dimanche 27 décembre 2015

Star Wars Episode VII : The Force awakens (2015)

Enfin. Certes, je n'ai pas non plus plongé dans l'hystérie collective provoquée par les bande-annonces à répétition défilant depuis des semaines sur les réseaux sociaux, mais j'étais assez heureux et impatient tout de même de voir ce nouvel épisode de la célèbre saga de George Lucas, d'autant que les premiers avis paraissaient positifs. Et, en effet, la mission est accomplie.

L'histoire reprend donc 30 ans après l'épisode VI. Luke Skywalker, le dernier des Jedi, a disparu et deux camps sont à sa recherche : le Premier Ordre, successeur de l'Empire Galactique de Dark Vador, qui veut l'exterminer, et la Résistance, qui entend le rappeler afin de vaincre ce nouvel empire du mal, dirigé par l'infâme Snoke. Pour le retrouver, différents éléments d'une carte sont à assembler dont un bout a été confié par un pilote de la Résistance à son robot, BB-8, alors qu'il était capturé par des forces du Premier Ordre sur la planète Jakku. Le droïde va alors être recueilli par la jeune Rey (Daisy Ridley, excellente), chasseuse d'épaves. Elle sera bientôt rejoint par Finn (John Boyega, très bien), un jeune stormtrooper qui a décidé de fuir le Premier Ordre en libérant le pilote de la Résistance. Ensemble et mis au courant de la carte détenue par BB-8, ils vont tenter d'entrer en contact avec la Résistance...

J'aime : 

* L'univers. C'est l'un des grands attraits de ce nouvel épisode, pouvoir se replonger dans la galaxie Star Wars avec tous ses personnages, bons comme méchants, connus ou nouveaux. Il y a ici bien tout le bestiaire : des humains, des robots, des mutants, des monstres...

* Le scénario. La première partie avec la découverte des nouveaux personnages, qui prend plutôt son temps, est meilleure que la seconde, où tout se précipite un peu pour boucler l'épisode. La trame serait aussi la même que l'épisode IV, soit, mais cela n'est pas bien grave, c'est chouette quand même.

* Le casting. Mention spéciale au duo de nouveaux héros, Daisy Ridley et John Boyega, qui font une excellente entrée dans l'aventure, frais et dynamiques. Le nouveau méchant, Kylo Ren (Adam Driver), est lui moins convaincant, plus classique. Grand plaisir à revoir également les historiques Carrie Fisher, Harrison Ford (même si rouillé) et Mark Hamill...

* La mise en scène. Chapeau à J.J. Abrams qui, à l'image de son casting, a su apporter beaucoup de fraîcheur et de vigueur à sa suite, en utilisant un maximum de "vrais" décors et d'effets spéciaux "naturels" plutôt que du fond vert permanent. On ne s'ennuie jamais !

J'aime pas : 

* Il s'agit de détails, quelques raccourcis dans la dernière partie et aussi quand même un Harrison Ford un peu pataud et du coup cabotin...

Une pression phénoménale pesait sur les épaules de J.J. Abrams à la sortie de ce 7e épisode de la saga Star Wars, mais le cinéaste s'en est royalement sorti, autant en restant bien dans le cadre avec tout ce qu'il faut de respect et de références à l'oeuvre passée qu'en ajoutant sa patte avec quelques innovations scénaristiques bienvenues. Bravo !

mardi 22 décembre 2015

Manhattan (1979)

Je continue mes visionnages des films du grand Woody. Cette fois, c'est son chef d'oeuvre, parmi les plus cités, "Manhattan". On peut dire que les éloges sont plutôt mérités...

Isaac (Woody Allen, parfait) est scénariste pour des émissions à sketchs à la télévision, mais cela se passe mal, il veut être écrivain. Côté coeur, c'est compliqué, il sort avec une lycéenne de 17 ans, Tracy (Mariel Hemingway, correcte), ce qui ne rassure pas pour autant cet éternel angoissé, tandis que son ex-femme, Jill (Meryl Streep, très bien), l'a quitté pour unE autre et compte sortir un livre racontant en détails sa rupture d'avec Isaac. Son meilleur ami, Yale (Michael Murphy, bien), trompe lui sa femme avec Mary (Diane Keaton, excellente), une journaliste qu'Isaac déteste au premier abord avant de tomber amoureux d'elle à son tour...

J'aime : 

* Le casting. Même s'il prend aussi en fonction des vedettes du moment, Woody Allen peut toujours compter sur des acteurs de choix et sait les insérer dans son univers. Là, on est quand même en 1979 et c'est de tout premier choix avec de grosses pointures féminines comme Diane Keaton et Meryl Streep. Michael Murphy n'a pas forcément fait une grosse carrière derrière, mais il est bon aussi. Evidemment, le Woody acteur vole la vedette à tout le monde dans son rôle préféré d'éternel séducteur bavard et angoissé.

* Le scénario. Comme toujours, les vaudevilles de l'ami Woody sont assez sommaires au niveau de l'histoire en elle-même, mais cela fonctionne systématiquement grâce à sa science des dialogues et de l'humour. Impossible de résister.

* L'environnement. New York, c'est sa maison à Woody Allen et grâce à un superbe boulot de son directeur de la photographie, le rendu, en noir et blanc, est magique, avec de nombreuses scènes mythiques, dont celle de Woody Allen et Diane Keating assis sur un banc face au pont de Brooklyn.

J'aime pas : 

* Pas grand chose à reprocher à part une Mariel Hemingway un peu mécanique et il faudra que je le revois avec sous-titres histoire de bien capter toutes les subtilités des dialogues.

Je crois qu'il me faudra encore voir bien d'autres films de Woody Allen pour décréter que "Manhattan" est bien son chef d'oeuvre, mais qu'il fasse partie de ses meilleurs jusque-là, je suis plutôt d'accord. Il y a clairement tout ce qui fait de lui un cinéaste à part dedans.

mercredi 9 décembre 2015

A Very Murray Christmas (2015)

Pour les fêtes de fin d'année, Sofia Coppola et Bill Murray nous ont concoctés une courte comédie musicale sympathique, à déguster avec légèreté.

Tout le casting ou presque joue son propre rôle. Et ce cher Bill Murray (parfait) est la tête d'affiche d'un show télévisé de Noël qui va vite tourner au fiasco en raison d'une tempête de neige qui s'abat sur New York et empêche les invités de s'y rendre... L'acteur fait alors le tour des lieux pour s'adonner à quelques numéros musicaux en présence notamment de Chris Rock, Phoenix, Jason Schwartzman, Miley Cyrus ou encore George Clooney...

J'aime : 

* Le casting. Il donne un énorme poids à la fête. Autour de Bill Murray, cela va de George Clooney et Chris Rock à Amy Poehler et Michael Cera, en passant par Miley Cyrus, Phoenix, Chris Rock et Jason Schwartzman... Chacun est dans son registre et a surtout l'air de prendre beaucoup de plaisir. C'est communicatif.

