mercredi 31 août 2022

Elvis (2022)

Je ne suis pas particulièrement fan du style Baz Luhrmann (c'est le premier film de lui que je vois), mais j'aime plutôt bien Elvis Presley, enfin sa musique, idole de mes idoles. Donc j'ai cédé, sans être surpris du résultat.

L'histoire retrace la carrière flamboyante d'Elvis Presley (Austin Butler, pas mal) du point de vue de son mentor et manager, le colonel Parker (Tom Hanks, très bien). Ce dernier a tenu la carrière du King d'une main de fer - mais pas toujours, comme on le voit -, lui apportant beaucoup de réussites comme de malheurs...

J'aime :

* La bande originale. Une bonne partie des succès d'Elvis Presley y passe et c'est que du bon. Mention spéciale à son incroyable interprétation d'"Unchained Melody", sur scène quelques semaines avant sa mort, qui clôt le film. D'abord avec Austin Butler puis les images originales. Il n'y avait pas mieux comme conclusion. A noter que j'ai bien aimé aussi les versions modernisées (hip-hop notamment) de certains vieux morceaux qui vont bien avec le style du film. 

* Le casting. Si Austin Butler s'en sort bien, ne serait-ce que physiquement, mais est un peu trop dans l'imitation côté vocal, Tom Hanks est impeccable sous les kilos du colonel Parker, aussi malin que cynique. Le reste des rôles secondaires, la plupart australiens, fait bien le job. 

* Le scénario. La bonne idée, c'était de montrer la vie d'Elvis Presley via le regard de celui qui l'a "fait", le colonel Parker, montrant les coulisses d'une carrière mouvementée et surtout contrôlée par cet entourage parfois toxique. Jusqu'à ce que le King perce, la structure est assez linéaire avant de s'attarder seulement sur quelques épisodes importants (son grand retour en 1968 et sa permanence à Las Vegas). 

* Les décors. Un poil trop factice, collant avec l'univers du cinéaste, la reconstitution est néanmoins impressionnante. Admirable d'autant plus que tout ou presque a été réalisé en Australie.

J'aime pas :

* Le montage. Si cela se calme au fur et à mesure que le film avance, Baz Lurhmann nous balance frénétiquement de nombreuses images dès l'introduction avec beaucoup d'informations difficiles à digérer aussi rapidement. A l'image des décors, tout est aussi très polissé manquant d'authenticité.

A l'image de "Bohemian Rhapsody" ou encore "Rocketman" (pas encore vu), "Elvis" n'échappe pas à cette mode de faire des biopics d'artistes de manière à moitié fantasmée et grandiloquente. Ce sont presque des comédies musicales. Il y a beaucoup de bonnes choses dans le film de Baz Luhrmann, mais, si le colonel Parker en prend pour son grade, il n'a gardé que les paillettes ou presque pour le King, en faisant une figure sans doute un peu trop christique.

jeudi 25 août 2022

The Man from Toronto (2022)

Après deux opus de "The Hitman's Bodyguard" - j'avais bien aimé le premier, l'Australien Patrick Hughes semble se spécialiser dans les films d'action humoristiques avec des duos mal assortis. C'est de nouveau le cas ici sauf que ce n'est franchement pas une réussite.

L'histoire est celle de Teddy (Kevin Hart, qui joue constamment le même rôle), coach de gym au rabais qui rêve d'une vie d'entrepreneur à succès, mais finit par se faire virer de son club. Il décide de cacher la nouvelle à sa femme et l'emmène pour un séjour romantique pour son anniversaire. Alors qu'il la laisse au spa afin d'aller préparer leur airbnb, Teddy se trompe d'adresse et tombe sur une scène de torture. Les hommes de main croient qu'il est "l'homme de Toronto", un fameux tueur à gages... 

