Parfois, on n'a rien à faire alors on décide de regarder un petit thriller pour passer le temps. "The Contract", du vieux routard australien Bruce Beresford, fait parfaitement l'affaire. Ou presque.
L'histoire est relativement simple. Ray Keene (John Cusack, pas mal), un ancien flic, emmène son ado rebelle, Chris, faire du camping en forêt pour qu'ils se retrouvent un peu tous les deux. Mais ils tombent sur Frank Carden (Morgan Freeman, sobre), un tueur à gages qui vient d'échapper au FBI grâce à sa petite équipe de mercenaires. Le père et son fils réussissent à tenir le malfaiteur en joue et partent pour un long raid en forêt afin d'échapper à ses complices...
J'aime :
* Le casting. Il n'y a guère cela qui donne un peu d'attraction à ce film. Parce que Morgan Freeman joue pour une fois le rôle d'un "méchant", mais du genre tranquille et un peu roublard. A ses côtés, John Cusack joue bien le type très banal embrigadé dans une histoire trop grande pour lui. L'ado n'est pas si mal, mais les autres rôles secondaires sont vraiment insignifiants.
J'aime pas :
* Le scénario. Même si on essaye de nous coller du complot dans les hautes sphères du pouvoir, l'essentiel est donc cette course-poursuite dans la forêt, totalement linéaire. Les rebondissements sont moins fréquents que les incohérences grossières, entre la planque dans la seule maison des environs ou la romance finale complètement absurde.
* L'environnement. C'est beau la nature, mais celle-ci est extrêmement monotone, toujours cette même forêt sombre et humide. Il n'y a guère qu'une jolie rivière de rochers pour varier un peu le décor.
"The Contract" est un tout petit thriller, pas forcément ennuyeux, mais dont le scénario n'a vraiment que peu d'intérêt. On attendait mieux d'une confrontation entre deux bons acteurs. Dommage.
dimanche 27 octobre 2013
lundi 21 octobre 2013
This is the end (2013)
Je n'avais pas du tout entendu parler de ce film avant qu'un ami en fasse une belle promotion, insistant sur l'hilarité qu'a provoqué chez lui la dernière oeuvre du trublion canadien, Seth Rogen. J'ai eu l'occasion de le voir et je confirme : c'est très drôle.
Le co-réalisateur et sa troupe d'amis ont pris le parti de tous jouer leur propre rôle. Ainsi, Jay Baruchel (bien) passe voir son pote Seth Rogen (bien aussi) à Los Angeles. Ce dernier décide de l'emmener à une grosse fête organisée chez James Franco (très bien). On y retrouve notamment Jonah Hill, Michael Cera, Craig Robinson, Emma Watson ou encore Rihanna. Tout se passe pour le mieux lorsque la fin de monde intervient. Une intense lutte pour leur survie va alors débuter pour nos jeunes héros...
J'aime :
* Le scénario. Et peut-être même encore plus l'idée de base (confronter de vrais acteurs à la vraie fin du monde) qui est vraiment excellente. Certes, ça part vite dans le n'importe quoi et tout ce petit monde abandonne finalement son propre rôle pour partir dans un délire complet et difficilement imaginable. Mais le début surtout est vraiment très bon.
* L'humour. Plus c'est gros, plus ça passe, et la bande à Rogen n'a peur de rien, allant jusqu'au bout de toutes les situations qu'elle met en scène, toujours plus cradingue. Beaucoup de private jokes, d'autodérision et de moqueries sur le petit monde hollywoodien qui font du bien.
* Le casting. Je ne connais pas tous les membres de la bande, mais on sent une super complicité et beaucoup de plaisir. On salue particulièrement la prestation de James Franco, le plus connu de tous, qui est formidable de dinguerie et semble s'éclater comme un petit fou. Excellentes (et courtes) interventions barrées de Michael Cera et Channing Tatum qui, dans des registres différents, n'ont vraiment pas peur du ridicule.
J'aime pas :
* Les effets spéciaux. Je crois avoir lu que la plupart des acteurs ont lâché du cachet pour pouvoir acheter des effets spéciaux. Le résultat est assez dégueulasse dans l'ensemble, souvent grossier et mal réalisé. L'équipe a sans doute mis tout ce qu'elle voulait, mais ce n'était franchement pas nécessaire pour la plupart d'entre eux.
