samedi 3 février 2018

The Meyerowitz stories (2017)

Parmi les réalisateurs que je suis particulièrement (même si j'ai raté quelques-uns de ses films), il y a Noah Baumbach. Je suis tombé par hasard sur sa dernière oeuvre, sortie directement sur Netflix.

Les Meyerowitz sont une famille new-yorkaise dont le patriarche, Harold (Dustin Hoffman, excellent), est un artiste à la retraite, aigri de ne pas obtenir la reconnaissance dont font preuve certains de ses collègues et amis. L'un de ses fils, Danny (Adam Sandler, toujours très bien dans ce type de rôle), vient emménager chez lui après s'être séparé de sa femme. Avec sa soeur, Jean (Elizabeth Marvel, bien), et son demi-frère, Matthew (Ben Stiller, pas mal), il tente de remotiver son père en l'encourageant à accepter de participer à une exposition groupée dans l'université où il enseignait.

J'aime : 

* Le casting. C'est vraiment un film d'acteurs tellement le scénario est mince. Mention spéciale à Dustin Hoffman, parfait en papy intello ronchon et déjà à moitié gaga, ainsi qu'à Adam Sandler, qui démontre une fois de plus son talent uniquement dans les films indépendants. Un peu comme Nicolas Cage, quel gâchis ! Elizabeth Marvel, qu'on a apprécié dans la série "House of Cards", est méconnaissable (dans un sens positif !).

* Les dialogues. Attention, c'est un film très bavard, à la Woody Allen. Si Noah Baumbach ne distille pas autant d'humour que son maître, dont il s'inspire très ouvertement (le film se passe à New York), les chassés-croisés de cette famille un peu dingue donnent lieu à quelques savoureuses séquences. Moins drôle que du Woody, mais très bien écrit néanmoins.

J'aime pas : 

* Le scénario. Il ne se passe jamais grand-chose non plus dans les films de Noah Baumbach, mais là, c'est assez tristounet et plat. D'autant plus longuet quand le père se retrouve à l'hôpital (même si ça rapproche les enfants et notamment les deux fils).

"The Meyerowitz stories" est passé assez inaperçu et on comprend pourquoi. Si on prend beaucoup de plaisir à voir un tel casting se rapprocher et se déchirer à la fois dans un scénario allenien, le film de Noah Baumbach manque d'épaisseur et de séquences épiques (en dehors peut-être des courts-métrages barrés de la fille de Danny).

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