vendredi 29 octobre 2021

Notting Hill (1999)

C'est toujours un plaisir que de revoir ce grand classique de la comédie romantique britannique, signé Roger Michell (mais surtout du scénariste Richard Curtis).

L'histoire se déroule, comme le titre du film l'indique, dans le cossu quartier londonien de Notting Hill où William Thacker (Hugh Grant, plus Hugh Grant que jamais) tient une petite librairie. Un jour débarque à l'improviste Anna Scott (Julia Roberts, plus Julia Roberts que jamais), star de Hollywood. Le courant passe rapidement et à la suite d'un concours de maladresse, une idylle improbable et mouvementée va alors naître entre les deux...

J'aime :

* Le scénario. On retrouve donc la patte toute britannique de Richard Curtis, qui confirmait son talent après notamment "Four weddings and a funeral", où Hugh Grand s'amourachait déjà d'une Américaine, et avant "Bridget Jones" et "Love Actually". C'est à la fois drôle et charmant, avec des personnages attachants et une romance jamais mielleuse. 

* Le casting. Le duo Roberts-Grant fonctionne à merveille, elle si américaine, belle et imposante, lui si britannique, mignon et gauche, chacun dans un registre dans lequel ils excellent. Et on n'oublie pas de très bons seconds rôles dont l'hilarant Rhys Ifans en tête, dans le rôle du colocataire embarrassant de William.

* L'humour. Le flegme britannique et le pragmatisme américain se percutent à merveille ici, tout comme évidemment la rencontre entre deux mondes totalement opposés (la vedette de cinéma et le modeste libraire) avec de nombreuses scènes comiques et touchantes. 

* Les décors. Le film a sans nul doute contribué à faire exploser le tourisme (et les loyers !) dans ce quartier si authentique de Londres.  

J'aime pas :

* Il y a quand même quelques longueurs dans ces allers-retours incessants d'Anna et William, surtout vers la fin, faisant perdre le rythme du film.

"Notting Hill" fait partie de ces grandes comédies romantiques des années 1990 qui n'a pas pris une ride grâce au talent de son écriture et de ses comédiens parfaitement taillés pour leur rôle. On se dit qu'ils n'ont pas vraiment été remplacés depuis.

lundi 25 octobre 2021

Blow Out (1982)

J'ai découvert ce film de Brian De Palma par hasard lors d'un passage télévisé. Et quelle bonne surprise ! 

L'histoire se déroule à Philadelphie où Jack (John Travolta, très bien) travaille comme ingénieur du son pour des films de série Z. Alors qu'il va de nuit près d'une rivière enregistrer de nouveaux sons pour sa collection, il assiste à un accident de voiture, le véhicule finissant au fond de l'eau. Le jeune homme se jette alors pour sauver ses occupants et ne peut en retirer qu'une jeune femme, Sally (Nancy Allen, pas mal). Cette dernière, prostituée, accompagnait le gouverneur de l'Etat et candidat à la présidentielle, qui décède dans l'accident. Mais en réécoutant son enregistrement, Jack se rend compte que quelqu'un a tiré sur le pneu de la voiture avant qu'elle ne tombe dans la rivière...

J'aime :

* Le scénario. Le point de départ de l'histoire, inspiré par le "Blow Up" de Michelangelo Antonioni (avec du son au lieu d'une photo), est follement original et suit une croisade de longue haleine pour que les deux personnages principaux fassent enfin éclater la vérité. Le tout conclu par un dénouement des plus inattendus, sur fond de feux d'artifice, en ligne finalement avec l'esprit que Brian De Palma a voulu insuffler à son film.

* Le casting. Un rôle différent pour le John Travolta des jeunes années, mais qui tient la route et forme un bon duo avec Nancy Allen. John Lithgow est déjà un méchant épatant. 

* L'environnement. Toujours un plaisir de changer des grandes villes américaines habituelles, ici Philadelphie. 

* L'ambiance. Outre "Blow Up", il y a du Hitchcock dans "Blow Out", mais aussi et surtout un autre hommage aux films "complotistes" des années 1970, et c'est particulièrement efficace.

J'aime pas :

* Pas de reproches particuliers à faire.

"Blow Out" n'aura pas fonctionné commercialement (mais heureusement De Palma enchaînera avec "Scarface" dans la foulée), ce qui est bien dommage, car il a beaucoup de mérites, que la critique, au moins, continuer de saluer encore aujourd'hui.