J'aime : 

* Le casting. J'aime assez Woody Harrelson, qui joue le vrai "homme de Toronto", donc j'ai surtout regardé pour lui. Le rôle était prévu pour Jason Statham (ce qui fait tout à fait sens), ce qui ne m'aurait, au contraire, pas donné envie de voir le film. Le duo est complété par Kevin Hart, pile électrique et hystérique qui n'est pas désagréable, loin de là, mais on l'a déjà vu 100 fois dans ce type de rôle.

* L'action. On a un expert aux manettes en la personne de Patrick Hughes et les scènes de bagarre et autres bravoures sont variées et souvent drôles.  

J'aime pas :

* Le scénario. C'est tout de même le plus important (enfin souvent !). Jouant donc sur cette éternelle base de deux personnes que tout oppose mais qui devront collaborer, il est alambiqué et guère passionnant. On a même l'impression que le film est très long alors qu'il ne l'est pas tant que ça. 

"The Man from Toronto" fait malheureusement partie de ces films "jetables" dont je suis incapable de donner les détails après l'avoir vu car je l'ai rapidement oublié. Histoire, acteurs, c'est vu et revu, merci de revenir avec plus original.

vendredi 12 août 2022

The Goonies (1985)

Il m'a fallu bien du temps pour voir ce fameux film d'aventures culte des années 1980 réalisé par Richard Donner juste avant "Lethal Weapon". Ce n'est pas l'envie qui me manquait, mais, malgré son statut, je n'étais tombé sur aucune diffusion télévisuelle jusque-là. C'est rectifié, mais je n'ai pas été totalement convaincu.

L'histoire est celle d'une bande de jeunes amis, se faisant appeler les "Goonies", menée par Mikey (Sean Astin, tout jeune et bien), qui, pour éviter que leur hameau ne soit rasé par des promoteurs immobiliers, vont partir en quête d'un trésor pirate caché près de leur village de la côte Ouest américaine. Hélas, ils tomberont sur une famille de malfaiteurs, les Fratelli, qui va leur donner du fil à retordre...

J'aime : 

* Le casting. S'ils sont tous très bons, avec chacun leur caractère, tous les "Goonies" ne connaîtront pas le même succès par la suite. Les plus en réussite seront Sean Astin et Josh Brolin, qui jouent les deux frères Walsh, ou encore, seulement durant les années 1980, Corey Feldman ("Mouth"). A contrario, Ke Huy Quan (qui joue "Data") était lui déjà connu pour son rôle inoubliable l'année précédente dans "Indiana Jones and the Temple of Doom". Jeff Cohen ("Chunk"), très drôle, aurait mérité meilleur destin. Le reste de la troupe, dont les "méchants", fait bien l'affaire aussi. 

* Le scénario. Signé de l'expert Chris Columbus, il est rondement mené. Si je suis un peu ennuyé par le début et la fin du film, tout ce qu'il y a au milieu est aussi haletant que sympathique.

* L'action. C'est une belle aventure, remplie d'embûches, à la Indiana Jones et ses pièges tous plus inventifs les uns que les autres. 

* L'environnement. Le lieu de l'histoire est bien choisi, très pittoresque, mais on regrette juste des décors parfois un peu moins aboutis que dans Indiana Jones justement pour ce qui est des scènes dans les grottes.

J'aime pas :

* J'ai mis un peu de temps à rentrer dans le film car il est longuet à se mettre en place à la suite de l'introduction sur l'évasion des frères Fratelli. Les jeunes Goonies arrivent les uns après les autres dans une ambiance bavarde et confuse. Quant au dénouement, sans le dévoiler, il est un poil mièvre, nous rappelant que ce ne sont que des enfants.

Si j'ai tout de même passé un très bon moment devant un film qui a, c'est normal, un peu vieilli, je me faisais sans doute trop d'illusion en raison de son statut. J'ai préféré "Young Sherlock Holmes", sorti quelques mois plus tard avec la même équipe (Columbus-Spielberg) aux manettes (Barry Levinson remplaçant Richard Donner derrière la caméra).