* La bande originale. N'oublions pas qu'il s'agit d'une comédie musicale, donc cela chante plus que cela ne parle (heureusement d'ailleurs). Comme c'est Noël, la thématique des chansons n'y échappe pas et quelques grands classiques américains (pas toujours connus de nous d'ailleurs) sont revisités par les acteurs. Très charmant.

* Le scénario. Il est réduit à la portion congrue, forcément, mais les séquences se suivent plutôt bien, de manière fluide et avec un minimum de cohérence.

J'aime pas : 

* L'humour. C'est la petite pointe de déception. Les quelques moments censés être drôles sont assez téléphonés et rarement subtils, les dialogues tombant plutôt à plat. On sent que cela a été un peu bâclé au détriment des séquences musicales.

"A Very Murray Christmas" est très satisfaisant sur plusieurs points : l'aspect musical, cette excellente bande d'acteurs, ce côté sans prétention... mais il lui manque des dialogues intermédiaires travaillés pour en faire une véritable étoile de Noël. On le met quand même en bas du sapin, c'est déjà ça.

dimanche 29 novembre 2015

The Hunger Games : Mockingjay - Part 1 (2014)

Alors voilà, il se trouve que, trompé par Netflix qui ne proposait pas le 2e épisode de "The Hunger Games", j'ai regardé ce 3e opus en croyant qu'il s'agissait effectivement du 2e. Or, non, mais cela n'enlève rien à l'ennui certain que procure son visionnage...

Si j'ai été trompé, c'est que même en ayant raté le 2, on n'est pas tellement perdu que cela. La transition est plutôt bien faite donc. Nous retrouvons cette chère Katniss (Jennifer Lawrence, toujours pas mal) au sein du District 13, un territoire rebelle souterrain échappant au contrôle du Capitole que ce dernier tente par tous les moyens de détruire. Mené par la présidente Alma Coin (Julianne Moore, bien), le District 13 va alors utiliser Katniss pour en faire son porte-drapeau et poursuivre la rébellion contre le terrible tyran du Capitole Coriolanus Snow (Donald Sutherland, sobre) qui, de son côté, manipule Peeta (Josh Hutcherson, toujours fade) pour sa propre propagande anti-rebelles. Si Katniss se trouve plutôt réticente au départ à jouer les Jeanne d'Arc, son amour pour Peeta et sa volonté de le libérer vont l'encourager à se dévouer à la cause du District 13...

J'aime : 


* La thématique. La principale, c'est celle de la propagande et de cette lutte par médias interposés, aussi bien du côté des rebelles avec la mise en lumière d'une figure symbolique, Katniss, que du côté du Capitole avec ces interviews manipulées de Peeta. L'apprentissage de Katniss à jouer les porte-drapeau est à la fois intéressant et divertissant.

J'aime pas : 

* Le scénario. Diviser un dernier chapitre est un vice des productions hollywoodiennes pour faire de l'argent et c'est bien dommage. On se retrouve avec un film dont l'histoire avance trop lentement, avec finalement bien peu d'action. C'est une guerre froide bien ennuyeuse.

* Le casting. Je ne suis pas plus convaincu par Jennifer Lawrence et ses acolytes, qui manquent pas mal de caractère. C'est déjà plus solide avec les confirmés Juliette Moore, Philip Seymour Hoffman ou encore Donald Sutherland.

* Les décors. Ce n'était déjà pas génial dans le premier opus. Là, on est plongé quasiment en permanence dans les souterrains du District 13 et c'est donc terne, bien terne...

La première partie du dernier chapitre de la trilogie des "Hunger Games" est donc bien décevante au niveau de l'action, qui se contente du strict minimum. Heureusement, les aspects politiques sont plutôt intéressants. On imagine que la seconde partie, conclusive, sera plus enflammée...

vendredi 27 novembre 2015

The Hunger Games (2012)

Voilà une série qui ne m'a jamais rien dit de spécial, mais j'ai dû céder, sous la pression populaire...

Les Hunger Games sont une grande aventure de télé-réalité organisée par le Capitole, gouvernement autoritaire de Panem, une Amérique post-apocalyptique. Elle consiste à sélectionner une paire mixte de jeunes gens issus de ses 12 districts et de les faire se combattre à mort dans la nature jusqu'à ce qu'un seul survive. Pour le 12e district, c'est la jeune Primrose qui est choisie pour les femmes, mais sa grande soeur, Katniss (Jennifer Lawrence, pas mal), décide de se sacrifier à sa place. Son pendant masculin sera Peeta (Josh Hutcherson, bof). Avant d'être lancés dans l'arène, ils sont entraînés et conseillés par un ancien vainqueur des Hunger Games, Haymitch (Woody Harrelson, bien). Ensuite, le combat à mort peut commencer...

J'aime : 

* Le scénario. Il y a clairement de grosses similarités avec le "Battle Royale" japonais, que je n'ai pas vu, donc je ne saurais dire lequel est le meilleur. Toujours est-il que c'est une histoire originale et intéressante, excellente critique de notre société voyeuriste et amatrice des pires programmes de télé-réalité (même si là, c'est évidemment poussé à l'extrême). Mais c'est malgré tout aussi une évocation des Jeux du cirque romain, qui, eux, étaient bien réels. Autrement, ce scénario est bien rythmé avec trois chapitres distincts : le prologue, l'entraînement et les Hunger Games.

J'aime pas : 

* Le casting. En dehors de Woody Harrelson, dont la présence est étonnante, on a le droit à des personnalités plutôt fades, comme souvent dans les films de science-fiction récents. Jennifer Lawrence n'est pas extraordinaire et en dehors de une ou deux autres adversaires, c'est caricatural ou plat, comme ce pauvre Peeta.

* Les décors. En dehors de la forêt des Hunger Games, ils sont assez moches dans l'ensemble et font même très "tocs", les fonds verts sont perceptibles constamment.

Ce premier chapitre des "Hunger Games" est sans doute le plus attrayant sur le plan scénaristique donc il faut en profiter, même si côté casting et décors, c'est loin d'être génial. Pas mal donc, mais sans gros plus.

samedi 14 novembre 2015

Premium Rush (2012)

Typiquement le genre de "petit" film dont je n'avais jamais entendu parler et qui se révèle une pépite originale et divertissante, par David Koepp, connu justement pour ses scénarios.

Celui-ci est donc bien plaisant puisqu'il nous transporte à New York, dans l'univers des coursiers à vélo. Wilee (Joseph Gordon-Levitt, excellent) est le meilleur d'entre eux, mais le pli que son amie Nima va lui donner à transporter va l'embarquer une folle course-poursuite à travers la ville, face notamment à un policier véreux (Michael Shannon, toujours aussi charismatique) et son grand rival Manny...

J'aime : 

* L'univers. Je crois n'avoir jamais vu aucun film auparavant impliquant des coursiers et encore moins à vélo. Alors, bravo pour l'originalité !

* Le scénario. La base est très simple et un peu mièvre, mais il y a suffisamment de rebondissements et de gadgets scénaristiques, à l'aide de flashbacks, pour que le tout soit énergique, divertissant et jamais ennuyeux.

