Trente ans après l'épisode de clôture raté de la saga "Beverly Hills Cop", Eddie Murphy est finalement de retour dans son costume d'Axel Foley pour un opus supplémentaire qui aura mis beaucoup de temps à arriver (des projets existaient déjà il y a plus de 15 ans). Comme pour "Coming 2 America", pas de sortie en salles mais, ici, uniquement sur Netflix. Derrière la caméra, l'Australien Mark Molloy, pour son premier film. On ne peut donc pas dire que cela sentait bon, mais...
L'histoire est celle d'Axel Foley (Eddie Murphy, tout de même moins agité que jadis), qui règne toujours sur les rues de Detroit afin de combattre la criminalité à sa façon. Il est contacté par son vieil ami californien Billy Rosewood (Judge Reinhold, bouffi par la chirurgie plastique), désormais détective privé. Selon lui, la fille d'Axel Foley, Jane (Taylour Page, pas mal), qui n'a plus de contact avec son père, est menacée car elle est l'avocate d'un homme accusé d'avoir assassiné un policier infiltré dans un cartel. Le flic de Detroit se doit alors de faire son retour à Beverly Hills...
J'aime :
* Le casting. Cette fois, la majorité de la troupe originelle est bel et bien là : Eddie Murphy bien sûr, mais aussi Judge Reinhold, John Ashton (son dernier rôle en plus), Bronson Pinchot, Paul Reiser. Ils n'ont pas tous très bien vieilli et ça cabotine forcément un peu, mais on sent qu'ils ont du plaisir à se retrouver. Et avec Joseph Gordon-Levitt, en good cop, et Kevin Bacon, en bad cop, en plus, c'est du très solide. L'unique rôle féminin est attribué à Taylour Page, qui a moins le mérite de ne pas être un faire-valoir.
* Le scénario. Il n'est pas follement original, mais suffisamment touffu pour maintenir notre intérêt.
* L'action. Ces séquences ont clairement reçu une mise au goût du jour et cela commence dès l'introduction avec course-poursuite et fusillade à gogo dans Detroit. On retrouve aussi, notamment, une fusillade à Beverly Hills ainsi qu'un vol mouvementé en hélicoptère, sans oublier la traditionnelle castagne finale qui retiennent l'attention.
* Les décors. On est content de retrouver Beverly Hills, mais aussi de voir un peu plus Detroit.
* La bande originale. C'est le Britannique Lorne Balfe qui s'y colle cette fois et, outre le thème original, des morceaux des deux premiers films sont de retour. Bonne idée.
J'aime pas :
* C'est l'épisode le plus long de la saga et cela se fait quelque peu ressentir.
Je reste toujours méfiant de ces revivals longtemps après, qui peuvent parfois faire plus de mal que de bien à des sagas chéries. On ne peut pas dire que ce quatrième épisode est raté, mais il ne restera pas non plus dans les mémoires car Eddie Murphy a clairement perdu toute l'énergie et l'humour de ses débuts. Et dire qu'un cinquième opus est prévu...
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