* Des longueurs. Eh oui, une bonne partie du film se déroule à huis-clos dans la maison de James Franco et certaines scènes sont un peu trop bavardes, ralentissant le rythme.
Très jolie perle comico-trash que ce "This is the end" par une nouvelle équipe du cinéma comique américain qui commence à prendre très sérieusement ses marques, sous la houlette de Seth Rogen. Hollywood en prend pour son grade, personne ne se prend au sérieux et on rit beaucoup. Mais pourront-ils aller plus loin ?
Le co-réalisateur et sa troupe d'amis ont pris le parti de tous jouer leur propre rôle. Ainsi, Jay Baruchel (bien) passe voir son pote Seth Rogen (bien aussi) à Los Angeles. Ce dernier décide de l'emmener à une grosse fête organisée chez James Franco (très bien). On y retrouve notamment Jonah Hill, Michael Cera, Craig Robinson, Emma Watson ou encore Rihanna. Tout se passe pour le mieux lorsque la fin de monde intervient. Une intense lutte pour leur survie va alors débuter pour nos jeunes héros...
J'aime :
* Le scénario. Et peut-être même encore plus l'idée de base (confronter de vrais acteurs à la vraie fin du monde) qui est vraiment excellente. Certes, ça part vite dans le n'importe quoi et tout ce petit monde abandonne finalement son propre rôle pour partir dans un délire complet et difficilement imaginable. Mais le début surtout est vraiment très bon.
* L'humour. Plus c'est gros, plus ça passe, et la bande à Rogen n'a peur de rien, allant jusqu'au bout de toutes les situations qu'elle met en scène, toujours plus cradingue. Beaucoup de private jokes, d'autodérision et de moqueries sur le petit monde hollywoodien qui font du bien.
* Le casting. Je ne connais pas tous les membres de la bande, mais on sent une super complicité et beaucoup de plaisir. On salue particulièrement la prestation de James Franco, le plus connu de tous, qui est formidable de dinguerie et semble s'éclater comme un petit fou. Excellentes (et courtes) interventions barrées de Michael Cera et Channing Tatum qui, dans des registres différents, n'ont vraiment pas peur du ridicule.
J'aime pas :
* Les effets spéciaux. Je crois avoir lu que la plupart des acteurs ont lâché du cachet pour pouvoir acheter des effets spéciaux. Le résultat est assez dégueulasse dans l'ensemble, souvent grossier et mal réalisé. L'équipe a sans doute mis tout ce qu'elle voulait, mais ce n'était franchement pas nécessaire pour la plupart d'entre eux.
* Des longueurs. Eh oui, une bonne partie du film se déroule à huis-clos dans la maison de James Franco et certaines scènes sont un peu trop bavardes, ralentissant le rythme.
Très jolie perle comico-trash que ce "This is the end" par une nouvelle équipe du cinéma comique américain qui commence à prendre très sérieusement ses marques, sous la houlette de Seth Rogen. Hollywood en prend pour son grade, personne ne se prend au sérieux et on rit beaucoup. Mais pourront-ils aller plus loin ?
mardi 15 octobre 2013
The Internship (2013)
Cela faisait un moment que je n'avais pas vu un sympathique "buddy movie". Devant la caméra de Shawn Levy, réalisateur du très sympathique "Date Night", le retour de la paire Owen Wilson-Vince Vaughn m'a ainsi attiré dans ses filets. Ils ont déjà fait mieux, mais c'est quand même pas si mal.
Nos deux joyeux compères sont ici Billy McMahon (Vince Vaughn, dans son rôle traditionnel de type un peu rustre et sûr de lui) et Nick Campbell (Owen Wilson, l'alter ego doux et romantique), vendeurs de montres de luxe. Sauf que le business ne marche plus et leur patron, Sammy Boscoe (John Goodman, sympa), ferme boutique et les licencie. Au chômage, ils tournent en rond jusqu'à ce que Billy décide d'inscrire leur candidature pour effectuer un stage chez Google. La manoeuvre fonctionne et voilà nos deux "vieux" VRP au coeur du géant de l'Internet, en concurrence avec tout un tas de jeunes geeks...
