mardi 28 janvier 2025

The Big Lebowski (1998)

On touche ici à un film figurant aisément dans mon top 5 du cinéma. Je l'avais vu à sa sortie au cinéma et j'en suis donc resté un immense fan. Attention, chef-d’œuvre des frères Coen. 

L'histoire est celle de Jeffrey Lebowski (Jeff Bridges, parfait), qui préfère le surnom de "Dude", hippie désœuvré de Los Angeles dont le passe-temps favori est de jouer au bowling avec ses compères pas beaucoup plus occupés Walter (John Goodman, formidable) et Donny (Steve Buscemi, très bien). Un soir en rentrant chez lui, il est agressé par deux malfrats lui réclamant de l'argent avant qu'ils ne se rendent compte qu'il ne s'agit pas du bon Jeffrey Lebowski. Ce dernier est un millionnaire local auquel le "Dude" va réclamer des comptes...

J'aime :

* Le casting. La grande force des frères Coen, ce sont leurs personnages, et il faut pour cela de sacrés acteurs et actrices pour les incarner. Ici, la triplette de joueurs de bowling est inoubliable et les seconds rôles en tiennent une belle couche aussi (mention à John Turturro, Philip Seymour Hoffman ou encore Peter Stormare, sans oublier la charismatique Julianne Moore).

* Les dialogues. C'est un film où ils priment sur l'action (bien qu'il y en ait pas mal !) et ils sont aussi cultes pour la plupart, notamment les envolées violentes de Walter. 

* Le scénario. On ne peut pas dire qu'il aille très loin, mais il est suffisamment intense pour largement perturber la vie tranquille du Dude et pour nous divertir allègrement. 

* L'humour. Entre les personnages grotesques, les situations plus absurdes les unes que les autres qu'ils traversent et les dialogues aux multiples punchlines, il y a de quoi rire à chaque instant.

* La mise en scène. Il y a cette touche Coen, à la fois brut et poétique en même temps, où le n'importe quoi est toujours savamment maîtrisé. 

* L'environnement. On aime se balader avec le Dude dans ce Los Angeles de la classe moyenne, loin des sites touristiques, où les objets sont des personnages à part entière comme son tapis et sa voiture (qui va particulièrement souffrir).

* La bande originale. Que du bon, plutôt éclectique !  

J'aime pas :

* Je ne vois toujours rien à reprocher à ce film sauf peut-être qu'il paraît trop court !

"The Big Lebowski" est une sorte de film de chevet pour moi, toujours là quand j'ai besoin d'aller mieux et de reprendre foi en l'humanité. Jeff Bridges a souvent milité pour reprendre son rôle, on verra si cela se fait un jour, j'en doute, et c'est peut-être mieux comme ça !

mardi 21 janvier 2025

When Harry met Sally (1989)

Cela faisait très longtemps que je n'avais pas revu ce classique de la comédie romantique américaine, signé Rob Reiner. J'ai profité des Fêtes pour me replonger dans cette œuvre indémodable.

L'histoire est celle de Harry Burns (Billy Crystal, très bien), qui vient de terminer ses études à Chicago. C'est à New York qu'il va débuter sa vie active. Il prend la route en voiture, en compagnie de Sally Albright (Meg Ryan, excellente), amie de sa petite amie. Le chemin est long et le courant ne va pas vraiment passer entre les deux passagers, opposés notamment sur la théorie d'Harry qu'un homme et une femme ne peuvent se lier d'amitié. Ils ne se reverront plus jusqu'à ce qu'ils se croisent des années plus tard à deux reprises, la seconde fois après une rupture. Une relation ambiguë se développe entre eux... 

J'aime :

* Le scénario. Ecrit par l'experte des comédies romantiques Nora Ephron (qui passera rapidement derrière la caméra ensuite) et basé sur la vie sentimentale du réalisateur Rob Reiner, il est, je crois, original pour l'époque (avant d'être copié) même s'il y a aussi un peu de Woody Allen là-dedans. Néanmoins, c'est drôle et fin, avec quelques scènes mémorables. Les entractes avec les histoires de rencontres de vieux couples sont une jolie idée.

* Le casting. Ce qui fait la force du film, surtout pour une comédie romantique, ce sont ses acteurs et, ici, son duo fonctionne parfaitement. Meg Ryan crève l'écran, brillante et rayonnante, compensant le plus tourmenté et cynique Billy Crystal (j'avais oublié qu'il était finalement plutôt désagréable dans le film). Mais les deux se complètent et cela donne un subtil équilibre. Et on n'oublie pas les seconds rôles comiques indispensables, très bien joués ici par Carrie Fisher (pas si reconnaissable que cela) et Bruno Kirby. 

* Les décors. New York est évidemment la ville idéale pour accueillir ce genre d'histoire au fil des saisons.

* La bande originale. Le tout jeune Harry Connick Jr reprend des standards du jazz et accompagne parfaitement le cours des événements. Encore un clin d'oeil à Woody Allen ?

J'aime pas :

* Pas grand-chose à reprocher même si j'ai donc un peu moins apprécié le personnage de Billy Crystal au revisionnage. Mais il a du répondant en face.

Ainsi, plus de 35 ans plus tard, "When Harry met Sally" n'a pas pris beaucoup de rides, jouant habilement sur des thématiques sentimentales toujours aussi contemporaines. A revoir encore et encore.