* L'environnement. New York est une ville de cinéma, on le sait, et on plonge en son coeur grâce à ce parcours à travers ses rues et pas seulement ses quartiers touristiques (on ne doit voir que Central Park de connu), d'où l'intérêt. De plus, toutes les scènes d'action ou presque ont été tournées en conditions réelles.

* Le casting. On apprécie toujours autant ce bon bougre de Joseph Gordon-Levitt et Michael Shannon, même s'il en fait peut-être un peu trop ici, est une valeur charismatique sûre en "méchant". Les seconds rôles ne sont pas inoubliables, mais sympas.

J'aime pas : 

* En dehors d'une once de mièvrerie à propos du but de cette course-poursuite, je n'ai pas vraiment de reproche à faire à ce film.

Solide scénariste, David Koepp se révèle également être un réalisateur habile avec ce "Premium Rush" qui va à 100 à l'heure et nous comble tout à fait dans les espérances que nous n'avions pas.

dimanche 8 novembre 2015

Spectre (2015)

Le dernier épisode de James Bond a beaucoup fait parler de lui, j'avais, comme tout le monde, une attente démesurée après l'épisode précédent intéressant dirigé par Sam Mendes, et, malheureusement, le résultat n'est pas vraiment à la hauteur...

Après la mort de M, les services secrets britanniques sont en pleine réorganisation. Un nouveau M est en place (Ralph Fiennes, sobre), mais il est menacé par C (Andrew Scott, pas mal), chargé de cette réforme et qui oeuvre au rapprochement des systèmes de surveillance des principales nations du monde. De son côté, malgré la menace qui pèse sur son service, James Bond (Daniel Craig, toujours très bien) est en quête du Spectre, l'organisation criminelle internationale, dirigée par le terrible Blofeld (Christoph Waltz, qui assure)...

J'aime : 

* La séquence d'ouverture. C'est le meilleur du film, complètement dans le style Bond, une sorte de court-métrage avant le long avec ce qu'il faut d'espionnage, de sensualité, d'humour et d'action spectaculaire à Mexico, dans un superbe décor. Du grand art.

* Le casting. Même si trop taciturne, Daniel Craig est toujours impeccable, avec vraiment l'allure Bond. En face, Chistoph Waltz, qui reprend le rôle de Blofeld, fait très bien le job, il connaît. A ses côtés en revanche, on aurait aimé voir beaucoup plus Monica Bellucci que les 3 minutes qui lui sont accordées (qui sont d'ailleurs très tirées par les cheveux au niveau sexuel) et sans doute moins Léa Seydoux qui est jolie mais bien fade. Le reste du casting est pas mal autrement.

* Les décors. Comme toujours avec James Bond, on voyage et les destinations sont fort attrayantes : de Londres à Rome, en passant par l'Autriche et le Maroc.

J'aime pas : 

* Le scénario. Il est d'une prévisibilité fort dommageable... Tout avance trop vite, quasiment sans aucune complication et, pour revenir au personnage de Léa Seydoux, sa relation avec James Bond est absurde : elle le déteste, puis succombe, puis s'en va sans émoi aucun de la part des deux supposés tourtereaux avant qu'il ne vienne la sauver, complètement fou d'elle. Désolé pour l'annonce, mais cela cloche.

* La bande originale. A l'image de ce James Bond, le morceau de Sam Smith est froid et austère, reprenant les codes sonores du célèbre thème, mais sans en faire un régal musical.

On ne va pas se mentir, avec un scénario similaire (l'agent "viré" débusquant clandestinement avec quelques comparses une société criminelle internationale), le dernier "Mission : Impossible" était largement meilleur. Après, il souffrait moins du poids des attentes. Pour James Bond, la mission n'est donc pas accomplie. 

samedi 24 octobre 2015

Mighty Aphrodite (1995)

Je continue de tenter de rattraper mon retard des Woody Allen. Celui-ci n'est pas le moins connu, mais je ne l'avais donc jamais vu. Pas mon préféré du tout.

Lenny (Woody Allen, toujours très bon) est journaliste sportif, Amanda (Helena Bonham Carter, bien) voudrait ouvrir sa galerie d'art. Surtout, elle veut un enfant, ce que Lenny ne soutient pas vraiment. Mais en adoptant le petit Max, il devient complètement gaga. Cependant, devant le génie du petit garçon quelques années plus tard, Lenny finit par s'interroger sur ses géniteurs et tente alors de les retrouver. Il découvre alors que Linda Ash (Mira Sorvino, pas mal, mais...), sa mère, est une prostituée...

J'aime : 

* Le scénario. Soit, ce n'est pas non plus fou comme histoire, même un peu prévisible, mais Woody Allen nous sert régulièrement de petits vaudevilles du même genre et c'est drôlatique, grâce évidemment à la précision de ses dialogues et la légèreté de sa mise en scène.

* Les dialogues. C'est l'une des grandes forces de Woody Allen, un écriture aux petits oignons et des répliques qui font mouche.

* L'humour. Cela va avec l'élément précédent, mais ici, il y a un plus absurde, cette troupe de théâtre antique qui, du début à la fin, vient ponctuer les différentes saynètes de ses résumés et réflexions. Sans oublier l'intrusion du leader auprès de Woody Allen à New York et vice versa.

J'aime pas : 

* Le casting. En dehors de Woody Allen, fidèle à son personnage de pile électrique névrosée, je ne suis pas très convaincu par les deux rôles principaux féminins et notamment, malgré son Oscar, Mira Sorvino, dont la voix haut perché m'insupporte (même si c'est fait exprès, ça fait surjoué).

Beaucoup de potentiel dans cette comédie au scénario typiquement Allenien, mais je suis un peu resté sur ma faim, la faute notamment à un casting féminin que je n'ai pas trouvé très solide.

dimanche 20 septembre 2015

What happened, Miss Simone ? (2015)

Netflix est une bonne chose pour les séries et le cinéma, afin notamment de lutter contre le piratage. Le site s'est en plus lancé dans la production de documentaires et séries. Parmi ceux-ci, cette oeuvre de premier choix de Liz Garbus consacrée à Nina Simone.

A l'aide de nombreuses archives d'interviews de la chanteuse américaine et de concerts ainsi que des entretiens avec des proches, le film retrace son parcours exceptionnel, de ses débuts, née Eunice Kathleen Waymon, de virtuose précoce au piano dans une petite ville de Caroline du Nord connaissant la ségrégation jusqu'à sa "disparition" dans les années 1970, en passant par son intense participation dans la lutte pour les droits civils aux Etats-Unis.

J'aime : 


*La bande originale. Forcément, j'aime beaucoup la musique de Nina Simone, c'est pour cela que j'ai regardé ce documentaire et on retrouve la plupart de ses meilleurs morceaux (pas tous non plus malheureusement).

*Le sujet. Je connaissais sa musique, mais finalement assez peu sa vie. Et Nina Simone a eu une vie extrêmement passionnante, notamment sa jeunesse et sa mise en lumière jusqu'à son combat pour les droits civils. C'était une femme intense, passionnée, dans la vie comme dans l'amour aussi à travers sa relation tumultueuse avec son mari-manager.

