mardi 17 mars 2026

Submarine (2011)

Richard Ayoade, le réalisateur de ce joli film indépendant britannique, était l'un des invités du festival Rencontres 7e Art de Lausanne cette année. Il accompagnait notamment Wes Anderson, qui l'a fait jouer dans sa dernière œuvre, "The Phoenician Scheme", et avec qui il écrit la prochaine. Son premier long-métrage, "Submarine", était ainsi projeté.

L'histoire est celle d'Oliver Tate (Craig Roberts, excellent), un ado gallois comme les autres confronté à deux défis majeurs : séduire sa mignonne camarade Jordana (Yasmin Paige, bien) et remettre en selle la relation de ses parents qui tourne au vinaigre. Encore plus depuis qu'un vieil ex bizarre (mais séducteur) de sa mère est devenu leur voisin.

J'aime : 

 * Le casting. Craig Roberts crève l'écran dans le rôle de cet ado tiraillé entre sa vie sentimentale et celle de ses parents dans un contexte scolaire jamais évident à cet âge. Ce qui est particulièrement intéressant, c'est que c'est un antihéros en quelque sorte, bourré de défauts (il n'hésite pas, par exemple, à participer à des séances de harcèlement) mais malgré tout attachant. Sa conquête, jouée par Yasmin Paige, est dans ce même état d'esprit, loin d'être parfaite non plus. Des bonnes "tronches" ont été trouvées pour le reste des élèves, ainsi que pour les rôles adultes interprétés par des actrices et acteurs solides (Noah Taylor, Sally Hawkins, Paddy Considine...).

* Le scénario. Adapté d'un roman de Joe Dunthorne sorti peu avant, il ne révolutionne pas non plus le genre de la comédie ado avec la narration à la première personne, les thèmes classiques du sexe et des innombrables problèmes existentiels, mais il est porté notamment par la consistance de ses personnages et finalement l'universalité des sentiments exprimés à l'écran.

* La bande originale. Alex Turner, leader des Arctic Monkeys, a composé les chansons du film et elles collent parfaitement à son atmosphère : romantiques, sombres, mélancoliques, pleines d'espoir...

* Les décors. Originaux pour moi qui ne connaît rien du Pays de Galles, même si la météo ne donne clairement pas envie...

J'aime pas :

* La mise en scène. On sent que Richard Ayoade expérimente plein de styles différents et cela peut apporter parfois un peu de confusion et des images pas toujours bien nettes. 

Malgré quelques défauts de jeunesse, le comédien britannique s'est lancé avec réussite dans les longs-métrages avec cette petite pépite de "teen movie", à l'histoire intéressante portée par de chouettes comédiennes et comédiens, ainsi qu'une bande son impeccable. Malheureusement, il semble que Richard Ayoade ait quelque peu patiné par la suite derrière la caméra.

samedi 28 février 2026

Le Mage du Kremlin (2026)

Olivier Assayas n'est pas un cinéaste qui m'attire trop. J'avais vu "Clouds of Sils Maria" et désormais ce "Mage du Kremlin". A chaque fois en raison d'une initiative qui n'est pas la mienne. Mais je n'en ressors pas forcément déçu. Ce dernier film repose sur une histoire (en partie) vraie et fascinante.

Et cette histoire est celle de Vadim Baranov (Paul Dano, bien), jeune artiste d'avant-garde russe, qui va grimper les échelons du début des années 1990 aux années 2010, jusqu'à devenir producteur de télévision et surtout artisan, avec Boris Berezovsky (Will Keen, très bien), de l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine (Jude Law, pas mal). Ce dernier se révélera finalement bien plus difficile à manier que son prédécesseur, Boris Elstine...

J'aime :

* Le scénario. Adapté du roman éponyme de Giuliano da Empoli par Olivier Assayas lui-même aidé par Emmanuel Carrère, il est passionnant pour les mauvais connaisseurs, comme moi, de l'histoire russe contemporaine et donne des clés pour mieux comprendre l'ascension de Vladimir Poutine et ce qu'il a fait du pouvoir qui lui a été livré clés en main.

