vendredi 15 juin 2018

The Invention of lying (2009)

Je le répète : si Ricky Gervais peut se montrer extrêmement drôle dans la vie, en maître de cérémonie ou sur Twitter, notamment grâce à son cynisme typiquement britannique, il échoue à porter cette dimension sur grand écran. C'est encore le cas ici.

Pour son premier film en tant que réalisateur, en compagnie du scénariste Matthew Robinson, l'humoriste et son acolyte ont imaginé un monde parallèle où le mensonge n'existe pas, tout le monde dit la vérité, tout le temps, et s'en accommode. C'est ainsi que Mark Bellison (Ricky Gervais, mollasson), scénariste, subit coup sur coup un licenciement de son travail de scénariste, un râteau de la part de la jolie Anna McDoogles (Jennifer Garner, qui fait le job) et une menace d'expulsion de son propriétaire. Acculé, il se rend à la banque pour fermer son compte et, soudainement, se met à mentir, ce qui va le sortir d'une première situation délicate. Se rendant compte des bienfaits du mensonge - qu'il est le seul à maîtriser, il va s'en servir pour retrouver grâce auprès de tous et plus encore...

J'aime : 

* L'idée de départ. Le duo aux manettes du film a la bonne idée de l'exposer par une première scène avec un dîner romantique durant lequel Jennifer Garner déclare le plus naturellement du monde qu'elle n'est pas du tout attirée par Ricky Gervais, entre autres à cause de son physique et sa situation financière. Un monde où le mensonge n'existe pas, qui rappelle un peu "Liar, liar" avec Jim Carrey, cela donne forcément des situations cocasses et c'est bien utilisé dans le film.

* Le casting. Outre les deux têtes d'affiche, on retrouve Rob Lowe, Louis C.K., Tina Fey, Jonah Hill ainsi qu'une ribambelle de guests tels qu'Edward Norton, Philipp Seymour Hoffman ou encore Jason Bateman. Sympa.

* La BO. Là aussi, que de bonnes références : ELO, Donovan, Supertramp...

J'aime pas : 

* Le scénario. Là où l'on attendait le comique grinçant de Ricky Gervais, on se retrouve face à une comédie romantique mielleuse où les situations sont certes drôles de fait de ce monde parallèle, mais sans que rien ne tombe jamais dans le plus pur cynisme pourtant affectionné par l'humoriste britannique.

* Le rythme. C'est donc très gentillet et remarquablement lent et ennuyeux.

Comme "Ghost Town" ou "Special Correspondents", voilà encore un film avec Ricky Gervais dans un type de personnage qui ne correspond pas à ce que je voudrais voir de lui. Sur grand écran, ce fiel devient miel. Dommage.

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