Trois ans plus tard, voici la suite attendue de "Jack Reacher", qui avait été une bonne surprise dans le genre revival de série B. Mais ce second épisode est plutôt décevant.
Le solitaire et ex-major (il ne cesse de le répéter) Jack Reacher (Tom Cruise, toujours aussi rigide) poursuit son chemin à travers les Etats-Unis quand il vient en aide sur une affaire à Susan Turner (Cobie Smulders, bien), de la police militaire de Virginie. Alors qu'ils doivent se rencontrer pour la première fois - ils ne se parlaient que par téléphone, Jack Reacher apprend que sa convive a été arrêtée pour espionnage. N'en croyant pas un mot, il va se mettre en quatre pour sauver la belle major, l'affaire cachant un important trafic d'armes de l'armée américaine...
J'aime :
* L'action. Une nouvelle fois, Tom Cruise donne de lui-même et on a le droit à quelques jolies bagarres, soit collective, soit en individuel, notamment contre "le chasseur".
* Le casting. Je n'avais pas trop aimé la prestation de Tom Cruise dans le premier épisode, je suis pas super fan non plus dans ce second, enfin c'est surtout ce personnage invincible et macho qui me dérange. Heureusement, il est bien contrebalancé ici par Cobie Smulders, qui a aussi du caractère et offre un personnage intéressant, plus que l'adolescente tête à claques que joue Danika Yarosh. Content aussi de retrouver Robert Knepper en méchant. Donc casting mi-figue mi-raisin.
J'aime pas :
* Le scénario. C'est le plus décevant. Cette histoire de major injustement accusée d'espionnage est peuplée de grosses ficelles et on a l'impression de l'avoir vu 15 fois. De plus, l'ajoute du personnage de Samantha, l'adolescente qui pourrait être la fille de Jack Reacher, n'arrange rien à l'affaire ; elle est parfaitement inutile, surtout quand on connaît le dénouement...
* L'environnement. Dans le premier épisode, j'avais bien aimé que l'histoire se déroule à Pittsburgh, lieu original. Là, on voyage entre la Virginie et la Nouvelle-Orléans, mais sans aucune mise en valeur des lieux, sans aucune personnalité.
Si le premier "Jack Reacher" avait été une bonne surprise, ce second en est une mauvaise. Edward Zwick n'est pas parvenu à en donner un résultat meilleur qu'une série B à l'ancienne. Les quelques points positifs ne compensent pas la déception globale.
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