* La reconstitution. Je ne suis pas plus fin connaisseur de la Russie, mais les décors lettons m'ont paru très crédibles.

* Le casting. C'est du solide avec, outre Paul Dano, Jude Law et Will Keen, les excellents Jeffrey Wright, Tom Sturridge ou encore Alicia Vikander.

J'aime pas :

* La mise en scène. Divisé en chapitres, le film paraît presque un documentaire, monopolisé par la voix off de Paul Dano ou des scènes de dialogues interminables. Ce qui rend l'expérience encore plus longue voire ennuyeuse.

* Le casting. Malgré les très bons comédiens, on n'aurait pas été contre une distribution un peu plus "locale" pour rendre le long-métrage encore plus crédible. 

Au départ, Olivier Assayas n'était lui-même pas très chaud pour réaliser ce film, en raison des contraintes citées dans mes reproches : un livre - sans lui retirer ses qualités - trop bavard et l'obligation de faire appel à des acteurs anglo-saxons pour pouvoir vendre son film à l'international. Aurait-il ainsi dû renoncer pour de bon ? Peut-être pas, mais il est vrai que cela pèse tout de même dans la note finale.

mardi 20 janvier 2026

O agente secreto (2025)

Après le phénomène "Ainda estou aqui" en début d'année dernière, le Brésil est déjà de retour sur le devant de la scène cinématographique mondiale avec le dernier film de Kleber Mendonça Filho (et mon premier). Un nouveau long-métrage récompensé internationalement et ainsi glorifié par le public brésilien. Et c'est encore plutôt mérité.

L'histoire est celle de Marcelo (Wagner Moura, très bien), un ancien chercheur qui revient à Recife après un moment passé à Brasilia, en pleine dictature (1977 plus exactement). Il vient s'y cacher et revoir son jeune fils, envisageant un exil ensemble à l'étranger. Il se fait embaucher aux archives de la Police civile où il espère retrouver des informations sur sa mère. Mais des tueurs à gage sont à sa recherche...

J'aime :

* Le casting. La sobriété toute élégante de Wagner Moura domine une troupe tout à fait hétéroclite mais admirable, avec nombre de bonnes "gueules" de cinéma et surtout parfaitement brésiliennes. Mention spéciale aux personnages de la logeuse Dona Sebastiana, le commissaire Euclides ou encore Augusto le tueur à gage.

* La mise en scène. Kleber Mendonça Filho a un vrai style, avec cette succession de scènes, peu longues (malgré la durée du film), lentes ou rapides, bavardes ou non, comiques ou tristes, mais où il se passe toujours quelque chose, que ce soit utile ou non d'ailleurs ! Tout cela construit autour de son fil rouge sous haute tension. Le cinéaste joue avec ce suspense, l'augmentant ou le diminuant selon ses envies.

* Les décors. La reconstitution du Brésil et du Nordeste en particulier des années 1970 est magnifique, Le grain vintage donné à l'image apporte un plus pour l'authenticité, pour ne pas offrir un résultat trop "propre".

* La bande originale. On a le droit à des chansons brésiliennes mais aussi internationales (Chicago, Donna Summer...) de l'époque, que du bonheur. 

* Le scénario. Je le mets en dernier car, s'il m'a beaucoup plu globalement, c'est ce que je retiens le moins au final. C'est un vrai jeu de fausses pistes - dès son titre - que nous propose Kleber Mendonça Filho. Qui est en réalité Marcelo ? Quel est son but ? Pourquoi est-il persécuté ? Si le cinéaste se donne, comme Walter Salles avec "Ainda estou aqui", une mission de rafraîchissement de la mémoire brésilienne, il y va de manière bien moins directe, plus personnelle voire même poétique, bousculant surtout les codes de narration traditionnelle.

