoup et surtout on ne veut pas d'ennui.

J'aime pas :

* Comme indiqué plus haut, contrairement à ce qu'on pourrait attendre, le réalisateur et scénariste laisse plus ou moins de côté le fil rouge du film soit le viol et le meurtre de la fille de Mildred Hayes. L'enquête va tout de même avancer, malgré des policiers qui traînent les pieds, mais quant à son dénouement... un peu frustrant, mais c'est un choix d'auteur !

Déjà très surprenant avec son premier film, "In Bruges", Martin McDonagh récidive ici dans un tout autre genre, qui pourrait paraître bien lointain des moeurs britanniques, mais avec beaucoup de maîtrise et un scénario donc passionnant servi par une solide mise en scène et des acteurs formidables. Il mériterait trois panneaux de félicitations.

mercredi 31 octobre 2018

Au revoir là-haut (2017)

Largement récompensée par les César, cette adaptation cinématographique du roman, lui aussi récompensé, de Pierre Lemaitre, a mérité ses prix et éloges. Du vrai bon cinéma populaire français, devenu si rare.

L'histoire est la folle aventure d'Albert Maillard (Albert Dupontel, très bien) et Edouard Péricourt (Nahuel Pérez Biscayart, excellent), deux Poilus de la Première Guerre Mondiale, le second terminant avec la "gueule cassée" et présumé mort selon son souhait, qui vont se lancer dans une grande arnaque autour des monuments dédiés aux morts de la Grande Guerre. Mais il faudra compter sur Henri d'Aulnay-Pradelle (Laurent Lafitte, bien), leur ancien infâme lieutenant et désormais partie intégrante de la famille d'Edouard, lancé dans une autre escroquerie et prêt à leur mettre des bâtons dans les roues...

J'aime :

* Le scénario. Je n'ai pas lu le livre, mais, pour un film, c'est une histoire à la fois belle et originale, où Albert Dupontel, également réalisateur, a réussi à donner beaucoup de rythme et de panache. Le dénouement est particulièrement réussi.

* Le casting. Albert Dupontel est incontestablement un grand comédien et il sait s'entourer. Ici, on découvre Nahuel Pérez Biscayart dans un rôle pas évident puisque quasiment muet, où la gestuelle derrière les masques est très importante. Une très grande prestation. Et Laurent Lafitte, rarement vu en méchant, semble prendre beaucoup de plaisir dans ce rôle. Mention aussi aux seconds rôles dont la comédienne qui joue la petite Louise.

* Les décors. S'ils font parfois un peu artificiels en raison des technologies actuelles qui donnent parfois cette impression, ils sont tout de même de fort belle facture, avec une atmosphère Années Folles vraiment bien rendue. Sans oublier le travail sur les costumes dont les merveilleux masques d'Edouard.

J'aime pas : 

* Pas de reproche particulier à livrer sur ce film. C'est rare !

Avec "Au revoir là-haut", Albert Dupontel signe son premier "blockbuster" et s'en tire à merveille, parvenant à conserver son style, notamment l'humanité donnée à ses personnages dont le sien, son goût pour la dénonciation (ici, c'est une très belle oeuvre pro-LGBT) ainsi qu'un humour acide et très visuel. Bravo !

mercredi 17 octobre 2018

Jumanji : welcome to the jungle (2017)

Comme beaucoup, j'avais une grande appréhension avant de voir cette suite du culte "Jumanji" avec Robin Williams. Et ce n'est heureusement pas le désastre annoncé.

Cette fois, le fameux jeu de société se transforme, entre les mains du jeune Alex, au milieu des années 1990, en une version jeu vidéo. L'adolescent lance une partie et est absorbé par le jeu. Vingt ans plus tard, ce dernier réapparaît dans la remise du lycée de la ville que quatre élèves doivent ranger alors qu'ils sont placés en retenue. On y retrouve Spencer le nerd, Fridge le sportif, Bethany la reine du lycée et Martha, l'ado introvertie. Tombant par hasard sur le jeu vidéo, ils vont lancer à leur tour une partie et être absorbés par lui. Ils atterrissent dans la jungle sous l'apparence du personnage qu'ils ont choisi au préalable : Spencer devient un aventurier musclé (Dwayne Johnson, bien), Fridge un zoologiste miniature (Kevin Hart, fidèle à lui-même), Bethany un cartographe pataud (Jack Black, très bien) et Martha une sorte de Lara Croft (Karen Gillan, correcte). Pour sortir du jeu, ils vont devoir le terminer...