*Les archives. S'il y a quelques intervenants encore vivants, dont sa fille, il est évidemment très intéressant d'entendre Nina Simone elle-même évoquer différents moments de sa vie, notamment les plus difficiles (enfance, couple). Les séquences de concerts sont splendides et montrent toute leur intensité.

J'aime pas : 

*Les documentaires aiment de moins en moins le classicisme et donc la chronologie. Celui-ci aborde ainsi principalement le début de carrière puis la période militante de Nina Simone, ce qui est bien, mais on reste bien curieux des trente années suivantes, bien plus discrètes certes, mais qui auraient mérité ne serait-ce qu'un traitement léger.

"What happened, Miss Simone ?" est une excellente oeuvre pour rentrer pleinement dans le personnage Nina Simone, ses passions et ses démons, ses rêves et ambitions. Un personnage qui a toujours été à part dans la musique, notamment de par les genres variés qu'elle a abordés. Mais elle est tellement passionnante qu'on aurait bien aimé en savoir plus !

samedi 5 septembre 2015

Mission : Impossible - Rogue Nation (2015)

En général, je n'aime pas trop sauter des épisodes d'une saga, mais j'ai été forcé, donc je me suis retrouvé devant ce cinquième épisode de "Mission : Impossible" sans avoir vu le précédent et je crois que je m'étais endormi devant le troisième.

Heureusement, même s'il y a une sorte de fil rouge qui se déploie depuis le premier opus, il n'y a pas vraiment de problème si on les regarde dans le désordre. Ici, le film débute tout de même là où le précédent s'était arrêté : l'agent Ethan Hunt (Tom Cruise, excellent) est persuadé de l'existence du "Syndicat", un groupe criminel international. Sauf que la CIA, menée par Alan Hunley (Alec Baldwin, qui connaît bien ce genre de rôle), réussit à mettre un terme à l'IMF d'Ethan Hunt en raison de ses trop nombreux dégâts, malgré les efforts de son responsable, William Brandt (Jeremy Renner, très bien). Le célèbre agent va alors devoir opérer clandestinement à l'aide de ses comparses pour traquer le maléfique Solomon Lane (Sean Harris, très bon méchant)...

J'aime : 

* Le scénario. Il est plutôt original, Ethan Hunt agissant clandestinement de pair avec une agent infiltrée dont on ne sait jamais vraiment de quel bord elle penche, les rebondissements sont nombreux et on voyage pas mal.

* L'action. On ne s'ennuie jamais, chaque décor ayant son grand moment : Vienne, Marrakech, Londres... Mention spéciale pour la scène de l'Opéra de Vienne, très réussie !

* Le casting. Tom Cruise mène toujours impeccablement ses troupes et on apprécie son duo avec Rebecca Ferguson. Le reste, c'est du solide aussi, avec des points en plus pour le facétieux Simon Pegg et le vilain, Sean Harris.

* L'humour. J'ai l'impression que plus la série avance, plus l'humour est mis en avant. Et celui-ci, porté notamment par le so British Simon Pegg, s'intègre parfaitement pendant l'action.

J'aime pas : 

* Pas grand-chose à reprocher !

Face à ses concurrents James Bond et Jason Bourne, Ethan Hunt semble donc choisir la voie de la grosse action couplée avec de l'humour (sans qu'il soit parodique non plus). Ce n'est pas plus mal et dans cet épisode, la mission divertissement est parfaitement remplie. Chapeau !

samedi 29 août 2015

L'Ecume des jours (2013)

Michel Gondry était sans doute le cinéaste le plus à même d'adapter sur écran l'univers poétique et foutraque de Boris Vian. Malheureusement, le Français a sans doute voulu trop bien faire...

L'histoire, tout le monde la connaît. Colin (Romain Duris, très bien) est un inventeur riche et oisif, qui profite de la vie avec son cuisinier, Nicolas (Omar Sy, très bien aussi), et son meilleur ami, Chick (Gad Elmaleh, pas mal), admirateur maladif de l'écrivain Jean-Sol Partre. Mais Colin est seul et se décide à trouver l'amour. Ce sera Chloé (Audrey Tautou, bien), qu'il rencontre à une fête. Leur amour est beau et heureux, mais peu après leur mariage, la jeune femme développe une maladie rare (un nénuphars croît dans ses poumons) qui va bouleverser leur vie...

J'aime : 

* Les décors. On peut faire confiance à Michel Gondry là-dessus. Plus encore ici que dans n'importe quel autre film auparavant, le cinéaste a laissé parler son imagination débordante pour illustrer l'univers fantasque de Boris Vian. Comme d'habitude, à l'aide d'un peu d'animation et beaucoup de carton-pâte, Michel Gondry en met plein les yeux.

* Le casting. Pluie d'étoiles françaises dans ce film : Duris, Tautou, Sy, Elmaleh, Chabat, Maïga, Le Bon, Torreton, Gondry himself... Pas mal de crème donc, c'est un atout.

J'aime pas : 

* Le scénario. Ce n'est pas tant la trame principale de Boris Vian (qui ne fait que 320 pages) que les énormes longueurs ajoutées par Michel Gondry qui dérangent. C'est beaucoup trop long et parfois même ennuyeux, surtout la dernière partie, triste à mourir. La beauté visuelle ne suffit pas toujours à divertir, loin de là.

"L'Ecume des jours" aurait pu être un film génial grâce à la créativité fantastique de Michel Gondry alliée au génie littéraire de Boris Vian. Malheureusement, le cinéaste s'est sans doute bien trop lâché et son oeuvre d'art en devient rapidement indigeste. Dommage.

samedi 1 août 2015

Despicable Me 2 (2013)

Après avoir passé un bon moment devant le premier, je n'ai pas hésité à me regarder le deuxième épisode des aventures de Gru et de ses minions. Et je crois que j'ai même préféré celui-là malgré un scénario moins original.

En effet, Gru (voix de Steve Carrell, toujours très bien) est désormais 100% gentil ou presque et s'occupe comme un chef de ses trois petites filles. Mais il va devoir se remettre au travail, forcé d'aider une agence gouvernementale à mettre la main sur le méchant non identifié qui s'est emparé d'un laboratoire secret fabriquant un sérum pouvant faire muter de gentils êtres en vilains monstres. Il fait alors équipe avec l'agent Lucy Wilde (voix de Kristen Wiig, bien) et bien entendu de sa troupe de minions...

J'aime : 

* L'humour. Les minions y sont évidemment pour beaucoup, trustant les scènes les plus loufoques. Mais globalement, on rit souvent et c'est important.

* Les voix. Mention spéciale pour Pierre Coffin qui double les minions et a trouvé cette idée géniale de leur donner un langage mélangeant plusieurs langues, ce qui les rend à la fois compréhensibles et incompréhensibles. Les autres "stars" s'en sortent très bien aussi.

* Les graphismes. Toujours pleins de couleurs, peut-être même plus que dans le premier épisode, notamment avec les longs passages au centre commercial. C'est très beau.

J'aime pas : 

* Le scénario. En dehors de la "méchante" transformation des minions, l'histoire est un peu décevante car bien trop classique, Gru étant désormais un "gentil", malgré la découverte tardive du vrai méchant. Et quelques séquences mièvres.