J'aime pas :

* Si le film est long (plus de 2h30), on ne voit pas le temps passer, happés que nous sommes par cette histoire dont on cherche à démêler les fils. Néanmoins, il est rempli de séquences, certes folkloriques (cette visite du tailleur allemand, cette légende de la jambe poilue), mais qui ne font pas du tout avancer le récit. Et je n'ai pas trop apprécié ces scènes dans le présent avec les deux étudiantes qui font des recherches sur l'affaire "Marcelo". J'entends bien l'utilité pédagogique envers le public brésilien, mais je n'ai pas trouvé cela très "cinématographique" et cela tranche trop avec le reste du film et son atmosphère si passionnante. Ainsi, le dénouement m'a quelque peu laissé sur ma faim.

Voir des films brésiliens, et surtout celui-ci, provoque en moi beaucoup de "saudades" car, même s'il se déroule dans les années 1970, peu de choses ont changé en termes d'atmosphère et d'humanité sur place. J'ai donc adoré cette ambiance, ces personnages, mais je reste un peu réservé quant au scénario sur certains aspects décrits plus haut. Néanmoins, parabéns Kleber Mendonça Filho !

jeudi 8 janvier 2026

Wake up dead man : a Knives Out mystery (2025)

Et voici le troisième épisode de la saga Netflix "Knives Out", signée Rian Johnson, qui n'a l'air de ne plus s'occuper que de cela. Une nouvelle troupe de comédiennes et comédiens célèbres est menée par Daniel Craig. Mais c'est l'opus le moins emballant jusqu'ici.

L'histoire est celle de Jefferson Wicks (Josh Brolin, très bien), prêtre charismatique et anticonformiste d'une petite paroisse de Nouvelle-Angleterre, qui finit assassiné dans d'étranges circonstances. Tout a des airs de crime parfait. Face à cette situation, la cheffe de la police locale, Geraldine Scott (Mila Kunis, bien), fait appel à l'incontournable Benoit Blanc (Daniel Craig, bien aussi, mais moins présent) pour résoudre ce mystère. Il sera épaulé par le jeune prêtre Jud Duplenticy (Josh O'Oconnor, très bien aussi), qui était arrivé peu avant afin de succéder au père Wicks.

J'aime : 

* Le casting. La série continue d'attirer les stars puisque, outre Daniel Craig, on retrouve ici autour de lui Mila Kunis et Josh Brolin, déjà cités, mais aussi Glenn Close, Jeremy Renner, Kerry Washington ou encore Andrew Scott. Du solide donc et comme à chaque épisode, qui se prend bien au jeu de ce "Cluedo" filmé.

* Les décors. De nouveau un huis-clos, mais qui ressemble plus au premier opus, avec le charme suranné d'une petite église de Nouvelle-Angleterre (même si tout a été tourné en... Angleterre) et de ses alentours.

J'aime pas :

* Le scénario. Malheureusement, on peine à trouver crédible cette petite communauté de disciples du père Wicks, que ce soit l'avocate, la violoncelliste en fauteuil roulant, le médecin, l'homme politique et l'écrivain raté. En tout cas pas à notre époque et dans une église catholique. Si Wicks avait été un pasteur évangélique, passe encore et c'est un peu ce qu'il est au final. Donc tout cela manque de cohérence et, pire, la plupart de ces suiveurs ne sont même pas suspects, c'est le jeune prêtre qui l'est. Ainsi, c'est comme si les autres personnages ne servaient pas à grand-chose (et certains n'ont même aucune incidence sur l'histoire).

Si on apprécie la critique de la religion - et des réseaux sociaux accessoirement - dans ce nouveau "Knives Out" et un esprit "Agatha Christie" plaisant, on est donc moins conquis par une histoire qui met du temps à se mettre en place, qui est ainsi trop longue (j'ai dû regarder le film en deux fois, c'est rare) et dans laquelle même Daniel Craig (dont l'accent forcé ne m'a pas interpellé cette fois-ci) est quelque peu mis sur la touche durant un bon moment. On espère un rebond de Rian Johnson pour le prochain.

dimanche 4 janvier 2026

Sully (2016)

J'ajoute un film de Clint Eastwood à ma liste de visionnage. Encore un "récent" on va dire. Une période dont je ne suis pas vraiment fan. Avec "Sully", le cinéaste avait l'occasion une fois de plus de célébrer un héros américain, qui plus est sur lequel des doutes ont été émis. Mais c'est moins dérangeant que dans d'autres œuvres.

