On ne comptait pas trop sur Nancy Meyers, reine américaine des comédies du 3e âge, pour relancer un peu ce bon vieux Robert De Niro. Mais, comme d'habitude, c'est plutôt sympa.
Jules Ostin (Anne Hathaway, bien) est une jeune entrepreneure à la tête d'un site de vente de vêtements qui a cartonné en peu de temps. Elle est désormais tellement occupée qu'elle en oublie qu'elle a accepté d'accueillir, au sein d'un programme de stagiaires, un senior. C'est Ben Whittaker (Robert de Niro, très bien) qui est sélectionné et qui va devoir assister Jules et sa secrétaire débordée. Après des débuts difficiles, une relation constructive va se nouer entre la jeune employeur et son stagiaire du 3e âge...
J'aime :
* Le casting. Moi qui suis souvent critique sur Robert De Niro, je l'ai bien aimé ici car sobre et bien dans son rôle, assumant donc ce 3e âge avec délicatesse. Face à lui, Anne Hathaway représente bien l'image que l'on pourrait avoir d'une working girl à la tête d'une start-up. Les seconds rôles sont en revanche bien plus effacés et on n'imagine justement pas vraiment la boss avec un tel compagnon tout simple. La pauvre Rene Russo est elle vraiment accessoire.
* Le scénario. L'idée de base est bonne et plutôt originale (même si "The Internship" jouait déjà des décalages avec les nouvelles générations hyper connectées), et tout se déroule de fort belle facture avant que l'histoire ne s'embourbe dans la relation entre Jules et son mari, et finisse ainsi d'ailleurs.
J'aime pas :
* Le dénouement. J'ai vraiment commencé à décrocher avec cette dernière partie de film ennuyeuse et plan-plan, qui n'avait plus vraiment de rapport avec l'idée du début.
* Le rythme. Qui dit comédie du 3e âge, dit rythme qui va avec, donc même si c'est guilleret, cela prend son temps, parfois un peu trop. Et l'ennui guette.
J'avais un mauvais pressentiment pour "The Intern" qui s'avère finalement meilleur que je ne le pensais, avec un joli duo d'acteurs qui fonctionne bien. Seulement, le scénario finit par décevoir. C'était presque ça !
dimanche 31 janvier 2016
mardi 26 janvier 2016
Aloha (2015)
Le temps passe et Cameron Crowe devient toujours plus patapouf dans ses comédies romantiques. A l'image de cet "Aloha" qui, malgré son casting sympa, a été un échec commercial bien mérité, ne sortant même pas au cinéma en France.
L'histoire a pour décor Hawaï où un ancien soldat américain, Brian Gilcrest (Bradley Cooper, sobre), est envoyé pour conclure un accord entre l'armée et le magnat Carson Welch (Bill Murray, très bien) pour le lancement d'un satellite privé. Sur place, Brian est chaperonné par l'aviatrice Allison Ng (Emma Stone, bof), avec qui le feeling semble passer. Mais il retrouve aussi son ex, Tracy (Rachel McAdams, belle comme un coeur), désormais mariée avec deux enfants...
J'aime :
* Le casting. Il est quand même bien fourni avec, en plus des noms déjà cités, Alec Baldwin et Danny McBride. Après, pas de performance remarquable non plus, mais on aime bien tout le monde, même si Emma Stone est un peu bizarre (sans doute dû à son rôle de pseudo femme pilote donc "couillue" et censée être d'origine vietnamienne et hawaïenne, on n'y croit pas trop...).
* Les décors. Comme souvent avec les rares films tournés à Hawaï, l'archipel est superbement mis en valeur et cela nous fait faire un peu de tourisme. Magnifique.
* La bande originale. Beaucoup de chansons locales, mais pas que. Cameron Crowe nous régale toujours d'une jolie playlist, celle-ci n'échappe pas à la règle.
J'aime pas :
* Le scénario. C'est vraiment le problème majeur du film, on a l'impression que le réalisateur voulait à tout prix faire son oeuvre à Hawaï (cf le titre), mais qu'il n'avait par contre aucune inspiration pour l'histoire à raconter. La romance, très réchauffée, prend largement le pas sur la mission de Brian Gilcrest dans l'archipel qui offre un piètre suspense final...
* La mise en scène. Outre des longueurs, on sent les acteurs un peu perdus, sans grande implication, à l'image du scénario.
"Aloha" semble ainsi enterrer encore un peu plus Cameron Crowe qui est de moins en moins inspiré. Il avait les décors et le casting pour un film sympa, mais il a oublié d'offrir un scénario solide, d'où un flop qu'il n'aura pas volé.
L'histoire a pour décor Hawaï où un ancien soldat américain, Brian Gilcrest (Bradley Cooper, sobre), est envoyé pour conclure un accord entre l'armée et le magnat Carson Welch (Bill Murray, très bien) pour le lancement d'un satellite privé. Sur place, Brian est chaperonné par l'aviatrice Allison Ng (Emma Stone, bof), avec qui le feeling semble passer. Mais il retrouve aussi son ex, Tracy (Rachel McAdams, belle comme un coeur), désormais mariée avec deux enfants...
J'aime :
* Le casting. Il est quand même bien fourni avec, en plus des noms déjà cités, Alec Baldwin et Danny McBride. Après, pas de performance remarquable non plus, mais on aime bien tout le monde, même si Emma Stone est un peu bizarre (sans doute dû à son rôle de pseudo femme pilote donc "couillue" et censée être d'origine vietnamienne et hawaïenne, on n'y croit pas trop...).
* Les décors. Comme souvent avec les rares films tournés à Hawaï, l'archipel est superbement mis en valeur et cela nous fait faire un peu de tourisme. Magnifique.
* La bande originale. Beaucoup de chansons locales, mais pas que. Cameron Crowe nous régale toujours d'une jolie playlist, celle-ci n'échappe pas à la règle.
J'aime pas :
* Le scénario. C'est vraiment le problème majeur du film, on a l'impression que le réalisateur voulait à tout prix faire son oeuvre à Hawaï (cf le titre), mais qu'il n'avait par contre aucune inspiration pour l'histoire à raconter. La romance, très réchauffée, prend largement le pas sur la mission de Brian Gilcrest dans l'archipel qui offre un piètre suspense final...
* La mise en scène. Outre des longueurs, on sent les acteurs un peu perdus, sans grande implication, à l'image du scénario.
"Aloha" semble ainsi enterrer encore un peu plus Cameron Crowe qui est de moins en moins inspiré. Il avait les décors et le casting pour un film sympa, mais il a oublié d'offrir un scénario solide, d'où un flop qu'il n'aura pas volé.
vendredi 22 janvier 2016
The Ridiculous 6 (2015)
Oui, j'étais un peu curieux de voir à quoi ressemblerait cette parodie de western version Adam Sandler avec un tas de guests. J'ai pas été déçu, aussi nul que son titre le laisse présager.
Tommy Stockburn (Adam Sandler, qui fait son mauvais viril) vit une existence tranquille parmi une tribu amérindienne lorsque son père, Frank (Nick Nolte, bof), débarque et lui apprend qui il est. Mourant, il lui apprend qu'il a caché un coffre rempli d'argent et lui révèle son emplacement. Mais ce dernier est alors kidnappé par le gang de Cicero (Danny Trejo, correct) à qui il doit justement de l'argent. Tommy va alors se mettre en quête de payer la dette de son père en jouant les Robin des Bois, ne volant de l'argent qu'à des personnes de mauvaise intention. Au cours de son cheminement à travers l'Ouest, il va rencontrer au fur et à mesure et par hasard chacun de ses demi-frères, constituant alors les "Ridiculous 6"...
J'aime :
* La reconstitution. J'aime beaucoup les westerns notamment pour le cachet historique des paysages de l'ouest américain. Celui-ci offre ce qu'il faut de reconstitution fidèle.
J'aime pas :
* Le casting. En dehors de la bonne surprise Taylor Lautner qui est très drôle dans le rôle de l'un des demi-frères benêt d'Adam Sandler, il n'y a pas grand-chose à sauver des autres qui sont souvent dans la caricature grotesque. On est ainsi triste de voir notamment des pointures comme Harvey Keitel et Steve Buscemi là-dedans. Quant à Adam Sandler, il joue toujours le même personnage, quel que soit le costume. Lassant.
* Le scénario. Ce n'est évidemment pas ce qui préoccupe les producteurs et on sent que la constitution des Ridiculous 6 est même bâclée à la fin pour aller plus vite.
* L'humour. Forcément, ce n'est pas fin et on n'échappe pas aux gags scato et/ou vulgaires. Dans certains films, ça passe, là non, c'est juste lourdingue.
Les films d'Adam Sandler paraissent très variés au niveau du scénario, mais ils se suivent et se ressemblent en réalité avec toujours les mêmes personnages et acteurs d'ailleurs. Pas grand-chose à sauver de cet énième nanard qui a bien fait de rester exclusivement sur Netflix.
Tommy Stockburn (Adam Sandler, qui fait son mauvais viril) vit une existence tranquille parmi une tribu amérindienne lorsque son père, Frank (Nick Nolte, bof), débarque et lui apprend qui il est. Mourant, il lui apprend qu'il a caché un coffre rempli d'argent et lui révèle son emplacement. Mais ce dernier est alors kidnappé par le gang de Cicero (Danny Trejo, correct) à qui il doit justement de l'argent. Tommy va alors se mettre en quête de payer la dette de son père en jouant les Robin des Bois, ne volant de l'argent qu'à des personnes de mauvaise intention. Au cours de son cheminement à travers l'Ouest, il va rencontrer au fur et à mesure et par hasard chacun de ses demi-frères, constituant alors les "Ridiculous 6"...
J'aime :
* La reconstitution. J'aime beaucoup les westerns notamment pour le cachet historique des paysages de l'ouest américain. Celui-ci offre ce qu'il faut de reconstitution fidèle.
J'aime pas :
* Le casting. En dehors de la bonne surprise Taylor Lautner qui est très drôle dans le rôle de l'un des demi-frères benêt d'Adam Sandler, il n'y a pas grand-chose à sauver des autres qui sont souvent dans la caricature grotesque. On est ainsi triste de voir notamment des pointures comme Harvey Keitel et Steve Buscemi là-dedans. Quant à Adam Sandler, il joue toujours le même personnage, quel que soit le costume. Lassant.
* Le scénario. Ce n'est évidemment pas ce qui préoccupe les producteurs et on sent que la constitution des Ridiculous 6 est même bâclée à la fin pour aller plus vite.
* L'humour. Forcément, ce n'est pas fin et on n'échappe pas aux gags scato et/ou vulgaires. Dans certains films, ça passe, là non, c'est juste lourdingue.
Les films d'Adam Sandler paraissent très variés au niveau du scénario, mais ils se suivent et se ressemblent en réalité avec toujours les mêmes personnages et acteurs d'ailleurs. Pas grand-chose à sauver de cet énième nanard qui a bien fait de rester exclusivement sur Netflix.
dimanche 17 janvier 2016
The Big Short (2015)
Jolie initiative de la part d'Adam McKay, auteur de grosses pochades (mais de qualité) américaines, qui a décidé de se lancer dans un film au sujet sérieux et polémique, avec tout de même une bonne dose d'ironie.
Son sujet ? La fameuse crise des subprimes en 2008 et comment la bulle financière avait été anticipée plusieurs années auparavant par le manager d'un hedge fund, Michael Burry - seul personnage au nom véridique - (Christian Bale, génial). Il se met alors en tête de parier contre le marché immobilier auprès des banques américaines qui le prennent pour un fou, mais acceptent son argent. Seul banquier à faire réellement attention à son idée, Jared Vennett (Ryan Gosling, bien) va proposer à un fonds "éthique" géré par l'idéaliste Mark Baum (Steve Carell, excellent) de suivre le même processus. Petit à petit, d'autres investisseurs vont s'y intéresser et attendre son effet jusqu'à ce que la crise arrive enfin, comme prévu...
J'aime :
* Le casting. Il est royal, entre les prestations géniales de Christian Bale et Steve Carell, on a aussi, en plus sobre certes, Ryan Gosling et Brad Pitt. Tous les autres seconds rôles sont très bons également.
* La mise en scène. Adam McKay a dû piocher dans ses comédies loufoques précédentes pour insérer dans un sujet très complexe et sérieux une bonne d'humour noir et d'ironie, finalement très bien en phase avec le cynisme de toute cette histoire, souvent à l'aide de jeu face caméra, d'insertions de photos de l'American Way of Life (à la Martin Parr) ou encore d'apartés déjantés.
* Le scénario. Même complexe, on comprend globalement les enjeux et on se prend au jeu de ces différents personnages principaux poursuivant le même but, mais dans des contextes différents. Et même si l'on connaît la fin, le suspense reste entier...
* La pédagogie. Il en faut beaucoup pour comprendre le mécanisme qui a pu aboutir à la crise de 2008. Le réalisateur a pris l'option de scènes d'explications à part, jouées par une playmate ou encore Selena Gomez dans un casino... sympa !
J'aime pas :
* Ce n'est pas de la faute d'Adam McKay, mais, malgré ses séances pédagogiques, les non-initiés en économie - et pourtant je n'en suis pas un - se noieront dans les méandres de la spéculation bancaire et surtout de ce système d'hypothèque à l'américaine.
"The Big Short" est un film de plus sur la crise des subprimes, mais il est audacieux, fort original dans sa mise en scène, et d'autant plus prenant qu'il s'appuie sur des faits et personnages réels. Une belle réussite au vu de la filmographie du cinéaste.
Son sujet ? La fameuse crise des subprimes en 2008 et comment la bulle financière avait été anticipée plusieurs années auparavant par le manager d'un hedge fund, Michael Burry - seul personnage au nom véridique - (Christian Bale, génial). Il se met alors en tête de parier contre le marché immobilier auprès des banques américaines qui le prennent pour un fou, mais acceptent son argent. Seul banquier à faire réellement attention à son idée, Jared Vennett (Ryan Gosling, bien) va proposer à un fonds "éthique" géré par l'idéaliste Mark Baum (Steve Carell, excellent) de suivre le même processus. Petit à petit, d'autres investisseurs vont s'y intéresser et attendre son effet jusqu'à ce que la crise arrive enfin, comme prévu...
J'aime :
* Le casting. Il est royal, entre les prestations géniales de Christian Bale et Steve Carell, on a aussi, en plus sobre certes, Ryan Gosling et Brad Pitt. Tous les autres seconds rôles sont très bons également.
* La mise en scène. Adam McKay a dû piocher dans ses comédies loufoques précédentes pour insérer dans un sujet très complexe et sérieux une bonne d'humour noir et d'ironie, finalement très bien en phase avec le cynisme de toute cette histoire, souvent à l'aide de jeu face caméra, d'insertions de photos de l'American Way of Life (à la Martin Parr) ou encore d'apartés déjantés.
* Le scénario. Même complexe, on comprend globalement les enjeux et on se prend au jeu de ces différents personnages principaux poursuivant le même but, mais dans des contextes différents. Et même si l'on connaît la fin, le suspense reste entier...
* La pédagogie. Il en faut beaucoup pour comprendre le mécanisme qui a pu aboutir à la crise de 2008. Le réalisateur a pris l'option de scènes d'explications à part, jouées par une playmate ou encore Selena Gomez dans un casino... sympa !
J'aime pas :
* Ce n'est pas de la faute d'Adam McKay, mais, malgré ses séances pédagogiques, les non-initiés en économie - et pourtant je n'en suis pas un - se noieront dans les méandres de la spéculation bancaire et surtout de ce système d'hypothèque à l'américaine.
"The Big Short" est un film de plus sur la crise des subprimes, mais il est audacieux, fort original dans sa mise en scène, et d'autant plus prenant qu'il s'appuie sur des faits et personnages réels. Une belle réussite au vu de la filmographie du cinéaste.
mardi 12 janvier 2016
The Hateful Eight (2015)
Après "Django Unchained", Quentin Tarantino récidive avec un western, mais qui se révèle être beaucoup moins une aventure qu'un huis-clos. On le regrette, même si c'est plutôt réussi quand même.
Point d'esclavagiste tyrannique cette fois, mais un chasseur de primes, John Ruth (Kurt Russell, très bon), en route pour Red Rock où il va faire pendre la criminelle Daisy Domergue (Jennifer Jason Leigh, remarquable). Sur son chemin enneigé du Wyoming, il va accueillir dans sa diligence deux nouveaux passagers pris par le climat : le major Marquis Warren (Samuel L. Jackson, impeccable), devenu lui aussi chasseur de primes après la fin de la Guerre de Sécession, et Chris Mannix (Walton Goggins, excellent), futur shérif de Red Rock justement. Une tempête de neige arrivant, ils se voient forcés de faire halte chez Minnie, une auberge perdue dans les montagnes. Là s'y trouvent déjà quatre autres personnages suspects...
J'aime :
* Le casting. Avec Quentin Tarantino, c'est toujours la régalade et il n'y a ici que du très bon, au top du top. Mention spéciale à Jennifer Jason Leigh dans le seul rôle féminin parmi les huit "salopards" et à ce cher Walton Goggins, ancien de "The Shield", savoureux (malgré son changement de voix fait exprès) en shérif à la noix.
* Le scénario. Je l'ai préféré à son précédent, "Django Unchained", même si plus classique. Mais il y a cette dose d'imprévisibilité constante sur la nature réelle des personnages qui apporte beaucoup de piquant. Les dialogues sont sans doute un peu moins déjantés que d'habitude, mais cela reste bien travaillé. De même, malgré la longueur du film, les presque 3 heures passent très bien, sans ennui.
* Les décors. Certes, il n'y a en tout et pour tout que deux, mais que ce soit les paysages enneigés et l'intérieur de chez Minnie, c'est magnifique. Accessoires et costumes sont également splendides.
* La bande originale. On signalera quand même qu'elle est signée Ennio Morricone, mais le maestro, à 87 ans, est resté sobre. On est loin des envolées flamboyantes de ses compositions pour Sergio Leone.
J'aime pas :
* Même si le huis-clos passe très bien, grâce à un scénario astucieux, on aurait d'autant plus aimé une aventure un peu plus "extérieure" avec quelques chevauchées, surtout dans ces décors.
La huitième oeuvre de Quentin Tarantino n'est sans doute pas sa meilleure, mais elle reste un délicieux divertissement, toujours avec son style bien à lui, culotté et sans complexe. On est déjà impatient de voir la prochaine !
Point d'esclavagiste tyrannique cette fois, mais un chasseur de primes, John Ruth (Kurt Russell, très bon), en route pour Red Rock où il va faire pendre la criminelle Daisy Domergue (Jennifer Jason Leigh, remarquable). Sur son chemin enneigé du Wyoming, il va accueillir dans sa diligence deux nouveaux passagers pris par le climat : le major Marquis Warren (Samuel L. Jackson, impeccable), devenu lui aussi chasseur de primes après la fin de la Guerre de Sécession, et Chris Mannix (Walton Goggins, excellent), futur shérif de Red Rock justement. Une tempête de neige arrivant, ils se voient forcés de faire halte chez Minnie, une auberge perdue dans les montagnes. Là s'y trouvent déjà quatre autres personnages suspects...
J'aime :
* Le casting. Avec Quentin Tarantino, c'est toujours la régalade et il n'y a ici que du très bon, au top du top. Mention spéciale à Jennifer Jason Leigh dans le seul rôle féminin parmi les huit "salopards" et à ce cher Walton Goggins, ancien de "The Shield", savoureux (malgré son changement de voix fait exprès) en shérif à la noix.
* Le scénario. Je l'ai préféré à son précédent, "Django Unchained", même si plus classique. Mais il y a cette dose d'imprévisibilité constante sur la nature réelle des personnages qui apporte beaucoup de piquant. Les dialogues sont sans doute un peu moins déjantés que d'habitude, mais cela reste bien travaillé. De même, malgré la longueur du film, les presque 3 heures passent très bien, sans ennui.
* Les décors. Certes, il n'y a en tout et pour tout que deux, mais que ce soit les paysages enneigés et l'intérieur de chez Minnie, c'est magnifique. Accessoires et costumes sont également splendides.
* La bande originale. On signalera quand même qu'elle est signée Ennio Morricone, mais le maestro, à 87 ans, est resté sobre. On est loin des envolées flamboyantes de ses compositions pour Sergio Leone.
J'aime pas :
* Même si le huis-clos passe très bien, grâce à un scénario astucieux, on aurait d'autant plus aimé une aventure un peu plus "extérieure" avec quelques chevauchées, surtout dans ces décors.
La huitième oeuvre de Quentin Tarantino n'est sans doute pas sa meilleure, mais elle reste un délicieux divertissement, toujours avec son style bien à lui, culotté et sans complexe. On est déjà impatient de voir la prochaine !
mercredi 6 janvier 2016
Spy (2015)
Voilà une comédie qui m'avait tapé dans l'oeil grâce à sa bande-annonce loufoque. Finalement pas vu au cinéma, mais en VOD, ce qui n'est pas plus mal.
Comme son titre l'indique, nous voici au coeur d'une affaire d'espionnage. Bradley Fine (Jude Law, bien) est l'un des meilleurs agents de la CIA, formant une équipe de choc avec l'analyste Susan Cooper (Melissa McCarthy, excellente), qui l'épaule depuis Langley. Mais lors d'une mission impliquant des armes nucléaires, le premier est tué par Rayana Boyanov (Rose Byrne, qui surjoue un peu), fille d'un marchand d'armes éliminé au préalable par l'espion. De plus, celle-ci détient une liste de tous les agents de la CIA, compromettant son interpellation. Aidée par un autre agent qui entend tout de même lui mettre la main dessus, Rick Ford (Jason Statham, pas mal), Susan Cooper va alors tenter sa chance sur le terrain, profitant du fait que personne ne l'avait jamais vue avant dans ce rôle...
J'aime :
* Le casting. Il y a du lourd, c'est le moins que l'on puisse dire, avec une Melissa McCarthy qui excelle en brave analyste malmenée par ses supérieurs et les différentes missions qui lui sont confiées. Autour d'elle, des seconds rôles plus ou moins caricaturaux, mais avec des acteurs qui se prennent au jeu et s'emploient très bien dans le second degré, se souvent moquant d'eux-mêmes au final.
* Le scénario. La trame principale est vraiment très banale avec cette traque pour une arme nucléaire, mais ce n'est évidemment pas là-dessus que se joue le film. La vraie bonne idée, c'est donc de balancer Melissa McCarthy et son physique pas du tout adapté dans cette aventure musclée et dynamique. Cela fonctionne très bien et donne lieu à quelques savoureux moments.
J'aime pas :
* La durée. Le film dure bien 2 heures et c'est beaucoup trop. Il se traîne souvent en longueur, devenant presque interminable, et on frôle souvent l'ennui.
* L'humour. Globalement, c'est drôle quand même, il y a quelques séquences hilarantes, mais elles semblent avoir toutes été rassemblées dans la bande-annonce... On n'échappe donc pas à beaucoup de choses beaucoup moins subtiles, voire vulgaires.
Paul Feig a donc eu une excellente idée de départ, avec une Melissa McCarthy géniale pour interpréter sans complexe Susan Cooper, mais le résultat est malheureusement souvent long et boursouflé. Il aurait gagné à perdre quelques kilos...
Comme son titre l'indique, nous voici au coeur d'une affaire d'espionnage. Bradley Fine (Jude Law, bien) est l'un des meilleurs agents de la CIA, formant une équipe de choc avec l'analyste Susan Cooper (Melissa McCarthy, excellente), qui l'épaule depuis Langley. Mais lors d'une mission impliquant des armes nucléaires, le premier est tué par Rayana Boyanov (Rose Byrne, qui surjoue un peu), fille d'un marchand d'armes éliminé au préalable par l'espion. De plus, celle-ci détient une liste de tous les agents de la CIA, compromettant son interpellation. Aidée par un autre agent qui entend tout de même lui mettre la main dessus, Rick Ford (Jason Statham, pas mal), Susan Cooper va alors tenter sa chance sur le terrain, profitant du fait que personne ne l'avait jamais vue avant dans ce rôle...
J'aime :
* Le casting. Il y a du lourd, c'est le moins que l'on puisse dire, avec une Melissa McCarthy qui excelle en brave analyste malmenée par ses supérieurs et les différentes missions qui lui sont confiées. Autour d'elle, des seconds rôles plus ou moins caricaturaux, mais avec des acteurs qui se prennent au jeu et s'emploient très bien dans le second degré, se souvent moquant d'eux-mêmes au final.
* Le scénario. La trame principale est vraiment très banale avec cette traque pour une arme nucléaire, mais ce n'est évidemment pas là-dessus que se joue le film. La vraie bonne idée, c'est donc de balancer Melissa McCarthy et son physique pas du tout adapté dans cette aventure musclée et dynamique. Cela fonctionne très bien et donne lieu à quelques savoureux moments.
J'aime pas :
* La durée. Le film dure bien 2 heures et c'est beaucoup trop. Il se traîne souvent en longueur, devenant presque interminable, et on frôle souvent l'ennui.
* L'humour. Globalement, c'est drôle quand même, il y a quelques séquences hilarantes, mais elles semblent avoir toutes été rassemblées dans la bande-annonce... On n'échappe donc pas à beaucoup de choses beaucoup moins subtiles, voire vulgaires.
Paul Feig a donc eu une excellente idée de départ, avec une Melissa McCarthy géniale pour interpréter sans complexe Susan Cooper, mais le résultat est malheureusement souvent long et boursouflé. Il aurait gagné à perdre quelques kilos...
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