Ce deuxième épisode est moins original que le premier au niveau du scénario, mais plus divertissant grâce surtout aux minions qui bénéficient d'une plus grande exposition leur offrant une parfaite passerelle vers le "troisième" opus qui les met seuls en scène. C'est mérité.

lundi 22 juin 2015

Mad Max : Fury Road (2015)

Au départ, j'avais peur d'un énième remake hollywoodien inutile parce qu'il est dur d'être original et rentable de nos jours. Et finalement, avec toujours George Miller aux manettes, le "mythe" Mad Max est revisité et on en prend plein les yeux à défaut d'un scénario passionnant.

Contrairement au Mad Max joué par Mel Gibson, ancien flic, on ne sait pas grand-chose du Max Rockatansky joué ici par Tom Hardy (bien). Guerrier solitaire, ce dernier est capturé dès le début du film par les troupes de l'affreux Immortan Joe (Hugh Keays-Byrne, bien aussi), qui détient le bien le plus précieux de ce désert post-apocalyptique : l'eau. Alors que l'Imperator Furiosa (Charlize Theron, très bien) s'enfuit avec un camion-citerne censé récupérer de l'essence en compagnie du harem du chef de la Citadelle, ce dernier lance son armée, dont Mad Max bien malgré lui, à sa poursuite...

J'aime : 

* L'environnement. Terme large pour définir aussi bien les décors que les costumes, les personnages et leur comportement, les véhicules, etc. Il s'agit de tout un bestiaire vraiment original et inventif, renouvelant avec brio la trilogie initiale.

* Les effets spéciaux. Visuellement, "Mad Max : Fury Road" en met bel et bien plein la vue, le film mérite tous les honneurs rien que pour cela.

* Le casting. Un rôle bourrin mutique de plus pour Tom Hardy, mais il maîtrise bien donc ça passe tranquille, doublée au final par une Charlize Theron qui est elle bien rodée dans les rôles qu'on n'attend pas forcément. Gros charisme.

J'aime pas : 

* Le scénario. C'est quand même le gros point faible du film. On ne sait pas grand-chose sur ce Mad Max qui n'est finalement qu'un personnage secondaire qui va aider l'Imperator Furiosa et ses copines à fuir. Surtout, sans en dire trop non plus, cette folle épopée à travers le désert se résume à un aller-retour. Bon.

Il y a de quoi se satisfaire finalement du retour de Mad Max, même si l'on sent que George Miller avait plus en tête d'utiliser tous les moyens actuels à sa disposition pour épater la galerie (c'est gagné !) que d'écrire un nouveau scénario détonnant. Mais nous verrons la suite (?) !

vendredi 8 mai 2015

Nightcrawler (2014)

Premier film pour Dan Gilroy (déjà scénariste expérimenté par ailleurs) et l'essai est passé haut la main. "Nightcrawler" est une excellente satire du journalisme télé trash avec, en plus, un Jake Gyllenhaal bon !

Louis Bloom (Jake Gyllenhaal, dans son meilleur rôle ?) écume Los Angeles la nuit, vivant de petits larcins. Un soir, il tombe sur une équipe de JRI freelances filmant les premières images d'un accident. Intrigué par ce métier qui peut rapporter gros, Lou va s'y lancer à son tour, se procurant un caméscope et une radio de police à la recherche du moindre faits-divers nocturne. Son premier coup fonctionne auprès d'une chaîne de télévision locale, dont le journal du matin est dirigée par Nina Romina (Rene Russo, bien). La paire décide de travailler ensemble et Lou va alors embaucher un assistant, Rick (Riz Ahmed, très bien), pour l'aider dans sa tâche qui devient de plus en plus voyeuriste...

J'aime : 

* Le scénario. Plongée terrifiante (et pas tant exagérée avec ce qu'on voit chez nous parfois) dans les pratiques des chaînes locales d'information américaines et la chasse impitoyable au scoop et aux images les plus fortes. C'est très original et l'idée de nous les faire découvrir en même temps qu'un complet novice est bien trouvée.

* Le casting. Je n'ai jamais été un grand fan de Jake Gyllenhaal, que je trouve fade en général, mais voilà, comme d'autres avant lui - bien que je n'ai pas vu non plus tous ses films -, il démontre ici une noirceur, teintée d'obsessions, peu commune et se révèle épatant. A ses côtés, Riz Ahmed assure en assistant abusé de bout en bout.

* L'environnement. "Nightcrawler", c'est aussi un magnifique parcours nocturne à travers Los Angeles et Dan Gilroy excelle à montrer son terrain de jeu avec un oeil différent.

J'aime pas : 

* Tout film ou presque a droit à une romance ou tout du moins une relation homme-femme. Ici, celle nouée entre Louis et sa patronne, Nina, ajoute à la fascination puisqu'il lui propose un chantage qu'elle se voit obligée d'accepter. Pour autant, on ne verra quasiment rien de concret pour l'illustrer. Fort dommage.

"Nightcrawler" est une petite pépite de film "noir", avec un scénario qui sort vraiment du lot et servi par un Jake Gyllenhaal formidable. A découvrir au plus vite !

samedi 25 avril 2015

22 Jump Street (2014)

J'avais plutôt bien aimé le remake cinématographique de la série "21 Jump Street", saluant l'idée, à l'image de celui de "Starsky & Hutch", d'oser la parodie pour des séries "cultes". Succès mérité pour les aventures au lycée du duo formé par Jonah Hill et Channing Tatum, d'où une suite toujours sympa, mais moins réussie selon moi.

On retrouve notre duo Greg Jenko (Channing Tatum, très bien) et Morton Schmidt (Jonah Hill, très bien aussi !) au sommet de sa gloire depuis son affaire résolue au lycée. Mais alors qu'ils s'apprêtent à capturer le Fantôme (Peter Stormare, pas mal), ils échouent lamentablement. Retour à la case départ et au 22 Jump Street cette fois (le QG précédent a changé d'adresse !) où, toujours sous la supervision du capitaine Dickson (Ice Cube, parfait), ils doivent infiltrer une université où une nouvelle drogue a entraîné la mort d'une jeune étudiante...

J'aime : 

* Le casting. C'est souvent la grande force des "buddy movies" et celui-ci ne déroge pas à la règle, d'autant plus que le duo Hill-Tatum avait déjà très bien fonctionné lors du premier opus. Le grand costaud téméraire et le petit gros sentimental, chacun un peu crétin à sa façon, c'est une sacré paire qui fait l'affaire et ils sont entourés de quelques seconds rôles bien drôles et charismatiques à l'image d'Ice Cube.

* L'humour. Il est gros, il est gras, il est bêta, et c'est pour cela qu'on aime ce genre de films.

J'aime pas : 

* Le scénario. Eh oui, belle déception de ce côté-ci. Alors ok, c'est dur de faire une suite de la parodie d'une série qui est censée tout avoir dans le film originel (dont l'apparition de Johnny Depp), mais ce qui est dommage, malgré les légères alternatives (le trafic de drogue n'est pas aussi simpliste que dans le précédent, il y a quelques rebondissements), c'est qu'en gros : "On a fait l'infiltration au lycée, on passe à la fac", Heureusement, ils s'en moquent allègrement dans le générique final, ce qui montre que les scénaristes en sont pleinement conscients ! Mais au final, peu de surprises, beaucoup d'éléments prévisibles, déjà vus même ailleurs.