J'aime :

*L'adaptation. Plutôt que de faire un remake avec les technologies actuelles d'un film qui était déjà admirable sur ce plan, les producteurs ont eu la bonne idée de s'orienter vers une voie différente, actualisant seulement le mode de jeu (le jeu de société devient un jeu vidéo). Et tous les codes des jeux vidéo, en particulier ceux des années 1990, sont parfaitement respectés et utilisés astucieusement : nombre de vies limitées, etc.

*Le casting. C'est un peu lassant de voir l'armoire à glace Dwayne Johnson dans tous les films d'aventure actuels, mais il démontre ici un réel talent d'acteur puisqu'il doit emprunter le caractère d'un ado nerd. Mention spéciale aussi à Jack Black qui doit glisser une ado imbue d'elle-même sous sa peau et s'en sort drôlement bien. Le registre de Kevin Hart, Karen Gillan et Nick Jonas (qui apparaît plus tard) est moins compliqué, mais ils sont bien eux aussi.

*L'univers. Les films dans la jungle, on en a déjà vu, mais celle d'Hawaï est toujours aussi belle et les séquences d'action, avec d'excellents effets spéciaux, ne manquent pas, offrant un rythme enlevé.

J'aime pas :

*Le scénario. Il est malheureusement aussi linéaire que celui d'un jeu vidéo des années 1990, chacun des personnages ayant son moment de bravoure l'un après l'autre sans grand rebondissement.

Un peu plus de vingt ans après le "Jumanji" de Joe Johnston, Jake Kasdan propose une suite loin d'être inoubliable comme son prédécesseur, mais loin d'être infamante non plus. Cette nouvelle mouture est habile, drôle et divertissante. Ouf !

lundi 15 octobre 2018

Toc Toc (2018)

Chaudement recommandée par un ami, j'ai bien voulu regarder sur Netflix cette adaptation espagnole et filmée, signée Vicente Villanueva, de la pièce de théâtre de Laurent Baffie. Je n'ai pas été aussi enthousiaste que lui. 

L'histoire se concentre autour d'un petit groupe de patients attendant leur rendez-vous avec un éminent spécialiste des troubles obsessionnels compulsifs (TOC). Ce dernier étant très en retard, ils vont devoir se supporter les uns les autres avec leurs TOC respectifs : syndrome Gilles de la Tourette, arithmomanie, nosophobie, palilalie, écholalie... 

J'aime

* Le scénario. Des personnages avec des TOC, on en avait déjà vu dans des films notamment, mais une demi-douzaine réunie ensemble, c'est original. La structure reste elle évidemment propre à celle d'une pièce de boulevard, relativement classique, mais cela fonctionne sur petit écran. 

J'aime pas

* Le casting. Je ne connaissais que Rossy de Palma, méconnaissable d'ailleurs, mais le rendu est inégal, certains acteurs stéréotypant trop leur TOC (ce qui n'est pas facile à interpréter, on le reconnaît), s'en sortant moins bien que d'autres. 

* La mise en scène. Vicente Villanueva ne pouvait pas faire autrement, mais un huis clos d'une heure et demie dans quasiment une seule pièce, c'est long. Déjà que je n'aime pas spécialement les huis clos... Puis la "résolution" de chacun es TOC est un peu trop schématisée pour un film. 

* Le rythme. Défaut lié au précédent, malgré une intensité qui monte au fur et à mesure de l'entraide des différents patients, on s'ennuie par moments, certains TOC étant moins "intéressants" que d'autres. 