J'aime :
* Le casting. C'est surtout pour ça qu'on se régale devant les buddy movies, toujours cette même bande d'acteurs (par deux ou trois) dans des aventures plus ou moins absurdes et drôles. Ici, Owen Wilson et Vince Vaughn sont quasiment les mêmes zigotos que dans leur précédente épopée, "Wedding Crashers", et on sent cette complicité et cette bonne humeur communicative. Le reste du casting, beaucoup de petits jeunes (dont Rose Byrne, qui a fait du chemin depuis son Australie natale et "Two Hands" avec Heath Ledger), est sympathique. Pas de fausse note et les guests, John Goodman et Will Ferrell surtout, assurent.
* Le scénario. L'idée est bonne, confronter deux "vieux" VRP dépassés aux nouvelles technologies, qui est plus celles de pointe de Google et en tant que stagiaires, c'est original et sujet à de nombreux gags plutôt réussis même si ce n'est pas la grosse poilade non plus.
J'aime pas :
* La publicité pour Google. Certes, difficile d'inventer tout l'univers du géant de l'Internet et son concept de travail fort original. Mais il est vrai que rien ne vient jamais vraiment égratigner le moteur de recherche. On se moque des geeks, mais pas de Google. Après, ce n'est pas inintéressant non plus de voir tout cela, c'est presque un documentaire, mais rempli d'éloge.
"The Internship" n'est pas le buddy movie le plus marrant réunissant Owen Wilson et Vince Vaughn parce qu'il manque de folie, enfermé dans la bulle Google que le scénario veut à tout prix nous présenter sous toutes les coutures. Mais cela reste un divertissement sympa et bien rythmé, avec des acteurs qui s'amusent bien. Alors pourquoi pas.
Nos deux joyeux compères sont ici Billy McMahon (Vince Vaughn, dans son rôle traditionnel de type un peu rustre et sûr de lui) et Nick Campbell (Owen Wilson, l'alter ego doux et romantique), vendeurs de montres de luxe. Sauf que le business ne marche plus et leur patron, Sammy Boscoe (John Goodman, sympa), ferme boutique et les licencie. Au chômage, ils tournent en rond jusqu'à ce que Billy décide d'inscrire leur candidature pour effectuer un stage chez Google. La manoeuvre fonctionne et voilà nos deux "vieux" VRP au coeur du géant de l'Internet, en concurrence avec tout un tas de jeunes geeks...
J'aime :
* Le casting. C'est surtout pour ça qu'on se régale devant les buddy movies, toujours cette même bande d'acteurs (par deux ou trois) dans des aventures plus ou moins absurdes et drôles. Ici, Owen Wilson et Vince Vaughn sont quasiment les mêmes zigotos que dans leur précédente épopée, "Wedding Crashers", et on sent cette complicité et cette bonne humeur communicative. Le reste du casting, beaucoup de petits jeunes (dont Rose Byrne, qui a fait du chemin depuis son Australie natale et "Two Hands" avec Heath Ledger), est sympathique. Pas de fausse note et les guests, John Goodman et Will Ferrell surtout, assurent.
* Le scénario. L'idée est bonne, confronter deux "vieux" VRP dépassés aux nouvelles technologies, qui est plus celles de pointe de Google et en tant que stagiaires, c'est original et sujet à de nombreux gags plutôt réussis même si ce n'est pas la grosse poilade non plus.
J'aime pas :
* La publicité pour Google. Certes, difficile d'inventer tout l'univers du géant de l'Internet et son concept de travail fort original. Mais il est vrai que rien ne vient jamais vraiment égratigner le moteur de recherche. On se moque des geeks, mais pas de Google. Après, ce n'est pas inintéressant non plus de voir tout cela, c'est presque un documentaire, mais rempli d'éloge.
"The Internship" n'est pas le buddy movie le plus marrant réunissant Owen Wilson et Vince Vaughn parce qu'il manque de folie, enfermé dans la bulle Google que le scénario veut à tout prix nous présenter sous toutes les coutures. Mais cela reste un divertissement sympa et bien rythmé, avec des acteurs qui s'amusent bien. Alors pourquoi pas.
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