L'histoire, totalement véridique, est celle de Chesley "Sully" Sullenberger (Tom Hanks, bien), le fameux pilote qui a réussi, en janvier 2009, à poser son avion de ligne sur l'Hudson, à New York, après une panne de ses deux moteurs. Tout cela sans faire aucun mort ni blessé. Malgré cet exploit, une commission d'enquête a tenté de démontrer qu'il s'agissait d'une erreur de pilotage.

J'aime

* Le scénario. C'est une histoire évidemment incroyable et même si l'événement en lui-même n'a duré que quelques heures, il valait certainement ce film. Le scénariste, Todd Komarnicki, a pu allonger son script avec cette commission d'enquête et c'est tant mieux.

* Le casting. La sobriété de Tom Hanks convient parfaitement à l'humble héros qu'est "Sully". S'il est au centre du film, il est entouré de solides seconds rôles dont Aaron Eckhart (qui joue le copilote) ou encore Laura Linney (qui joue l'épouse du pilote). 

* La mise en scène. Clint Eastwood aurait pu en rajouter des tonnes, mais, au contraire, il propose un hommage aussi simple que l'est "Sully", sans aucune longueur (le film dure 1h36). Et même si l'on connaît l'issue, tant de l'accident que des conclusions de la commission d'enquête, il sait infuser un certain suspense, avec un montage habile.

J'aime pas :

* Pas de reproches particuliers à adresser au film même s'il manque forcément, par son réalisme, d'un peu de personnalité.

C'est presque un documentaire que Clint Eastwood offre avec "Sully". Une œuvre qui ressemble au cinéaste surtout pour son goût pour les héros les plus humbles. Peu marquante mais essentielle.

vendredi 12 décembre 2025

One battle after another (2025)

Paul Thomas Anderson fait partie de ces valeurs sûres du cinéma américain qu'on pourrait presque qualifier d'"indépendant". J'ai vu une partie de ses films et j'ai toujours aimé. C'est le cas du dernier en date.

L'histoire est celle d'un couple d'anarchistes californiens, Pat Calhoun (Leonard DiCaprio, excellent) et Perfidia Beverly Hills (Teyana Taylor, très bien). Avec leur groupe de révolutionnaires, les French 75, ils participent à la libération des migrants des centres de rétention, posent des bombes dans les administrations, braquent des banques... Mais la situation finit par mal tourner : Perfidia est interpellée, laissant derrière elle Pat et leur bébé, Charlene, obligés de fuir et de se cacher dans un autre Etat américain sous une autre identité. Mais un militaire, le capitaine Steven J. Lockjaw (Sean Penn, trop caricatural), qui pourchasse les French 75, s'est juré de mettre la main sur le père et sa fille...

J'aime :

* Le casting. Si j'ai une réserve sur Sean Penn, qui en fait trop je trouve dans le stéréotype du militaire froid et rigide (physiquement même), un peu comme ceux des séries des années 1980, j'ai été conquis par les autres comédiennes et comédiens. Dont un Leonardo DiCaprio très en forme dans ce rôle de Pat Calhoun, qui pourrait être le cousin du "Dude" Lebowski dans la "seconde" partie du film. Mais aussi Chase Infiniti, très convaincante dans le rôle - son premier au cinéma en plus - de sa fille, ou encore un délicieux Benicio Del Toro, prof de karaté le jour et passeur (positif) de migrants la nuit.

* Le scénario. En soi, il est assez simple : il s'agit de la traque de Pat Calhoun et sa fille par Steven J. Lockjaw. Mais il est rempli d'aventures, d'action et d'humour. Et sans temps mort, permettant de largement supporter les plus de 2h30 de film. On n'oublie pas l'histoire en elle-même qui est parfaitement ancrée dans l'actualité, dans cette Amérique de Donald Trump qui fait la chasse aux migrants comme à ceux qui les soutiennent, soit les opposants du président américain.

