mercredi 14 décembre 2016

Arrival (2016)

Denis Villeneuve est le cinéaste québécois qui monte au niveau international depuis quelques années déjà et c'est seulement le premier film de lui que je vois. Belle promesse en effet.

De nos jours, douze galets géants débarquent de l'espace sur la Terre, en douze lieux différents. Flottant dans l'air, personne n'en sort. Les différents pays concernés vont alors commencer à tenter de communiquer avec les créatures qui sont à bord. Aux Etats-Unis, c'est dans le Montana qu'est figé le vaisseau. L'équipe de l'armée américaine, menée par le colonel Weber (Forest Whitaker, bien), fait appel en particulier à deux experts pour interagir avec les extraterrestres : la linguiste Louise Banks (Amy Adams, excellente) et le physicien Ian Donnelly (Jeremy Renner, très bien). Leur mission principale : savoir ce que sont venus faire sur Terre ces êtres venus d'ailleurs...

J'aime : 

* Le scénario. Tiré d'un roman, il est brillant par la subtilité qu'il apporte à un sujet hautement complexe en soi. Il repose en effet sur l'apprentissage de la langue extraterrestre, qui consiste en des bruits pour l'oral et des taches d'encre circulaires pour l'écrit, par les humains. Mais il va au-delà en explorant l'histoire parallèle et mystérieuse de la fille de Louise Banks, qui rejoindra l'histoire principale au moment du dénouement.

* Le casting. Les trois acteurs principaux sont excellents de justesse et mention spéciale au duo de tête, Jeremy Renner offrant une partition subtile, totalement à l'écart de ses rôles "musclés", et Amy Adams verse dans une superbe fragilité.

* La photographie. Si les décors sont plutôt monotones car le film se passe quasiment entièrement dans le "galet" spatial ou dans le camp de base de l'armée, la photographie est splendide, jouant sur les tons minéraux, sombres et glacials, des différents espaces proposés. C'est également très bien filmé.

J'aime pas : 

* Si on veut chipoter, on notera que le film est un peu lent par moments et j'avoue avoir encore des doutes sur le "pouvoir" de Louise Banks : elle le détenait à l'avance ou les extraterrestres lui ont donné ?

"Arrival" est donc un film de science-fiction impliquant des extraterrestres pas comme les autres. Il allie beauté et originalité folle, servi par une formidable mise en scène et des acteurs au top. On ne ressort pas insensible et même un peu bouleversé de l'expérience.

vendredi 9 décembre 2016

Jack Reacher : never go back (2016)

Trois ans plus tard, voici la suite attendue de "Jack Reacher", qui avait été une bonne surprise dans le genre revival de série B. Mais ce second épisode est plutôt décevant.

Le solitaire et ex-major (il ne cesse de le répéter) Jack Reacher (Tom Cruise, toujours aussi rigide) poursuit son chemin à travers les Etats-Unis quand il vient en aide sur une affaire à Susan Turner (Cobie Smulders, bien), de la police militaire de Virginie. Alors qu'ils doivent se rencontrer pour la première fois - ils ne se parlaient que par téléphone, Jack Reacher apprend que sa convive a été arrêtée pour espionnage. N'en croyant pas un mot, il va se mettre en quatre pour sauver la belle major, l'affaire cachant un important trafic d'armes de l'armée américaine...

J'aime : 

* L'action. Une nouvelle fois, Tom Cruise donne de lui-même et on a le droit à quelques jolies bagarres, soit collective, soit en individuel, notamment contre "le chasseur".

* Le casting. Je n'avais pas trop aimé la prestation de Tom Cruise dans le premier épisode, je suis pas super fan non plus dans ce second, enfin c'est surtout ce personnage invincible et macho qui me dérange. Heureusement, il est bien contrebalancé ici par Cobie Smulders, qui a aussi du caractère et offre un personnage intéressant, plus que l'adolescente tête à claques que joue Danika Yarosh. Content aussi de retrouver Robert Knepper en méchant. Donc casting mi-figue mi-raisin.

J'aime pas :

* Le scénario. C'est le plus décevant. Cette histoire de major injustement accusée d'espionnage est peuplée de grosses ficelles et on a l'impression de l'avoir vu 15 fois. De plus, l'ajoute du personnage de Samantha, l'adolescente qui pourrait être la fille de Jack Reacher, n'arrange rien à l'affaire ; elle est parfaitement inutile, surtout quand on connaît le dénouement...

* L'environnement. Dans le premier épisode, j'avais bien aimé que l'histoire se déroule à Pittsburgh, lieu original. Là, on voyage entre la Virginie et la Nouvelle-Orléans, mais sans aucune mise en valeur des lieux, sans aucune personnalité.

Si le premier "Jack Reacher" avait été une bonne surprise, ce second en est une mauvaise. Edward Zwick n'est pas parvenu à en donner un résultat meilleur qu'une série B à l'ancienne. Les quelques points positifs ne compensent pas la déception globale.