mercredi 25 février 2015

Clouds of Sils Maria (2014)

Je ne suis pas très film d'auteur français. Parfois, il faut bien s'y coller, alors voici mon premier long-métrage d'Olivier Assayas, fidèle à la réputation des films d'auteur français...

En route pour la Suisse où elle doit recevoir un prix en l'honneur du dramaturge Wilhelm Melchior, la célèbre comédienne Maria Enders (Juliette Binoche, parfaite) apprend dans le train que celui-ci vient de décéder. Plusieurs mois plus tard, elle s'engage à jouer dans une nouvelle adaptation de la pièce de Wilhelm Melchior qui l'avait révélée étant jeune, sauf que cette fois-ci, elle jouera le rôle de la femme plus âgée qui lui faisait face à l'époque. Pour préparer le rôle, Maria Enders décide de séjourner dans la maison de l'auteur, à Sils-Maria (Suisse), aidée de son assistante personnelle, Valentine (Kristen Stewart, excellente)...

J'aime : 

* Le casting. C'est avant tout un film d'actrices, avec un étonnant duo Juliette Binoche-Kristen Stewart qui fonctionne mieux qu'on aurait pu le penser. Il y a un savoureux contraste entre la "classique" française (qui joue en anglais la majorité du temps) et la "moderne" ou plutôt "actuelle" américaine. Et les deux jouent parfaitement leur partition.

* L'environnement. Ce n'est pas vraiment un film d'extérieur, mais les quelques scènes dehors le sont dans de splendides décors suisses et on est heureux de découvrir ce magnifique phénomène du "serpent de Maloja".

* Le scénario. L'actrice et son assistante qui finissent par se confondre avec les deux personnages féminins de la pièce qu'elles répètent donne un résultat intéressant. Il y a aussi ces "coulisses" de la vie d'acteur qui n'est pas sans intérêt non plus.

J'aime pas : 

* "Clouds of Sils Maria" rassemble les "défauts", selon moi bien entendu, des "films d'auteur" français : long, bavard (et pas toujours accessible) et austère.

Le dernier film d'Olivier Assayas vaut surtout, dans un joli cadre original, pour son très joli duo d'actrices dont la complémentarité puis l'opposition offre une relation d'où ressort une réflexion tout à fait intéressante.

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