lundi 23 mars 2015

Fifty Shades of Grey (2015)

Je vous le dis tout de suite, on m'a forcé à voir ce film. Malgré toutes mes protestations, je me suis retrouvé devant et j'abonde à toutes les critiques qui m'ont été données de lire.

Donc l'histoire, que tout le monde connaît ou presque, c'est celle d'Anastasia Steele (Dakota Johnson, jolie comme un coeur), jeune étudiante chétive et sans histoire qui doit remplacer sa coloc, Kate (Eloise Mumford, correcte), pour interviewer, pour le journal de sa fac, le playboy millionnaire Christian Grey (Jamie Dorman, fade). C'est le coup de foudre pour ce dernier qui va tenter de d''attirer la jeune femme vers lui et son univers sexuel bien particulier, à savoir le sadomasochisme. Anastasia se laisse séduire, mais acceptera-t-elle de signer le contrat écrit qu'il lui propose pour démarrer leur relation pour de bon ?

J'aime : 

* L'environnement. Il est très austère et glacial, à l'image du personnage de Christian Grey (nom de famille concordant d'ailleurs), mais c'est une esthétique très jolie au final et Seattle est original comme lieu.

J'aime pas : 

* Le scénario. Commençons les hostilités avec cette histoire à dormir debout, dont les ficelles sont plus grosses que les cordes utilisées par Christian Grey pour attacher ses conquêtes. C'est absurde du début à la fin, et les incohérences sont tellement nombreuses que je ne pourrais toutes les citer. L'idée de base n'est pas complètement nulle, mais c'est exploité n'importe comment, à la manière d'une sitcom bas de gamme. Même les scènes de sexe, légèrement piquantes parfois, peinent à divertir.

* Le casting. Si Dakota Johnson est plutôt bien dans son rôle, son acolyte milliardaire est aussi expressif qu'un pot de fleurs fanées. Et pas vraiment de seconds rôles pour égayer le tout, c'est plat.

* Les dialogues. J'en parle rarement, mais là, il faut tout de même mettre le focus sur leur simplicité crétine.

Je ne sais pas si le livre est aussi mauvais que le film, mais "Fifty Shades of Grey" a tout de l'immense raté en raison d'une espèce d'académisme dicté par la pression commerciale et donc d'un grave manque d'ambition. On assiste ainsi à une publicité géante pour le bouquin au scénario affligeant que les acteurs sont incapables de compenser. Rarement vu un film aussi "nul" dans ma vie.

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