Si "Toc Toc" doit être sympa à voir sur scène, surtout connaissant la plume acerbe de Laurent Baffie, le film, lui, a tous les défauts du théâtre filmé. Malgré la débauche d'énergie des acteurs, l'adaptation ne parvient pas à emballer plus que cela. 

vendredi 15 juin 2018

The Invention of lying (2009)

Je le répète : si Ricky Gervais peut se montrer extrêmement drôle dans la vie, en maître de cérémonie ou sur Twitter, notamment grâce à son cynisme typiquement britannique, il échoue à porter cette dimension sur grand écran. C'est encore le cas ici.

Pour son premier film en tant que réalisateur, en compagnie du scénariste Matthew Robinson, l'humoriste et son acolyte ont imaginé un monde parallèle où le mensonge n'existe pas, tout le monde dit la vérité, tout le temps, et s'en accommode. C'est ainsi que Mark Bellison (Ricky Gervais, mollasson), scénariste, subit coup sur coup un licenciement de son travail de scénariste, un râteau de la part de la jolie Anna McDoogles (Jennifer Garner, qui fait le job) et une menace d'expulsion de son propriétaire. Acculé, il se rend à la banque pour fermer son compte et, soudainement, se met à mentir, ce qui va le sortir d'une première situation délicate. Se rendant compte des bienfaits du mensonge - qu'il est le seul à maîtriser, il va s'en servir pour retrouver grâce auprès de tous et plus encore...

J'aime : 

* L'idée de départ. Le duo aux manettes du film a la bonne idée de l'exposer par une première scène avec un dîner romantique durant lequel Jennifer Garner déclare le plus naturellement du monde qu'elle n'est pas du tout attirée par Ricky Gervais, entre autres à cause de son physique et sa situation financière. Un monde où le mensonge n'existe pas, qui rappelle un peu "Liar, liar" avec Jim Carrey, cela donne forcément des situations cocasses et c'est bien utilisé dans le film.

* Le casting. Outre les deux têtes d'affiche, on retrouve Rob Lowe, Louis C.K., Tina Fey, Jonah Hill ainsi qu'une ribambelle de guests tels qu'Edward Norton, Philipp Seymour Hoffman ou encore Jason Bateman. Sympa.

* La BO. Là aussi, que de bonnes références : ELO, Donovan, Supertramp...

J'aime pas : 

* Le scénario. Là où l'on attendait le comique grinçant de Ricky Gervais, on se retrouve face à une comédie romantique mielleuse où les situations sont certes drôles de fait de ce monde parallèle, mais sans que rien ne tombe jamais dans le plus pur cynisme pourtant affectionné par l'humoriste britannique.

* Le rythme. C'est donc très gentillet et remarquablement lent et ennuyeux.

Comme "Ghost Town" ou "Special Correspondents", voilà encore un film avec Ricky Gervais dans un type de personnage qui ne correspond pas à ce que je voudrais voir de lui. Sur grand écran, ce fiel devient miel. Dommage.

mercredi 13 juin 2018

Hail, Caesar ! (2016)

Grand fan des frères Coen, j'avais malheureusement raté leur dernier film au cinéma, qui me bottait grandement. Je me suis rattrapé grâce à Netflix, mais c'est la déception qui est au rendez-vous.

L'histoire raconte les péripéties d'Eddie Mannix (Josh Brolin, sobre), patron des studios de cinéma Capitol Pictures au début des années 1950, aux prises avec une succession d'événements touchant ses acteurs vedettes : Baird Whitlock (George Clooney, classique), enlevé par une cellule communiste, DeeAnna Moran (Scarlett Johansson, étonnante), qui tombe enceinte, ou encore Hobie Doyle (Alden Ehrenreich, pas mal), qui a du mal à passer du western au drame...

J'aime : 

* L'environnement. De manière générale, j'aime beaucoup les films se situant dans le passé et les reconstitutions qui en sont offertes. Ici, c'est donc le Los Angeles des années 1950 et même s'il y a peu d'extérieurs, tout est très soigné, un peu trop même parfois.

* Les décors. Cela va avec l'environnement, mais il faut souligner la beauté des reconstitutions de tournages de l'époque, âge d'or du cinéma hollywoodien. Un bien bel hommage.