"22 Jump Street" n'est pas une mauvaise suite, on s'amuse toujours pas mal, mais cela reste une suite sans beaucoup d'imagination, un peu paresseuse. Un poil dommage, mais on pardonne Channing Tatum et Jonah Hill qui sont toujours aussi bons ensemble.

lundi 23 mars 2015

Fifty Shades of Grey (2015)

Je vous le dis tout de suite, on m'a forcé à voir ce film. Malgré toutes mes protestations, je me suis retrouvé devant et j'abonde à toutes les critiques qui m'ont été données de lire.

Donc l'histoire, que tout le monde connaît ou presque, c'est celle d'Anastasia Steele (Dakota Johnson, jolie comme un coeur), jeune étudiante chétive et sans histoire qui doit remplacer sa coloc, Kate (Eloise Mumford, correcte), pour interviewer, pour le journal de sa fac, le playboy millionnaire Christian Grey (Jamie Dorman, fade). C'est le coup de foudre pour ce dernier qui va tenter de d''attirer la jeune femme vers lui et son univers sexuel bien particulier, à savoir le sadomasochisme. Anastasia se laisse séduire, mais acceptera-t-elle de signer le contrat écrit qu'il lui propose pour démarrer leur relation pour de bon ?

J'aime : 

* L'environnement. Il est très austère et glacial, à l'image du personnage de Christian Grey (nom de famille concordant d'ailleurs), mais c'est une esthétique très jolie au final et Seattle est original comme lieu.

J'aime pas : 

* Le scénario. Commençons les hostilités avec cette histoire à dormir debout, dont les ficelles sont plus grosses que les cordes utilisées par Christian Grey pour attacher ses conquêtes. C'est absurde du début à la fin, et les incohérences sont tellement nombreuses que je ne pourrais toutes les citer. L'idée de base n'est pas complètement nulle, mais c'est exploité n'importe comment, à la manière d'une sitcom bas de gamme. Même les scènes de sexe, légèrement piquantes parfois, peinent à divertir.

* Le casting. Si Dakota Johnson est plutôt bien dans son rôle, son acolyte milliardaire est aussi expressif qu'un pot de fleurs fanées. Et pas vraiment de seconds rôles pour égayer le tout, c'est plat.

* Les dialogues. J'en parle rarement, mais là, il faut tout de même mettre le focus sur leur simplicité crétine.

Je ne sais pas si le livre est aussi mauvais que le film, mais "Fifty Shades of Grey" a tout de l'immense raté en raison d'une espèce d'académisme dicté par la pression commerciale et donc d'un grave manque d'ambition. On assiste ainsi à une publicité géante pour le bouquin au scénario affligeant que les acteurs sont incapables de compenser. Rarement vu un film aussi "nul" dans ma vie.

vendredi 13 mars 2015

St. Vincent (2014)

Quel dommage que le dernier film avec Bill Murray n'ait pas eu le droit à une sortie française. Il a en tout cas eu une sortie brésilienne dont j'ai pu profiter. Avec pas mal de ravissement.

L'histoire, c'est celle de ce vieux bougon frustré et alcoolo de Vincent MacKenna (Bill Murray, parfait) qui erre entre dettes de jeux à payer et amitié sexuelle avec Daka (Naomi Watts, erreur de casting, on va expliquer pourquoi), une strip-teaseuse slave enceinte et plus toute fraîche. Mais cet impayable bourru cache des failles, de la gentillesse et un peu d'attention, qui vont éclore d'autant plus lorsqu'il va babysitter, bien malgré lui, Oliver (Jaeden Lieberher, excellent), le jeune fils de sa nouvelle voisine, Maggie Bronstein (Melissa McCarthy, très bien).

J'aime :

* Le casting. Que serait un film sans Bill Murray ? Certes, l'acteur n'innove pas trop dans un rôle écrit pour lui, mais il est toujours aussi génial dans son expression de cette petite méchanceté alliée à la coolitude absolue. Son duo fonctionne très bien avec le jeune Jaeden Lieberher, très juste et naturel. Et Melissa McCarthy excelle tout autant dans un rôle non comique.

* Le scénario. Il est cousu de fil blanc, pas grandement innovant non plus, mais il est néanmoins sympathique et divertissant, avec une pointe d'émotion à la fin. Le principal est le développement de la relation Vincent-Oliver qui suit un joli mouvement.

J'aime pas :

* Ce qui m'a le plus dérangé, c'est donc l'interprétation de Daka par Naomi Watts. C'est plutôt une comédie, mais dramatique, pas une "grosse" comédie, alors pourquoi lui faire jouer faussement une prostituée étrangère ? Elle prend une espèce d'accent russe mal fait qui gâche complètement sa performance.

"St. Vincent" est un "petit" premier film, mais il a un charme indéniable, grâce à un Bill Murray totalement à l'aise face à un joli duo mère-fils. Malgré Naomi Watts, on ne peut passer qu'un très bon moment, jusqu'au bout du générique...

vendredi 6 mars 2015

A Million ways to die in the west (2014)

Deux ans après la bonne surprise "Ted", Seth McFarlane est de retour avec un long-métrage, parodiant cette fois le western. Malgré de bons gags et quelques savoureux clins d'oeil, ce n'est ni très original ni très trépidant.

Nous voici donc à la fin du 19e siècle dans le grand ouest américain où vit Albert Stark (Seth McFarlane, correct), modeste éleveur de moutons vivant avec ses parents. Sa vie tranquille tourne mal lorsque Louise (Amanda Seyfried, bien), sa petite amie, le quitte pour Foy (Neil Patrick Harris, cool), commerçant pédant de leur petite ville. Après une altercation entre les deux hommes, un duel est convenu pour les départager. Sauf que Foy est un excellent tireur et Albert, tout le contraire. Heureusement vient de débarquer en ville la belle aventurière Anna Barnes-Leatherwood (Charlize Theron, très bien), femme du terrible Clinch Leatherwood (Liam Neeson, pas mal) qui, avec sa bande, terrorise la région. Anna va alors prendre Albert sous son aile et le former au tir avant que son mari n'arrive à son tour...

J'aime : 

* L'humour. C'est quand même la première chose que l'on vient chercher dans un film de Seth McFarlane. Et on est pas mal servi avec moult running gags (le pauvre Edward et sa fiancée prostituée) et autres clins d'oeil, dont le plus savoureux implique Christopher Lloyd... On est moins fan du pipi-caca (surtout caca).

* Le casting. Si Seth McFarlane n'est pas inoubliable, il est très bien entouré, notamment par des acteurs pas tant habitués que ça aux comédies (Charlize Theron, Amanda Seyfried, Liam Neeson) et qui s'y adaptent très bien. Le couple Giovanni Ribisi-Sarah Silverman fonctionne également très bien, très drôle.