* La mise en scène. Paul Thomas Anderson prouve ici qu'il peut tout filmer. Car il s'agit véritablement d'un film d'action et il me semble bien que ce soit son premier. L'image est magnifique et il y a beaucoup de créativité dans les plans, de variété dans les séquences. La course-poursuite finale en voiture est particulièrement marquante.

* Les décors. Tourné entre la Californie et le Texas, le film montre des lieux splendides, notamment sur la fin du film. 

Je n'aime pas :

* Je dois dire qu'il y a quelques éléments du scénario que je n'avais pas compris, notamment vers la fin du long-métrage. Il a fallu que j'en parle avec d'autres personnes pour me mettre au clair. Mais je pense que c'est surtout de ma faute. 

Nous verrons bien si "One battle after another" remporte des récompenses, mais il le mériterait amplement. Paul Thomas Anderson démontre une fois de plus tout son talent avec un film qui, sans s'y attaquer directement, est un véritable coup de poing dans le ventre du "régime" trumpiste. Et moi qui aie souvent eu des doutes sur Leonardo DiCaprio, il m'apparaît ici une fois de plus hautement appréciable.

mardi 11 novembre 2025

The Naked Gun (2025)

La série des "Naked Gun" avec l'impayable Leslie Nielsen est une de mes "madeleines" de l'enfance. Des films que j'adorais voir et revoir, surtout les deux premiers. L'annonce d'une suite, avec Liam Neeson dans le rôle-titre, m'a fait craindre le pire évidemment. Et ils se sont mis à beaucoup pour commettre ce film, dont le réalisateur, pas vraiment chevronné, Akiva Schaffer.

L'histoire est celle de Frank Drebin Jr. (Liam Neeson, pas mal quand même), fils du légendaire inspecteur Frank Drebin. Lui aussi membre de la police de Los Angeles et tout aussi intrépide, il est appelé pour intervenir sur un braquage de banque. Ce dernier était en réalité une diversion pour le vol d'un dangereux gadget électronique qui pourrait faire des dégâts à grande échelle...

J'aime :

* Le casting. Difficile de succéder au grand Leslie Nielsen, mais on ne peut pas blâmer Liam Neeson, qui s'en sort plutôt bien, se glissant naturellement dans un rôle "sérieux", comme il l'a si souvent fait, mais cette fois avec des situations absurdes se déroulant tout autour de lui. A ses côtés, Pamela Anderson est plutôt une bonne surprise, démontrant des belles aptitudes comiques, particulièrement dans la scène où elle chante du jazz. Les seconds rôles, gentils comme méchants, sont bien choisis également.

* Le scénario. On n'attend pas une histoire très complexe de ce genre de films, mais ici, on dira qu'il s'adapte bien à l'air du temps, avec une petite dose de science-fiction. On apprécie aussi le fait qu'il s'agisse d'une suite et non d'un "reboot", Liam Neeson jouant ainsi le fils de Frank Drebin, avec un hommage continu rendu à ce dernier.

J'aime pas :

* L'humour. Hélas oui, gros point faible qui fait perdre tout le crédit du film. Je n'ai jamais ri, à peine souri. Je reverrai la trilogie originale pour voir si c'est juste moi qui suis trop vieux pour être touché par ces gags, souvent lourdingues, notamment les récurrents (le café). La pire séquence est celle, inutile et absurde (mais pas dans le bon sens du terme), de la "lune de miel" dans un chalet avec un bonhomme de neige humanisé. J'ai le souvenir d'une saga avec des situations amenées plus finement et naturellement.

* La mise en scène. Elle est des plus plates, sans créativité alors qu'il y a de quoi s'amuser avec ce type de films, et j'ai trouvé le métrage globalement assez moche.

Ainsi, pas d'agréable surprise pour cette nouvelle mouture de "The Naked Gun". Si le casting n'a pas grand-chose à se reprocher et le scénario tient la route, le principal, l'humour et le divertissement, est raté. C'est rarement une bonne idée de vouloir relancer le "sacré", en voici un nouvel exemple.