* Le casting. Je crois qu'il n'y a jamais eu autant de stars dans un film des frères Coen. Outre ceux déjà cités, on retrouve Jonah Hill, Tilda Swinton (dans un double rôle de jumelles magnifique), Ralph Fiennes, l'incontournable Frances McDormand ou encore Channing Tatum. Tout ce petit monde est assez épatant même pour des interventions courtes.

J'aime pas : 

* Le scénario. Les histoires dépeintes par les frères Coen sont souvent très originales et loufoques, mais celle-ci est un peu décevante. L'idée de départ était plutôt bonne, mais les méchants ne sont pas très intéressants et les histoires parallèles, bien que rigolotes, parasitent un peu le fil rouge.

* Le rythme. Le film se déroule en une succession de saynètes pas vraiment dynamiques, le duo s'attardant souvent sur des détails. Parfois c'est drôle, parfois non. Cette lenteur généralisée provoque l'ennui.

Entre hommage et parodie aux grands studios du Hollywood des années 1950, les frères Coen se sont quelque peu perdus, malgré la participation d'une kyrielle de vedettes sympas. Le film n'est pas mauvais en soi, mais manque cruellement d'énergie.

jeudi 8 mars 2018

Slam - Tutto per una ragazza (2016)

Il m'arrive rarement de voir des films italiens. Celui-ci, signé Andrea Molaioli, est une comédie fraîche et sympathique, adaptation fidèle du roman de Nick Hornby ("Slam") mais transposée à Rome (au lieu de Londres).

L'histoire est celle de Samuele (Ludovico Tersigni, très bien), un ado romain de 16 ans, fan absolu du skateur Tony Hawk dont il lit et relit l'autobiographie à longueur de journée. Il a une relation très proche avec sa mère (Jasmine Trinca, bien), qui l'a eu elle-même à 16 ans et l'a élevé seule par la suite. Lors d'une fête, Samuele rencontre Alice (Barbara Ramella, pas mal). Ils sortent ensemble avant que le garçon ne décide de la quitter sans raison, s'inspirant une nouvelle fois d'un épisode de la vie de son idole. Un jour, elle le rappelle, elle est enceinte de lui...

J'aime : 

* Le scénario. Si l'histoire est somme toute banale, l'originalité se retrouve notamment dans la structure de son récit, fidèle au roman, avec les bonds dans le futur de Samuele (sous la forme de rêve) après le premier tiers du film. Le scénario pose aussi de nombreuses questions réalistes sur les grossesses adolescentes et leurs conséquences, ce qui n'est pas commun pour autant dans ce genre de films.

* Les dialogues. Un humour très subtil, vaguement Allenien, est distillé tout au long du film et débouche sur des bouts de scène très drôles, souvent aux dépens du lunaire Samuele et on trouve pire encore avec son meilleur ami skateur aux cheveux longs, constamment à côté de la plaque.

* Le casting. Pas du tout familier du cinéma italien, je ne connais aucun des acteurs, mais la partition est bonne et bien interprétée. Ils rendent tous leur personnage sympathique et attachant, même le père de Samuele, qui a montré le mauvais exemple à son fils mais n'en est pas vraiment tourmenté pour autant. Il est sympa aussi que Tony Hawk ait accepté de lire lui-même les passages de son autobiographie en voix off.

* Les décors. Certes, on voit le Colisée, mais pour le reste, pas de clichés touristiques pour le film tourné dans une Rome et ses alentours du quotidien.

J'aime pas : 

* Pas de grand reproche à faire. Les flash-forward néanmoins donnent l'impression que le film est plus long qu'il ne l'est.

"Slam" prouve qu'on peut très bien adapter un roman étranger et le situer dans son propre pays avec un très bon résultat. Andrea Molaioli a ainsi signé une comédie pour ados pas bête du tout, drôle et divertissante. Grazie !

samedi 3 mars 2018

In Bruges (2008)

J'avais entendu beaucoup de bien de ce premier film du Britannique Martin McDonagh, mais je n'avais jamais eu l'occasion de le voir. C'est chose faite et ce n'est pas aussi génial que je ne le pensais.