* La reconstitution. S'il y a sans doute pas mal de fonds verts, les décors, naturels ou non, sont très beaux.

J'aime pas :

* Le scénario. Certes, ce n'est donc pas ce qu'on vient chercher dans ce genre de films, mais il est vraiment d'une banalité sans nom et il n'y a pas assez de gags pour qu'on l'oublie.

* Le rythme. "A Million ways to die in the west" est quand même aussi un western, alors il n'y a pas que de la comédie, il y a un peu d'aventures. Sauf que tout ce qui n'est pas "drôle" en soi, particulièrement les moments romantiques aussi, est mollasson. Comme dans "Ted".

La dernière oeuvre de Seth McFarlane est un bon divertissement, une valeur sûre on dira pour se payer une bonne tranche de rire, mais elle est loin d'être géniale non plus. On attend la prochaine !

mercredi 25 février 2015

Clouds of Sils Maria (2014)

Je ne suis pas très film d'auteur français. Parfois, il faut bien s'y coller, alors voici mon premier long-métrage d'Olivier Assayas, fidèle à la réputation des films d'auteur français...

En route pour la Suisse où elle doit recevoir un prix en l'honneur du dramaturge Wilhelm Melchior, la célèbre comédienne Maria Enders (Juliette Binoche, parfaite) apprend dans le train que celui-ci vient de décéder. Plusieurs mois plus tard, elle s'engage à jouer dans une nouvelle adaptation de la pièce de Wilhelm Melchior qui l'avait révélée étant jeune, sauf que cette fois-ci, elle jouera le rôle de la femme plus âgée qui lui faisait face à l'époque. Pour préparer le rôle, Maria Enders décide de séjourner dans la maison de l'auteur, à Sils-Maria (Suisse), aidée de son assistante personnelle, Valentine (Kristen Stewart, excellente)...

J'aime : 

* Le casting. C'est avant tout un film d'actrices, avec un étonnant duo Juliette Binoche-Kristen Stewart qui fonctionne mieux qu'on aurait pu le penser. Il y a un savoureux contraste entre la "classique" française (qui joue en anglais la majorité du temps) et la "moderne" ou plutôt "actuelle" américaine. Et les deux jouent parfaitement leur partition.

* L'environnement. Ce n'est pas vraiment un film d'extérieur, mais les quelques scènes dehors le sont dans de splendides décors suisses et on est heureux de découvrir ce magnifique phénomène du "serpent de Maloja".

* Le scénario. L'actrice et son assistante qui finissent par se confondre avec les deux personnages féminins de la pièce qu'elles répètent donne un résultat intéressant. Il y a aussi ces "coulisses" de la vie d'acteur qui n'est pas sans intérêt non plus.

J'aime pas : 

* "Clouds of Sils Maria" rassemble les "défauts", selon moi bien entendu, des "films d'auteur" français : long, bavard (et pas toujours accessible) et austère.

Le dernier film d'Olivier Assayas vaut surtout, dans un joli cadre original, pour son très joli duo d'actrices dont la complémentarité puis l'opposition offre une relation d'où ressort une réflexion tout à fait intéressante.

vendredi 20 février 2015

Despicable Me (2010)

Un dessin-animé, ça faisait longtemps. "Despicable Me" est coréalisé par un Français, Pierre Coffin (avec Chris Renaud), et c'est une bonne nouvelle parce que c'est un film plutôt sympa, qui a mérité son succès.

L'affreux héros s'appelle Gru (voix de Steve Carell, excellent). Il vit en solitaire avec son chien, son assistant, le docteur Néfario, et ses employés, des milliers de petits ouvriers jaunes à un ou deux yeux appelés minions. C'est un peu le champion des méchants mondiaux jusqu'à ce que débarque un petit nouveau, Vector (voix de Jason Segel, bien), qui surpasse tout le monde en volant la pyramide de Gizeh. Humilié, Gru décide de voir plus grand en volant la lune. Pour cela, il lui faut un pistolet réducteur qu'il va dérober en Corée du Nord, mais Vector passe encore par là et s'en empare. Ne pouvant entrer chez ce dernier pour le lui reprendre, Gru décide d'adopter trois petites filles orphelines, Margot, Edith et Agnes, seules à pouvoir pénétrer chez Vector grâce aux cookies qu'elles vendent à domicile. Nul doute que les trois fillettes vont changer la vie de Gru...

J'aime : 

* Les personnages. Très bien doublés, ils sont plutôt réussis, de l'irascible Gru aux trois fillettes sympas (surtout les deux plus petites). Mais mention spéciale à Vector et aux formidables minions.

* Le scénario. Il est assez original et on ne s'ennuie pas.

* L'humour. Outre les références "adultes" appréciées, les gags sont sympas.

J'aime pas : 

* Un poil trop de mièvrerie, dans le sens où Gru n'est finalement pas aussi méchant qu'il devrait l'être et qu'il devient un peu trop rapidement "gentil" dans l'histoire.

Si "Despicable Me" doit en effet beaucoup à ses minions, il est quand même globalement un très bon dessin-animé, original et drôle. On aurait tout de même aimé qu'il soit plus mordant pour être parfaitement fidèle à son titre.

samedi 31 janvier 2015

Shame (2011)

Bon, on arrête les films sortis directs en DVD, voici une oeuvre bien plus conséquente, ma première de Steve McQueen. Y a du talent, un vrai style, peut-être un peu trop ?

L'histoire est celle de Brandon (Michael Fassbender, très bien), cadre new-yorkais souffrant d'addiction sexuelle, qu'il alimente virtuellement ou réellement, profitant de son charme indéniable. Mais cette routine cachée va être mise à jour lorsque débarque sa soeur Sissy (Carey Mulligan, excellente). Brandon tente bien de se sortir de ses tourments, mais il est bien difficile de se débarrasser aussi facilement d'une addiction...

J'aime :

* Le scénario. Il est assez mince au final, mais traite parfaitement ce cercle vicieux que peut être une quelconque addiction et la difficulté de s'en séparer. La replongée est d'autant plus difficile...

* Le casting. Pour interpréter les quelques personnages principaux très bien écrits, des acteurs de talent, Michael Fassbender en tête, parfait en séducteur à la fois pathétique et profondément humain, presque attachant. Carey Mulligan est épatante en soeur paumée et fragile.

* L'environnement. A l'instar de l'appétit sexuel démesuré de Brandon, austère et mécanique, Steve McQueen filme le tout dans un New York hivernal, froid et chic. Beau.

J'aime pas : 

* Si le cinéaste nous gratifie d'un vrai style, à la fois sec et fluide, il nous impose parfois des longueurs stylistiques inutiles, notamment cette scène d'amour à trois qui n'en finit plus.

"Shame" porte bien son nom et est un excellent film, qui exprime bien une addiction dont on parle peu et sans non plus tomber dans la facilité voyeuriste. Mais Steve McQueen va parfois un peu loin dans l'esthétisme et plombe un peu son oeuvre qui reste par ailleurs admirable, notamment parce qu'elle est servie par de fabuleux acteurs.

mardi 6 janvier 2015

Easy A (2010)

Damn it, encore un film sorti directement en DVD en France ! Et, une fois de plus, cela peut se comprendre, malgré la jolie performance d'Emma Stone dans ce "teen movie" un peu original, mais ennuyeux.

