mercredi 23 juin 2021

Young Sherlock Holmes (1986)

C'était une époque où les effets spéciaux commençaient à être de plus en plus innovants et où la concurrence à Disney naissait pour proposer de chouettes films d'aventures pour enfants. Le trio Barry Levinson (à la réalisation), Chris Columbus (au scénario) et Steven Spielberg (à la production) ne pouvait donner que du bon.

L'histoire se déroule à Londres en 1870. Le jeune John Watson (Alan Cox, très bien) fait son entrée dans une nouvelle école où il va rapidement rencontrer et se lier d'amitié avec un autre étudiant, Sherlock Holmes (Nicholas Rowe, un peu fade). Alors que deux hommes liés à leur établissement meurent dans des conditions mystérieuses, victimes d'hallucinations suivies d'un suicide, les deux compères mènent l'enquête...

J'aime :

* Le scénario. Il est donc signé du talentueux Chris Columbus, qui avait déjà à l'époque "Gemlins" et les "Goonies" à son actif, c'est peu dire. Très fidèle à l'univers de Conan Doyle et de son fameux personnage, l'histoire est très bien ficelée et rythmée.

* Les effets spéciaux. C'était une époque avec beaucoup d'innovation et d'exploration à ce niveau. Ceux-ci, qui interviennent particulièrement lors des scènes d'hallucination, sont magnifiques car on sent encore le côté "artisanal" et surtout très inventif derrière.

* Les décors. Je suis fan de cette époque et de cette ambiance de fin du 19e siècle, on est un peu dans le pré-Harry Potter (dont Chris Columbus sera d'ailleurs le premier réalisateur). C'est sombre et gothique à souhait. Mention aux costumes également.

* Le casting. C'est peut-être le point faible du film. S'il est déjà louable d'avoir fait appel à des comédiens britanniques, Nicholas Rowe manque beaucoup de charisme dans le rôle principal (mais ce n'est pas le plus facile à jouer non plus pour un jeune acteur), heureusement compensé par un excellent Watson. Et le reste du casting est très bien aussi.

J'aime pas :

 * En dehors donc d'un Sherlock Holmes pas assez marquant, rien à dire, c'est un régal.

"Young Sherlock Holmes" est un film que j'avais adoré enfant et c'est avec un grand plaisir que j'ai pu constater que je l'aimais toujours autant adulte. Même si "Harry Potter" est passé par là (dans un univers certes pas totalement similaire), l'oeuvre de Barry Levinson n'a pas pris une ride et on regrette qu'elle ne soit pas, comme les autre de son époque, assez rediffusée.

mardi 15 juin 2021

A Good day to die hard (2013)

Et ce qui devait arriver arriva : un nouvel épisode de la saga "Die Hard" totalement raté. Autant le précédent, six ans plus tôt, pouvait avoir déçu une partie des fans, autant celui-ci, signé du peu connu John Moore, achève de peiner tout le monde. 

L'histoire se déroule en Russie où Jack McClane (Jai Courtney, sans plus), le fils de John McClane (Bruce Willis, sans âme), a été arrêté pour meurtre. Son père, qui n'a plus eu de nouvelles depuis plusieurs années, décide de se rendre sur place pour tenter de le faire libérer. Ce qu'il ne sait pas, c'est que son fils travaille en réalité pour la CIA et qu'il est en mission...

J'aime :

* C'est assez rare pour le signaler, mais je n'ai vraiment rien aimé dans ce film.

J'aime pas :

* Le scénario. Certes, il est plein de rebondissements et associer John McClane à son fils aurait pu être une bonne idée si le duo vieux briscard-jeune doué n'avait pas déjà été expérimenté lors du précédent épisode. Même si cette fois le jeune est un costaud de la CIA, on dirait une vulgaire série B, un sous James Bond sur fond de relents de Guerre froide et de Tchernobyl. On a ainsi perdu tous les bons éléments qui faisaient "Die Hard" : lieu (quasi) unique, duo mal assorti, action spectaculaire, humour...

* Le casting. Cette fois, Bruce Willis n'y est plus, ni concerné ni drôle. Et son "fils" Jai Courtney ne sauve pas le film, totalement sans charisme. Les méchants sont des Russes, (trop) classiques.

* L'environnement. Quelle (mauvaise) idée d'avoir envoyé John McClane en Russie ! Cela rend le film encore plus "cheap" (on imagine qu'un tournage à Budapest et Belgrade coûte bien moins cher qu'aux Etats-Unis) et en fait donc une oeuvre d'action encore plus banale.

On avait pu craindre le crash final de la série "Die Hard" avec le quatrième épisode, mais ce fut finalement ce cinquième (et dernier en date) opus qui a fini par nous faire regretter la décision d'en tourner un de plus. Il n'y a vraiment plus rien de caractéristique de la saga dans ce film sans aucun intérêt. Triste "Yippee Ki Yay". 

lundi 7 juin 2021

Live free or die hard (2007)

Douze ans après l'épique épisode 3, la saga "Die Hard" est ressuscitée avec un opus, certes plutôt classique dans son genre, mais bien dans l'air du temps, avec Len Wiseman aux manettes. L'honneur est sauf.

L'histoire débute à New York où ce bon vieux John McClane (Bruce Willis, toujours excellent) est envoyé par le FBI interpeller le jeune hacker Matthew Farrell (Justin Long, bien) après des problèmes de cybersécurité. Sur place, notre héros a déjà affaire à des tueurs à gage envoyés par Thomas Gabriel (Timothy Olyphant, pas mal), dont le but est de hacker de grandes infrastructures du pays pour semer le chaos...

J'aime :

* Le scénario. On peut éventuellement lui reprocher de manquer d'originalité et de dévier du cahier des charges des précédents (on y reviendra), mais on apprécie qu'il s'inscrive dans une thématique contemporaine (les cyberattaques, les méchants hackers), avec un héros qui a vieilli et qui doit s'adapter (cette fois il est affublé d'un acolyte qui en sait plus que lui dans le domaine concerné).

* Le casting. Il est toujours jouissif de retrouver John McClane qui accuse le poids des années, mais cela permet justement d'apporter la touche d'humour qui colle à la peau de la saga. Son personnage se complète donc bien avec un autre bien plus jeune : à John l'action, à Matthew la réflexion. Thomas Gabriel n'est pas le meilleur des méchants mais il fait bien le job, avec en plus une coriace lieutenant (Maggie Q).

* L'action. Elle est toujours aussi spectaculaire, entrant rapidement en scène, avec en point d'orgue cette course poursuite entre un camion et un avion de chasse.

J'aime pas :

* Ce qui est un peu dommage, c'est donc d'avoir dérogé à deux éléments clés de la sage que j'appréciais : la "surprise" (dans les trois précédents, John McClane n'est pas du tout préparé à cela, il ne "travaille" pas, ici oui) et le lieu "unique" (Nakatomi Plaza, aéroport de Washington, New York, alors qu'ici on se balade dans l'est des Etats-Unis). Ce qui en fait donc un film d'action un peu plus banal.

On pouvait tout craindre d'un nouvel épisode de "Die Hard" tant d'années après le troisième, mais Len Wiseman s'en tire bien,  avec un solide film d'action, de son temps et avec la plupart des ingrédients qui font le sel de la saga. Mais pas tous non plus malheureusement.