L'histoire se déroule donc à Bruges, en Belgique. Les deux tueurs à gages irlandais Ken (Brendan Gleeson, très bien) et Ray (Colin Farrell, excellent) s'y planquent après une mission qui a mal tourné à Londres. Le second y a tué accidentellement un enfant. En attendant les prochaines instructions de leur chef, Harry (Ralph Fiennes, pas mal), ils tuent le temps en visitant la ville. Si Ken est ravi de faire du tourisme, Ray, lui, s'ennuie à mourir...

J'aime : 

* Les décors. Comme son personnage d'Harry pour trouver une planque à ses flingueurs, c'est après un séjour touristique à Bruges que Martin McDonagh a eu l'idée d'y situer un film. Une initiative originale pour un polar qui nous donne à voir une ville magnifique et dont l'atmosphère glaciale et brumeuse de l'hiver ajoute à installer l'ambiance désirée par le cinéaste.

* Le casting. Le duo mal assorti de tueurs à gages fonctionne parfaitement, avec une mention spéciale à Colin Farrell que j'avais surtout vu dans des blockbusters et dont la présence dans ce petit film (postérieur à "Alexandre", "Miami Vice"...) est aussi sympathique que talentueuse. On sent d'ailleurs qu'il prend beaucoup de plaisir à pouvoir reprendre son accent original irlandais. On est moins fan du casting francophone (Clémence Poésy, Jérémie Rénier...), qui paraît jouer faux en anglais.

* L'humour. C'est un film 100% British (et même Irlandais) au niveau des dialogues et du scénario, c'est-à-dire qu'il est sérieux, mais le réalisateur y a distillé une bonne dose d'humour et d'absurdité dans certaines situations.

J'aime pas : 

* Le scénario. Le film n'est pas très long (1h32), mais il prend son temps et on se sent rapidement comme le personnage de Colin Farrell à attendre qu'il se passe quelque chose. Les choses finissent par s'emballer de manière surprenante dans le dernier tiers du film, mais on s'attendait à autre chose. Il ne comporte rien d'incohérent, mais cela se précipite un peu avec l'arrivée du personnage de Ralph Fiennes. La partie avec l'acteur nain ne m'a pas emballé non plus.

"In Bruges" avait tout pour atteindre l'excellence, entre le lieu original de l'intrigue et le casting (anglophone) impeccable. Mais son scénario, qui partait bien, finit par nous dérouter quelque peu avec un dénouement surprenant.

samedi 24 février 2018

The Frozen ground (2013)

Encore un film sorti directement en DVD en France, mais celui-ci présentait pas mal de potentiel grâce à son sujet et son casting principal. Malheureusement, l'inconnu au bataillon Scott Walker avait bien trop peu d'ambitions.

L'histoire, vraie, est celle du tueur en série Robert Hansen, qui a sévi sur des dizaines de jeunes femmes à Anchorage (Alaska) dans les années 1970-1980. Alors qu'il est sur le point de quitter l'Etat, le "state trooper" Jack Halcombe (Nicolas Cage, correct) s'empare d'une dernière affaire, un corps de femme retrouvé dans la forêt. Au même moment, la jeune prostituée Cindy Paulson (Vanessa Hudgens, bien) a réussi à échapper aux mains d'un maniaque sexuel. L'enquêteur parvient à lier les deux affaires et se met à traquer Robert Hansen (John Cusack, pas mal), qui correspond au profil du criminel, mais encore faut-il le prouver...

J'aime : 

* L'histoire. Elle est "fascinante" (même si c'est évidemment très morbide de dire cela), de par les méthodes de Robert Hansen et du fait, comme tant d'autres, qu'il a réussi à couvrir ses actes à ses proches notamment durant autant d'années.

* Le casting. S'il en fait un peu trop, Nicolas Cage maîtrise ce rôle de flic, tandis que John Cusack a une bonne tête de type lambda cachant un double diabolique. Mais celle qui s'en sort le mieux est encore Vanessa Hudgens dans un rôle totalement à contre-emploi de jeune femme perdue dans la prostitution glauque d'Anchorage.