Toute l'histoire tourne autour d'Olive (Emma Stone, bien), ado discrète de son lycée, qui, pour se libérer de la dure pression d'être encore vierge, va faire croire à sa meilleure amie, Rhiannon (Alyson Michalka, bof), qu'elle a enfin franchi le pas. Tout l'établissement va rapidement le savoir et Olive va alors s'enfoncer dans une série de mensonges, laissant penser qu'elle couche avec tout le monde et passant ainsi désormais pour une dépravée...

J'aime : 

* Le scénario. Difficile d'être original dans le domaine du "teen movie". Après la vague "American Pie" et ses copies souvent horribles, les choses ont commencé à changer. Bon exemple avec ce "Easy A" dont l'histoire, sur le papier, paraît bien futile, mais qui se révèle un peu plus subtile que cela, avec surtout le personnage d'Olive. Bien que jolie, elle ressemble à la géniale Daria, personnage de dessin-animé misanthrope qui détestait ses congénères du lycée. Mais revenons au fil rouge qui s'avère pas mal, cette succession de mensonges qui lui retombent dessus alors que c'est pour le bien de ses camarades.

* Le casting. C'est inégal, mais Emma Stone est très à l'aise, et on retrouve quelques bons seconds rôles tels que Dan Byrd qui joue l'ami gay, les parents loufoques (Stanley Tucci et Patricia Clarkson), le prof de littérature sympa (Thomas Haden Church) et sa compagne, qui bosse aussi dans l'éducation et jouée par Lisa Kudrow qui n'a l'air de ne plus jouer que ce genre de rôle.

J'aime pas : 

* Le rythme. Le problème principal de "Easy A", c'est un sacré manque d'action je dirais, ça tourne beaucoup en rond sans avancer vraiment et à l'image d'Olive, on sait plus très bien ce que veut dire le film à la fin. Le dénouement est d'ailleurs particulièrement bâclé.

"Easy A" n'a malheureusement pas démérité sa sortie directe en DVD en France. Bien que sortant un peu du lot avec une Emma Stone convaincante, tous ceux qui l'entourent (surtout les filles) sont caricaturaux et le tout n'est pas assez divertissant. Trop cérébral pour un "teen movie" !

samedi 3 janvier 2015

Le Petit Nicolas (2009)

Comme beaucoup, je m'attendais au pire concernant cette adaptation du génial livre de Sempé et Goscinny. Mais le film de Laurent Tirard est plutôt une agréable surprise...

"Le Petit Nicolas" étant une série d'histoires courtes, le réalisateur a pris le partie d'en prendre une en fil rouge (la naissance du petit frère de Joachim) et de distiller tout au long du film divers autres épisodes. Ainsi, au cours des années 1950, on retrouve Nicolas (Maxime Godart, pas mal) et ses fidèles camarades de l'école, élaborant un plan pour se débarrasser du futur petit frère que le jeune garçon croit qu'il va avoir...

J'aime : 

* Le casting. C'est l'une des grandes réussites du film, trouver d'excellents enfants acteurs. Si Nicolas est peut-être le moins réussi au final (mais rôle compliqué car sans particularité comparé aux autres), ses camarades sont au top, mention spéciale au génial cancre Clotaire et à l'intello Agnan. Du côté des adultes, tout le monde est juste, de Kad Merad et Valérie Lemercier en parents à Sandrine Kiberlain en institutrice en passant par Daniel Prévost en patron.

* Les dialogues. Comme la narration, ils collent aux livres et on se réjouit qu'Alain Chabat ait participé à leur écriture afin d'assurer une belle fidélité.

* La reconstitution. C'est sans doute un poil trop léché, mais les années 1950 sont joliment reconstituées, des intérieurs aux extérieurs.

J'aime pas :

* Le scénario. Si l'on reconnaît les différents épisodes du "Petit Nicolas" réunis dans un même film, il est vrai que le tout manque globalement de rythme et d'insolence peut-être. On a l'impression que les personnages enfants du long-métrage sont plus sages que leurs homologues des livres. De plus, en raison sans doute du casting prestigieux côté adultes, une place assez importante leur est donnée, alors que ce ne sont pas les scènes les plus drôles.

S'il aurait ainsi pu être un peu plus corsé, "Le Petit Nicolas" de Laurent Tirard reste quand même une adaptation sympa des livres de Sempé et Goscinny, qui devrait plaire à tous les enfants et parents. Aucun sacrilège n'a été commis, c'est bien là le principal !

vendredi 2 janvier 2015

Flypaper (2011)

Encore un film sorti directement en DVD en France. Et on ne s'en étonne pas vraiment après visionnage de cette comédie policière bien confuse...

L'histoire se déroule entièrement dans une banque braquée au même moment par deux équipes différentes de malfaiteurs. D'un côté, Darrien (Mekhi Phifer, pas mal), Rupert (Matt Ryan, bof) et Weinstein (John Ventimiglia, correct), trois pros hyper équipés, de l'autre, Peanut Butter (Tim Blake Nelson, qui joue toujours aussi bien les abrutis) et Gelly (Pruitt Taylor Vince, bien), un duo de bikers à la noix. Après une première opposition, ils se mettent d'accord pour dérober leur butin chacun de leur côté, mais il faut encore s'occuper des otages parmi lesquels figurent notamment le très agité Tripp (Patrick Dempsey, cabotin à mort) et la belle employée Kaitlin (Ashley Judd, molle)...

J'aime : 

* Le scénario. Si je n'aime pas vraiment les huis-clos, celui-là est plutôt rythmé, avec pas mal de rebondissements et de chausses-trappes. Rob Minkoff, le réalisateur, a beau avoir surtout dirigé des films d'animation pour enfants ("Stuart Little", "The Lion King"), il a cette fois une histoire un peu plus complexe à présenter. Chacun des personnages ou presque a ses petits secrets et les choses s'avèrent plus alambiquées qu'on ne le croit au départ. Parfois trop malheureusement.

J'aime pas :

* Le casting. Certes, c'est une comédie, mais on sent que tout le monde n'y met pas du sien, notamment les personnages principaux. Patrick Dempsey en fait des tonnes dans l'hystérie et son personnage est même particulièrement agaçant. Quant à Ashley Judd, qu'on a connu plus gracieuse, elle est comme absente.

* Le ton. C'est une comédie, mais il y a quand même quelques morts, sans que cela ne change ce ton bizarre, grotesque et agité. Bref, Rob Minkoff ne sait pas vraiment sur quel pied danser et le spectateur que je suis est un peu confus.

Je crois que finalement, ce qui est le plus gênant dans "Flypaper", c'est le personnage de Patrick Dempsey. Electron libre, il résout à lui tout seul l'énigme principale grâce à sa seule maladie mentale et la bêtise des braqueurs. L'acteur en fait tellement que cela le rend bien gonflant et on ne passe pas forcément un très bon moment devant cette petite comédie de braquage.