On savait que ce troisième épisode tant attendu d'OSS 117 serait forcément moins bien que les précédents car Michel Hazanavicius a laissé sa place derrière la caméra à Nicolas Bedos. Mais on avait quand même un petit espoir.
Nous retrouvons ce cher OSS 117 (Jean Dujardin, très bien) une dizaine d'années après ses aventures brésiliennes. A la suite de nouvelles péripéties en Afghanistan, il est consigné au service informatique des services secrets où il finit par bien se plaire. Mais il va devoir retrouver le terrain alors que l'un de ses jeunes collègues, OSS 1001 (Pierre Niney, pas mal), a disparu dans un pays d'Afrique de l'Ouest...
J'aime :
* Le casting. On aurait pu s'attendre à un défilé de stars pour cet épisode tourné bien après le précédent et il n'en est rien. En dehors de Jean Dujardin et Pierre Niney, cela fleure bon le second rôle solide et efficace. Et notre duo de choc mal assorti assure plutôt bien, avec un personnage d'OSS 1001 qu'on apprécie mieux au fur et à mesure du film tandis qu'0SS 117, bien qu'ayant passablement vieilli, reste fidèle à lui-même et ne déçoit pas.
* La mise en scène. Nicolas Bedos a plutôt bien respecté les codes de la saga, en s'adaptant aux films d'action de l'époque, tout en les singeant.
* La reconstitution. Elle est forcément un peu caricaturale de l'Afrique, mais elle est assez soignée et fidèle à l'ambiance (notamment aussi dans la partie française).
J'aime pas :
* Le scénario. Contrairement aux deux épisodes précédents qui avaient un minimum de complexité pour ne pas s'appuyer que sur les gags, celui-ci est loin d'être passionnant, trop attendu sur le contexte proposé, avec peu de rebondissements.
* L'humour. L'époque a changé et choisir l'Afrique comme lieu de chute offrait un double risque pour le scénariste, Jean-François Halin. Malheureusement, contrairement à ses deux scripts précédents, il est passé totalement à côté de la subtilité. De plus, son astuce consistant à compenser les énormités sorties par OSS 117 par le mépris des autres personnages ne fonctionne pas car la ficelle est trop grosse.
La déception annoncée pour ce troisième OSS est bien au rendez-vous, mais on reste fidèle à ce fabuleux personnage qui nous permet de trouver quelques bons côtés au film, avec un divertissement tout de même réussi.
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