* Les décors. L'Alaska est assez peu utilisée par les scénaristes américains et c'est bien dommage. Entre "Insomnia" et la fin d'"Into the wild", d'excellents films y ont été tournés. Il est intéressant ici de découvrir sa capitale et ses alentours. Cela dépayse un peu.

J'aime pas : 

* Le scénario. Scott Walker détenait une bonne histoire, mais l'a finalement réduite à un thriller ultra-classique et rondement mené. Il y a pas mal de choses qui vont pas, dont l'exploitation du personnage de Robert Hansen, réduit à son seul aspect de maniaque sexuel, presque sous-utilisé aux dépens des recherches bourrines de l'enquêteur et des mésaventures de Cindy Paulson. Il aurait notamment été intéressant d'élargir le focus au cheminement du tueur en série plutôt que de se concentrer uniquement sur une enquête finale assez rapidement conclue.

Il y avait nettement mieux à explorer donc sur les méfaits de Robert Hansen et cette double vie peu commune, mais le réalisateur s'est contenté d'un film de commande presque bâclé. Bien dommage car l'histoire et le casting étaient là.

samedi 17 février 2018

The Rewrite (2014)

Le grand retour de Hugh Grant ? Eh bien non, il faudrait aussi qu'il arrête de tourner dans les films de Marc Lawrence, spécialiste des guimauves sans âme.

L'histoire est celle de Keith Michaels (Hugh Grant, blasé), le scénariste d'un seul grand film, oscarisé, qui enchaîne depuis les échecs commerciaux. A la ramasse et quasi ruiné, son agent l'envoie dans une petite université de l'Etat de New York pour le relancer en donnant des cours sur l'écriture scénaristique. Dans un premier temps, il manque totalement d'implication en multipliant les gaffes, avant de se reprendre, soutenu par l'une de ses élèves, Holly (Marisa Tomei, pas mal)...

J'aime : 

*Le casting. Voilà un film mineur, mais doté de seconds rôles connus et de qualité qui surpasseraient presque les premiers : J.K. Simmons, Allison Janney et Chris Elliott, qui jouent tous des professeurs. Alors que Marisa Tomei est sympathique mais sous-utilisée, la grande vedette qu'est Hugh Grant joue soit un personnage assez antipathique, ce qui inhabituel, mais on dirait qu'il joue son propre rôle tellement il n'a pas l'air concerné, avec ce côté : "Qu'est-ce je fais ici ?".

*Les décors. La bonne idée, sans doute pour ne pas payer trop cher en lieu de tournage, c'est d'avoir trouvé la charmante ville de Binghamton et son université. Cela permet de découvrir un endroit un peu différent des Etats-Unis.

J'aime pas : 

*Le scénario. Dans "Music and lyrics", du même Marc Lawrence, Hugh Grant jouait le rôle d'un compositeur has been qui tentait désespérément de retrouver le succès dans la musique et allait trouver l'amour par hasard. On soupçonne alors très fortement le réalisateur d'avoir calqué cette même histoire prévisible avec cette fois Hugh Grant en scénariste has been. Quel manque d'originalité... Mais bizarrement, ici, la romance entre Keith Michaels et Holly, son élève, est très peu développée. Paresse ? En même temps, c'est ce pourquoi l'acteur britannique aurait apprécié le scénario, refusant une énième comédie romantique mièvre.

Pas étonnant que "The Rewrite" soit sorti directement en DVD en France. Pâle resucée de "Music and lyrics" dans l'univers du cinéma, Marc Lawrence signe un film fade et paresseux, mené par un Hugh Grant fatigué et aussi blasé que son personnage.

samedi 10 février 2018

20 ans d'écart (2013)

Les comédies romantiques françaises, très peu pour moi, surtout si elles datent des quinze dernière années environ, pompées de manière faiblarde sur les américaines. J'ai néanmoins tenté ce "20 ans d'écart", de David Moreau, qui sort du lot.

