Cela faisait très longtemps que je n'avais pas revu ce classique de la comédie romantique américaine, signé Rob Reiner. J'ai profité des Fêtes pour me replonger dans cette œuvre indémodable.
L'histoire est celle de Harry Burns (Billy Crystal, très bien), qui vient de terminer ses études à Chicago. C'est à New York qu'il va débuter sa vie active. Il prend la route en voiture, en compagnie de Sally Albright (Meg Ryan, excellente), amie de sa petite amie. Le chemin est long et le courant ne va pas vraiment passer entre les deux passagers, opposés notamment sur la théorie d'Harry qu'un homme et une femme ne peuvent se lier d'amitié. Ils ne se reverront plus jusqu'à ce qu'ils se croisent des années plus tard à deux reprises, la seconde fois après une rupture. Une relation ambiguë se développe entre eux...
J'aime :
* Le scénario. Ecrit par l'experte des comédies romantiques Nora Ephron (qui passera rapidement derrière la caméra ensuite) et basé sur la vie sentimentale du réalisateur Rob Reiner, il est, je crois, original pour l'époque (avant d'être copié) même s'il y a aussi un peu de Woody Allen là-dedans. Néanmoins, c'est drôle et fin, avec quelques scènes mémorables. Les entractes avec les histoires de rencontres de vieux couples sont une jolie idée.
* Le casting. Ce qui fait la force du film, surtout pour une comédie romantique, ce sont ses acteurs et, ici, son duo fonctionne parfaitement. Meg Ryan crève l'écran, brillante et rayonnante, compensant le plus tourmenté et cynique Billy Crystal (j'avais oublié qu'il était finalement plutôt désagréable dans le film). Mais les deux se complètent et cela donne un subtil équilibre. Et on n'oublie pas les seconds rôles comiques indispensables, très bien joués ici par Carrie Fisher (pas si reconnaissable que cela) et Bruno Kirby.
* Les décors. New York est évidemment la ville idéale pour accueillir ce genre d'histoire au fil des saisons.
* La bande originale. Le tout jeune Harry Connick Jr reprend des standards du jazz et accompagne parfaitement le cours des événements. Encore un clin d'oeil à Woody Allen ?
J'aime pas :
* Pas grand-chose à reprocher même si j'ai donc un peu moins apprécié le personnage de Billy Crystal au revisionnage. Mais il a du répondant en face.
Ainsi, plus de 35 ans plus tard, "When Harry met Sally" n'a pas pris beaucoup de rides, jouant habilement sur des thématiques sentimentales toujours aussi contemporaines. A revoir encore et encore.
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