Deux ans (pour la France) après le premier volet de ce qui allait devenir la saga "Beverly Hills Cop", Axel Foley est de retour pour un épisode signé cette fois Tony Scott, qui venait de connaître le succès avec "Top Gun".
L'histoire est celle d'Axel Foley (Eddie Murphy, toujours aussi à l'aise), qui poursuit sa carrière de flic, à sa manière, à Detroit. Mais du côté de Beverly Hills, un gang mène des braquages et, sur leur piste, le commissaire Bogomil se fait tirer dessus. Après les tumultes de leur première aventure conjointe, Foley et Bogomil sont devenus amis, et le premier décide de repartir pour la Californie en apprenant les malheurs du second. Le facétieux policier va y retrouver ses compères Taggart et Rosewood (John Ashton et Judge Reinhold, toujours sympas) pour reprendre l'enquête...
J'aime :
* Le casting. Eddie Murphy est toujours aussi à l'aise dans ses baskets, poursuivant son one-man-show dans un film de plus, avec cette fois-ci ses compères Ashton et Reinhold pour coéquipiers (ce qui enlève peut-être un peu de piment, même s'ils continuent d'avoir des "ennemis" au sein du commissariat de Beverly Hills). Les méchants de cet opus sont encore plus méchants que le premier, mention spéciale à Brigitte Nielsen qui crève l'écran parmi ceux-ci (et qui permet d'ailleurs d'être le personnage principal féminin du film puisqu'il n'y en a aucun autre). On apprécie aussi de voir Dean Stockwell ("Quantum Leap" forever).
* Le scénario. Il est bien plus fouillé que celui du premier épisode avec une enquête plus complexe pour Axel Foley et ses amis afin de démanteler le gang de l'alphabet et de comprendre ce qu'il trame. On notera que les dons à la MacGyver sont encore plus développés chez notre héros (pour neutraliser une alarme).
* La bande originale. On reste dans le même esprit que le premier film avec Harold Faltermeyer à la baguette et des morceaux bien funky-soul.
* Les décors. On se balade toujours dans l'attrayant Beverly Hills, tout en sortant un peu du quartier tout de même et déambulant dans le grand L.A..
J'aime pas :
* La mise en scène. Tony Scott débarque ici avec son style pompier très 80's, marqué notamment, outre visuellement, par plus d'action (violente) et un peu moins d'humour. On a affaire ici à du lourd côté méchants donc. Ainsi, cela dénote avec un précédent opus plus "léger" et drôle.
Quand j'étais plus jeune, j'aimais particulièrement ce deuxième épisode de la saga et sa "grande salope", qui passait d'ailleurs moins à la télé que le premier j'ai l'impression. Peut-être par son côté plus musclé et moins familial (bien que le premier aussi comporte ses scènes osées). En le revoyant aujourd'hui, je l'ai peut-être un peu moins apprécié, sans doute parce qu'il se prend un peu trop au sérieux. Mais le troisième opus m'a encore plus déçu au revisionnage. A suivre...