Vingt ans, c'est quasiment l'écart qu'il y a donc entre Alice Lantins (Virginie Efira, bien), journaliste pour le magazine féminin "Rebelle", et Balthazar (Pierre Niney, très bien), un jeune étudiant parisien qui, après un voyage en avion aux côtés de la première, se retrouve avec une clé USB qu'elle a oubliée. S'il s'entiche très rapidement de la presque quarantenaire divorcée, cette dernière est tout d'abord complètement indifférente avant qu'on ne lui conseille de s'afficher avec le jeune homme pour faire moins coincée et s'offrir la possibilité de conquérir la rédaction en chef de son magazine. Du jour au lendemain, Alice va alors sortir avec Balthazar sans que celui ne sache ce qui se cache derrière ce stratagème...

J'aime : 

* Le casting. Il donne beaucoup de valeur au film. Si Virginie Efira confirme qu'elle a du talent pour la comédie, c'est surtout Pierre Niney qui crève l'écran, à la fois gauche et tendre, parfait dans son rôle d'étudiant immature. Les seconds rôles sont inégaux, mais le meilleur est sans doute aucun Charles Berling, le père mi-séducteur mi-ringard de Balthazar. Les moins bons sont trop caricaturaux, à l'image de la rivale d'Alice.

J'aime pas : 

* Le scénario. Copié (mais assumé) sur les comédies américaines du genre, prévisible et rempli de clichés, il est heureusement bien rythmé et interprété.

"20 ans d'écart" ne sauve pas les comédies romantiques françaises, mais reste un divertissement pas désagréable servi par de bons comédiens. C'est déjà pas mal !

samedi 3 février 2018

The Meyerowitz stories (2017)

Parmi les réalisateurs que je suis particulièrement (même si j'ai raté quelques-uns de ses films), il y a Noah Baumbach. Je suis tombé par hasard sur sa dernière oeuvre, sortie directement sur Netflix.

Les Meyerowitz sont une famille new-yorkaise dont le patriarche, Harold (Dustin Hoffman, excellent), est un artiste à la retraite, aigri de ne pas obtenir la reconnaissance dont font preuve certains de ses collègues et amis. L'un de ses fils, Danny (Adam Sandler, toujours très bien dans ce type de rôle), vient emménager chez lui après s'être séparé de sa femme. Avec sa soeur, Jean (Elizabeth Marvel, bien), et son demi-frère, Matthew (Ben Stiller, pas mal), il tente de remotiver son père en l'encourageant à accepter de participer à une exposition groupée dans l'université où il enseignait.

J'aime : 

* Le casting. C'est vraiment un film d'acteurs tellement le scénario est mince. Mention spéciale à Dustin Hoffman, parfait en papy intello ronchon et déjà à moitié gaga, ainsi qu'à Adam Sandler, qui démontre une fois de plus son talent uniquement dans les films indépendants. Un peu comme Nicolas Cage, quel gâchis ! Elizabeth Marvel, qu'on a apprécié dans la série "House of Cards", est méconnaissable (dans un sens positif !).

* Les dialogues. Attention, c'est un film très bavard, à la Woody Allen. Si Noah Baumbach ne distille pas autant d'humour que son maître, dont il s'inspire très ouvertement (le film se passe à New York), les chassés-croisés de cette famille un peu dingue donnent lieu à quelques savoureuses séquences. Moins drôle que du Woody, mais très bien écrit néanmoins.

J'aime pas : 

* Le scénario. Il ne se passe jamais grand-chose non plus dans les films de Noah Baumbach, mais là, c'est assez tristounet et plat. D'autant plus longuet quand le père se retrouve à l'hôpital (même si ça rapproche les enfants et notamment les deux fils).

"The Meyerowitz stories" est passé assez inaperçu et on comprend pourquoi. Si on prend beaucoup de plaisir à voir un tel casting se rapprocher et se déchirer à la fois dans un scénario allenien, le film de Noah Baumbach manque d'épaisseur et de séquences épiques (en dehors peut-être des courts-métrages barrés de la fille de Danny).