L'excellent Bob Odenkirk au casting et au scénario suffit-il pour faire un excellent film ? Non, malheureusement avec cette oeuvre sortie directement sur Netflix.
"Girlfriend's Day", c'est une sorte de Saint-Valentin bis créée par le maire d'une ville américaine. A cette occasion, il lance un grand concours de carte de voeux. Celle avec la plus belle formule recevra un prix. C'est dans une ambiance surréaliste que Ray (Bob Odenkirk, bien), ancien rédacteur à succès qui vient justement d'être viré de son entreprise spécialisée dans les cartes de voeux, va se lancer dans la partie...
J'aime :
* Le casting. Le toujours excellent Bob Odenkirk dirige un casting de bonne facture, avec quelques autres acteurs de séries, dont Amber Tamblyn et Rich Sommer. Mais sa palette ne s'éloigne pas tellement de son personnage de "Better Call Saul", même s'il est ici un peu plus désespéré.
J'aime pas :
* Le scénario. L'écriture professionnelle de messages de cartes de voeux, on a déjà vu ça dans "Her" et l'histoire se perd dans des méandres noirs, se complexifiant sans raison jusqu'à nous perdre et surtout bien nous ennuyer. L'absurdité ne sauve pas tout.
* Les décors. La ville du film est censée être fictive, mais on reconnaît Los Angeles et ses bas-fonds impersonnels. Déprimant.
Comédie ironique et quelque peu expérimentale, jamais vraiment drôle, "Girlfriend's Day" ne nous a emballé à aucun moment et on n'a jamais réussi à rentrer dedans. Malgré Bob Odenkirk, c'est l'ennui qui l'a emporté. Peut-être que Saul Goodman arriverait à la défendre ?
lundi 27 février 2017
jeudi 16 février 2017
The Beatles : Eight Days a Week - The Touring Years (2016)
Je n'allais pas bouder ce nouveau documentaire sur les Beatles signé Ron Howard. En tant que fan pur et dur, il ne m'apporte pas grand-chose, mais il est toujours bon à prendre pour les néophytes.
Même s'il digresse un peu par moments, le documentaire s'attache à mettre en lumière les années de tournées des Beatles, soit entre 1962 et 1966 (en évoquant tout de même la période Hambourg précédente). On suit donc, à travers des témoignages (dont ceux actuels de Paul McCartney et Ringo Starr) et diverses images de nombreuses sources, toute la folie autour de leurs concerts à travers le monde qui a conduit le quatuor à y mettre fin, par épuisement et écœurement, la technique de l'époque ne permettant décemment pas de mettre leur musique en valeur.
J'aime :
* Le sujet. Il n'était pas inutile de s'intéresser particulièrement aux tournées des Beatles, car c'est un aspect fondamental de leur carrière. Comme tout groupe, c'est la scène qui les a forgés et ils ont été des pionniers dans bien des aspects (concerts dans les stades, etc.).
* La bande originale. Quoi de mieux que les Beatles ?
* Les images. La plupart des séquences sont connues, mais il y en a quand même des inédites ou des points de vue différents.
* Les intervenants. Paul McCartney et Ringo Starr sont bien évidemment là, John Lennon et George Harrison aussi via d'anciennes interviews, des célébrités qui ont assisté à la Beatlemania (Sigourney Weaver, Whoopi Goldberg, Elvis Costello...) et autres experts, mais le plus intéressant pour moi est Larry Kane, journaliste radio américain ayant suivi la première grande tournée des Beatles à travers les Etats-Unis, ou encore le réalisateur Richard Lester.
J'aime pas :
* Le documentaire visant visiblement le grand public, le puriste que je suis ne découvrira rien de bien nouveau. De plus, le sujet est finalement bien plus riche qu'il n'en a l'air et le film s'avère assez superficiel, survolant quelques épisodes (il est vrai abordés plus en profondeur dans "Anthology") et surtout abusant de séquences très courtes en termes d'images. Tous les extraits sont trop rapides, donnant cette impression d'aller à toute allure.
On ne sent pas vraiment une patte Ron Howard dans "Eight Days a Week" si ce n'est un résultat policé et grand public, facile à suivre. On pourra donc lui reprocher son côté zapping, star system (pas de témoin "anonyme") et un peu vain pour évoquer un sujet passionnant.
Même s'il digresse un peu par moments, le documentaire s'attache à mettre en lumière les années de tournées des Beatles, soit entre 1962 et 1966 (en évoquant tout de même la période Hambourg précédente). On suit donc, à travers des témoignages (dont ceux actuels de Paul McCartney et Ringo Starr) et diverses images de nombreuses sources, toute la folie autour de leurs concerts à travers le monde qui a conduit le quatuor à y mettre fin, par épuisement et écœurement, la technique de l'époque ne permettant décemment pas de mettre leur musique en valeur.
J'aime :
* Le sujet. Il n'était pas inutile de s'intéresser particulièrement aux tournées des Beatles, car c'est un aspect fondamental de leur carrière. Comme tout groupe, c'est la scène qui les a forgés et ils ont été des pionniers dans bien des aspects (concerts dans les stades, etc.).
* La bande originale. Quoi de mieux que les Beatles ?
* Les images. La plupart des séquences sont connues, mais il y en a quand même des inédites ou des points de vue différents.
* Les intervenants. Paul McCartney et Ringo Starr sont bien évidemment là, John Lennon et George Harrison aussi via d'anciennes interviews, des célébrités qui ont assisté à la Beatlemania (Sigourney Weaver, Whoopi Goldberg, Elvis Costello...) et autres experts, mais le plus intéressant pour moi est Larry Kane, journaliste radio américain ayant suivi la première grande tournée des Beatles à travers les Etats-Unis, ou encore le réalisateur Richard Lester.
J'aime pas :
* Le documentaire visant visiblement le grand public, le puriste que je suis ne découvrira rien de bien nouveau. De plus, le sujet est finalement bien plus riche qu'il n'en a l'air et le film s'avère assez superficiel, survolant quelques épisodes (il est vrai abordés plus en profondeur dans "Anthology") et surtout abusant de séquences très courtes en termes d'images. Tous les extraits sont trop rapides, donnant cette impression d'aller à toute allure.
On ne sent pas vraiment une patte Ron Howard dans "Eight Days a Week" si ce n'est un résultat policé et grand public, facile à suivre. On pourra donc lui reprocher son côté zapping, star system (pas de témoin "anonyme") et un peu vain pour évoquer un sujet passionnant.
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