Largement récompensée par les César, cette adaptation cinématographique du roman, lui aussi récompensé, de Pierre Lemaitre, a mérité ses prix et éloges. Du vrai bon cinéma populaire français, devenu si rare.
L'histoire est la folle aventure d'Albert Maillard (Albert Dupontel, très bien) et Edouard Péricourt (Nahuel Pérez Biscayart, excellent), deux Poilus de la Première Guerre Mondiale, le second terminant avec la "gueule cassée" et présumé mort selon son souhait, qui vont se lancer dans une grande arnaque autour des monuments dédiés aux morts de la Grande Guerre. Mais il faudra compter sur Henri d'Aulnay-Pradelle (Laurent Lafitte, bien), leur ancien infâme lieutenant et désormais partie intégrante de la famille d'Edouard, lancé dans une autre escroquerie et prêt à leur mettre des bâtons dans les roues...
J'aime :
* Le scénario. Je n'ai pas lu le livre, mais, pour un film, c'est une histoire à la fois belle et originale, où Albert Dupontel, également réalisateur, a réussi à donner beaucoup de rythme et de panache. Le dénouement est particulièrement réussi.
* Le casting. Albert Dupontel est incontestablement un grand comédien et il sait s'entourer. Ici, on découvre Nahuel Pérez Biscayart dans un rôle pas évident puisque quasiment muet, où la gestuelle derrière les masques est très importante. Une très grande prestation. Et Laurent Lafitte, rarement vu en méchant, semble prendre beaucoup de plaisir dans ce rôle. Mention aussi aux seconds rôles dont la comédienne qui joue la petite Louise.
* Les décors. S'ils font parfois un peu artificiels en raison des technologies actuelles qui donnent parfois cette impression, ils sont tout de même de fort belle facture, avec une atmosphère Années Folles vraiment bien rendue. Sans oublier le travail sur les costumes dont les merveilleux masques d'Edouard.
J'aime pas :
* Pas de reproche particulier à livrer sur ce film. C'est rare !
Avec "Au revoir là-haut", Albert Dupontel signe son premier "blockbuster" et s'en tire à merveille, parvenant à conserver son style, notamment l'humanité donnée à ses personnages dont le sien, son goût pour la dénonciation (ici, c'est une très belle oeuvre pro-LGBT) ainsi qu'un humour acide et très visuel. Bravo !
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