Je ne suis pas particulièrement fan du style Baz Luhrmann (c'est le premier film de lui que je vois), mais j'aime plutôt bien Elvis Presley, enfin sa musique, idole de mes idoles. Donc j'ai cédé, sans être surpris du résultat.
L'histoire retrace la carrière flamboyante d'Elvis Presley (Austin Butler, pas mal) du point de vue de son mentor et manager, le colonel Parker (Tom Hanks, très bien). Ce dernier a tenu la carrière du King d'une main de fer - mais pas toujours, comme on le voit -, lui apportant beaucoup de réussites comme de malheurs...
J'aime :
* La bande originale. Une bonne partie des succès d'Elvis Presley y passe et c'est que du bon. Mention spéciale à son incroyable interprétation d'"Unchained Melody", sur scène quelques semaines avant sa mort, qui clôt le film. D'abord avec Austin Butler puis les images originales. Il n'y avait pas mieux comme conclusion. A noter que j'ai bien aimé aussi les versions modernisées (hip-hop notamment) de certains vieux morceaux qui vont bien avec le style du film.
* Le casting. Si Austin Butler s'en sort bien, ne serait-ce que physiquement, mais est un peu trop dans l'imitation côté vocal, Tom Hanks est impeccable sous les kilos du colonel Parker, aussi malin que cynique. Le reste des rôles secondaires, la plupart australiens, fait bien le job.
* Le scénario. La bonne idée, c'était de montrer la vie d'Elvis Presley via le regard de celui qui l'a "fait", le colonel Parker, montrant les coulisses d'une carrière mouvementée et surtout contrôlée par cet entourage parfois toxique. Jusqu'à ce que le King perce, la structure est assez linéaire avant de s'attarder seulement sur quelques épisodes importants (son grand retour en 1968 et sa permanence à Las Vegas).
* Les décors. Un poil trop factice, collant avec l'univers du cinéaste, la reconstitution est néanmoins impressionnante. Admirable d'autant plus que tout ou presque a été réalisé en Australie.
J'aime pas :
* Le montage. Si cela se calme au fur et à mesure que le film avance, Baz Lurhmann nous balance frénétiquement de nombreuses images dès l'introduction avec beaucoup d'informations difficiles à digérer aussi rapidement. A l'image des décors, tout est aussi très polissé manquant d'authenticité.
A l'image de "Bohemian Rhapsody" ou encore "Rocketman" (pas encore vu), "Elvis" n'échappe pas à cette mode de faire des biopics d'artistes de manière à moitié fantasmée et grandiloquente. Ce sont presque des comédies musicales. Il y a beaucoup de bonnes choses dans le film de Baz Luhrmann, mais, si le colonel Parker en prend pour son grade, il n'a gardé que les paillettes ou presque pour le King, en faisant une figure sans doute un peu trop christique.