lundi 15 octobre 2018

Toc Toc (2018)

Chaudement recommandée par un ami, j'ai bien voulu regarder sur Netflix cette adaptation espagnole et filmée, signée Vicente Villanueva, de la pièce de théâtre de Laurent Baffie. Je n'ai pas été aussi enthousiaste que lui. 

L'histoire se concentre autour d'un petit groupe de patients attendant leur rendez-vous avec un éminent spécialiste des troubles obsessionnels compulsifs (TOC). Ce dernier étant très en retard, ils vont devoir se supporter les uns les autres avec leurs TOC respectifs : syndrome Gilles de la Tourette, arithmomanie, nosophobie, palilalie, écholalie... 

J'aime

* Le scénario. Des personnages avec des TOC, on en avait déjà vu dans des films notamment, mais une demi-douzaine réunie ensemble, c'est original. La structure reste elle évidemment propre à celle d'une pièce de boulevard, relativement classique, mais cela fonctionne sur petit écran. 

J'aime pas

* Le casting. Je ne connaissais que Rossy de Palma, méconnaissable d'ailleurs, mais le rendu est inégal, certains acteurs stéréotypant trop leur TOC (ce qui n'est pas facile à interpréter, on le reconnaît), s'en sortant moins bien que d'autres. 

* La mise en scène. Vicente Villanueva ne pouvait pas faire autrement, mais un huis clos d'une heure et demie dans quasiment une seule pièce, c'est long. Déjà que je n'aime pas spécialement les huis clos... Puis la "résolution" de chacun es TOC est un peu trop schématisée pour un film. 

* Le rythme. Défaut lié au précédent, malgré une intensité qui monte au fur et à mesure de l'entraide des différents patients, on s'ennuie par moments, certains TOC étant moins "intéressants" que d'autres. 

Si "Toc Toc" doit être sympa à voir sur scène, surtout connaissant la plume acerbe de Laurent Baffie, le film, lui, a tous les défauts du théâtre filmé. Malgré la débauche d'énergie des acteurs, l'adaptation ne parvient pas à emballer plus que cela. 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire