Je n'avais pas entendu parler de ce film sorti il y a déjà quelques années. Un voyage en avion m'a permis de me rattraper et c'était plutôt une bonne pioche.
L'histoire retrace la lutte du juge Pierre Michel (Jean Dujardin, bien) contre la fameuse French Connection, réseau de trafiquants de drogue basé à Marseille qui livrait sa marchandise aux Etats-Unis au milieu des années 1970. Ce dernier est dirigé par Gaëtan Zampa (Gilles Lellouche, bof), qui doit gérer aussi bien les guerres internes à son gang que la bataille face à la police et la justice.
J'aime :
* Le sujet. Il a déjà été traité, mais peut-être pas de cette manière. On a affaire à un bon film policier, où tous les ingrédients (réels qui plus est) sont réunis - trafic de drogue, guerre de gangs, policiers ripoux, le Marseille des années 1970, un héros charismatique... -, avec un minimum d'action.
* L'environnement. Marseille est une vraie ville de cinéma, on l'a (re)découvert bien trop tard, mais elle est une fois de plus ici magnifiée avec une photographie splendide.
* La reconstitution. Les années 1970 sont (presque) fidèlement mises en scène. Il y aurait quelques anachronismes (voitures, musique...), mais ce sont des détails. Bonne idée d'y avoir associé une manière de filmer et un montage "d'époque" également.
J'aime pas :
* Le casting. Si Jean Dujardin, omniprésent, campe bien le juge Michel, son grand adversaire, Gaëtan Zampa, aurait sans doute été mieux joué par quelqu'un d'autre que Gilles Lellouche. Ce dernier n'est pas effrayant pour un sou et manque cruellement de charisme dans le rôle. Par ailleurs, que ce soit lui ou ses acolytes, ça manque cruellement d'accent du cru. Si les comédiens sont incapables de l'imiter correctement, qu'on prenne des locaux (comme Gérard Meylan, le Marseillais de service, qui joue un Corse d'ailleurs). Les seconds rôles sont globalement très bien sinon même si j'ai toujours du mal avec Benoît Magimel.
* Le scénario. Il met un peu de temps à se mettre en place, il y a aussi des moments de creux, sans parler des erreurs factuelles ou raccourcis qu'il comporterait, bref, il est irrégulier.
Avec "La French", Cédric Jimenez nous plonge avec brio dans une sacrée histoire et époque, le tout mené tambour battant par un Jean Dujardin tonique et inspiré. Malgré ses défauts et donc un casting pas toujours irréprochable, on passe un bon moment et la mission divertissement est accomplie.
mardi 24 septembre 2019
mardi 10 septembre 2019
Inside Out (2015)
Les critiques étaient dithyrambiques. Je m'attendais donc à voir LE chef-d'oeuvre de Pixar. Ce fut une belle déception...
L'histoire suit le début de vie de Riley, une jeune Américaine du Minnesota, de sa naissance à son adolescence, mais du point de vue de son cerveau et plus particulièrement de cinq de ses émotions personnifiées par de petits personnages intérieurs : joie, peur, colère, tristesse et dégoût. Si tout se passe pour le mieux jusqu'à ses 11 ans, le déménagement de la fillette à San Francisco avec ses parents va complètement bouleverser sa vie alors que cette période coïncide également avec le début de son adolescence. Tristesse va alors prendre le contrôle du quartier cérébral et surtout des souvenirs de Riley, la plongeant dans un désarroi que seule Joie pourra tenter de renverser...
J'aime :
* L'idée. Le concept même. C'est follement original, surtout pour un dessin animé, et tout est très bien pensé par Pete Docter et son équipe, une habile vulgarisation scientifique sur une période de la vie ô combien complexe.
* Le casting. Pas que des stars - Amy Poehler, Bill Hader, Diane Lane, Kyle MachLachlan pour les plus connus - , mais des voix très expressives, ne serait-ce que pour les "émotions" de Riley.
J'aime pas :
* Le scénario. Si l'idée en elle-même de se concentrer sur cette période charnière de la préadolescence est particulièrement pertinente car les émotions sont mises à rude épreuve - et ici encore plus avec ce contexte d'un déménagement lointain et dans un lieu paraissant hostile -, l'aventure de ces mêmes émotions dans ces îles du souvenir qui s'effacent est non seulement tristoune et longuette voire ennuyeuse, mais également complexe à suivre d'une certaine manière. D'autant plus pour de jeunes enfants et il semble que Pixar les ait quelque peu laissé de côté (la préadolescence ne leur parlera pas encore et comprendre ce qu'il se passe dans le cerveau à ce moment-là encore moins !). Je m'attendais à plus de diversité dans l'interaction de toutes ces émotions. Au final, la course-poursuite joie-tristesse domine le film.
* Les graphismes. Moins pour le côté technique que pour l'univers, et notamment celui mental de la fillette, qui n'est pas des plus attrayants. On aurait aussi aimé voir plus de scènes avec ces mêmes émotions dans la tête d'autres personnages.
Ce sont donc des émotions très mitigées que j'ai ressenties moi-même en voyant ce film, j'avais de grandes attentes d'après tous les éloges lus ou entendus, et je n'ai pas réussi du tout à rentrer dans l'esprit de Riley, restant plus "out" qu'"inside"...
L'histoire suit le début de vie de Riley, une jeune Américaine du Minnesota, de sa naissance à son adolescence, mais du point de vue de son cerveau et plus particulièrement de cinq de ses émotions personnifiées par de petits personnages intérieurs : joie, peur, colère, tristesse et dégoût. Si tout se passe pour le mieux jusqu'à ses 11 ans, le déménagement de la fillette à San Francisco avec ses parents va complètement bouleverser sa vie alors que cette période coïncide également avec le début de son adolescence. Tristesse va alors prendre le contrôle du quartier cérébral et surtout des souvenirs de Riley, la plongeant dans un désarroi que seule Joie pourra tenter de renverser...
J'aime :
* L'idée. Le concept même. C'est follement original, surtout pour un dessin animé, et tout est très bien pensé par Pete Docter et son équipe, une habile vulgarisation scientifique sur une période de la vie ô combien complexe.
* Le casting. Pas que des stars - Amy Poehler, Bill Hader, Diane Lane, Kyle MachLachlan pour les plus connus - , mais des voix très expressives, ne serait-ce que pour les "émotions" de Riley.
J'aime pas :
* Le scénario. Si l'idée en elle-même de se concentrer sur cette période charnière de la préadolescence est particulièrement pertinente car les émotions sont mises à rude épreuve - et ici encore plus avec ce contexte d'un déménagement lointain et dans un lieu paraissant hostile -, l'aventure de ces mêmes émotions dans ces îles du souvenir qui s'effacent est non seulement tristoune et longuette voire ennuyeuse, mais également complexe à suivre d'une certaine manière. D'autant plus pour de jeunes enfants et il semble que Pixar les ait quelque peu laissé de côté (la préadolescence ne leur parlera pas encore et comprendre ce qu'il se passe dans le cerveau à ce moment-là encore moins !). Je m'attendais à plus de diversité dans l'interaction de toutes ces émotions. Au final, la course-poursuite joie-tristesse domine le film.
* Les graphismes. Moins pour le côté technique que pour l'univers, et notamment celui mental de la fillette, qui n'est pas des plus attrayants. On aurait aussi aimé voir plus de scènes avec ces mêmes émotions dans la tête d'autres personnages.
Ce sont donc des émotions très mitigées que j'ai ressenties moi-même en voyant ce film, j'avais de grandes attentes d'après tous les éloges lus ou entendus, et je n'ai pas réussi du tout à rentrer dans l'esprit de Riley, restant plus "out" qu'"inside"...
dimanche 8 septembre 2019
A Star is born (2018)
C'est finalement Bradley Cooper qui s'est lancé, pour sa première réalisation, dans le troisième remake de "A Star is born" avec Lady Gaga dans le rôle de l'"étoile" au lieu de Beyoncé. J'appréhendais beaucoup, mais c'est pas si mal.
L'histoire se situe cette fois dans le milieu de la country. Grosse star, mais gros alcoolique également, Jackson Maine (Bradley Cooper, très bien) débarque un soir dans un cabaret de Los Angeles où il fait la connaissance d'Ally Campana (Lady Gaga, qui assure). Cette dernière est serveuse le jour et chanteuse la nuit dans ce bar de drag-queens. Epoustouflé par son talent, le chanteur country la prend sous son aile et lui offre rapidement sa scène. Alors que leur couple se forme dans le même temps, Ally devient alors la coqueluche du public et son succès, capitalisé dans la pop plutôt que la country, dépasse celui de Jackson Maine, dont le déclin va aggraver ses addictions...
J'aime :
* Le casting. Bradley Cooper joue 90% du temps la star bourrée et/ou droguée, ce qui n'est pas si facile que cela, et il est particulièrement touchant dans cette descente aux enfers alors que sa carrière lui échappe. A ses côtés, Lady Gaga ne méritait assurément pas un prix de meilleure actrice, mais elle s'en sort très bien, on la sent très sincère et impliquée, d'autant plus que son cheminement (musical et artistique notamment) semble assez proche de celui de son personnage. Peu de place pour les seconds rôles, mais on retrouve notamment le sympathique moustachu Sam Elliott.
* La bande originale. Le film repose aussi dessus évidemment et même si on l'a entendu des milliers de fois désormais, "Shallow" est un vrai point fort. Le reste des morceaux est tout à fait solide également.
* La photographie. Si Bradley Cooper ne présente pas une mise en scène qui sort de l'ordinaire pour son premier film, il s'est attaché les services de l'excellent Matthew Libatique à la photographie, avec des scènes de concert particulièrement réussies.
J'aime pas :
* Le scénario. Outre le fait qu'en tant que remake (même s'il n'en avait pas été un, ce type de film ne peut sortir des sentiers battus), il est totalement prévisible, il est bien trop déséquilibré entre une rencontre des deux personnages principaux et une accession au succès extrêmement rapides et un dénouement trop long, qui n'en finit plus.
Comme souvent, je suis très sceptique avant d'assister à certains films dont celui-ci, mais ce n'est pas le désastre que j'avais imaginé, porté par un duo Bradley Cooper-Lady Gaga qui fonctionne très bien et une bande originale agréable. Un bon divertissement.
L'histoire se situe cette fois dans le milieu de la country. Grosse star, mais gros alcoolique également, Jackson Maine (Bradley Cooper, très bien) débarque un soir dans un cabaret de Los Angeles où il fait la connaissance d'Ally Campana (Lady Gaga, qui assure). Cette dernière est serveuse le jour et chanteuse la nuit dans ce bar de drag-queens. Epoustouflé par son talent, le chanteur country la prend sous son aile et lui offre rapidement sa scène. Alors que leur couple se forme dans le même temps, Ally devient alors la coqueluche du public et son succès, capitalisé dans la pop plutôt que la country, dépasse celui de Jackson Maine, dont le déclin va aggraver ses addictions...
J'aime :
* Le casting. Bradley Cooper joue 90% du temps la star bourrée et/ou droguée, ce qui n'est pas si facile que cela, et il est particulièrement touchant dans cette descente aux enfers alors que sa carrière lui échappe. A ses côtés, Lady Gaga ne méritait assurément pas un prix de meilleure actrice, mais elle s'en sort très bien, on la sent très sincère et impliquée, d'autant plus que son cheminement (musical et artistique notamment) semble assez proche de celui de son personnage. Peu de place pour les seconds rôles, mais on retrouve notamment le sympathique moustachu Sam Elliott.
* La bande originale. Le film repose aussi dessus évidemment et même si on l'a entendu des milliers de fois désormais, "Shallow" est un vrai point fort. Le reste des morceaux est tout à fait solide également.
* La photographie. Si Bradley Cooper ne présente pas une mise en scène qui sort de l'ordinaire pour son premier film, il s'est attaché les services de l'excellent Matthew Libatique à la photographie, avec des scènes de concert particulièrement réussies.
J'aime pas :
* Le scénario. Outre le fait qu'en tant que remake (même s'il n'en avait pas été un, ce type de film ne peut sortir des sentiers battus), il est totalement prévisible, il est bien trop déséquilibré entre une rencontre des deux personnages principaux et une accession au succès extrêmement rapides et un dénouement trop long, qui n'en finit plus.
Comme souvent, je suis très sceptique avant d'assister à certains films dont celui-ci, mais ce n'est pas le désastre que j'avais imaginé, porté par un duo Bradley Cooper-Lady Gaga qui fonctionne très bien et une bande originale agréable. Un bon divertissement.
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