C'était une époque où les effets spéciaux commençaient à être de plus en plus innovants et où la concurrence à Disney naissait pour proposer de chouettes films d'aventures pour enfants. Le trio Barry Levinson (à la réalisation), Chris Columbus (au scénario) et Steven Spielberg (à la production) ne pouvait donner que du bon.
L'histoire se déroule à Londres en 1870. Le jeune John Watson (Alan Cox, très bien) fait son entrée dans une nouvelle école où il va rapidement rencontrer et se lier d'amitié avec un autre étudiant, Sherlock Holmes (Nicholas Rowe, un peu fade). Alors que deux hommes liés à leur établissement meurent dans des conditions mystérieuses, victimes d'hallucinations suivies d'un suicide, les deux compères mènent l'enquête...
J'aime :
* Le scénario. Il est donc signé du talentueux Chris Columbus, qui avait déjà à l'époque "Gemlins" et les "Goonies" à son actif, c'est peu dire. Très fidèle à l'univers de Conan Doyle et de son fameux personnage, l'histoire est très bien ficelée et rythmée.
* Les effets spéciaux. C'était une époque avec beaucoup d'innovation et d'exploration à ce niveau. Ceux-ci, qui interviennent particulièrement lors des scènes d'hallucination, sont magnifiques car on sent encore le côté "artisanal" et surtout très inventif derrière.
* Les décors. Je suis fan de cette époque et de cette ambiance de fin du 19e siècle, on est un peu dans le pré-Harry Potter (dont Chris Columbus sera d'ailleurs le premier réalisateur). C'est sombre et gothique à souhait. Mention aux costumes également.
* Le casting. C'est peut-être le point faible du film. S'il est déjà louable d'avoir fait appel à des comédiens britanniques, Nicholas Rowe manque beaucoup de charisme dans le rôle principal (mais ce n'est pas le plus facile à jouer non plus pour un jeune acteur), heureusement compensé par un excellent Watson. Et le reste du casting est très bien aussi.
J'aime pas :
* En dehors donc d'un Sherlock Holmes pas assez marquant, rien à dire, c'est un régal.
"Young Sherlock Holmes" est un film que j'avais adoré enfant et c'est avec un grand plaisir que j'ai pu constater que je l'aimais toujours autant adulte. Même si "Harry Potter" est passé par là (dans un univers certes pas totalement similaire), l'oeuvre de Barry Levinson n'a pas pris une ride et on regrette qu'elle ne soit pas, comme les autre de son époque, assez rediffusée.
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